Tous les élèves ont des préparatifs à faire avant le grand départ.

École Les Prés-Verts: histoire, français maths et géo en vélo

Dans quelques jours, ils seront 125 élèves des cinq classes de cinquième année de l’école Les Prés-Verts à prendre la piste cyclable vers la station touristique Duchesnay. Accompagnés des professeurs et de 25 parents, ils feront un aller-retour de 60 kilomètres.

Mais avant de se lancer à toutes jambes sur les pédaliers, tous les élèves ont des préparatifs à faire. Au moment de la visite du Soleil, dans la classe de Serge Doyon qui a lancé ce projet, tout le monde travaillait sur son passeport ayant plusieurs étapes devant être validées par le professeur et les parents.

Qu’il pleuve, qu’il vente un peu, qu’il fasse soleil, peu importe le temps, ils partiront sur leur bécane. Sauf s’il fait vraiment mauvais. En dix ans, il n’y a eu qu’un seul report. Il faisait trop froid et il a fallu faire un changement d’itinéraire de dernière minute.

Dans la classe, il y a des vélos, l’identification des différentes pièces, des conseils pour éviter de s’épuiser pendant la longue randonnée : «de 65 à 90 tours de roue à la minute», lance une élève. «Il faut savoir utiliser les bonnes vitesses pour ne pas se fatiguer», explique un autre en montrant les plateaux et les pignons du vélo à l’arrière de la classe.

Longue route
«Maintenant, il faut choisir les collations, car la route sera longue», expose M. Doyon. Pour les encourager, il demande aux élèves de trouver sur la carte les différentes intersections qu’ils croiseront sur la piste cyclable entre l’école et leur point d’arrivée. Ils doivent aussi calculer les distances et le temps qu’ils prendront pour se rendre d’un point à l’autre. Un peu de mathématique quoi! «Est-ce qu’on inclut les pauses?» demande quelqu’un. Certainement, car cela fait partie du temps total.

Dans la classe, il y a des vélos, l’identification des différentes pièces, des conseils pour éviter de s’épuiser pendant la longue randonnée.

Il faudra aussi apprendre les règles de conduite en grand groupe. Et apprendre à freiner ou à pousser un peu plus dans les côtes pour ne pas causer de carambolage.

Les portions de route sont divisées en petites étapes, en temps et en kilomètres. Un petit bout de route, ça sera plus facile à avaler que tout le parcours d’un trait. En attendant, bien que plusieurs font des randonnées en famille ou entre amis, il y aura des séances d’entrainement en classe pour améliorer le cardio.

Les élèves étudient la route qu'ils emprunteront.

Des athlètes
Annabelle a déjà fait des randonnées de 30 km avec sa mère. Alicia aussi, car son père est sportif et entraîneur d’une équipe de vélo. Mathis et Mikaël en font beaucoup eux aussi, mais ça sera leur plus longue sortie à vélo. Delphine aussi fait régulièrement des randonnées à vélo. On dirait presque une classe d’athlètes!

Avec leur portable, en équipe de deux ou trois élèves, ils agrandissent les portions du territoire pour trouver le boulevard Chauveau, la Route des Braves, la rue Auguste-Renoir, et le boulevard de la Morille. Il y a encore la rivière du Berger ou la Saint-Charles. Un peu de géographie avant de partir, ce n’est pas mauvais et ça fait partie du programme des connaissances à acquérir pendant l’année scolaire. Plus tard, chacun devra trouver la signification des noms des rues et des lieux. Personne ne savait ce qu’était une morille, encore moins qui était Auguste Renoir. D’autres connaissances à venir à partir de leurs recherches.

Dans quelques jours, ils seront 125 élèves de cinquième année de l’école Les Prés-Verts à prendre la piste cyclable vers la station touristique Duchesnay pour un aller-retour de 60 kilomètres.

Et toute la classe aura un roman à lire. C’est comme cela depuis le début de l’année alors que chaque étape avait son thème et son roman : les parcs d’attractions, les pirates, l’école des sorciers. Après avoir lu le premier tome d’Harry Potter, cette fois ce sera Un espion à vélo, une histoire de Yona Zeldis Mac Dounouh qui se passe pendant la Deuxième Guerre mondiale dans un petit village au sud de la France. Il y a toujours un roman lié au thème, précise M. Doyon.

Mathématique, français, géographie, histoire, voilà que la littérature se taille une place dans la thématique.

Médéric trouve ça intéressant de travailler autour de thèmes. Mais Alex ajoute que c’est quand même difficile. La troisième étape est plus dure et compte pour 60 % de la note. Mais ce qu’ils apprécient, c’est d’apprendre tout en s’amusant.«On ne se rend pas compte que l’on apprend pendant qu’on travaille. C’est cool!», ajoute Alicia pendant qu’Annabelle approuve en hochant la tête.

Ils disent déjà fiers et convaincus que leurs parents seront fiers, eux aussi, en les accueillant au retour des 60 kilomètres d’efforts ponctués d’activités et de petits plaisirs le long de la route.