Devant «Tourné vers le cosmos» de Jean Paul Lemieux, au MNBAQ.

#dressedtomatch: l’art de marier la mode et la peinture selon Marie-Hélène Raymond [PHOTOS]

«Ça ne date pas d’hier que je matche avec les événements et les choses qui m’entourent. Ça fait partie de ma personnalité!» raconte Marie-Hélène Raymond, instagrammeuse et coordonnatrice de la stratégie numérique au Musée national des beaux-arts du Québec.

Quand elle parle de matcher, l'ancienne chroniqueuse culturelle de TQS, à l’époque, fait référence à #dressedtomatch, un mot-clic sur les médias sociaux qui montrent des gens vêtus de manière à ressembler à leur environnement ou à un objet. Une idée lancée sur Instagram par l’Américaine Michelle Satterlee.

«[Quand j’ai découvert ça], du jour au lendemain, j’ai commencé à essayer de trouver parmi les robes que j’ai celles qui iraient bien avec des tableaux de la collection du musée. Ç’a été comme une piqûre. Maintenant, j’ai le goût de le faire tout le temps! Même quand je vais en voyage, je regarde à l’avance les musées et les tableaux sur notre itinéraire. Et je regarde quelles robes je peux apporter.»


« Maintenant, quand j’achète des robes, je regarde si elle a du potentiel pour #dressedtomatch. D’autres fois, j’en achète exclusivement pour ça. »
Marie-Hélène Raymond, instagrammeuse

Mme Raymond ne se contente pas de passer de longs moments sur le Web en quête de morceaux uniques pour remplir sa garde-robe (une pièce entière de son logis lui est réservée), elle en bricole et en peint aussi, question de faire bon usage de sa mineure en arts visuels de l’université. «Maintenant, quand j’achète des robes, je regarde si elle a du potentiel pour #dressed. D’autres fois, j’en achète exclusivement pour ça.»

Combien de robes possède-t-elle au total? Tout le monde lui demande, mais il faudrait qu’elle recompte, répond-elle sagement…

Au fond, le nombre n’a pas vraiment d’importance. «Ça va au-delà de juste agencer les couleurs d’une robe avec un tableau. Pour moi, ça crée un lien encore plus grand avec l’œuvre.»

Rêver à La Vague

Le cliché dont elle rêve? «Ça fait des années que je veux voir [La Grande Vague de Kanagawa] de Hokusai. Mais chaque fois que je vais voir des expos à l’étranger, l’œuvre est soit partie avant qu’on arrive, soit elle s’en vient après notre départ. J’aimerais vraiment la voir, et c’est sûr que j’aurai la robe parfaite pour l’occasion.»

D’ici là, l’aficionado d’art à la blonde chevelure continue de publier une photo #dressedtomatch chaque mois, une résolution tenue depuis janvier 2018. Elle pique même des jasettes de temps en temps avec la créatrice de ce concept voisin du cosplay, Mme Satterlee, qui republie à l’occasion quelques-unes de ses photos.

À Mme Raymond, on laisse le mot de la fin : «C’est toujours une belle journée quand je suis en robe». Tout est dit!

Pour tout voir, jetez un coup d’œil à @mhraymond sur Instagram.

Et pour voir le profil de Michelle Satterlee, rendez-vous à @dressedtomatch, aussi sur Instagram.