Emmanuelle Villa, Jacques Gauthier et Martine Plante, associés dans le lancement du futur restaurant de l’Hôtel Clarendon.

Des ex de Restos Plaisirs derrière le futur resto du Clarendon

C’était un secret de Polichinelle que le fondateur et ancien patron de Groupe Restos Plaisirs, Jacques Gauthier, se préparait à lancer le prochain restaurant de l’Hôtel Clarendon, ravagé par un incendie en janvier 2019. Voilà, la nouvelle est officielle : après un départ plus ou moins à son goût de l'entreprise qu'il avait fondée, il se lance maintenant un nouveau défi.

En raison des lourds dommages, le Clarendon — un établissement qui célébrera bientôt ses 150 ans — est resté fermé depuis. Sa réouverture est prévue le 1er décembre 2019. 

C’est donc au même moment que M. Gauthier inaugurera son nouveau restaurant de 125 places, qui offrira un menu de poissons et de fruits de mer. L’espace de 6000 pieds carrés — dont il prendra possession le 1er septembre 2019 — sera dessiné par la firme d’architectes LemayMichaud, des partenaires de longue date.

«On va miser sur les poissons et les fruits de mer. Des produits locaux, c'est très important, ç'a toujours fait notre force, dans mes restaurants, explique M. Gauthier en entrevue téléphonique au Soleil. Les produits locaux amènent les touristes, qui sont plus portés vers le poisson. Nous proposerons une restauration accessible, de type bistro, milieu de gamme. Et nous aurons de belles trouvailles à boire.» (NDLR : le sommelier sera Antony Larivière)

Fish and chips, produit signature

Le chef britannique Fred Stanton, déjà en place au Clarendon, gardera sa position à la tête de la future cuisine. «Il nous a préparé des fish and chips, et je peux honnêtement dire que ce sont les meilleurs que j'ai jamais mangé de ma vie, confie M. Gauthier. La panure du poisson était parfaitement croustillante, la sauce tartare était bonne, goûteuse et tellement légère que je ne croyais pas que c'était de la sauce tartare. Ce sera notre produit signature.»

Et comme le bistro sera situé dans un hôtel, il devra aussi servir des petits-déjeuners.


« On me consultait encore, mais je n'étais pas valorisé. C'est dommage quand tu as encore de l'énergie, beaucoup d'idées et que tu veux participer. Mais tout ça s'est fait de la bonne façon »
Jacques Gauthier, au sujet de son départ de Groupe Restos Plaisirs, entreprise qu'il a fondée

Mine de rien, il s’agira du 115e resto auquel participera M. Gauthier, un patriarche de la restauration à Québec. Pour ce projet de 1,2 million $, il s’est associé à deux anciennes collaboratrices de chez Restos Plaisirs (propriétaire des franchises Cochon dingue, Lapin sauté, Paris grill, entre autres), Emmanuelle Villa et Martine Plante. 

M. Gauthier vient d’ailleurs de se départir de ses derniers actifs au sein du Groupe Restos Plaisirs. L'homme de 74 ans — qui compte cinq décennies d'expérience dans l'industrie — avait également signé une clause de non-concurrence au moment de quitter l'entreprise qu'il a fondée. Un départ qui s'est fait correctement, dans les normes, mais pas nécessairement à son goût.

«J'ai eu de graves problèmes de santé il y a quatre, cinq ans, raconte M. Gauthier. Je suis parti pour me soigner, puis je suis revenu, mais ce n'était plus pareil. On me consultait encore, mais je n'étais pas valorisé. C'est dommage quand tu as encore de l'énergie, beaucoup d'idées et que tu veux participer. Mais tout ça s'est fait de la bonne façon.»

Et il n'y a pas eu de maraudage pour aller chercher ses nouvelles associées — Mme Villa et Mme Plante —, assure-t-il.

La direction de Groupe Restos Plaisirs a indiqué en début d'après-midi qu'elle ne ferait pas de commentaire.

«Incapable de m’arrêter»

«Je lance un nouveau restaurant parce que j'aime ça, tout simplement. Je suis sincère. J'habite le Vieux-Québec et je passais souvent devant le Clarendon, que je ne trouvais pas assez occupé le soir. Alors je suis allé voir la famille Côté (propriétaire de l'hôtel) pour leur proposer mon projet.»

«Créer de nouveaux concepts et ouvrir des restaurants c’est ce qui m’anime et je suis incapable de m’arrêter. Martine, Emmanuelle et moi avons des forces complémentaires et une passion commune : nous sommes des mordus de la restauration.»

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