Brigitte Labrecque et Ève Koszowski, les proprios du salon Ocalm, en compagnie du coiffeur Florian Van Wambeke.

De la coloration végétale pour les cheveux

Vous connaissez le dicton «on n’est jamais si bien servi que par soi-même»? Quand est venu le temps d’appliquer ses principes de vie saine et naturelle aux soins de ses cheveux, on peut dire que Brigitte Labrecque a suivi le fameux dicton à la lettre en ouvrant le salon Ocalm — coiffure au végétal.

«Je voulais mettre sur pied mon projet personnel, mais je cherchais “quoi” exactement», explique la gestionnaire de carrière qui n’est pas coiffeuse, dont le but était également «d’apporter quelque chose de bien pour la santé des femmes et l’environnement». «Parallèlement à ça, j’avais des problèmes avec mes cheveux, qui sont devenus cassants et moins beaux après des années de coloration. Quand j’ai commencé à en perdre, ça m’a convaincue de faire quelque chose.»

C’était il y a deux ans. Mme Labrecque a alors fait des recherches assez poussées pour tenter de trouver une alternative naturelle et efficace à la coloration dite chimique. C’est là qu’elle a découvert les produits de la maison française Marcapar, spécialisée dans la coloration 100 % végétale. Une technique de coloration capillaire beaucoup plus connue en France qu’ici, plusieurs marques se partageant d’ailleurs ce marché de plus en plus populaire, et occupé par plus de 500 salons de coiffure français.

Sautons quelques étapes pour vous dire que le salon Ocalm a ensuite ouvert ses portes, et que depuis un an, Brigitte Labrecque peut aussi compter sur l’expertise capillaire professionnelle d’une associée, la coiffeuse française Ève Koszowski.

Coiffeuse depuis 18 ans, Mme Koszowski a aussi son histoire avec la coloration chimique : elle y est devenue allergique, il y a trois ans. Quand son médecin lui a dit qu’elle devrait peut-être songer à changer de métier, Ève Koszowski a tourné son regard (avec scepticisme, elle l’avoue franchement) vers le végétal. «Je n’y croyais pas, je me disais “mais qu’est-ce que c’est que ces conneries”… Je suis allée quand même à la formation de Marcapar, et j’ai vu.» Et ce qu’elle a vu (et essayé) l’a convaincue: elle a «viré» de son salon parisien tout ce qui était coloration chimique, et en une semaine, tous ses symptômes d’allergie avaient disparu.

Pendant ce temps, Brigitte Labrecque (qui faisait maintenant affaire avec Marcapar) a passé le mot en France qu’elle cherchait une professionnelle pour son salon de Québec… ce qui est venu aux oreilles d’Ève Koszowski déjà tentée par notre beau pays. Après seulement deux mois de démarches, la petite famille de Mme Koszowski débarquait à Québec pour s’y installer.

Florian Van Wambeke s’est pour sa part joint au duo d’associées il y a six mois. Coiffeur depuis 17 ans et installé au Québec depuis une décennie, le Breton d’origine a toujours été préoccupé par la santé globale des cheveux, et depuis quelques années, utilisait en majorité des produits naturels en salon. Ne lui manquait qu’à faire le «saut» en coloration, résume-t-il.

Les plantes au travail

Revenons maintenant à la coloration 100 % végétale. Ocalm utilise donc comme colorant les poudres de plantes de marque Marcapar, qui traitent les cheveux en les colorant (ou les colorent en les traitant), ajoutant une brillance supérieure et beaucoup plus de force aux cheveux, c’est la beauté de la chose, estiment Mmes Labrecque et Koszowski et M. Van Wambeke.

Ocalm utilise les poudres de plantes de marque Marcapar, qui traitent les cheveux en les colorant.

La principale différence, c’est que les plantes ne colorent que les écailles du cheveu (la couleur se gainant autour de celui-ci comme un aimant), tandis que la coloration chimique ouvre ces écailles pour atteindre le cortex dudit cheveu et décolorer la mélanine, ce qui peut contribuer (à la longue) à abîmer la chevelure.

Alors que la coloration chimique ouvre les écailles du cheveu pour atteindre le cortex et décolorer la mélanine, ce qui peut contribuer à abîmer la chevelure, la coloration végétale ne colore que les écailles du cheveu.

Le végétal dure aussi longtemps que son équivalent chimique, et pour le client, les prix sont très comparables. «Je ne suis pas coiffeuse, et je n’aurais jamais ouvert Ocalm si ça ne tenait pas aussi longtemps que la coloration chimique, car je suis d’abord une cliente exigeante», soutient Brigitte Labrecque.

Comme le produit de base utilisé ne pâlit pas les cheveux, le seul compromis chimique offert aux clients est un oxydant pour faire des mèches plus pâles… qui pourront, au goût, être recolorées au végétal.

«Nous sommes très honnêtes avec les clients sur ce qu’on peut faire avec le végétal», précise Ève Koszowski. «On peut tout faire, mais avec des limites bien claires: la cliente qui entre ici, elle ne doit pas avoir en tête de ressortir avec des cheveux bleus, rouges ou verts», renchérit Florian Van Wambeke. La première consultation en salon sera d’ailleurs gratuite, histoire de voir si les attentes peuvent concorder avec la réalité.

Pour le reste, le but ultime de Brigitte Labrecque serait de créer ici même au Québec des poudres colorantes 100 % végétales. «Je rêve de trouver des investisseurs pour développer l’offre en Amérique du Nord, car le marché existe!» Des intéressés?

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Ocalm — coiffure au végétal 

1024, avenue Cartier, Québec 

418 704-3885 

ocalmcoiffure.ca

marcapar.com (pour d’autres infos et la liste des 12 salons affiliés au Québec)

La coloration végétale convient à tout le monde sauf aux personnes allergiques aux noix.

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Quelques détails sur la coloration végétale

› La coloration végétale convient à tout le monde, même aux femmes enceintes. Il n’y a qu’une seule contre-indication: les personnes allergiques aux noix, qui ne pourront y avoir recours. Aussi, si vous savez que vous êtes allergique à une plante ou une épice très précise, il faudra vérifier la liste des ingrédients de la poudre utilisée pour la coloration.

› La base de coloration est préparée avec de la poudre de plantes dites tinctoriales, de noix, d’épices, etc., qui ne contient aucun agent chimique ou de conservation, à laquelle on ajoute que de l’eau tiède.

› Elle est appliquée sous forme de cataplasme, un peu comme un masque pour les cheveux : on la superpose sur la repousse, ou sur toute la longueur des cheveux.

› Ce type de coloration n’éclaircit pas (et ne décolore pas) les cheveux, mais les colore. On pourra donc changer les cheveux de couleur (mais pas les pâlir), ou ajouter des reflets dans une chevelure foncée, par exemple.

› Le temps d’attente peut être un peu plus long, selon la couleur, et le processus de coloration peut nécessiter deux ou trois applications (selon les nuances), qui se font lors du même rendez-vous.

› En salon, il n’y a pas de «nuancier de couleurs», comme avec la coloration de synthèse. Le coiffeur-coloriste créera la couleur (qui peut aller du blond au noir) à partir des poudres colorantes, selon les demandes de chacun des clients. Le résultat pourra aussi varier selon la couleur de base des cheveux.

› On peut appliquer de la coloration végétale sur des cheveux colorés chimiquement, et vice-versa.

› La coloration végétale dure aussi longtemps que la coloration chimique, et s’entretient de la même façon.

› Il faut distinguer la coloration 100 % végétale de la coloration dite naturelle, offerte par certaines marques connues. La première est conçue entièrement à partir de plantes, sans aucun ajout chimique. Pour la seconde, il faudra lire les ingrédients pour s’assurer de la nature exacte du produit.  

Sources : Marcapar et salon Ocalm

La base de coloration est préparée avec de la poudre de plantes, de noix, d'épices, etc., à laquelle on ajoute de l'eau tiède.
Le coiffeur-coloriste crée la couleur à partir des poudres colorantes, selon les demandes de chacun des clients.