Des exemples de peaux de poisson fraîchement teintes dans les ateliers d'Ictyos Cuir marin de France, à Saint-Fons, mercredi

De jeunes chimistes français marient luxe et écologie avec le cuir de poisson [PHOTOS]

SAINT-FONS - Un cuir venu de la mer? Trois jeunes entrepreneurs français inaugurent jeudi leurs ateliers près de Lyon (centre-est), où ils espèrent valoriser une partie des 50 000 tonnes de peaux de poisson qui partent chaque année à la décharge en France.

Les locaux - 300 mètres carrés situés dans une zone industrielle - sont encore modestes. Mais leur société, Ictyos Cuir marin de France, espère atteindre dans les cinq ans le stade industriel.

«On a tous un peu en tête l’idée que le cuir de poisson sent mauvais», concède Benjamin Malatrait, l’un des fondateurs de la startup. Mais c’est faux, enchaîne-t-il, échantillon à la main, «le cuir marin ne sent pas le poisson !».

D’un déchet, Ictyos fait même un produit de luxe: une peau de saumon tannée se vend entre 30 et 40 euros (environ 40 à 60 $CAN). Ce cuir, souple et résistant, «au rendu proche de celui du lézard», est notamment utilisé pour les bracelets de montre haut de gamme.

Tous les ans, la société entend sortir une nouvelle gamme de cuir. Après le saumon, ce sera l’esturgeon en 2020.

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Un artisan d'Ictyos Cuir marin de France prépare des peaux de poissons pour le tannage, à Saint-Fons, mercredi.

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Écharnage et palissonage 

Le cuir marin est connu depuis des siècles. Le précieux galuchat n’est autre qu’un cuir de raie mis au point sous Louis XV. Mais à ce jour, seules trois entreprises en France travaillent cette matière première, de manière très artisanale.

Dans l’atelier d’Ictyos, les peaux décongelées sont débarrassées de leur chair résiduelle («l’écharnage»), puis écaillées et nettoyées dans un grand tambour rotatif, le foulon.

C’est là que sont ajoutés tannins et teintures. Les peaux sont ensuite séchées à l’air libre, pour plus de souplesse, avant de passer entre les griffes d’une machine d’assouplissement («le palissonage»), puis pressées afin de rendre leur aspect homogène.

Pour arriver au produit fini, deux semaines de traitements sont nécessaires, dont 80% du temps dans le foulon.

Ictyos a été fondée par trois camarades d’une école d’ingénieurs chimistes. Le plus âgé a aujourd’hui... 27 ans.

Le choix de Lyon s’est imposé par sa situation géographique, au carrefour de Paris, capitale du luxe, de l’Italie, premier marché des cuirs exotiques, et de la Suisse, patrie de l’industrie horlogère (les bracelets de montre sont un des débouchés d’Ictyos).

De plus, Lyon abrite la seule école d’ingénieurs spécialistes du cuir, l’Itech, et le Centre technique du cuir, où les entrepreneurs en herbe ont pu affiner leurs procédés.

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Les fondateurs d'Ictyos Cuir marin de France: Emmanuel Fourault, Benjamin Malatrait et Gauthier Lefebure

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Financement participatif

Les trois mousquetaires chimistes se sont lancés avec 300 000 euros, venant pour un tiers des banques, un tiers d’aides à la création d’entreprise et un dernier tiers d’une campagne de financement participatif, bouclée en 25 jours. «On a dû refuser du monde!».

Et si l’industrie de la tannerie pâtit d’une mauvaise image, en raison des nuisances générées, Ictyos se veut résolument verte.

Première étape: un circuit non polluant d’approvisionnement en peaux, passant par des accords avec des mareyeurs, des éleveurs de carpes de la Dombes voisine et même... une grande chaîne de sushis.

Autre choix fort, renoncer au chrome qui sert aujourd’hui à tanner la quasi-totalité du cuir dans le monde... Sauf celui des selles, les chevaux y étant allergiques.

Les fondateurs d’Ictyos ont mis au point des procédés à base de matières végétales. «Il a fallu 130 500 tests et deux ans pour mettre au point des tannins spécifiques pour chaque espèce de poisson», souligne M. Malatrait.

La société doit encore installer un équipement qui permettra de recycler 97% de l’eau nécessaire au tannage végétal.

Ictyos teste également des lasers pour se passer de produits chimiques pour la teinture.

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Le cuir marin est connu depuis des siècles. Mais à ce jour, seules trois entreprises en France travaillent cette matière première, de manière très artisanale.

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Une première en une génération

Aujourd’hui, la capacité de production de l’entreprise ne dépasse pas 2000 peaux par mois. Mais ses fondateurs ne comptent pas s’arrêter là.

Dans cinq ans, ils visent une taille industrielle par la reprise d’une installation fermée, avec ses équipements, ou la construction d’un nouveau site, avec des machines neuves. Un investissement de 5 à 20 millions d’euros qui les contraindra à ouvrir le capital de leur société.

Une petite révolution dans la tannerie, décimée par la désindustrialisation: depuis au moins une génération, aucune usine n’a été lancée ex-nihilo en France, selon la Fédération française de la tannerie-mégisserie.

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Présentement, la capacité de production d'Ictyos Cuir marin de France ne dépasse pas 2000 peaux par mois.

Le Mag

Grandir à la ferme: la garderie dans le champ

Mardi matin, 10h. Sur le boulevard Louis-XIV, au nord de Beauport, les cigales chantent dans un grand champ où mûrissent les citrouilles de la ferme Bédard Blouin. À côté, une vieille maison fraîchement rénovée et additionnée d’une grande annexe moderne. Tout est calme… jusqu’à ce qu’une porte s’ouvre sur le côté et laisse s’échapper une ribambelle d’enfants sautillants. Bienvenue dans une garderie nouveau genre, où la nature est au cœur de la vie quotidienne.

À peine sortis, les petits courent vers le champ. L’un d’eux s’arrête, ramasse une roche et la montre, tout fier, à son éducatrice Mélanie Deslauriers. Au menu aujourd’hui pour ce groupe de l’installation Les Pouces verts du CPE La Courtepointe: cueillette de fleurs sauvages, destinées au pressoir. «Tu vois, c’est celle-ci qu’il ne faut pas cueillir. Oh! Regarde la petite araignée!», lance Jennifer Carpentier, qui suit de près avec son propre groupe. 

Les enfants ont investi la garderie Les Pouces verts depuis quelques semaines seulement. Déjà, les petits et grands explorent le verger et les champs à chaque sortie. À terme, les groupes d’enfants âgés de 4 à 5 ans vont s’aventurer plus loin, dans la forêt qui borde la ferme Bédard Blouin, et y passer des journées complètes, repas et sieste compris. «Ils vont se bâtir des abris», explique Marie-Ève Larouche, directrice adjointe, qui nous fait le tour du propriétaire.

Nous, les humains

Le gars qui a déjoué l’université

CHRONIQUE / Vous savez, les universités mettent de plus en plus de cours en ligne gratuitement. Vous pouvez en suivre quelques-uns pour fertiliser votre culture. Malheureusement, vous n’aurez pas un bac ou une maîtrise avec ça.

Mais qui a dit qu’il fallait un diplôme? 

Cette semaine, j’ai jasé avec un autodidacte qui a réussi à tirer le maximum de la générosité universitaire en s’offrant une formation dans la meilleure université au monde. Il s’appelle Scott Young, il est Canadien et il s’exprime plutôt bien en français pour un Anglo de Vancouver.

Scott a obtenu un diplôme en commerce de l’Université du Manitoba. Mais il a vite réalisé qu’il s’était trompé de branche et qu’il aurait dû choisir l’autre option à laquelle il avait songé au début de ses études : un bac en informatique. Sauf que le gars n’avait aucune envie de passer un autre quatre ans sur les bancs d’université, à se taper des cours de trois heures et à se plier à la bureaucratie universitaire.

Un jour, il est tombé sur un cours en ligne gratuit du Massachusetts Institute of Technology (MIT), la meilleure université au monde, selon le Classement mondial des universités QS. Le cours en ligne comprenait les enregistrements des cours donnés en classe, les exercices, les quizz et même les examens avec les corrigés. 

Scott a suivi le cours. Et il a vu que le MIT en avait offert gratuitement des centaines d’autres en ligne sur sa plateforme Opencourseware (https://ocw.mit.edu/index.htm). L’institution estime «qu’Internet est l’un des meilleurs moyens de faire progresser l’éducation dans le monde», et Scott avait l’intention d’en profiter pour faire progresser la sienne.

Il s’est demandé s’il serait possible de faire le légendaire bac en informatique du MIT — où les étudiants payent 53 450 $US par année en frais de scolarité — à partir de sa chambre, à Vancouver. Il a vérifié le programme d’études et il a réussi à récolter le matériel requis à partir des cours offerts gratos par le MIT et en comblant le reste ailleurs. 

Après avoir investi 2000 $ pour acheter les manuels recommandés, Scott s’est lancé à fond dans le «MIT Challenge» en octobre 2011. Il travaillait de 6h du matin à 6h le soir, avec une petite pause de déjeuner. Il passait à travers un cours par semaine, puis a changé pour quatre cours en parallèle par mois. Chaque semaine, il publiait sur son blogue ses examens ou ses exercices terminés pour que les sceptiques puissent vérifier s’il avait effectivement réussi. 

Scott a terminé avec succès le 33e et dernier cours en septembre 2012, un peu moins d’un an après avoir commencé. Normalement, les étudiants du MIT mettent quatre ans avant de conclure le programme. Scott n’a pas obtenu de diplôme, mais il a eu des tas de propositions après son défi, notamment chez Microsoft. 

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Bon, vous auriez le droit de penser qu’il faut être une sorte de surdoué zélé pour accomplir pareil exploit. Scott assure qu’il n’est pas plus intelligent qu’un autre et, oui, sans doute plus zélé. Mais ce qui lui a permis d’apprendre aussi efficacement, explique-t-il, ce sont les tactiques d’apprentissage qu’il a utilisées — des tactiques ancrées dans la recherche en sciences cognitives. 

«Ce qui fait la différence, ce n’est pas le temps que vous passez à étudier. Mais ce que vous faites avec le temps que vous avez», dit-il. Bref, il faut apprendre à apprendre. 

Depuis le MIT challenge, Scott a utilisé les mêmes tactiques cognitives pour apprendre le français, le portugais, l’espagnol, le chinois et le coréen. Et il a constaté que d’autres polyglottes dans le monde, comme l’irlandais Benny Lewis, employaient des stratégies similaires pour implanter rapidement de nouvelles langues dans leurs cerveaux. 

Scott a appelé cette forme intense d’apprentissage autodidacte l’«ultrapprentissage» (ultralearning). Et, considérant qu’on aimerait tous apprendre plus efficacement, je me suis dit que vous aimeriez savoir c’est quoi, au juste, sa méthode? Alors, je lui ai demandé. 

Un des piliers de l’ultraapprentissage est d’aller droit au but. Si vous décidez d’apprendre le mandarin, par exemple, trouvez-vous un ami chinois et commencez à parler tout de suite en utilisant les deux ou trois mots que vous avez réussi à mémoriser. Pas besoin d’étudier la langue durant des mois avant de se lancer : il faut mettre en pratique ce que vous savez dès que possible. Car ce n’est que dans la pratique qu’on réalise les angles morts de notre savoir. 

Scott Young insiste aussi sur l’importance de se tester sans relâche. «Comment la plupart des étudiants étudient? Typiquement, ils vont regarder les notes prises en classe et vont les lire une ou deux fois et, peut-être qu’après ils vont les recopier et les encercler et mettre de la couleur. Mais ce que la recherche montre, c’est que ce n’est pas vraiment efficace pour la mémoire à long terme», dit-il. 

Ce que les étudiants devraient faire, c’est de la «pratique de récupération» (retriaval practice). Au lieu de relire encore et encore les notes ou un chapitre de livre important, on les met de côté et on essaye de réécrire tout ce dont on est capables de se souvenir sur une page blanche. On peut aussi utiliser des cartes recto-verso (flash cards) sur lesquelles on écrit des questions d’un bord et les réponses de l’autre. On fait une pile avec les questions ratées, et on y revient jusqu’à ce que ça rentre. 

L’effort plus intense qu’exigent ces tactiques laisse une trace beaucoup plus durable dans la mémoire. Ce qui est très utile quand vient le temps de l’examen. 

Mais il ne suffit pas de se tester une fois. Il faut le faire plusieurs fois, en laissant à l’oubli le temps de faire son œuvre. Parce que chaque fois que vous forcez votre cerveau à ne pas oublier, il comprend à quel point c’est important de s’en rappeler. 

Bref, vaut mieux plusieurs petites séances de mémorisation espacées dans le temps qu’une longue séance de bourrage de crâne. On appelle ça la «répétition espacée» (spaced repitition). Des logiciels gratuits comme Anki peuvent vous aider à mettre cette stratégie en pratique. 

Scott aborde une foule d’autres tactiques dans son livre Ultralearning, fraîchement publié, mais pas encore traduit en français. Mais au-delà de la technique, ce gars-là a une leçon plus philosophique à nous livrer sur l’apprentissage, je pense. 

«On a souvent une idée préconçue de ce dans quoi on est bon», m’a-t-il dit. Mais si on s’instruit sur la mécanique de la mémoire et qu’on se lance des défis, on peut se rendre compte qu’après tout, apprendre la guitare, la programmation, le grec, la menuiserie, le tennis ou n’importe quoi d’autre à l’âge adulte n’est pas un objectif si inatteignable. 

«Nos meilleurs moments dans la vie viennent quand quelque chose qui apparaissait hors de portée s’ouvre à nous», m’a dit Scott.

Ce ne sera peut-être pas le MIT, mais la guitare peut vous rendre très fier aussi. 

Régal

Québec, planète gin!

Il y a trois ans, Le Soleil écrivait que le Québec serait bientôt pris d’assaut par les microdistilleries. En 2019, c’est chose faite! Et le gin a définitivement la cote auprès des Québécois, alors que l’offre pour ce spiritueux distillé chez nous s’est décuplée!

Plus d’une soixantaine de gins québécois se retrouvent désormais sur les tablettes de la Société des alcools du Québec (SAQ), qui vient d'ailleurs de lancer des pastilles de goût pour aider à s'y retrouver. En l’espace de deux ans, les ventes ont triplé, passant de 12 millions$ en 2016-2017 à 36 millions$ en 2018-2019, selon les chiffres de la SAQ.

En 2015, la Distillerie du St. Laurent, à Rimouski, était alors en cours d’élaboration, et moins de 10 microdistilleries étaient en activité dans la province. On en compte aujourd’hui plus d’une cinquantaine, dont quatre dans la région de Québec.

Pionnière dans la capitale, Vice & Vertu Distilleries a ouvert ses portes à l’automne 2017 à Saint-Augustin-de-Desmaures. L’entreprise a depuis lancé deux gins, BeOrigin et BeDirty, et son dernier-né, l’eau-de-vie AquaVice, vient tout juste de faire son entrée à la SAQ.

Restaurants

Bistro La Goulette: l’invitation au voyage

CRITIQUE / Pour s’envoler au bord de la Méditerranée, portés par une brise épicée, on met le cap sur le Bistro La Goulette!

Parmi les nombreuses cuisines du monde, je dois avouer un faible pour celles de l’Inde et du Maghreb. Vous comprendrez que je suis une fan d’épices, surtout quand elles sont si soigneusement agencées qu’elles apportent une profondeur insoupçonnée à un plat. En plus, quoi de plus réconfortant qu’un mets qui embaume le cumin, la coriandre et la cannelle? Quand le blues automnal s’installe, servez-moi un tajine et je serai guérie.

C’est justement par un jeudi soir frisquet qu’Annie, Bénédicte et moi nous attablons au Bistro La Goulette, établi dans Montcalm depuis 2017, après neuf ans dans Limoilou. La déco est plus chic que dans l’ancien local, avec sa tapisserie noire et blanche richement ornementée et ses murs sarcelle qui font rêver de mer et d’embruns. Je trépigne en songeant au tajine qui m’attend, même si je passe près de me laisser séduire par la pastilla au poulet, amandes et cannelle, dont je me suis régalée le printemps dernier. Des keftas? Des brochettes? Ou cet intrigant couseïla, un couscous aux fruits de mer façon paëlla? Je résiste aux tentations et m’en tiens à ma première idée. Seule déception: le serveur m’apprend que le tajine à la cuisse de pintade que je désirais n’est pas disponible. Je me rabattrai donc sur le traditionnel poulet.

Thérapie aromatique

Avant le moment tant attendu, une entrée en matière variée nous met en appétit – en plus de nos pilsners Beirut, dont la fraîcheur houblonnée stimule les papilles. L’«ardoise libanaise» combine diverses entrées froides, parmi lesquelles se démarquent le falafel parfumé de basilic, le houmous onctueux, le baba ganoush à la surprenante saveur fumée (les aubergines passent sur le gril avant d’être réduites en purée), et la salade, très fraîche, de concombre et fenouil. Le tout est servi avec des triangles de pitas et de petits pains ronds. En prime, nous nous partageons un brick à l’œuf. Classique de la cuisine tunisienne, ce chausson est constitué d’une pâte frite – forcément un peu grasse – contenant du thon, de la mozzarella fondue, des câpres, des olives vertes, du persil et un œuf bien coulant. De beaux contrastes de textures.

Le Mag

Après la «crise», une nouvelle adresse pour Maison Jacynthe

Sans trop de tambour ni de trompette, Jacynthe René s’est offert une nouvelle adresse à Québec. Sa boutique baptisée Maison Jacynthe offre depuis peu ses services de soins de la peau, de maquillage, d’aromathérapie et d’alimentation dans un bâtiment centenaire au cœur du quartier historique du Trait-Carré. Un déménagement qui ne parvient toutefois pas à faire oublier complètement la «crise» traversée l’an dernier.

Nouvelle boutique, oui. Mais pas la première à Québec, puisque Maison Jacynthe ouvrait une première succursale en 2016 au Sibéria Spa, près de Lac-Beauport. Elle a déménagé ses pénates et son équipe fin juin.

«Beaucoup de gens n’étaient même pas au courant qu’on était à Lac-Beauport. Depuis qu’on est à Charlesbourg, ç’a n’a pas de sens. On manque de salades tous les jours à notre bistro», lance au Soleil Jacynthe René, l’actrice à la tête d’un petit empire de «style de vie».

Maison patrimoniale

Maison Jacynthe s’est installée au 7825, 1re Avenue, dans le secteur historique de Charlesbourg. La petite maison au toit à terrasson et à brisis aurait été construite quelque part entre 1850 et 1918, selon le site Web de la Ville de Québec. Depuis un siècle, elle aurait notamment hébergé un restaurant et un salon de coiffure. «Et une ancienne petite école!» ajoute Mme René en entrevue téléphonique.

«On cherchait depuis un petit moment le quartier idéal à Québec. On est tombé sous le charme, autant de la maison que du quartier.»

Ce projet a nécessité un investissement de près d’un demi-million de dollars. L’endroit a exigé beaucoup de rénovations avant d’être décoré dans un style vieillot. Au rez-de-chaussée, la boutique, une cuisine et le Bistro Pépito où l’on sert smoothies, jus verts, soupes et salades de légumes bio. À l’étage, un salon de soins aménagé dans deux chambres et une salle pour offrir des ateliers de beauté et de détox.

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La passion de la nature de Jacynthe René
Palettes d'automne avec Jacynthe René et Cynthia Dulude

Mode

Le lumineux parcours beauté de Jennifer Brodeur

«Chaque ride sur mon visage fait partie de mon histoire». L’approche de Jennifer Brodeur au sujet des soins de peaux paraît aux antipodes de tous les dictats de la beauté et de la cosmétologie. Loin de l’image de l’esthéticienne fardée à la perfection, elle se présente à notre rencontre avec un teint parfait, sans maquillage. Son message est clair : les rides font partie de la vie et les femmes doivent célébrer le privilège de vieillir.

Au fil des années, son parcours empreint d’audace a mené l’esthéticienne à l’élaboration d’une philosophie propre à elle, au-delà des standards actuels. Le succès est au rendez-vous depuis 2003, année où elle lance l’appareil de luminothérapie Max+ qui propose plusieurs longueurs d’onde lumineuses dans un seul traitement. Malgré un départ catastrophique au Québec et au Canada, Jennifer Brodeur tente sa chance en allant donner des conférences en Californie.

Prendre ces dernières économies pour aller offrir cette nouvelle technologie de soin aux États-Unis, «c’est un des plus gros risques que j’ai pris de ma vie», dit-elle. L’intérêt est présent et rapidement l’appareil Max+ se retrouve dans les cabinets des dermatologues de Beverly Hills. Puis s’ouvrent les marchés de l’Asie, de l’Allemagne, de Paris, de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie. L’appareil de luminothérapie de Jennifer Brodeur trouve sa place dans les plus grands instituts. Toutefois, la récession frappe en 2009. Pour pallier aux pertes financières, elle décide d’ouvrir une clinique d’esthétique à Beloeil. 

As-tu vu ça

Une image vaut mille mosaïques

On peut dire de Charis Tsevis que ses portraits l’ont mis sur la carte!

Ce designer graphique — né à Athènes en 1967 et qui habite aujourd’hui à Paphos, sur l’île de Chypre — s’est fait un nom partout sur la planète grâce à ses portraits-mosaïques uniques.

Chacune de ses créations est composée de milliers d’images liées au thème principal. Par exemple, des cases de bandes dessinées deviennent le visage du créateur de comics Stan Lee, des publicités de vieux magazines se transforment en jeune femme à bord d’un voilier, des photos des Raptors forment le portrait de l’athlète Kawhi Leonard sur une carte de Toronto, etc.

Amateur de sport et de politique, il compte parmi ses clients Nike, Google, Ferrari, Pepsi, Toyota et IKEA. Même Barack Obama s’est servi de ses œuvres en campagne électorale.

Pour en voir plus — ou voir ces images en plus grand détail, visitez tsevis.com ou sur son profil Behance.

P'tit Mag

Environnement: brasser la cage, à la Greta

À 16 ans, Greta Thunberg veut changer le monde. Avec ses longues tresses et ses yeux perçants, la militante suédoise rallie de plus en plus de jeunes (et de moins jeunes) à sa cause : brasser la cage aux politiciens pour qu’ils agissent contre les changements climatiques. Le 27 septembre, elle participera à une grande marche pour l’environnement à Montréal.

Le déclencheur

À 8 ou 9 ans, Greta commence à s’intéresser au climat quand ses professeurs lui expliquent pourquoi il faut économiser le papier ou éteindre les lumières. C’est pour lutter contre les changements climatiques.

«Grève de l’école»

En août 2018, Greta fait sa première «grève de l’école pour le climat» devant le parlement de son pays. Son action a donné naissance à un mouvement mondial. Des élèves (plus vieux que toi) font l’école buissonnière certains vendredis (comme le 27 septembre) pour marcher dans la rue et demander aux dirigeants d’écouter les scientifiques sur l’urgence de sauver la planète.

C'est malade!

Des œuvres d’art culinaire

Qui a dit qu’il ne fallait pas jouer avec sa bouffe? On peut travailler le bois et la pierre, mais l’Italien Vincenzo Scuruchi préfère sculpter… son petit-déjeuner!

Grâce à son talent et à sa minutie, les avocats, les melons et les pommes deviennent des hibous, des lapins et des bonshommes Lego!

Si ça t’intéresse, va voir d’autres créations de Vincenzo sur Instagram (@scuruchi) ainsi que des vidéos de ses techniques sur YouTube.

Alimentation

Nouvelle épicerie zéro déchet dans Charlesbourg

Rien ne destinait le couple de Jinny Desrosiers et Jean-Philippe Miville-Deschênes à lancer la nouvelle épicerie zéro déchet Origine en vrac, dans Charlesbourg. Ces deux jeunes fonctionnaires — parents de trois enfants — avaient certes pris le virage écoresponsable à la maison, mais en faire un commerce est une tout autre histoire.

«On n’avait pas tellement la fibre entrepreneuriale, ce n’était pas dans nos personnalités. On réduisait nos déchets à la maison tant que possible, mais les magasins zéro déchet sont rares, et on ne peut pas toujours faire 15 km juste pour acheter de la cassonade! On espérait qu’il s’en ouvrirait un près de chez nous. Mais un jour on s’est dit que plutôt que d’attendre, on allait se lancer nous-mêmes!» explique M. Miville-Deschênes. 

Mme Desrosiers a donc pris un congé sans solde pour diriger la destinée d’Origine en vrac, nommée en référence à l’époque des magasins généraux où ce type d’achat était plus fréquent. Le concept commence à être connu : on apporte un contenant qu’on pèse à l’entrée et on paie au poids ce qu’on achète.

Sur les tablettes : riz, pâtes, noix, farines, protéines de soya, lait (avec bouteilles en consigne), huiles, vinaigres, produits de soins corporels et cosmétiques, savons, croustilles de légumes, etc. Certains produits sont aussi offerts en version bio.

Et il y a un coin de jeux pour enfants, question de laisser les parents faire leurs emplettes en toute quiétude.

Adresse : 6, rue George-Muir, à Québec (au coin du boulevard Henri-Bourassa, dans le secteur Notre-dame-des-Laurentides).

Info : @origine.vrac.ca sur Facebook

Plein air

De l’écojogging dans Saint-Roch

Le plogging, c’est l’acte de prendre une marche ou de faire son jogging tout en s’arrêtant pour ramasser les ordures qu’on trouve sur son chemin. Un beau geste né d’un mouvement suédois; le nom vient d’ailleurs de la contraction de plocka upp, qui signifie «ramasser», et du mot jogging. L’Office de la langue française recommande avec justesse d’utiliser écojogging

Tout ça pour dire qu’un groupe de quatre étudiants en gestion de commerces au Cégep Limoilou organise une grande course aux déchets le samedi 28 septembre 2019, dès midi, dans le quartier Saint-Roch. «Pour l'école, on nous a demandé de créer un projet qui est bon pour la population. On a beaucoup à cœur l’environnement et on voulait quelque chose d’original. Nos petites recherches nous ont fait découvrir le plogging! […] Et Nature Québec nous a suggéré de faire ça dans Saint-Roch», explique Alicia Audy, qui fait équipe avec Julie Hughes, Éric Corcoran et Tommy Dubé.

Seul ou en équipe

On peut y participer à la marche ou à la course, seul ou en équipe, en faisant un don ou en récoltant des dons. Le point de rassemblement sera situé au parc éphémère Oasis Saint-Vallier (à l’angle des rues Saint-Vallier Ouest et Bagot).

En plus de nettoyer le quartier, l’objectif est de récolter 1000 $ pour l’organisme écolo Nature Québec. Un encan silencieux tenu après permettra aux participants de gagner des prix (cartes-cadeaux, boîte-cadeau du Coureur nordique d’une valeur de 335 $, laissez-passer de la SÉPAQ, etc.). 

Info et inscription : @PloggingBasseVille sur Facebook

MODE

La Friperie Hippie Rock aura pignon sur rue

L’histoire de Vanessa Lavoie est rocambolesque. À l’été 2015, son logement du Trait-Carré, dans Charlesbourg, est la proie des flammes. Prisonnière du brasier, elle n’a d’autre choix que de sauter du deuxième étage… et s’en tire indemne! Ayant tout perdu, la mère monoparentale doit repartir à zéro. C’est en bénéficiant des services de friperies pour se refaire une garde-robe qu’elle a l’idée d’en faire un projet d’affaires.

«Nous avons souvent l’image d’une friperie de sous-sol d’église où les vêtements sont entassés pêle-mêle. Je voulais changer la vision des gens en proposant un commerce conçu pour les besoins des femmes avec des marques accessibles et des articles de designer à moins de 60 $», explique Mme Lavoie.

Son commerce a d’abord pris naissance sur Facebook, où elle offre des articles à bas prix qu’elle envoie à la grandeur de la province. Après trois mois, 500 personnes suivaient sa page. Au bout d’un an, elles étaient 3000. 

Ouverture très bientôt

La femme d’affaires prévoit ouvrir sa boutique — la Friperie Hippie Rock — le 3 octobre 2019 au 1427, Avenue de la Rivière-Jaune, dans Charlesbourg (Notre-Dame-des-Laurentides). 

Pourquoi hippie rock? «C’est tout simple : ma mère étant jeune était du style hippie. Mon père était un rockeur. Alors mon style vestimentaire a été influencé par les deux personnes les plus importantes pour moi, mes parents».

Pour info et achats, Friperie Hippie Rock sur Facebook.

Restaurants

Halte moderne à Saint-Roch-des-Aulnaies

La Halte de la Seigneurie de Saint-Roch-des-Aulnaies a ouvert ses portes cet été et accueille une nouvelle bannière spécialisée dans la poutine, le restaurant Le Fromageur.

En plus du comptoir et de la boutique, qui met en valeur les produits du terroir, un bar laitier est en installation. L’ambiance moderne se veut «très familiale et dynamique», indique Véronique Savard, directrice d’atelier chez Steve Girard designer.

La firme de Québec a développé l’image complète du Fromageur, dont le décor est fait de bois, de textures rappelant le béton et d’un jaune comme couleur accent. Le bar laitier, très clair, adopte plutôt une thématique crème.

Le promoteur David Duperron et Raphaël Tremblay, de la Fromagerie Port-Joli, sont partenaires dans ce projet situé à la sortie 430 de l’autoroute 20, à Saint-Roch-des-Aulnaies.

Recettes

Barres tendres aux fruits, noix et chocolat

Préparation: 10 minutes
Réfrigération: 15 minutes
Quantité: 16 barres

INGRÉDIENTS

  • 375 ml (1 1/2 tasse) de flocons d’avoine
  • 80 ml (1/3 de tasse) d’amandes entières
  • 80 ml (1/3 de tasse) de graines de citrouille
  • 80 ml (1/3 de tasse) de canneberges séchées
  • 30 ml (2 c. à soupe) de graines de chia
  • 80 ml (1/3 de tasse) de beurre d’amande
  • 125 ml (1/2 tasse) de miel
  • 100 g (3 ½ oz) de pastilles de chocolat noir 70%

PRÉPARATION

  • Dans un bol, mélanger les flocons d’avoine avec les amandes, les graines de citrouille, les canneberges et les graines de chia.
  • Dans une casserole, mélanger le beurre d’amande avec le miel. Porter à ébullition à feu doux-moyen.
  • Verser la préparation au beurre d’amande sur la préparation aux flocons d’avoine. Remuer délicatement.
  • Tapisser un moule carré de 20 cm (8 po) de papier parchemin, puis y répartir la préparation. Égaliser la surface en pressant fermement. Laisser tiédir, puis réfrigérer 15 minutes.
  • Dans un bain-marie, faire fondre le chocolat noir.
  • Verser le chocolat sur la préparation aux flocons d’avoine et égaliser la surface. Laisser tiédir. Couper en 16 barres.

Alimentation

Un quatrième automne de chasseurs généreux

MATANE — Pour un quatrième automne consécutif, des chasseurs partageront leur récolte avec des gens dans le besoin grâce au programme Chasseurs généreux.

L’initiative est issue d’une collaboration entre la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs et les banques alimentaires du Québec. Des chasseurs font don de quelques kilogrammes de viande, alors que certains vont même jusqu’à remettre une carcasse complète. Les frais de débitage sont couverts par le Fonds Chasseurs généreux.

Ce sont aussi les bouchers certifiés qui permettent l’existence de ce programme et qui remettent la viande aux organismes membres des banques alimentaires du Québec de leur région. Au Témiscouata, des familles dans le besoin pourront manger du gibier pour un deuxième automne grâce à la générosité de chasseurs et de bouchers inscrits au programme.

Bière

Étude de marché dans le voisinage

CHRONIQUE / Voilà deux ans que je partage mon quotidien avec des voisins avec qui, chaque fois que l’occasion se présente, j’échange d’agréables moments autour d’une bière, d’un verre de vin ou le spiritueux du moment. Un superbe terrain de jeu pour un analyste du marché comme moi, qui regarde ce qui traine dans le frigo des consommateurs... de ses voisins !

Chez Pierre-Luc, la tendance du moment est aux IPA. Mais je ne vous apprends rien. Elles sont aromatiques, de moins en moins amères et très désaltérantes. Elles proviennent de partout, mais sont souvent locales, car plus fraîches. Il n’est pas rare de retrouver quelques marques au gré des rencontres. La plupart des bières consommées sont de nouvelles dénichées chez des détaillants spécialisés ou non. On se fie donc sur des bières déjà bues et appréciées en cas de replis vers un produit « valeur sûre ». Mention spéciale à la IPA du Nord-Est de Boréale, souvent dans le frigo. Pierre-Luc, c’est l’amateur de bière curieux et enthousiaste, qui achète dans les microbrasseries et à l’unité.

Restaurants

Du thon rouge de l’Atlantique sur nos tables

Démocratiser le thon rouge au Canada. C’est la mission que s’est donnée le chef Patrick Dubé, qui pêche lui-même le thon qu’il sert à ses clients pour une quatrième année.

Plus qu’un amateur de pêche, le chef Dubé a à cœur de servir des produits «de chez-nous», et le thon rouge de l’Atlantique en fait partie, plaide-t-il. «C’est un produit de notre terroir. Si nous [les restaurateurs], on ne l’achète pas, il sera pêché et vendu quand même et s’en ira ailleurs, comme à Boston, au New Hampshire et même au Japon», signale-t-il. 

Patrick Dubé rappelle que, contrairement à d’autres endroits dans le monde où l’espèce est menacée, les stocks de thon dans l’Atlantique Nord sont en hausse depuis plusieurs années. «Le jour où les stocks sont en baisse, je n’irai plus en pêcher», affirme-t-il.

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Restaurants

Un souper pour Anthony et sa famille

Pour donner un gros coup de pouce à une amie de longue date, le chef Patrick Dubé a eu l’idée d’organiser un souper-bénéfice où lui-même, le chef Stéphane Modat (Champlain) et le chef pâtissier Éric Lessard (Saint-Amour) concocteront un menu gastronomique cinq services.

C’est qu’il y a deux ans et demi, la vie d’Annie Tanguay et de son conjoint prenait tout un tournant! Ayant déjà une fille, le couple a accueilli des triplés, dont l’un, Anthony, est trisomique. 

«La chambre hyperbare lui fait beaucoup de bien, mais ça coûte très cher. J’ai décidé d’aider pour que la famille puisse en acheter une», explique M. Dubé, qui dit ne pas avoir eu de difficulté à convaincre les autres chefs. 

Le souper aura lieu le 18 octobre au Resto-Bar Alpin, à Sainte-Brigitte-de-Laval. Animation, musique et encan silencieux sont aussi au menu. Prix : 100 $ par personne. 

Pour réserver, contacter Annie Tanguay au 418 922-2664 ou ninitweety@hotmail.com, ou encore appeler au Resto-Bar Alpin au 418 825-3108.

Régal

Goûter la Martinique à Québec

Pour une troisième année, la ville de Québec prend part au festival Martinique Gourmande, qui ensoleillera notre automne jusqu’au 29 septembre.

Près d’une quinzaine d’établissements de la capitale participent à l’événement ayant pour thème Passion, saveurs créoles et grands rhums: Ateliers & Saveurs, Bistango, District Saint-Joseph, Tapas & Liège, Chez Tao, Café du Monde, Shaker Cuisine & Mixologie (Lévis), Scarpetta, Graffiti, Maelstrom, La Fenouillère, Chez Jules et Les Sales Gosses.

Chaque restaurant propose un menu aux saveurs martiniquaises créé spécialement pour le festival. Des cocktails inspirés de la «fleur des Caraïbes» et concoctés à base de rhum du pays sont aussi servis.

Martinique Gourmande se tient également pour une 12e année à Montréal.

Pour info : martiniquegourmande.ca

Régal

Et le fromage de l’année est…

La semaine dernière, le 21e concours Sélection Caseus a fait connaître ses fromages gagnants. Le prestigieux Caseus Or, décerné au meilleur fromage de 2019 au Québec, a été remis au fromage Religieuse de la Fromagerie du Presbytère, à Sainte-Élizabeth de Warwick.

Le Caseus Argent a été décerné à La Tomette de L’Atelier Fromagerie, tandis que le Caseus Bronze a été remis au Pionnier, produit par la Fromagerie Nouvelle-France et la Fromagerie du Presbytère.

Le Caseus Longaevi, qui récompense un fromage vieilli, a été attribué au Zacharie Cloutier 12 mois, de la Fromagerie Nouvelle-France.

Deux mentions spéciales ont aussi été décernées à des produits de la fromagerie La Station: Chemin Hatley a été sacré meilleur fromage biologique, et Alfred le Fermier, meilleur fromage au lait cru.

Pour voir l’ensemble des récipiendaires dans chaque catégorie : caseus.ca

Musique

«Strawberry Fields», le jardin secret de John Lennon, ouvert aux admirateurs [PHOTOS]

LIVERPOOL — Les admirateurs des Beatles peuvent désormais parcourir le terrain de jeu de John Lennon enfant avec l’ouverture au public des «Strawberry Fields» à Liverpool (nord de l’Angleterre) qui ont inspiré leur chanson psychédélique culte.

Il s’agit en fait d’un jardin qui entourait un orphelinat tenu par l’Armée du salut dans le quartier de Woolton. «Il est devenu célèbre à cause du lien avec John Lennon. Il passait par-dessus la barrière depuis l’arrière du jardin de sa tante et il venait jouer avec les enfants», explique à l’AFP Allister Versfeld, une responsable de l’Armée du salut.

«C’était une sorte de sanctuaire pour lui, il y trouvait la paix et le calme», ajoute-t-il.

Des sentiments retrouvés dans la chanson aux accents planants et aux paroles mystérieuses: «Laisse-moi t’emmener / car je vais à Strawberry Fields / rien n’est réel / et il n’y a pas de soucis à se faire / Strawberry Fields pour toujours...».

Pour Allister Versfeld, la chanson décrit «un espace qu’il avait trouvé et un endroit qui lui était cher».

«Tous les enfants ont un jardin secret, ce peut-être une cachette sous les escaliers, ou les branches d’un grand chêne», souligne la soeur de Lennon, Julia Baird, 72 ans, interrogée par l’agence britannique Press Association. «Il semble d’après la chanson que pour John, c’était cet endroit-là».

Insolite

Quand le prince Charles fait une incursion piquante dans la mode

LONDRES — Le prince Charles a fait une incursion inattendue dans la mode en donnant les orties de son jardin au duo de stylistes Vin + Omi, qui en ont fait robes et manteaux, des créations écolos qui seront présentées lors d’un défilé mardi soir.

Les deux stylistes, pionniers de la mode durable, ont rencontré l’an dernier le prince de Galles, qui est depuis longtemps féru d’écologie.

«Nous discutions des différentes plantes sur lesquelles nous faisions des recherches, comme les orties, le raifort ou le cerfeuil sauvage et il nous a dit: ‘‘J’ai plein d’orties à Highgrove House (NDLR la résidence de campagne du prince Charles), pourquoi ne pas venir les prendre?’’», a raconté à l’AFP Vin, la moitié britannique du duo.

C’est ainsi qu’a débuté une collaboration improbable entre un membre de la famille royale et des stylistes qui se décrivent comme «très punks» et se cachent derrière de grandes lunettes de soleil. «C’est une union très bizarre», avoue Vin.

Mais le prince Charles est «époustouflant» assure Omi, styliste originaire de Singapour. «On ne penserait pas qu’un futur roi d’Angleterre s’intéresserait à ces questions», mais en réalité, «les discussions sur l’environnement le captivent».

Le résultat de ce partenariat insolite sera présenté mardi soir au prestigieux Savoy Hotel, au coeur de Londres, en marge de la Fashion Week.

Manteau d’ortie

Parmi les pièces, un élégant manteau beige ressemblant à de la laine, mais créé avec plusieurs milliers de plants d’orties - dans lequel on imaginerait bien Camilla, la seconde épouse de Charles.

Les plants ont été collectés par une équipe d’étudiants de l’université Oxford Brookes puis débarrassés de leurs feuilles.

Les deux stylistes ont développé une technique pour récupérer les fibres de chaque tige d’ortie puis les transformer en fibre duveteuse, blanchie avec des produits naturels qui ne nuisent pas à l’environnement.

Plantes urticantes, souvent vues comme de mauvaises herbes, «les orties sont utilisées depuis les anciens temps pour faire des vêtements, par ceux qui n’avaient pas de terres», observe Vin.

Travailler ces plantes est «laborieux, mais c’est faisable», selon lui.

Avec le jardinier en chef de Highgrove House, située dans le Gloucestershire (sud-ouest de l’Angleterre), le duo s’intéresse aussi à la façon dont d’autres éléments du parc voués à être jetés -- comme des sacs à végétaux ou des pots de fleurs - pourraient être utilisés de manière créative.

Du bois venant de la propriété du prince Charles a déjà été récupéré pour concevoir des bijoux que porteront mardi les mannequins.

Du cuir de champignon

Parmi les autres créations présentées mardi soir par Vin + Omi, des vêtements créés à partir de plastique collecté dans les fleuves et océans et réutilisé.

Le Victoria and Albert (V&A) Museum, grand musée d’art et de design à Londres, compte acquérir certains de ces habits pour enrichir sa collection permanente consacrée à la mode durable.

Au moment où l’urgence climatique fait la Une des médias, les créations de Vin + Omi semblent s’inscrire dans l’air du temps. Mais «Il y a 20 ans, quand on a été diplômés, on nous prenait pour des hippies, on prédisait que la mode durable ne serait jamais un grand sujet de préoccupation», se rappelle Omi, 43 ans.

Le mouvement écologiste Extinction Rebellion, qui a organisé des manifestations aux abords de la Fashion Week est «génial», estime Omi.

«Ils font ce qu’il faut faire en mettant la pression sur les institutions», ajoute-t-il, estimant que l’industrie de la mode ne fait pas grand-chose, excepté du «green washing», des mesures superficielles pour se donner une bonne conscience en matière de protection de l’environnement.

«Nous, on se rebelle en allant à l’intérieur du système et en montrant ce qu’on peut faire», plaide-t-il.

Le duo travaille sur une quarantaine de projets, du Royaume-Uni à la Chine en passant par les États-Unis où ils transforment le plastique collecté dans le fleuve Hudson à New York en T-shirts distribués localement.

Ils explorent l’usage d’autres matières naturelles comme la fabrication de cuir à partir de marrons ou de champignons.

P'tit cuistots

Passion pommes

Un peu partout dans la région, les vergers regorgent de beaux fruits rouges et verts prêts à être cueillis… et cuisinés! C’est assurément une de mes sorties favorites de l’automne, surtout parce qu’elle se conclue indéniablement par un dessert fraichement sortis du four le soir venu!

Je ne peux m’expliquer le sentiment de réconfort et de nostalgie qui m’habite lorsque je prépare un dessert aux pommes. Un mélange de souvenirs d’enfances et de fébrilité à l’idée que l’automne s’installe — ma saison préférée — avec ses couleurs, ses parfums de terre et ses matins frisquets.

Si tu as envie, toi aussi, de cuisiner les pommes, je te propose une version revisité du fameux carré aux dattes… fait avec des pommes! C’est délicieux et rapide à concocter. Et avec une boule de crème glacée à la vanille, ce sera la fête dans l’assiette! 

CARRÉ AUX POMMES

Ingrédients

  • 6 pommes (idéalement la Honeycrisp, la Lobo ou la Cortland)
  • ¼ tasse de sirop d’érable
  • le jus d’un citron
  • ¼ c. à thé de muscade moulue
  • ¼ c. à thé de cannelle moulue
  • ⅔ tasse de beurre, tempéré
  • ½ tasse de sucre d’érable ou de cassonade
  • 1 c. à thé de vanille
  • 1 ¼ tasse de farine blanche non-blanchie
  • 1 ¼ tasse de flocons d’avoine à cuisson rapide
  • ½ c. à thé de bicarbonate de soude
  • ½ c. à thé de sel

Restaurants

Patrice Demers signe une collection de Noël pour Ladurée

La prestigieuse maison française Ladurée, célèbre pour ses macarons, a annoncé il y a quelques jours une collaboration avec le chef pâtissier montréalais Patrice Demers, qui a «puisé son inspiration dans ses souvenirs d’enfance» pour créer la bûche signature «Atoca».

Comme son nom l’indique, les canneberges sont au cœur de cette bûche, alors que le sirop d’érable «vient équilibrer leur acidité», indique M. Demers, qui tient la boutique Patrice Pâtissier dans la métropole.

Biscuit fait de farine de sarrasin, chantilly et mousse crémeuse au chocolat composent également ce dessert, offert en décembre dans les boutiques Ladurée (à Vancouver et Toronto au Canada).

La mythique maison parisienne a également utilisé des ingrédients chers au chef pour concevoir ses macarons: noix de pécan et sirop d’érable, camerise, thé du Labrador enrobé de chocolat noir. Pour info: laduree.fr

Le Mag

3 Poules, de l’île à la ville

Établie depuis six ans dans un poulailler de l’île d’Orléans, la boutique 3 Poules se dote d’une seconde adresse… en ville cette fois.

Le commerce de décoration a ouvert ses portes au 10, Côte de la Fabrique, dans le Vieux-Québec (à deux pas du Simons). Comment décrire le style 3 Poules? Chic rustique, farmhouse éclectique, restauration d’antiquités «tendance»? Isabelle Beaulieu, copropriétaire avec sa sœur Christine, y voit un style «maison de ferme moderne».

Elle cite en inspiration Joanna Gaines de l’émission Pas le choix de rénover! à Canal Vie (version française de Fixer Upper à HGTV). Bref, de la vaisselle anglaise à la déco scandinave, on trouve bien des choses dans ce magasin-concept de 2000 pieds carrés.

«On comble un besoin dans ce secteur où on ne trouvait pas beaucoup d’articles de déco et de cuisine», dit Mme Beaulieu.

Info : 3poulesenligne.com

Nous, les humains

Le charisme, ça s’apprend?

CHRONIQUE / Au printemps 2008, Michelle Obama a été convoquée dans le bureau de David Axelrod, le stratège politique en chef de Barack Obama.

À l’époque, Barack faisait campagne contre Hillary Clinton pour être élu à la tête du parti démocrate. Les sondages ne lui étaient pas favorables. Et sa femme était prise dans un tourbillon médiatique après une déclaration maladroite qui avait été perçue comme antipatriotique.

«J’avais le sentiment que ma cause était perdue [...]», écrit Michelle Obama dans Devenir, son autobiographie. «J’étais une femme, une femme noire et une femme forte, ce qui pour certaines personnes imprégnées d’une certaine mentalité, ne pouvait vouloir dire qu’une chose : j’étais une “femme noire en colère”». 

Alexrod lui a fait regarder les vidéos de certaines de ses allocutions publiques, sans son. Michelle devait se concentrer sur son langage corporel. Son visage était «trop sérieux, trop sévère — du moins, pour ce qu’on attend d’une femme», décrit Michelle. «Je comprenais comment l’opposition avait sélectionné ces images pour me construire une image de harpie furibonde». 

C’était injuste et sexiste — Barack, lui, ne se faisait jamais reprocher d’avoir l’air trop sérieux ou de ne pas sourire assez. Mais Michelle refusait de tomber dans le piège de ses rivaux. Alors, elle a adopté un ton plus décontracté, un savant mélange de grandes idées et de familiarité mêlant l’humour, l’autodérision et les anecdotes aux discours politiques. 

Après ce moment charnière dans le bureau d’Axelrod, Michelle Obama a changé de cap vers la charismatique oratrice qu’on connaît aujourd’hui. «Je venais de comprendre qu’il y avait dans ce jeu politique un côté spectacle que je ne maîtrisais pas», écrit-elle. 

***

Souvent, quand on entend parler de gens charismatiques, on a l’impression qu’ils ont reçu une sorte de don du ciel. Mais l’autobiographie de Michelle Obama nous montre que le charisme n’est pas seulement inné; il peut aussi s’apprendre, du moins en partie. 

Comme Michelle l’a constaté, le charisme passe beaucoup par le langage non verbal. Votre posture, l’expression sur votre visage, la manière dont vous bougez ou regardez la personne devant vous parlent à votre place. 

Le problème, c’est que le langage du corps est difficile à contrôler, car il reflète involontairement votre état d’esprit, explique Olivia Fox Cabane, dans son essai Le Charisme démythifié : comment se démarquer, convaincre et rassembler (2015). 

Ancienne directrice de StartX, un accélérateur de démarrage d’entreprises technologiques associé à l’Université de Stanford, Mme Fox Cabane note que quand vous êtes anxieux, par exemple, des microexpressions se lisent votre visage qui indiquent que vous êtes stressé. Les autres le perçoivent instinctivement et chuchotent : «oh, il a l’air nerveux». 

La solution, estime l’auteur, est d’essayer de changer son état d’esprit avant de faire une activité sociale — aller à un party, réseauter, prononcer un discours. Comme le cerveau réagit de manière similaire à l’imagination et à la réalité, se visualiser comme une personne confiante peut se refléter ensuite dans notre langage corporel. 

À l’inverse, Amy Cuddy, une chercheure en psychologie sociale qui a enseigné à l’Université Harvard, propose de modifier son langage corporel pour influencer son état d’esprit. En adoptant une «posture de pouvoir» (power posing) — épaules vers l’arrière, torse ouvert, menton haut et droit —, on peut influencer la manière dont on perçoit notre propre assurance, a-t-elle démontré. 

«Lorsque vous prétendez être puissant, il y a plus de chances que vous vous sentiez vraiment puissant», a expliqué Cuddy au Figaro. 

Mais projeter une image forte ne suffit pas à conquérir les cœurs si on n’arrive pas à être chaleureux en même temps, prévient Fox Cabane. Les gens charismatiques donnent le sentiment qu’ils veulent utiliser leur pouvoir au bénéfice des autres. 

L’auteur donne l’exemple de deux candidats à l’élection britannique de 1868, William Gladstone et Benjamin Disraeli. Les deux projetaient une image de puissance, d’intelligence et de savoir, mais Disraeli était chaleureux en plus. Une femme qui a dîné avec les deux a résumé leur différence. 

«Après avoir dîné avec M. Gladstone, je pensais que c’était la personne la plus intelligente en Angleterre. Mais après avoir dîné avec M. Disraeli, je pensais que j’étais moi-même la personne la plus intelligente en Angleterre.» Devinez qui a gagné l’élection? Oui, Disraeli. 

Michelle Obama incarne à la perfection ce mélange de force et de chaleur. Et c’est peut-être ce qui fait qu’elle a été aussi populaire comme première dame — ça et sa performance mémorable au Carpool Karaoke de James Corden.

Mais avant d’être en mesure de remplir le Centre Vidéotron à deux semaines d’avis, elle a prononcé des centaines, voire des milliers de discours aux États-Unis et dans le monde. Elle a été critiquée, s’est ajustée, a encore été critiquée, et s’est encore et encore ajustée. 

Et maintenant qu’on célèbre son charisme partout où elle passe, elle doit sourire en pensant à cette journée où elle a été convoquée dans le bureau d’Axelrod. 

Le Mag

Gourmets, les petits Québécois? Des sushis dans la boîte à lunch

Steak saignant, sushis, tofu mariné, mochis… les goûts culinaires des petits Québécois semblent exploser ces dernières années. Sans qu’ils renient la poutine ou le spaghetti. Une experte nous livre ses explications. Mais juste avant, voici quelques réponses savoureuses de jeunes qui ont participé au questionnaire non scientifique du Mag sur leurs préférences à la maison, au restaurant et dans la boîte à lunch.

Q Es-tu plus poutine ou sushis?

«Trop difficile de choisir!»  —Anaïs, 12 ans, Québec
«C’est quoi des sushis? J’ai jamais goûté à la poutine.»  —Sandrine, 5 ans, Saint-Augustin-de-Desmaures

Au total, 8 filles et 1 garçon ont choisi les sushis, tandis que 4 garçons et 4 filles préfèrent la poutine. 

Q Le tofu et le guacamole, qu’en penses-tu? 

«Ark! Mauvais mélange!»  —Constance, 8 ans, Québec
«Le tofu, c’est bon, mais ma mère exagère, donc ce n’est plus bon. Le guacamole, c’est winner.»  —Frédérique, 14 ans, Lévis
«Le tofu mariné et grillé, c’est bon. Le guacamole, c’est bon, mais pas les avocats.»  —Xavier, 10 ans, Québec
«Je pense que ce n’est pas mangeable. Désolé pour les végés.»  —Maverick, 11 ans, Québec
Tofu, pouce en bas, guacamole, pouce en l’air pour Sophie, 6 ans, de Lévis

Q Tu aimes ton steak saignant, rosé, bien cuit, en steak haché, en boulettes ou autre? 

«En boulettes. J’adore tout ce qui contient des boulettes : le ragoût, le spaghetti bolognaise…»  —Damien, 11 ans, Montréal
«Le quatrième que tu as dit, en steak haché»  —Sophie, 6 ans, de Lévis
«Le moins de viande possible et surtout pas de cheval.»  —Anaïs, 12 ans, Québec
«Rosé, sur le barbecue et j’aime aussi les boulettes»  —Charles, 11 ans, Québec

Sept autres jeunes ont répondu prendre leur steak saignant, s’il vous plaît!

Q Quel est ton repas préféré à la maison et pourquoi? 

«Le poulet parmigiana de mon père, parce que c’est bon.»  —Paul, 11 ans, Québec
«Le spaghetti, parce que c’est maman qui fait la sauce.»  —Danaé, 13 ans, Québec
«Le poke bowl de saumon avec des herbes fraîches, du chou rouge, des suprêmes d’orange, des fraises, du concombre et de la chapelure panko, miam! C’est un mélange de bons aliments sains et frais, sur un riz chaud, c’est juste wow!»  —Zoé, 10 ans, Lac-Beauport
«Le Kraft Dinner, parce que c’est facile à faire et ça a un très bon goût.»  —Maverick, 11 ans, Québec
«Les vols-au-vent au poulet, parce que j’ai goûté un jour et j’aime ça.»  —Romane, 8 ans et demi, Saint-Augustin-de-Desmaures

Parmi les réponses, nous avons relevé 10 préférences pour les pâtes en général, dont deux pour le Kraft Dinner, et trois pour les bols poke (salade d’origine hawaïenne, généralement avec du poisson en dés). 

Régal

Des recettes à la tonne!

On vous présentait récemment quelques parutions gourmandes, voilà que la fin de l’été nous amène une foule d’autres nouveautés pour s’éclater en cuisine. Et les livres de recettes végétaliennes ont la cote, comme en fait foi le nombre d’ouvrages y étant consacrés! Voici quelques suggestions.

Boules d'énergie

Besoin d’une petite dose d’énergie? En voici 100 versions! Les boules d’énergie de la nutritionniste holistique Christal Sczebel sont fabriquées avec des céréales, fruits, noix et grains entiers et conviennent aux régimes végétaliens : elles ne contiennent ni gluten, ni œuf, ni soya, ni produits laitiers. En plus, elles ne nécessitent aucune cuisson et se congèlent, afin d’avoir toujours à portée de main une collation nourrissante. Des exemples? Boules tartes aux pommes et beurre d’amandes au déjeuner, pain d’épices au chocolat noir dans la boîte à lunch, citron et noix du Brésil pour «stimuler le cerveau», abricot et noix de cajou pour «améliorer la performance», double chocolat et cerises à l’heure du coucher «pour stimuler votre libido ou favoriser le repos et la relaxation», dit-on.

Boules d’énergie, Broquet, 128 pages, 22,95 $

Le p'tit Mag

Brigade scolaire : sains et saufs, de l’école à la maison

Avec la rentrée, les brigadiers adultes et écoliers ont enfilé leur dossard et repris du service. Ils sont là pour s’assurer que tu traverses la rue sans danger, mais aussi pour t’apprendre les règles de sécurité quand tu te déplaces seul. Crois-tu avoir les qualités requises pour faire partie de la brigade scolaire?

Petit cours de sécurité