Reykjavík, la capi­tale islandaise

David Langlois, expert en bionique à Reykjavík

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : David Langlois

Âge : 42 ans

Profession : Ingénieur en mécanique, directeur en recherche et développement – Solutions Bioniques chez Össur

Trajectoire 

«Ma conjointe et moi avons quitté Saint-Jacques-de-Leeds, en Chaudière-Appalaches, début 2010 pour nous installer en Islande. Nous habitons maintenant la banlieue de Reykjavík, la capitale islandaise.» 

Raison

«En 2009, alors que je travaillais chez Victhom Bionique Humaine, à Saint-Augustin-de-Desmaures, la compagnie a décidé de se départir du volet recherche et développement en application prothétique. 

Össur, le partenaire commercial de Victhom, s’est porté acquéreur des opérations et de la propriété intellectuelle relié au Power Knee, une prothèse de genou motorisée sur laquelle je travaillais comme leader technique. Össur, qui s’apprêtait à commercialiser le Power Knee, désirait poursuivre ce projet et m’a offert de me joindre à leur équipe de recherche et développement à Reykjavík, en Islande. 

Ma conjointe et moi avons décidé de tenter l’aventure, elle aussi chez Össur, dans un autre département. En février 2010, deux semaines après avoir terminé chez Victhom Bionique Humaine, nous sommes partis pour l’Islande.» 

David Langlois, au centre, en session de travail chez Össur avec deux collègues.
Entraînement chez Össur d’un participant pour le Cybathlon 2016. Le Cybathlon est une forme d’olympiades pour athlè­tes handicapés autorisés à utiliser des technologies d’assistance bionique.

Le plus dur à apprivoiser… 

«La noirceur hivernale, la pluie horizontale et le vent incessant. Le langage, que je suis encore loin de maîtriser, représente un défi. Beaucoup de sons et de lettres ne s’apparentent pas au français. Avec l’augmentation du tourisme depuis quelques années, il est cependant plus facile de se faire comprendre en anglais.» 

Aujourd’hui, je vis comme un Islandais parce que...

«Nous avons une prédilection pour les vêtements en laine de fabrication locale. Nous sommes capables d’appliquer les règles de circulation aux ronds-points, qui semblent être à l’opposé de celles utilisées ailleurs en Europe et d’une certaine manière, à l’inverse de toute logique.»

Voyage d’observation des baleines sur un petit voilier à Húsavík, dans le nord de l’Islande.

Je mange...

«Du poisson sous toutes ses formes : de la morue fraîche, de l’omble de l’Arctique, du saumon local, ainsi que plusieurs autres sortes de poisson dont je ne saurais dire le nom, ou encore moins le prononcer correctement en Islandais. On mange beaucoup d’agneau et du renne durant le temps des Fêtes.»

J’habite...

«Kópavogur, en banlieue de Reykjavík. Nous habitons un appartement à proximité du lac Elliðavatn et du parc national de Heiðmörk, situé à une dizaine de minutes de notre lieu de travail. La circulation intense et les embouteillages sont assez rares à Reykjavík. Je voyage à vélo entre le bureau et la maison, ce qui rend les déplacements encore plus efficaces.»

Première neige de l’année sur Esja, un massif de montagnes volcaniques basaltiques et une destination populaire pour la randonnée pédestre. Vue depuis le bureau chez Össur.

Je m’ennuie... 

«Des arbres et des forêts du Québec. Le peu d’arbres que l’on trouve en Islande sont dispersés et de petite taille. Il y a de petits espaces boisés, fruit d’un effort de reforestation depuis plusieurs dizaines d’années. L’adage islandais dit que si l’on se perd dans une forêt islandaise, il suffit de se tenir debout pour retrouver son chemin… Je m’ennuie aussi des supermarchés à grande surface. Ici, il n’y a que des petits marchés et chaque chaîne a sa propre sélection de produits. On doit donc s’habituer à faire les courses en plusieurs arrêts.»

Glymur, la deuxième plus haute chute d’eau en Islande
Gunnuhver, source chaude située sur la péninsule de Reykjanes, en Islande

Je reste branché au Québec en... 

«Lisant La Presse et Le Soleil et en restant en contact avec la famille. Maintenant que l’on peut s’envoler pour l’Islande directement de Montréal, les déplacements sont facilités et cette liaison directe nous permet de visiter le Québec quelquefois par année.» 

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec... 

«Le réseau de pistes cyclables qui s’étend à toute la ville de Reykjavík et les villes de banlieue. L’utilisation de la géothermie comme source d’énergie (eau chaude et électricité).»

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