Des enfants de l’école de la Passerelle à Lac-Saint-Charles s’agitent durant une période consacrée à l’activité physique.

Bougeotte organisée et amusante à l'école de La Passerelle

Les enfants, ça bouge. C’est très vrai chez les jeunes du niveau primaire. C’est juste normal. Leur bougeotte n’est pas toujours structurée, pas tellement efficace, parfois dérangeante pour la classe. Et pourtant, une fois organisée dans des exercices, la bougeotte sera profitable à bien des points de vue.
Ça bouge  dans les classe de l’école de La Passerelle du Lac St-Charles.

Emy, élève de 6e année à l’école La Passerelle à Lac-Saint-Charles, n’était pas très sportive, mais depuis qu’elle participe aux activités pour faire bouger tout le monde au moins une heure par jour, elle y a pris goût. Elle aime bouger au point qu’elle s’est inscrite à des cours de karaté.

Raphaël, dans la même classe, affirme que les activités physiques à l’école l’amènent à développer de bonnes habitudes de vie. Et Alexis ajoute que les exercices l’aident à mieux se concentrer avant les examens.

Dans la classe de Mélanie Giguère en 4e et 5e année, où des élèves s’occupent de guider les exercices quotidiens, c’est le même constat : tout le groupe adore faire des exercices. Ça permet de vider le trop-plein d’énergie pour reprendre la routine de l’apprentissage. Et Jack, qui vit avec le syndrome du TDAH ajoute : «Moi, faire du soccer, ça me permet de rester concentré sur ce que j’ai à faire.»

Tout le monde dans l’école, de la maternelle en passant par tous les niveaux du primaire jusqu’au service de garde, et même les professeurs entrent dans la grande danse de bouger au moins 60 minutes par jour dans le projet «On bouge au cube».

On s'amuse ferme dans le gymnase.

Initié par le professeur d’éducation physique Christian Lavoie avec les professeures Marie-Andrée Bleau et Josée St-Pierre, le programme de l’école bénéficie d’une subvention de 17 600 $, de l’aide en matériel et de l’accompagnement du groupe Force 4 créé par Le Grand Défi Pierre Lavoie.

Quelque 450 écoles en provinces, dont 11 dans la Commission scolaire des Premières Seigneuries devaient présenter un projet qui engagerait toute l’école pour être approuvée et recevoir des subventions pendant trois ans. La directrice de l’école, Nathalie Hébert, a approuvé le projet et aujourd’hui, elle se dit fière des résultats. Tous les enfants bougent et tout le petit monde de l’école adore ça.

On s'amuse aussi dehors à  l’école de La Passerelle du Lac St-Charles.

«Nous voulons que l’exercice fasse partie d’un mode de vie, explique Christian Lavoie. En commençant dès le jeune âge, ça deviendra un acquis. Les entrées à l’école le matin et le midi servent à bouger, comme les récréations. Cela nous donne déjà 50 minutes d’activités tous les jours en dehors de l’heure d’éducation physique. Et tous les professeurs se sont engagés à ajouter un 20 minutes par jour pour les élèves.»

Dans les classes que Le Soleil a visitées, les jeunes sont très contents. Ils adorent l’exercice. Bouger, ça leur fait du bien. Ça parait dans leurs visages souriants et espiègles. Même les petits de la garderie tenaient à démontrer ce qu’ils pouvaient faire, que ce soit des étirements, la marche du flamant rose ou des figures de yoga.

Glisser fait partie des activités de la récréation.

Pendant ce temps, dans le gymnase, les grands de 6e année jouent à une variante du ballon-chasseur. Lorsqu’un joueur est touché, il va sur les lignes de côté faire une série d’exercices avant de revenir au jeu.

Non, ce n’est pas de l’entraînement, mais une partie de plaisir. Ça se voit à l’énergie qu’ils déploient pour revenir sur le terrain. Et dehors, la cour est organisée pour le sport. Les aménagements futurs transformeront les lieux en zones thématiques pour le plaisir de bouger.

En plus de favoriser la réussite et soutenir la motivation à l’école, Christian Lavoie ajoute que toutes ces activités créent un sentiment d’appartenance en plus d’aider les élèves à développer leur estime de soi en se dépassant.

Et le yoga fait partie des exercices.