Bière

Virée en Gaspésie (2e partie)

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré de ses rencontres et découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière. Le voici en Gaspésie pour cette chronique en deux parties.

Alimentation

On a goûté aux bières sans gluten

Quand vient le temps de se rafraîchir avec une bonne bière, les personnes intolérantes au gluten ont un choix bien limité : à ce jour, seuls Brasseurs Sans Gluten et la Microbrasserie Nouvelle France s’adressent à cette frange non négligeable de consommateurs.

Comme le brassage sans gluten exige des ingrédients sans gluten (sarrasin, millet, quinoa et autres), le goût de ces produits est légèrement différent des bières «normales» — pour le meilleur et pour le pire, dépendant des goûts. 

Joie pour ces buveurs avides de nouveaux produits, Brasseurs du Monde, grâce à une innovation fort intéressante, vient d’élargir la palette de choix pour les gens souffrant de cette intolérance. Ainsi, la microbrasserie de Saint-Hyacinthe concocte des breuvages avec des céréales que l’on retrouve dans les bières standards (l’orge et le blé, majoritairement), avant de tout simplement retirer le gluten du liquide en en fragmentant les particules. Résultat : des bières dites «dégluténisées», ne pouvant contenir que de très faibles traces de gluten, qui, au goût, ne présentent absolument aucune différence avec les bières ordinaires. 

Quant aux quatre bières proprement dites, elles arrivent à point pour les belles journées : titrant entre 4 % et 4,9 % d’alcool, elles sont faciles à boire et tout à la fois bien goûteuses. La Pale Ale belge s’avère la plus relevée du lot, elle qui saura séduire tout amateur de enkel belge. La Saison au thé vert et la Blanche jasmin et ginseng, de leur côté, sont tout en délicatesse. L’amertume modérée de la Saison est bien balancée par le goût du thé vert, bien perceptible, tandis que la Blanche ravira les amateurs de bières aromatiques et parfumées. 

Pour ce qui est de la Ambrée aux herbes, elle offre, tel qu’annoncé, un heureux mélange de différentes herbes qui procurent la sensation agréable d’une bonne tisane. Au final, Brasseurs du Monde, sans offrir des produits mémorables avec ces nouveautés, comble un intéressant besoin, tout en respectant ses habituelles normes de qualité. Une belle initiative que sauront saluer ceux et celles qui doivent fuir le gluten.  ­

Bière

Ottawa envisage d'obliger l'étiquetage des ingrédients sur la bière

OTTAWA — Votre bière est sur le point de subir une transformation gouvernementale.

Des responsables fédéraux proposent des changements aux normes sur la bière à l’échelle du pays qui élargiraient le nombre d’ingrédients autorisés et forceraient les brasseurs à énumérer chaque ingrédient sur une cannette ou une bouteille.

Même la définition canadienne de la «bière» serait modifiée.

Ces changements marqueraient une révision majeure des normes sur la bière mises en vigueur il y a plus de 30 ans, mais elles doivent d’abord faire l’objet d’un processus de consultations publiques, lancé discrètement il y a quelques jours.

Les passionnés de la bière qui observent de près l’industrie depuis des années affirment que les propositions aideraient à adapter les réglementations à l’explosion de styles et de types de bières. Entre 1990 et 2017, le nombre de brasseries canadiennes a grimpé de 62 à un peu plus de 750, tandis que le nombre de marques de bière a crû d’environ 400 à plus de 7000.

Stephen Beaumont, coauteur de «The World Atlas of Beer», affirme qu’il y a un certain nombre de bières sur le marché aujourd’hui qui enfreignent les normes existantes, soit par leurs ingrédients ou leurs méthodes de fermentation.

«Ce sont des choses qui ont cours et les réglementations sont tout simplement à la traîne», a soutenu M. Beaumont.

Les bières n’auraient plus à avoir l’arôme, le goût et les caractéristiques «généralement attribués à la bière» ou à être catégorisées dans divers styles ou genres comme ale, stout, porter ou liqueur de malt. Plutôt, les responsables proposent d’établir des limites sur le contenu en sucre et de simplifier le langage concernant l’usage d’additifs qui contribueraient à définir ce qu’est une bière.

Aussi, il y aurait une liste plus large d’herbes et d’épices entre autres ingrédients pouvant être utilisés dans le processus de brassage.

«Nous n’allons pas exclure quoi que ce soit qui est actuellement défini comme une bière, mais cela fournira des paramètres aux brasseurs avec lesquels travailler», a soutenu Luke Harford, président de Bière Canada, une association commerciale canadienne qui représente plus de 50 entreprises constituant environ 90 pour cent des bières au Canada.


Expositions

Une exposition sur l’histoire de la bière à l’îlot des Palais

Amateurs de bière, revenez aux origines!

À partir de mercredi et jusqu’au 31 décembre 2019 une nouvelle exposition retraçant 125 ans d’histoire de la bière s’installera à L’Ilôt des Palais du 8, rue Vallière.

Ici on brassait la bière! se penche sur la fabrication et le commerce de l’elixir houblonné de la brasserie Jean Talon à la Boswell-Dow à travers une mine d’artefacts, d’objets de collections et d’images d’archives inédites des voûtes Talon. Des espaces numériques et olfactifs sont aussi prévus.