Bière

Les bières biologiques

CHRONIQUE / Les produits biologiques ont la cote au Québec. On en retrouve de plus en plus et les magasins spécialisés proposent une gamme variée de plus en plus étendue. Il est dorénavant possible de faire son épicerie uniquement avec des produits bio. La chaîne d’épicerie Rachelle Béry, connue pour sa grande sélection de produits biologiques, a d’ailleurs fait le pari d’identifier les bières biologiques de son offre globale de bières de microbrasseries. Mais au fond, qu’est-ce qu’une bière biologique ?

Un produit biologique doit répondre à des règles strictes. Par exemple, il est interdit d’utiliser des pesticides ou des herbicides chimiques sur les cultures. Le désherbage doit se faire mécaniquement ou par tout autre moyen « naturel ». Même chose du côté du renforcement des sols, qui n’implique pas de produits fertilisants chimiques ou autres. Des techniques de rotation de cultures ou d’épandage de matières organiques sont requises. Et, bien entendu, pas de semences génétiquement modifiées. On utilise plutôt des semences non altérées. Pour les produits transformés, comme la bière, il est également interdit de leur ajouter des colorants chimiques, des additifs ou des arômes artificiels. Aucun agent de conservation chimique n’est également autorisé.

Bières

Trois fromages bien arrosés

CHRONIQUE / Une fois n’est pas coutume. Je vous propose une chronique qui met surtout en vedette les fromages et non la bière. Mais rassurez-vous, on parle d’accords bières et fromages, c’est promis.

Depuis mon arrivée sur le sol québécois, je ne me lasse pas de découvrir son terroir. Les fromages ont fait un bond extraordinaire ces dernières années. On en retrouve d’excellents, affinés par des gens passionnés. Pas besoin d’avoir le titre de meilleur fromage au monde pour plaire aux gens; il suffit d’écouter l’artisan. Je vous propose trois fromages au lait cru, une méthode de fabrication que j’adore.

Bières

Le prix de la bière

CHRONIQUE / L’actualité des dernières semaines a secoué le petit monde de la bière en Ontario.

Début août, Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a invité plusieurs brasseries à vendre de la bière à 1 $ la canette à partir du 27 août. Une initiative très mal reçue par l’ensemble des brasseries artisanales de làs-bas qui voient, dans ce message, celui d’un produit qui doit se vendre à rabais et ne méritant pas qu’on s’attarde à son rapport qualité-prix. De très nombreuses brasseries ontariennes ont donc gentiment refusé l’offre, créant par défaut un débat sur le prix de la bière.

Bière

De la Mauricie au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré de ses rencontres et découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière.

Bière

Virée en Gaspésie (2e partie)

Pendant l’été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré de ses rencontres et découvertes sur les routes du Québec, mais également d’Europe. « Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière. Le voici en Gaspésie pour cette chronique en deux parties.

Alimentation

On a goûté aux bières sans gluten

Quand vient le temps de se rafraîchir avec une bonne bière, les personnes intolérantes au gluten ont un choix bien limité : à ce jour, seuls Brasseurs Sans Gluten et la Microbrasserie Nouvelle France s’adressent à cette frange non négligeable de consommateurs.

Comme le brassage sans gluten exige des ingrédients sans gluten (sarrasin, millet, quinoa et autres), le goût de ces produits est légèrement différent des bières «normales» — pour le meilleur et pour le pire, dépendant des goûts. 

Joie pour ces buveurs avides de nouveaux produits, Brasseurs du Monde, grâce à une innovation fort intéressante, vient d’élargir la palette de choix pour les gens souffrant de cette intolérance. Ainsi, la microbrasserie de Saint-Hyacinthe concocte des breuvages avec des céréales que l’on retrouve dans les bières standards (l’orge et le blé, majoritairement), avant de tout simplement retirer le gluten du liquide en en fragmentant les particules. Résultat : des bières dites «dégluténisées», ne pouvant contenir que de très faibles traces de gluten, qui, au goût, ne présentent absolument aucune différence avec les bières ordinaires. 

Quant aux quatre bières proprement dites, elles arrivent à point pour les belles journées : titrant entre 4 % et 4,9 % d’alcool, elles sont faciles à boire et tout à la fois bien goûteuses. La Pale Ale belge s’avère la plus relevée du lot, elle qui saura séduire tout amateur de enkel belge. La Saison au thé vert et la Blanche jasmin et ginseng, de leur côté, sont tout en délicatesse. L’amertume modérée de la Saison est bien balancée par le goût du thé vert, bien perceptible, tandis que la Blanche ravira les amateurs de bières aromatiques et parfumées. 

Pour ce qui est de la Ambrée aux herbes, elle offre, tel qu’annoncé, un heureux mélange de différentes herbes qui procurent la sensation agréable d’une bonne tisane. Au final, Brasseurs du Monde, sans offrir des produits mémorables avec ces nouveautés, comble un intéressant besoin, tout en respectant ses habituelles normes de qualité. Une belle initiative que sauront saluer ceux et celles qui doivent fuir le gluten.  ­

Bière

Ottawa envisage d'obliger l'étiquetage des ingrédients sur la bière

OTTAWA — Votre bière est sur le point de subir une transformation gouvernementale.

Des responsables fédéraux proposent des changements aux normes sur la bière à l’échelle du pays qui élargiraient le nombre d’ingrédients autorisés et forceraient les brasseurs à énumérer chaque ingrédient sur une cannette ou une bouteille.

Même la définition canadienne de la «bière» serait modifiée.

Ces changements marqueraient une révision majeure des normes sur la bière mises en vigueur il y a plus de 30 ans, mais elles doivent d’abord faire l’objet d’un processus de consultations publiques, lancé discrètement il y a quelques jours.

Les passionnés de la bière qui observent de près l’industrie depuis des années affirment que les propositions aideraient à adapter les réglementations à l’explosion de styles et de types de bières. Entre 1990 et 2017, le nombre de brasseries canadiennes a grimpé de 62 à un peu plus de 750, tandis que le nombre de marques de bière a crû d’environ 400 à plus de 7000.

Stephen Beaumont, coauteur de «The World Atlas of Beer», affirme qu’il y a un certain nombre de bières sur le marché aujourd’hui qui enfreignent les normes existantes, soit par leurs ingrédients ou leurs méthodes de fermentation.

«Ce sont des choses qui ont cours et les réglementations sont tout simplement à la traîne», a soutenu M. Beaumont.

Les bières n’auraient plus à avoir l’arôme, le goût et les caractéristiques «généralement attribués à la bière» ou à être catégorisées dans divers styles ou genres comme ale, stout, porter ou liqueur de malt. Plutôt, les responsables proposent d’établir des limites sur le contenu en sucre et de simplifier le langage concernant l’usage d’additifs qui contribueraient à définir ce qu’est une bière.

Aussi, il y aurait une liste plus large d’herbes et d’épices entre autres ingrédients pouvant être utilisés dans le processus de brassage.

«Nous n’allons pas exclure quoi que ce soit qui est actuellement défini comme une bière, mais cela fournira des paramètres aux brasseurs avec lesquels travailler», a soutenu Luke Harford, président de Bière Canada, une association commerciale canadienne qui représente plus de 50 entreprises constituant environ 90 pour cent des bières au Canada.


Expositions

Une exposition sur l’histoire de la bière à l’îlot des Palais

Amateurs de bière, revenez aux origines!

À partir de mercredi et jusqu’au 31 décembre 2019 une nouvelle exposition retraçant 125 ans d’histoire de la bière s’installera à L’Ilôt des Palais du 8, rue Vallière.

Ici on brassait la bière! se penche sur la fabrication et le commerce de l’elixir houblonné de la brasserie Jean Talon à la Boswell-Dow à travers une mine d’artefacts, d’objets de collections et d’images d’archives inédites des voûtes Talon. Des espaces numériques et olfactifs sont aussi prévus.

Bières

La bière et le fromage bleu

CHRONIQUE / Voilà un fromage qui ne fait pas l’unanimité. Et pourtant. Accompagné d’une bière, il se révèle très docile, mais surtout, un excellent complice d’une dégustation haute en saveurs. Je me suis donc donné comme mission de vous faire aimer le bleu.

Le fromage bleu surprend par sa couleur allant d’un beau bleu azur au vert. Il doit cette couleur au Penicillium roqueforti, du nom de la région du Roquefort, un ferment lactique qu’on incorpore dans le lait. Considérant que la couleur d’un fromage bleu n’est pas toujours bleue et que ses veines typiques offrent un magnifique persillage, on l’appelle surtout « fromage à pâte persillée ».

Pour beaucoup, la couleur est un frein à la découverte. Pour d’autres, c’est le goût prononcé et parfois piquant de ce fromage qui ne passe pas. Pour moi, c’est un gage de qualité et de savoir-faire. J’adore le fromage bleu, mais j’essaye de ne pas trop en manger, par exemple, avant une entrevue, car il a du caractère le petit !

Le bleu est le meilleur ami de la bière. Grâce à lui, j’ai fait mes meilleures expériences gastronomiques, une bière ou un cidre de glace à la main. 

Leur point commun ? Le sucre.

Avec le bleu, on se doit de sélectionner des produits alcoolisés sucrés. 

Dans les années 90, il était fort populaire de manger son fromage avec des figues et du porto. Ensuite est arrivé le cidre de glace. Maintenant, c’est la bière.

Le caractère puissant du fromage se doit d’accompagner une bière ronde ou liquoreuse. On y fait ainsi les meilleurs accords. Les Scotch Ale et Barley Wine anglais sont de très bonnes complices. Leur grande quantité de malts et leur faible amertume permettent de rivaliser avec la force de caractère du bleu et de le laisser respirer. Il s’ouvre ainsi en présentant des notes lactiques et herbacées. Même les Doppelbock et Weizenbock allemandes apprécient ce fromage. 

Derrière le sucre des bières se cachent quelques petites particularités de brassage qui vous feront vivre une expérience gustative intéressante. 

Voici deux bières à essayer avec le fromage bleu de votre choix. Mon préféré ? Le Bleu d’Elizabeth de la fromagerie du Presbytère. Un magnifique produit du terroir d’une des meilleures fromageries du Canada. Quitte à vous apprendre à aimer le bleu, autant que celui-ci soit à la hauteur !

Bières

Les nouveaux styles de bières

CHRONIQUE / La culture bière évoluant rapidement, de nouveaux styles de bières sont créés chaque année pour refléter l’imagination et la créativité des différents brasseurs à travers le monde. Voici quelques styles à découvrir.

Avant de commencer cette chronique, permettez-moi de me reprendre. Les brasseurs ne créent pas de styles; les styles sont l’évolution naturelle du dialogue entre consommateurs et brasseurs dans une région. Les styles se multiplient en partant de la source originale jusqu’à devenir un élément de référence. Par exemple, le style pilsner est originaire de la région de Pilsen, en Bohème. C’est la source d’une sympathique bière blonde de fermentation basse très agréable à boire, brassée avec du malt blond et du houblon Saaz. Aujourd’hui, le terme pilsner définit une bière blonde, de fermentation basse, brassée avec du malt pilsner et très souvent du houblon Saaz. C’est le fruit d’une évolution du langage jusqu’au développement du nom d’un style. C’est un peu comme les noms de famille au temps des colonies. On pouvait porter un nom et un surnom, mais c’est le surnom qui devenait le nom. Vous me suivez ? Moi non plus!