Alimentation

Les tartines à toute heure

Salée ou sucrée, végé ou carnée, au déjeuner ou pour un souper pressé… on craque pour les tartines!

Fort répandus en Europe, ces «sandwichs ouverts», bien qu’ils ne soient pas nouveaux chez nous, prennent timidement leur place au menu des cafés et restaurants de la capitale. Du côté de Saint-Romuald, au café O’Ravito, la chef Ann-Rika Martin en fait une spécialité et propose plusieurs déclinaisons de tartines avec ses produits faits maison.

«J’ai beaucoup voyagé, et lorsque je suis allée à San Francisco, j’ai eu un coup de foudre pour Tartine Bakery! Je travaillais déjà sur le projet du café [O’Ravito] à ce moment», indique Mme Martin, qui a été influencée par ses découvertes. 

Elle est aussi «passionnée par la Scandinavie», où les tartines — appelées Smørrebrøds — font partie de la cuisine traditionnelle danoise. Les pays scandinaves «ont le même climat que chez nous, ils se préparent d’avance pour l’hiver et travaillent les marinades, les produits au sel» tel le gravlax, explique la chef.

Actualités

Le chef du Bonne Entente pêche un thon de 500 livres

Le chef des restaurants de l’hôtel Bonne Entente, Patrick Dubé, pourra se vanter de servir du thon qu’il a lui-même pêché!

L’amateur de pêche a réussi à ramener dans la nuit de mercredi à jeudi un thon rouge de quelque 500 livres, pêché au large de Grande-Rivière, en Gaspésie. 

C’est la troisième fois que le chef Dubé, qui officiait auparavant au restaurant Saint-Amour, ramène lui-même une impressionnante prise pour ravir les amateurs de thon. 

La pêche, qui se fait durant la nuit en haute mer, a été rapide mais a nécessité une bonne heure de «combat» avec le poisson pour le ramener au bateau, a indiqué Patrick Dubé au Soleil, avouant avoir mal au dos. Il pouvait heureusement compter sur une équipe pour prendre le relais jusqu’à ce que la bête soit sortie de l’eau.

Le chef prévoit offrir un menu spécial où le thon sera à l’honneur au cours des prochaines semaines aux restaurants Monte Cristo et Monte Cristo Lounge du Bonne Entente, de même qu’à L’îlot repère gourmand de l’hôtel Entourage sur-le-lac, à Lac-Beauport.

Science

Université Laval: un fruit amazonien prévient l’obésité chez des souris suralimentées

QUÉBEC - La consommation d’extraits de camu-camu, un fruit originaire d’Amazonie, prévient l’obésité chez des souris soumises à un régime alimentaire riche en sucres et en graisse, selon une étude menée par des chercheurs de l’Université Laval et de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Cette découverte, dont les détails ont été publiés récemment dans la revue scientifique Gut, pourrait amener le camu-camu à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre l’obésité et les maladies métaboliques.

Le camu-camu contient 20 à 30 fois plus de vitamine C que le kiwi et cinq fois plus de polyphénols que la mûre.

Les chercheurs ont soumis deux groupes de souris à une diète riche en sucres et en gras pendant huit semaines. La moitié de ces souris recevaient quotidiennement des extraits de camu-camu. Au terme de l’expérience, le gain de poids chez les souris du groupe camu-camu était 50 pour cent moindre que celui observé chez les souris du groupe témoin et similaire à la prise de poids de souris consommant une diète faible en sucres et en lipides. Selon les chercheurs, l’effet anti-obésité du camu-camu s’expliquerait par une augmentation du métabolisme de base des souris recevant les extraits.

Les chercheurs ont aussi découvert que le camu-camu améliore la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline. De plus, il réduit la concentration d’endotoxines dans le sang et la réponse inflammatoire.

Le responsable de l’étude, le professeur André Marette de la Faculté de médecine de l’Université Laval, a expliqué que tous «ces changements s’accompagnent d’une reconfiguration du microbiote intestinal».

La transplantation de microbiote intestinal provenant de souris du groupe camu-camu à des souris sans microbiote intestinal a reproduit temporairement les mêmes effets métaboliques que la prise d’extraits de camu-camu, a-t-il ajouté. Ce serait donc par l’entremise du microbiote intestinal que le camu-camu produirait ses effets positifs sur le métabolisme.

M. Marette veut maintenant vérifier si le camu-camu produit les mêmes effets métaboliques chez l’humain.

Des extraits de camu-camu sont déjà commercialisés pour combattre la fatigue et le stress et pour stimuler le système immunitaire.

Affaires

La moitié des poissons et fruits de mer mal étiquetés

Une nouvelle étude révèle que près de la moitié des échantillons de poissons et de fruits de mer testés dans les épiceries et les restaurants canadiens étaient mal étiquetés.

Le rapport réalisé par le groupe Oceana Canada indique que 44 pour cent des 382 échantillons de poissons et de fruits de mer testés dans cinq villes canadiennes ne respectaient pas les exigences d’étiquetage de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Oceana Canada a envoyé les échantillons recueillis à un laboratoire de Guelph, en Ontario, qui a utilisé le «barcoding moléculaire» pour déterminer l’espèce de poisson. Cela a été comparé à la liste de l’ACIA, qui contient les noms de mise en marché acceptables pour diverses espèces de poissons.

Les échantillons étaient mal étiquetés 52 pour cent du temps dans les restaurants et 22 pour cent du temps chez les détaillants, y compris les épiceries et autres marchés.

Oceana Canada souhaite que le gouvernement fédéral augmente les exigences en matière d’étiquetage afin de les harmoniser avec celles de l’Union européenne.

L’ACIA, l’agence fédérale chargée d’atténuer les risques liés à la salubrité alimentaire et de surveiller la fraude alimentaire au pays, n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

L’enquête a révélé que le stromaté, le vivaneau et la limande à queue jaune étaient mal étiquetés 100 pour cent du temps.

On a souvent présenté aux consommateurs de l’escolar sous les noms de stromaté ou de thon blanc. L’escolar est parfois appelé «le laxatif de la mer», car il peut causer des problèmes d’estomac comme la diarrhée et les vomissements.

Les produits de la mer sont sensibles à la fraude alimentaire en raison d’une chaîne d’approvisionnement mondiale complexe qui permet un étiquetage accidentel ou délibéré à de nombreux stades, du bateau de pêche jusqu’au restaurant ou au magasin.