Difficile de manquer le guide, qui est nul autre que... Louis Hébert, paré de ses plus beaux habits d'époque.

Une visite qui allie histoire et terroir

Une visite guidée du Vieux-Québec qui allie histoire et gastronomie. Pour souligner son 10e anniversaire, c'est le cadeau que se fait Cicérone : offrir aux gens de la capitale comme aux touristes une occasion de déguster des produits bien de chez nous, tout en découvrant l'histoire de la ville et de ses premiers habitants.
23 juin, 11h. Le Soleil a rendez-vous à la place d'Armes, en face du Centre infotouriste de Québec, à deux pas du Château Frontenac. Là, impossible de manquer notre guide, puisqu'il s'agit de Louis Hébert lui-même, paré de ses plus beaux habits d'époque.
Louis Hébert nous raconte son arrivée en Nouvelle-France en 1617 avec sa famille - la toute première à venir s'y établir - après avoir rencontré en France un certain Samuel de Champlain, qui l'a convaincu de se lancer dans l'aventure.
Une visite à la boutique Fou du Bio, située sur la rue Saint-Pierre.
L'apothicaire nous mène d'abord sur ses terres, du moins là où se trouvait une partie d'entre elles, dans le parc Montmorency. On y retrouve d'ailleurs une statue rendant hommage au colon ainsi qu'à sa femme Marie Rollet et à leur gendre, le cultivateur Guillaume Couillard.
On apprend de la bouche de Louis Hébert comment étaient non seulement les conditions de vie difficiles des premiers colons, mais aussi une foule d'informations sur l'alimentation à cette époque, notamment l'amour de l'apothicaire pour l'eau d'érable (qu'il découvre être un laxatif naturel) et son apprentissage des vertus des plantes du Nouveau Monde grâce aux Amérindiens.
Quelle était l'astuce des Ursulines pour arriver à convertir ces derniers? Qu'est-ce que l'Ordre de Bon Temps qu'a instauré Champlain? Comment les Amérindiens arrivaient à vaincre le scorbut? Qui a fondé la première brasserie de la colonie? Quelle «viande» pouvait être mangée durant le carême? Autant de questions auxquelles on trouvera réponses au cours de notre promenade.
Fin connaisseur de l'histoire qui lui succède, Louis Hébert nous informe également des contributions des Britanniques ou encore des Irlandais à notre culture culinaire. 
D'hier à aujourd'hui
Avec toutes ces références à la nourriture, difficile de ne pas sentir l'appétit se poindre en cours de route. Et ça tombe bien, puisque trois arrêts sont prévus pour se sustenter.
Le kiosque 1884, sur la terrasse Dufferin, offre des gelatos et des produits provenants de fournisseurs locaux, tels Tutto Gelato, Érico ou Camellia Sinensis.
Notre guide nous mène d'abord à l'invitante boutique Fou du Bio, dans le quartier Petit Champlain, où le propriétaire Anthony Lauriot nous fait déguster deux saucissons et deux fromages, le tout accompagné d'une gorgée de cidre du Verger Bilodeau, sur l'île d'Orléans. Les choix varient selon les arrivages pour en garantir la fraîcheur. Les saucissons biologiques proviennent du Québec (par exemple le Fou du cochon, à La Pocatière), tout comme les fromages, qui viennent soit de Charlevoix ou des Îles-de-la-Madeleine.
Après une bonne dose de protéines, place à un peu de fraîcheur avec un gelato à l'érable du kiosque 1884, sur la terrasse Dufferin. Les produits qu'on y trouve proviennent en bonne partie de partenaires locaux : les gelatos de Tutto Gelato, les trempages au chocolat d'Érico, les fromages de Charlevoix, les thés de Camellia Sinensis, etc.
La visite se termine sur la rue Saint-Jean, au restaurant Tournebroche.
La visite se termine au restaurant Tournebroche, rue Saint-Jean, où le chef nous sert une terrine de sanglier servie avec un crumble à la canneberge et fleur de sel, ainsi qu'un fondant de fromage biologique avec confiture de tomates. Tout est fait sur place, à partir de produits fournis par des producteurs québécois (Fromagerie des Grondines, Ferme Sanglier des Bois, etc.) Tout... enfin presque! La bière Tournebroche, une blonde avec des notes d'agrumes, est faite par les Brasseurs du Nord pour le restaurant.
Après ce voyage à travers le Vieux-Québec, à travers les époques et les saveurs, c'est l'heure d'un lunch tardif... vraiment?
Ce qu'il faut savoir
La «visite signature» gourmande de Cicérone, d'une durée de deux heures et demie, est offerte du mercredi au samedi jusqu'au 7 octobre. Le départ en français est à 11h, et celui en anglais, à 15h. Le point de rencontre est à la place d'Armes, en face du Centre infotouriste de Québec au 12, rue Sainte-Anne.  
Le parcours s'effectue entièrement à pied avec un guide (incarnant Louis Hébert ou Marie Rollet) et compte quelques escaliers.
Le coût par personne (taxes incluses) est de 45 $ pour un adulte et de 20 $ pour un enfant (gratuit pour les 5 ans et moins). Le tarif inclut les arrêts gourmands ainsi que le funiculaire (les pourboires sont à la discrétion des visiteurs).
Les réservations doivent être effectuées au plus tard la veille de la date choisie, sur le site Web de Cicérone (avant 17h) ou par téléphone. Il faut un minimum de trois personnes ayant réservé pour garantir un départ.
Pour info et réservations : 1 855 977-8977 ou cicerone.ca