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Le soju se consomme autant seul que pendant les repas.
Le soju se consomme autant seul que pendant les repas.

Soju: la vedette discrète des spiritueux

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
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Peu de gens se doutent que le soju est parmi les spiritueux les plus consommés au monde. Plusieurs n’ont même jamais entendu parler de cet alcool traditionnellement fait avec du riz qui est extrêmement populaire en Corée du Sud. Pourtant, depuis cinq ans, la marque de soju Jinro est la marque de spiritueux la plus vendue sur la planète.

En 2019, plus de 86 millions de caisses de neuf litres de soju de la marque Jinro ont été vendues à travers le monde, ce qui représente plus du double du volume vendu par la marque de spiritueux venant en deuxième position (McDowell’s No.1 Whisky) selon les données de la revue britannique The Spirits business et de l’analyste Euromonitor International.

La majorité des ventes et de la consommation de soju se font en Corée directement, ce qui indique que la population en raffole ! Profitant de la popularité de la musique et des séries télévisées sud-coréennes, le soju se taille discrètement une place à l’international.

Qu’est-ce que le soju?

Cette boisson traditionnellement faite à base de riz peut être embouteillée à différents pourcentages d’alcool variant entre 13 à 53%. Le soju classique de Jinro vendu à la SAQ contient 20,1% d’alcool.

Cette variation est due au fait qu’aucune règle n’encadre la fabrication de soju, contrairement à d’autres alcools comme le bourbon et le scotch qui doivent répondre à un certain nombre de critères pour être considérés comme tels.

D’ailleurs, le soju n’utilise plus nécessairement le riz comme ingrédient de base. Depuis l’interdiction temporaire d’utiliser le riz pour la confection d’alcool qui avait été émise dans les années 1960 en Corée du Sud afin de prévenir une pénurie de cette denrée alimentaire, d’autres céréales sont utilisées. Notamment, la patate douce et le tapioca servent à produire de l’éthanol hautement distillé qui est mélangé avec des arômes, des édulcorants et de l’eau pour obtenir le soju.

Comment boire le soju?

On compare parfois le goût du soju à celui du gin ou de la vodka dilué avec de l’eau. Le soju peut d’ailleurs remplacer ces alcools dans la majorité des cocktails et permet d’en obtenir une version moins forte en alcool.

En plus du soju classique, le soju frais (17% al.) est aussi disponible à la SAQ. Pour trouver des variantes aromatisées aux fruits, il faut se tourner vers les restaurants. À Québec, le Sakura BBQ coréen et le Chika Ramen Izakaya proposent du soju Jinro au raisin vert, au pamplemousse et parfois à la fraise (13% al.).

Il existe une grande variété de saveurs de soju, mais peu sont disponibles au Québec.

Le soju aux agrumes est le plus populaire auprès de la clientèle québécoise, remarque Viviane Chen, copropriétaire du Chika Ramen Izakaya, un restaurant qui a ouvert en juillet dernier sur la Grande-Allée et qui est associé avec le Sakura BBQ coréen.

Ce breuvage bien ancré dans la culture coréenne a également charmé le Japon, souligne la copropriétaire du pub japonais.

En Corée du Sud, plusieurs traditions encadrent la consommation du soju. Par exemple, il revient toujours à la plus jeune personne assise autour de la table de faire le service de soju, explique Mme Chen. Cet alcool est servi froid dans des verres à shooter avant, pendant, après ou même en dehors des repas.

Côté mélanges, tout est possible! Les Coréens aiment mélanger le soju avec des breuvages lactés ou du yogourt asiatique auquel ils ajoutent un peu de leur boisson gazeuse préférée. Ils n’hésitent pas non plus à rehausser leur verre de bière (blonde et légère de préférence) ou de cidre avec un peu de soju.