Il y avait un authentique débat scientifique, à l'époque, entre deux écoles de pensées - l'une imputant l'augmentation des problèmes cardiaques en Occident au sucre, et l'autre au gras-cholestérol.

Les enfants américains mangent trois fois trop de sucres

Les enfants américains mangent trois fois plus de sucres ajoutés qu'ils ne devraient, selon un groupe d'experts américains qui a appelé lundi à des limites plus strictes de la part des industriels.
Les bébés et enfants de moins de 2 ans ne devraient manger aucun aliment contenant des sucres ajoutés, et les enfants plus âgés devraient limiter leur consommation à 100 calories par jour, selon le communiqué de l'American Heart Association (AHA), association américaine pour le coeur.
Ce qui signifie moins de six cuillères à café par jour de ce type d'aliments pour ceux âgés de 2 à 18 ans.
Dans l'idéal, les enfants américains devraient donc réduire de deux-tiers la quantité d'aliments avec sucres ajoutés qu'ils ingurgitent, notamment les sodas et les céréales sucrées, selon les recommandations des experts publiées dans le journal Circulation.
Enfants et adolescents américains mangent à l'heure actuelle en moyenne l'équivalent de 19 cuillères à café de sucre ajouté par jour.
«Manger des aliments riches en sucres ajoutés durant l'enfance augmente les risques de développer des maladies cardiaques, d'être obèse ou de souffrir d'une tension artérielle élevée», souligne l'étude.
Les nouvelles recommandations sont destinées à clarifier les précédentes, datant de 2009, qui avaient mis en place des limites différentes pour chaque catégorie d'âge et étaient plus confuses.
À partir de juillet 2018, la quantité de sucres ajoutés dans les plats préparés devra être précisée sur les étiquettes des aliments aux États-Unis.
«En attendant, la meilleure manière d'éviter les sucres ajoutés dans le régime alimentaire de votre enfant est de lui servir avant tout des aliments riches en éléments nutritifs, comme des fruits, des légumes, des laitages peu gras, de la viande maigre, du poulet, du poisson, et de limiter les aliments à faible valeur nutritionnelle», dit Miriam Vos, nutritionniste et professeure associée de pédiatrie à l'Emory University School d'Atlanta.
L'AHA n'a pas fait de recommandations concernant les effets des succédanés, comme l'aspartame, sur le régime alimentaire des enfants en raison du manque de données scientifiques concernant leurs bénéfices éventuels et leurs dangers.