C'est la version «extrême» de la sauce Chaude Boucane qui s'est valu le prix de la sixième New York City Hot Sauce Expo dans la catégorie des sauces fortes extrêmes.

La sauce du Domaine Britannia Mills remporte un premier prix à New York

Nouveau joueur dans le domaine des sauces fortes depuis 2015, David Croteau, propriétaire du Domaine Britannia Mills, a remporté récemment le premier prix de la sixième New York City Hot Sauce Expo dans la catégorie des sauces fortes extrêmes avec sa «Chaude Boucane Extrême», une sauce utilisant deux des trois piments les plus forts au monde que ce gentleman-farmer cultive sur ses terres de Saint-Liboire, en Montérégie.

«C’est la première fois que je remporte un prix comme celui-là et, sauf erreur, nous sommes la seule entreprise québécoise à avoir remporté un prix à cette exposition internationale cette année. C’est bien, car ça prouve qu’au Québec aussi, on peut créer des produits qui plaisent à la planète», raconte David, qui est originaire de Thetford Mines et est aussi ingénieur électrique chez Andritz Hydro Canada à Chambly.

David Croteau, propriétaire du Domaine Britannia Mills

Sa sauce victorieuse a été créée à partir de piments Trinidad Scorpion Butch T et Trinidad Scorpion Moruga, respectivement deuxième et troisième piments les plus forts au monde, et d’ail, qu’il fait fumer lui-même avec du vrai bois. En plus de cultiver les piments et l’ail, David fabrique aussi les sauces et contrôle donc toutes les étapes de la production. Ses sauces sont également en vente partout au Québec via le réseau de distribution saucespiquantes.ca et sur son site web www.britanniamills.com.

L’intérêt de David pour les piments forts et les sauces piquantes est né quand il a commencé à faire pousser des plants de piment jalapeno et cayenne sur son patio. «J’ajoutais de nouvelles sortes chaque année et j’ai découvert qu’il y avait beaucoup de variété. Je me suis mis à commander de partout dans le monde pour goûter de nouvelles saveurs», explique David, qui a finalement décidé d’acheter une terre en Montérégie en 2015, puis de commencer la fabrication de sauce à l’été de la même année.

Maintenant, il a même créé quelques hybrides de piments forts qu’il incorpore graduellement à ses sauces, dont le bien nommé «Hell Carrot» qui est maintenant stabilisé, ayant atteint la huitième génération cette année.

Idéalement, le jeune entrepreneur souhaiterait qu’un jour, sa production agricole prenne le dessus sur ses autres activités professionnelles. «J’aimerais vivre de mes sauces, mais aussi de mes autres productions comme les pommes et les raisins de table, pour lesquels je voudrais développer l’autocueillette», conclut-il.