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Régal et restos

À bas les restrictions… et les aliments «miracles»

En cette période de confinement nécessaire, bien des gens voient leur alimentation chamboulée par l’imposition d’un nouveau rythme de travail à la maison. Certains seront peut-être même tentés d’essayer de booster leur système immunitaire pour se prémunir contre la vilaine COVID-19 en suivant des conseils partagés sur les réseaux sociaux. Le Soleil fait le point avec le «nutritionniste urbain» Bernard Lavallée, pour départager le vrai du faux et s’armer de judicieux conseils pour garder de bonnes habitudes alimentaires.

Le nutritionniste Bernard Lavallée n’y va pas par quatre chemins lorsqu’on lui demande s’il y a des aliments ou suppléments spécifiques que nous devrions consommer en cette période de pandémie. «N’importe quel conseil alimentaire qui dit qu’en mangeant, qu’en consommant tel aliment ou tel supplément tu vas te prémunir ou guérir de la COVID-19, c’est faux!»

L’auteur des livres Sauver la planète une bouchée à la fois (2015) et N’avalez pas tout ce qu’on vous dit (2018), qui est également conférencier et blogueur, juge primordial de remettre les pendules à l’heure alors qu’il voit passer toutes sortes d’affirmations sur les réseaux sociaux. En collaboration avec son ami Olivier Bernard, alias le Pharmachien, Bernard Lavallée a recensé des conseils et remèdes tirés d’articles qui circulent sur le Web depuis quelques jours pour en dénoncer la teneur. 

«De la foutaise»

«Coupez tous les sucres, le virus s’en nourrit», «Consommez des boosters d’immunité comme le miel cru», «Prenez 10 granules de Nux vomica 7 CH tous les vendredi pour soutenir l’énergie du foie à drainer la chaleur causée pas le virus» — voilà quelques-unes des affirmations trompeuses recensées par le duo et partagées en image (voir ci-dessus) sur leurs réseaux respectifs.

Bernard Lavallée déplore que des gens tentent de profiter d’une situation qui nous fait peur pour en tirer profit et alimentent ainsi la désinformation sur les habitudes alimentaires à privilégier. «C’est de la foutaise. Les promesses de booster son système immunitaire, ça part d’un concept qui n’est pas scientifique.»

Le nutritionniste urbain précise cependant que les personnes qui ont de réelles carences en nutriments, «oui, ça affaiblit leur système immunitaire». Mais «les cas de malnutrition et de carences, c’est extrêmement rare chez nous en Occident, ajoute-t-il. Par exemple, la vitamine C est essentielle au système immunitaire, mais presque personne ici n’a de carence en vitamine C. Le fait d’en manger davantage ne changera pas grand-chose, elle ne sera pas absorbée par l’organisme et l’excédent sera évacué.»

Quoi de neuf

Coronapocalypse... la suite

Pour du bon pain
Les boulangeries de quartier comme les succursales de Borderon et Fils demeurent ouvertes (Limoilou, Saint-Sauveur, Halles du Petit quartier et la fabrique sur l’avenue Newton), de même que Pascal le boulanger à Stoneham-et-Tewkesbury et Jeff le boulanger à Lévis — ce dernier a même créé un pain à l’effigie de la vedette de l’heure, le Dr Horacio Arruda! La Boulangerie du Lac, à Lac-Beauport, est également ouverte et offre désormais la livraison à domicile pour les résidents du secteur. C’est aussi le cas de Première Moisson, dans Lebourgneuf, qui livre maintenant à proximité de la boulangerie ou à la voiture, dans le stationnement. Les succursales de La Boîte à Pain sont cependant fermées depuis lundi dernier.

Restaurants

Restos à domicile: manger à la maison pendant le confinement

CRITIQUE / Plutôt que de fermer pendant le confinement, des restaurants tentent pour la première fois l’aventure des plats pour emporter ou à livrer. Afin de saluer cette initiative, j’en ai testé deux: la Buvette Scott/Sardines et Louise Taverne & Bar à vin. En espérant que lorsque vous lirez ces lignes, le service sera toujours offert…

BUVETTE SCOTT/SARDINES

À ces deux adresses sœurs, les plats format entrée à base de produits frais sont la norme. La tradition se poursuit dans le court menu pour emporter, qui compte également pain maison, charcuteries, fromages, sardines en conserve ainsi que plusieurs bières et bouteilles de vin.

Quand mon chum et moi avons commandé, le vendredi 20 mars, l’équipe était encore à mettre la formule en place; on devait alors procéder par la page Facebook, méthode qui a depuis été remplacée par les commandes téléphoniques. Lorsque je suis allée chercher nos plats au Sardines vers 18h, le nombre de clients admis dans la petite salle était contrôlé.

Après des lavages de mains répétés et un refroidissement express de la bière Hors Limite, les mets étaient enfin déballés et prêts à être consommés. Enfin, presque. La bisque allait forcément devoir être réchauffée — d’ailleurs, ce serait bien de fournir des indications à ce sujet aux clients.

En cuisine

Débrouillardise alimentaire 101

Depuis une semaine maintenant, on le dit et le répète partout, en majuscules et en caractères gras : restez chez vous. La distanciation sociale imposée a des impacts sur tous les aspects du quotidien et, bien sûr, jusque sur nos tables. Parce que ce retrait de la vie courante veut aussi dire, pour la majorité d’entre nous, davantage de cuisine maison. Et souvent davantage de temps pour popoter en famille. De ça, on ne se plaindra pas. Les autorités ont insisté, il n’y a aucune pénurie d’aliments à l’horizon. Pas de panique, donc. Pas besoin d’acheter quatre caisses de riz et 28 boîtes de tomates. Il y en aura encore demain. Et l’idéal, la moindre des choses, le geste sensé et sensible, ce serait d’en laisser sur les étagères pour votre voisin. Avec l’idée d’utiliser au mieux les denrées qu’on a déjà chez soi, et pour réduire au maximum nos allers-retours au supermarché, petit guide sommaire de cuisine au temps de la COVID-19.

Truc No 1 : Substituer sans hésiter

Votre recette contient un ingrédient que vous n’avez pas? Ne courez pas à l’épicerie. Il suffit très souvent de substituer celui-ci par un autre. Avec une grande fille allergique aux œufs, aux noisettes et, auparavant, aux produits laitiers, on a, à la maison, développé des habiletés de ninja pour remplacer les ingrédients par d’autres dans les recettes courantes. Et c’est, ma foi, fort pratique. Voici quelques trucs qui peuvent toujours servir. Avec ou sans allergies. 

Pour remplacer...

Des œufs

Vous êtes en train de faire votre recette de muffins préférés et vous constatez qu’il n’y a plus d’œuf dans le frigo... Zéro problème. Mélangez 1 c. à soupe de graines de lin moulues avec trois cuillères à soupe d’eau pour obtenir l’équivalent d’un œuf. Laissez reposer quelques minutes, le temps que le tout soit un peu gélatineux. Vous pouvez faire exactement la même chose avec des graines de chia. Ce substitut est idéal dans les muffins, les pains, les gâteaux un peu plus denses ou les biscuits à l’avoine ou aux grains entiers. Ça fonctionne bien pour les recettes qui demandent un ou deux œufs. Plus que ça, c’est un peu plus complexe de parvenir à la texture souhaitée. D’autres substituts possibles pour remplacer un œuf en boulangerie/pâtisserie : 1/2 banane réduite en purée ou 3 c. à soupe de compote de pommes ou 1/4 de t. de tofu mou passé au robot culinaire.

Du lait

Dans les recettes de desserts, on peut souvent opter pour de l’eau, du jus, du lait de coco ou du lait végétal. Dans un gâteau aux carottes, par exemple, du jus d’orange ou du jus d’ananas fera des merveilles. Si vous bricolez plutôt une recette salée, une purée de légumes ou une sauce par exemple, un bouillon sera tout indiqué. Du lait végétal et non sucré aussi, si vous en avez.  

De la crème

Si vous avez des cajous non salées à la maison, c’est l’idéal. Vous les faites tremper une heure ou deux dans l’eau, vous rincez et vous passez le tout au mélangeur avec une plus ou moins grande quantité d’eau fraîche, selon la consistance de crème que vous souhaitez. Vous pouvez même en faire un lait très crémeux en ajoutant davantage d’eau. C’est aussi bon dans le café que dans les gratins, les sauces, les potages, les pâtes.

Restaurants

COVID-19: quels restos livrent?

Des restos ont choisi de maintenir leurs activités en limitant toutefois leurs services à la livraison et aux commandes à emporter. Manger en salle? Pas en ces temps de Coronapocalypse!

Ces adresses de la capitale offrent — ou se préparent à bientôt le faire — la livraison et/ou le take-out : St-Hubert, Le Cendrillon se transforme en «cendwicherie» à ramasser au comptoir, Chocolats favoris garde ses chocolateries ouvertes (mais annule son bar laitier), Louise Taverne & Bar à vin, Le Mezzé, Le Laurentien Buvette Gourmande et son futur petit cousin indien Éléphant, L’Oeufrier, L’Académie culinaire de Québec poursuit ses services de livraison de plats préparés (mais annule ses cours), Buvette Scott, Chaz, Les Viandes Bio de Charlevoix (comptoir fermé et remplacé par un service à l’auto), Cora (les salles à manger restent ouvertes, mais on suggère fortement la commande), etc. On en omet sans doute des dizaines. Encore une fois, on suggère fortement de visiter les pages Facebook pour vérifier. 

Restaurants

COVID-19: quels restos ferment?

La liste des restaurants toujours ouverts à Québec serait sans doute moins longue à faire que celle des adresses qui ferment boutique en raison de la COVID-19. Avant de vous aventurer à l’extérieur pour aller dans votre resto favori, il serait sage de jeter un coup d’œil sur la page Facebook du commerce, question de vous éviter un déplacement inutile, une amère déception et une fringale qui perdure. 

Parmi les restos qui ont préféré complètement cesser leurs activités, on trouve — dans le désordre — toutes les succursales de la chaîne Ashton, Chez Biceps BBQ, Battuto, La Planque, L’Atelier, le Saint-Amour, Laurie Raphaël, Arvi, tous les établissements du Groupe La Tanière (Légende, L’Orygine, Tanière3 et Bobu), toutes les bannières des Restos Plaisirs (sauf le Jaja du Concorde), les trois succursales de Bols et Poké, Les Botanistes, Le Trèfle (le bar irlandais qui a dû renoncé aux célébrations juste avant la Saint-Patrick!), Montego, Noctem Artisans Brasseurs, Birra & Basta, Maison Livernois, Le Clocher Penché, London Jack, Don Vegan, Cows, District Saint-Joseph, Maelstrom Saint-Roch, Eggsquis, Barbies, Pizza Royale, les cinq microbrasseries Archibald, La Baraque gourmande, Sushi à la maison, Sno Microbrasserie, etc. On en oublie évidemment de nombreux autres. Certains ferment jusqu’à la fin du mois. D’autres pour une durée indéterminée. À suivre…

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Votre commerce ferme ou votre activité est annulée ou reportée en raison de la COVID-19? Vous ouvrez un commerce, lancez un produit ou organisez un nouvel événement? Vous avez des idées ou des suggestions pour Le Mag? On veut le savoir! Écrivez-nous maintenant à lemag@lesoleil.com.

Le Mag

COVID-19: les marchés et les centres commerciaux

Le Grand marché de Québec, dans Limoilou, est jugé comme un service essentiel et poursuivra donc ses activités. Toutefois, ses heures d’ouverture ont été réduites à de 11h à 17h, tous les jours.

À noter que le restaurant Les Arrivages, la boutique Les Urbainculteurs, Sno Microbrasserie et les ateliers culinaires de La Tablée des Chefs sont exceptionnellement interrompus pour une durée indéterminée. Les centres commerciaux Laurier Québec, Place Ste-Foy, Les Galeries Chagnon et Les Galeries de la Capitale ont aussi réduit leurs heures d’ouverture. Les Galeries gourmandes restent ouvertes pour l’instant, mais les manèges du Méga Parc ont été débranchés.

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Alimentation

Le Quarante7 lance sa boîte gourmande à déguster à la maison [VIDÉO]

Yvan Ouellet et le chef Joseph Sarrazin, propriétaires du restaurant le Quarante 7, nous proposent pour cette fin de semaine et la suivante une boîte gourmande à déguster à la maison.

Les associés ont rassemblé pour ce coffret une sélection de 10 plats vedettes de leur menu créatif. La boîte, disponible sur réservation, propose des classiques de cet établissement. Une invitation de la part de M. Drouin à encourager la restauration d’ici tout en demeurant chez soi. 

La boîte gourmande pour deux personnes est en vente au coût de 59,95 $ en formule pour apporter. Il est également possible de faire livrer dans un rayon de 20 km pour un supplément de 7 $. 

Pour réservations: www.lequarante7.com

En cuisine

Juliette Brun: les brownies du bonheur

CHRONIQUE / Précision : la lecture de cette chronique pourrait provoquer une irrépressible envie de cuisiner des douceurs chocolatées. Nous préférons vous en avertir. 

Mardi après-midi, à l’heure du thé ou du chocolat chaud, ça dépend de notre allégeance. J’appelle Juliette Brun sur son portable, elle me parle depuis l’une des animées succursales de Juliette & Chocolat. La Montréalaise a le rire franc, la parole vive et la bonne humeur contagieuse. Dans la façon chaleureuse qu’elle a de répondre, je reconnais tout de suite le ton ludique de l’appétissant livre qu’elle vient de lancer. Avec une entreprise florissante qui compte neuf succursales, la mère de cinq enfants de 3 à 13 ans ne manquait certainement pas de défis ni d’occupations. Elle a quand même trouvé le temps de boucler l’écriture d’un premier bouquin gourmand tout entier consacré aux brownies avec son conjoint et complice Lionel May.  

« On parlait de faire un livre depuis des années. Tellement que c’était devenu une sorte de running gag dans l’équipe de Juliette & Chocolat. On avait plusieurs idées sur la table. Les brownies, c’était l’une d’elles. Comme on avait accumulé plusieurs recettes au fil des ans, et puisque le brownie est notre plus grand vendeur chez Juliette & Chocolat, on a eu envie de se lancer. Il y a aussi que des brownies, on en fait beaucoup à la maison. C’est une activité de famille, ça fait partie de notre vie. C’est un projet qu’on pouvait faire ensemble, avec les enfants, et cette perspective nous plaisait beaucoup. »

Combinaison parfaite entre le sucré, le moelleux, le fudgy et le chocolat, le brownie avait cet autre avantage de ne pas être « prétentieux ». 

« C’est de la pâtisserie relativement simple à faire chez soi, elle n’est pas trop intimidante pour ceux qui n’ont pas beaucoup d’expérience culinaire, mais elle comble le bec sucré de tout le monde. » 

Régal

Le trèfle rouge, bon pour la santé? 

Le trèfle rouge ne porte pas chance au même titre que le trèfle à quatre feuilles des Irlandais, symbole de la Saint-Patrick, mais en le consommant on court la chance d’améliorer notre santé cutanée et hormonale.

«C’est rare que les plantes médicinales aient juste une propriété», souligne Capucine Chartrand, herboriste-thérapeute accréditée.

Certains se rappelleront peut-être avoir consommé ses pétales pourpres dans un champ quand ils étaient jeunes alors qu’ils cherchaient un fameux trèfle à quatre feuilles. C’est pourtant ces trèfles rouges que vous auriez eu intérêt à cueillir.

Appelé trèfle rouge, trèfle violet ou encore trèfle des prés, le trifolium pratense nous viendrait des communautés anglophones du nord de l’Europe. «On les retrouve plus souvent dans les herbiers médicinaux anglais que français», expose Capucine Chartrand. Cela expliquerait qu’aucun usage médicinal du trèfle ne soit répertorié dans les archives des Augustines, premières apothicaires du Québec.

«On va utiliser les fleurs et les feuilles, mais surtout les fleurs», précise Mme Chartrand, qui consomme elle-même des tisanes à base de trèfle rouge qu’elle a cueilli et fait sécher l’été précédent. «Il faut juste faire attention, il y a un trèfle blanc qui peut lui ressembler et lui on ne va pas l’utiliser pour la consommation personnelle», avertit-elle au passage.

Régal

ANNULÉ: La Débâcle célèbre le terroir de Charlevoix

Définition de débâcle, selon le Larousse: rupture des glaces d’un cours d’eau, entraînées alors par le courant, provoquant une augmentation rapide du débit, souvent génératrice d’inondations. Si on transpose l’expression à un événement gastronomique, parions sur un flot continu de délices qui laissera assurément les convives repus!

C’est ce que devait proposer la Table agrotouristique de Charlevoix avec la 5e présentation de sa soirée-bénéfice La Débâcle, le 3 avril, à l’Hôtel Le Germain à Baie-Saint-Paul. Une brigade de chefs aguerris, de producteurs et de transformateurs uniront leurs talents culinaires et leur créativité pour concocter un souper quatre services célébrant l’excellence des produits régionaux. Cocktails, animation et musique d’ambiance agrémenteront la soirée. Pour info: TATCharlevoix sur Facebook

NOTE : On écrit «devait», car depuis la rédaction de cette courte nouvelle, l'organisation a dû se résigner à annuler l'événement en raison des récents développements liés à la COVID-19 dans la province. 

«Le conseil d’administration envisage la possibilité de remettre l’événement à une date ultérieure. Les détenteurs de billets seront remboursés», indique la Table agrotouristique de Charlevoix sur Facebook.

Alimentation

Du café… et des planches de surf sur Cartier

Pas mal comme idée de lier deux passions pour lancer un commerce. Confucius n’avait-il pas dit : «Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie»?

Alors Sami Boudaya et sa conjointe Cloé Brindamour visent dans le mille avec le Café Waves, où on pourra boire une tasse de son breuvage favori tout en magasinant des planches de surf. Ouverture prévue le 15 avril 2020 au 1169, avenue Cartier à Québec. 

«J’ai fait du surf dans mon pays natal [la Tunisie] dès ma jeunesse et ma famille adorait le café. Alors, on s’est dit qu’on allait partir un nouveau concept à Québec inspiré par nos voyages», dit M. Boudaya. 

Au menu: cafés de toutes sortes, incluant le Nomad importé de Barcelone, toasts à l’avocat, saumon et œufs, croissants, boules d’énergie, limonade, etc. 

Adresse : 1169, avenue Cartier, à Québec

Info : Café Waves sur Facebook

Restaurants

Un Chocolats Favoris à Val-Bélair

La bannière Chocolats Favoris a choisi l’emplacement de sa 10e succursale dans la capitale : en plein cœur de Val-Bélair.

Ce sera donc au 1127, boulevard Pie-XI Nord (à quelques pas de l’aréna des Deux Glaces, de l’école L’Odyssée et du parc de la Chanterelle) que les cornets de crème glacée se feront tremper à compter de la mi-mai. 

«C’est la première fois que nous faisons affaire avec un franchisé dans la région de Québec [Elsa Cousineau, Sophie Maltais et Dave Lévesque, déjà propriétaires du Yuzu Sushi voisin]. On attendait d’avoir les bonnes personnes, bien implantées dans leur secteur et qui connaissent le milieu», explique Virginie Faucher, vice-présidente au développement chez Chocolats Favoris.

Adresse : 1127, boulevard Pie-XI Nord, Val-Bélair

Info : chocolatsfavoris.com

Alimentation

Des micropousses au Grand Marché

Allen Simard n’a pas perdu de temps. Récemment sorti de l’école de production horticole et d’un cour en lancement d’entreprise, il vient tout juste d’ouvrir son commerce de micropousses — baptisé Jardin Hesper — au Grand Marché de Québec.

Un projet dans les cartons depuis deux ans pour le jeune Gaspésien d’origine (Rivière-au-Renard), qui a fait des tests de culture pendant près de huit mois pour s’assurer de la qualité de sa vingtaine de produits. Au menu : basilic (thaï et vert), kale, tournesol, pois (sucré et tacheté) et pois tendre (cultivé dans le noir pour qu’il reste plus croquant!), radis, trèfle, roquette, etc. 

«La germination et les pousses, c’est tellement une culture rapide qu’on a moins de problèmes de maladie ou d’insecte. Aucun besoin d’engrais. C’est une verdure qu’on peut faire ici au Québec, toujours très frais et très nutritif. Et le goût est plus concentré dans une recette», dit celui qui rêve d’un jour posséder sa terre pour faire pousser de petits fruits et développer sa gamme de produits avec des pestos et de salades, notamment. 

Info : @jardinHesper sur Facebook

Régal

Dix ans pour le Dîner en blanc

Le 31 juillet prochain, le Dîner en blanc de Québec célèbre son 10e anniversaire. Pour marquer le coup, l’organisation de l’élégant rassemblement accueillera 1000 personnes de plus sur le (grand) site tenu secret jusqu’à la dernière minute.

Ce sont donc plus de 3000 personnes qui prendront la route vers une destination inconnue pour un chic pique-nique où tous les convives sont vêtus de blanc. Les participants sont invités à amener leur repas, ou encore à commander à l’avance un des repas gourmets livrés sur place le soir de l’événement par un traiteur. 

Les inscriptions pour le 10e Dîner en blanc se déroulent en trois phases : les membres de l’année précédente peuvent s’inscrire dès le 26 mai; un membre de la phase 1 peut parrainer un nouveau membre, qui pourra s’inscrire dès le 1er juin; la dernière phase ouvrira ensuite le 4 juin pour les gens inscrits sur la liste d’attente. 

Les personnes intéressées peuvent ajouter leur nom à cette liste d’attente dès maintenant ici. Prix: 50 $, inclut le transport vers le lieu secret.

Régal

Pour les amateurs de vins, de charcuteries et bien plus!

Le Soleil en glissait quelques mots en novembre dernier, peu avant l’ouverture début décembre. Voilà que Terroir — Vins et compagnie a officiellement inauguré son local chaleureux situé au cœur du quartier Petit Champlain.

Une trentaine de convives — et bientôt autant sur la terrasse — peuvent y déguster des vins biodynamiques ou nature, majoritairement canadiens ou québécois. Un coin sabrage pour les champagnes et mousseux a été aménagé dans ce bar à vins qui ne boude pas non plus les bières de microbrasseries, les cidres fermiers et les gins québécois. Parmi les tapas et quelques plats proposés, signalons la Pata Negra Iberico 100 % de bellota affinée 36 mois, un jambon sec espagnol fort prisé, tranché sur demande. 

Info: @terroirpetitchamplain sur Facebook. 

Quant au «grand frère» de Terroir — Vins et compagnie, le bar à vins corse Petits Creux sur Cartier, il est désormais équipé d’un cellier à charcuteries qui lui permet de transformer le porc de Beaurivage (dans Lotbinière), du salage à l’affinage, pour le servir à la clientèle. Aussi, Petits Creux propose deux à trois fois par mois des soirées dégustation de vins en compagnie d’invités (programmation à surveiller sur les pages Facebook et Instagram de l’établissement).

Régal

Les mélanges bio de Lulubelle & Co

La jeune compagnie québécoise Lulubelle & Co propose des mélanges bio, sans gluten et végétaliens.

Il s’agit de préparations pour pains, gâteaux, muffins, gaufres ou crêpes ainsi que des colorants alimentaires. On indique que tous les mélanges de la marque sont également sans OGM, sans maïs, sans soya et sans arachides. 

«L’emphase est mise sur la sélection des meilleurs ingrédients qui soient, en termes de qualité et de goût, de texture et de consistance», mentionne l’entreprise, qui ajoute que les produits seront bientôt offerts dans des emballages compostables (en 8 à 12 mois). 

Prix des mélanges: 11,49 $ chacun, en vente chez Metro, IGA, Provigo et Rachelle Béry, ainsi qu’en ligne au lulubelleandco.com

Régal

Fourchette bleue: la crevette nordique de retour 

MATANE — La crevette nordique est de retour dans la plus récente liste des espèces marines dévoilées par Fourchette bleue. Il en est tout autant de la plie grise, dont l’accroissement des stocks était espéré depuis 10 ans. Cette année, 43 espèces marines seront valorisées et offertes dans les restaurants et les poissonneries qui arborent la certification Fourchette bleue.

«L’année passée, il y avait une diminution de la biomasse de crevette dans les quatre zones du Saint-Laurent, explique la directrice d’Exploramer. Cette année, il y a un retour dans deux des quatre zones et les deux autres sont stables. On a préféré remettre la crevette pour éviter que les gens consomment de la crevette importée et pour qu’ils fassent des choix plus locaux.» Sandra Gauthier indique aussi que le retour de la plie grise est une très bonne nouvelle.

En revanche, Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts, qui est responsable de Fourchette bleue, a choisi de retirer le gaspareau et le poulamon de sa liste parce que les stocks sont actuellement inconnus. Par contre, le grenadier du Grand Banc, une espèce qui se retrouve dans les chaluts de crevettes, devrait être davantage valorisée et intégrée dans les menus. 

Fourchette bleue est un écoguide dédié au Saint-Laurent et à ses pêcheries qui encourage les consommateurs, les poissonniers et les restaurateurs à prioriser les produits marins d’ici, à découvrir de nouvelles saveurs marines et à diversifier leurs choix de poissons et de fruits de mer. Plus de 90 restaurants et poissonneries de partout au Québec sont certifiés Fourchette bleue.

Alimentation

Fermeture du surplus de pain de Limoilou

Limoilou perd son Surplus de boulangerie le 25 mars prochain. À la caisse de la boutique, une brochure indique aux clients les deux autres Surplus de boulangerie accessibles à Québec, l’une sur la rue de Grandpuits dans le secteur de Charlesbourg et l’autre sur le boulevard Pierre Bertrand.

«Les deux autres Surplus ne sont pas dans le quartier directement», remarque Pascale Rancourt qui réside dans le quartier Limoilou et fréquente le commerce depuis six ans. «J’ai la chance d’avoir une voiture alors je suis capable de changer d’épicerie, mais les gens du quartier qui sont à pied ou en autobus perdent vraiment une possibilité de trouver des denrées à ce prix-là.»

Les économies réalisées grâce au Surplus de boulangerie valent le détour pour Pascale Rancourt et sa famille. Là-bas, elle pourra continuer à se procurer du pain à 1,25$ des marques POM, Bon Matin et autres.

Pour ceux qui font leur épicerie à pied comme Jessica Cloutier-Laroche, le IGA plus loin sur la 8e rue sera l’alternative principale après le 25 mars prochain. Là-bas, le pain Bon Martin se vend à 3,89$ quand il n’est pas en rabais.

Les clientes se désolent de cette nouvelle perte d’un commerce de produits de boulangerie à bas prix pour le quartier. Un magasin de boulangerie économique appartenant à Weston Bread au coin de la 3e avenue et de la 7e rue a également fermé dans les dernières années.

Les brochures disponibles à la caisse du Surplus de boulangerie sur la 8e rue informent les clients qu’il s’agit d’une relocalisation et donnent les adresses des deux autres Surplus de boulangerie déjà existants à Québec. 

Les employés ont reçu la consigne de ne pas accorder d’entrevues aux médias et la compagnie n’a pas donné suite aux demandes d’entrevues.

En 2014, Canada Bread, à qui appartiennent les Surplus de boulangerie, est passée aux mains de la société mexicaine Grupo Bimbo, un des plus importants producteurs de pain au monde.

Alimentation

Nouveau chapitre pour le «père» du Veau de Charlevoix

L’année 2014 avait marqué la fin du «Veau de Charlevoix». Des pressions financières avaient eu raison de l’aventure de son créateur Jean-Robert Audet. Mais voilà que six ans plus tard, ce producteur-artisan âgé de 64 ans revient à la charge, ouvrant un «nouveau chapitre» pour la ferme de La Malbaie – fondée en 1980 – qui porte son nom.

M. Audet a limité sa production à 200 veaux par année (plutôt que les 800 des années fastes), a préféré les grains et fourrages locaux, s’est muni d’une nouvelle boucherie, a revu sa mise en marché et, surtout, a repensé son modèle d’élevage. À sa base désormais, le bien-être de l’animal.

«Le gros facteur, c’est le stress des bêtes qui est réduit au minimum. Mes veaux sont traités aux petits oignons. Je leur parle, je leur fais des câlins. Il faut bâtir une relation et une communication avec eux. Ils sont alors moins stressés pendant l’élevage et donnent une viande de qualité extraordinaire après l’abattage. Je n’aurais jamais pensé que la différence pouvait être aussi marquante», dit M. Audet.

Achat en ligne et vidéos YouTube

Autre nouveauté : le producteur prépare des leçons sur les bonnes façons de cuisiner le veau qu’il présentera sous forme de vidéos sur YouTube.

Par ailleurs, finie la distribution en épicerie. Les divers produits (coupes de toutes sortes, escalope, jarret, hampe, onglet, joue, saucisses, smoked-meat, prêt-à-manger, viandes vieillies pendant quatre semaines, etc.) sont accessibles directement à la ferme ainsi qu’en ligne, pouvant être livrés partout dans la province. Il sera aussi possible de visiter la ferme et même de caresser les animaux.

Adresse : 75, rang du Ruisseau-des-Frênes, La Malbaie

Info et achat : fermejeanrobertaudet.ca

Alimentation

La diète méditerranéenne améliore la santé intestinale et permet de mieux vieillir

Alors que l’espérance de vie s’allonge dans le monde et dépassent celles de toutes les générations précédentes, il faut trouver des moyens de rester en bonne santé plus longtemps.

Faire de l’exercice et avoir un bon régime alimentaire en font partie. Mais la recherche s’intéresse maintenant au rôle joué par notre intestin dans le processus de vieillissement.

Notre plus récente étude indique qu’un régime méditerranéen provoque des changements dans la composition des bactéries dans notre tube digestif – le microbiome - qui améliorent les fonctions cognitives et la mémoire, le système immunitaire et la solidité osseuse.

Le microbiome de l’intestin est un système complexe, constitué de milliards de microbes qui vivent de façon semi-permanente dans nos intestins. Ces microbes ont évolué en parallèle avec les êtres humains et autres mammifères afin de s’attaquer aux ingrédients indigestes tels que l’inuline, l’arabinoxylane, et les amidons résistants. Ils permettent également de prévenir la croissance de bactéries pathogènes.

Mais le microbiome est extrêmement sensible et de nombreux éléments, entre autres le régime, les médicaments, l’héritage génétique, et même certaines pathologies comme la maladie inflammatoire intestinale et le syndrome du côlon irritable peuvent modifier l’environnement du microbiote intestinal.

Ce dernier joue un rôle si important dans notre corps qu’il est même associé à des changements de comportement menant à l’anxiété et dépression. Mais en ce qui concerne d’autres maladies comme le diabète de type 2 et l’obésité, où le microbiome peut expliquer en partie le problème, d’autres facteurs comme l’héritage génétique et les mauvaises habitudes de vie sont plus importants.

Puisque notre alimentation a un tel effet sur le microbiome de l’intestin, nous étions curieux d’étudier la possibilité de l’utiliser afin de promouvoir une meilleure santé au cours du vieillissement. Nous avons observé 612 personnes âgées de 65 à 79 ans en provenance de Grande-Bretagne, de France, des Pays-Bas, d’Italie, et de Pologne. Nous avons demandé à la moitié d’entre elles d’adopter un régime méditerranéen pendant un an. Ce qui voulait dire de consommer plus de légumes, de légumineuses, de fruits, de noix, d’huile d’olive et de poisson, et de manger moins de viande rouge, de produits laitiers et de matières grasses saturées. Les autres participants ont continué de manger comme à leur habitude.

Le microbiome méditerranéen

Nous avons d’abord constaté que ceux qui suivaient le régime méditerranéen avaient une fonction cognitive et une mémoire plus grandes, ainsi que moins d’inflammation et plus de solidité osseuse. Mais ce nous voulions vraiment savoir c’est si le microbiome était responsable de ces changements.

Il est intéressant, mais pas surprenant, de constater que le microbiome des participants variait selon leur pays d’origine. Ce point de départ est sans doute dû à leurs régimes respectifs, ainsi qu’à leur lieu de résidence. Nous avons constaté que les participants dont le régime était déjà méditerranéen présentaient une augmentation insignifiante de la quantité et de la variété des bactéries présentes.

Cependant, lorsque nous avons comparé les microbiomes des participants avant et après le régime, nous avons pu identifier deux groupes de microbes de l’intestin : des microbes dits positifs qui avaient augmenté à la suite du régime méditerranéen et des microbes dits négatifs dont le nombre avait diminué pendant la durée du régime.

Les microbes positifs ont proliféré dans la diète méditerranéenne, tandis que les microbes négatifs n’ont pas pu métaboliser la diète ou combattre les microbes positifs. Ces derniers ont été associés avec une diminution de la fragilité et de l’inflammation dans le corps, ainsi que des niveaux plus élevés de fonction cognitive. La perte des microbes négatifs a été associée aux mêmes améliorations de santé.

Quand nous avons comparé l’évolution de la quantité de microbes du groupe ayant suivi un régime méditerranéen à celle du groupe témoin, nous avons constaté que ceux qui avaient adhéré rigoureusement au régime méditerranéen ont bénéficié d’une augmentation des microbes positifs. S’il est vrai que les changements observés étaient minimes, ils étaient consistants à travers les cinq pays représentés – et de petits changements sur une année peuvent faire une grande différence à long terme.

Au début de cette étude, de nombreux participants exhibaient des symptômes de pré- - fragilité – c’est-à-dire que la force et la densité de leurs os commençait à décliner. Nous avons observé que ceux qui n’avaient pas modifié leur régime habituel s’étaient affaiblis au cours de l’année, alors que ceux qui avaient adhéré au régime méditerranéen étaient moins fragiles.

Le lien établi entre la fragilité, l’inflammation et les fonctions cognitives avec les changements observés du microbiome était plus important que celui observé avec les changements d’alimentation. Ce qui suggère que le régime seul ne suffirait pas pour améliorer ces trois marqueurs. Il faudrait également que le microbiome change – et le régime a provoqué ces changements.

Ce type d’étude est à la fois compliqué et cher à réaliser, et les données récoltées sur le microbiome sont souvent difficiles à analyser du fait qu’il y a bien plus d’ensembles de données que de sujets étudiés. Nous avons réussi à en tirer des conclusions en raison du nombre de participants et de la durée d’intervention.

Mais il nous faut reconnaître que l’adoption d’un régime méditerranéen n’est pas toujours possible pour tous ceux qui commencent à envisager leur vieillissement, en général autour de la cinquantaine. D’autres études devront cibler quels éléments clés d’un régime méditerranéen sont à l’origine du changement positif des microbiomes. En attendant, il est clair que plus vous respecterez un régime méditerranéen, plus vos niveaux de « bonnes » bactéries vous permettant de vieillir en santé seront élevés.

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Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

En cuisine

Pour une relâche qui a du goût

CHRONIQUE / Mars à nos portes annonce un moment de répit pour les écoliers de la province. L’attendue semaine de relâche suppose du temps en famille, des activités extérieures pour goûter les derniers (on l’espère!) soubresauts de l’hiver et des moments de farniente à ne presque rien faire. Ensemble. En vrac, voici quelques idées gourmandes pour agrémenter le traditionnel congé. Des trucs simples qui se préparent bien avec la marmaille et qui savent contenter les papilles des petites comme des grandes fourchettes.

POUR COMBLER LE GARGANTUESQUE APPÉTIT QUI SUIT L’APRÈS-SKI (OU LA RAQUETTE, LE PATIN, LA GLISSADE, ALOUETTE!)

CHIC FONDUE

Convivial souper par excellence après une journée passée en plein air, la fondue au fromage fait le bonheur de tous. On peut la traficoter soi-même à partir de fromages québécois savamment choisis, ou bien on peut opter pour un raccourci et se gâter en essayant l’une des nombreuses préparations toutes prêtes proposées par différentes fromageries de la province qui ont mis en marché leur interprétation du classique suisse. Le truc de mon amie So pour terminer le fromagé souper sur une savoureuse note sucrée : plonger une datte Medjool dans le caquelon. 

Vous avez opté pour une diète végétalienne? C’est possible de bricoler une fondue savoyarde au fauxmage à base de cajous, parfois de carottes cuites, de levure alimentaire et d’un savant amalgame d’épices choisies. Avec du vin et du kirsch, ça va de soi. Les propositions de recettes ne manquent pas, il suffit d’interroger Google pour trouver celle qui vous inspire. 

Alimentation

Pousses en ville à l’assaut des restos

S’il n’en tient qu’à Marie-Noëlle Gauthier Bergeron et à Martin Vézina, on trouvera de plus en plus de micropousses dans les assiettes des restaurants de Québec. Ce couple de profs de cégep devenus entrepreneurs vend ses produits dans quelques sandwicheries, mais veut élargir sa distribution en 2020.

Établie depuis l’été dans d’une pièce de leur maison de la basse-ville, leur fermette urbaine «artisanale» — baptisée Pousses en ville — produit tournesol, pois, betterave, rapini, coriandre, chou-rave rouge, kale, trèfle, moutarde, radis, etc. Des germinations parfois vendues dans des kiosques éphémères à la boulangerie Des pains sur la planche et à la boutique NousRire. 

Mais on vise de rejoindre plus de clients, de restaurateurs et, à terme, d’épiceries. 

«On a tendance à penser que les micropousses ne sont qu’un truc décoratif, mais elles ont beaucoup à offrir en termes de goût et de qualité nutritionnelle. Chaque graine contient tous les nutriments, vitamines et minéraux du futur légume», dit Mme Gauthier Bergeron. 

Prix : 4 $ pour de 40 à 75 grammes.

Info : @poussesenville sur Facebook

Régal

Éveiller sa curiosité culinaire avec Inès

Inès Gauthier a publié son premier livre, Cuisine avec Inès, alors qu’elle n’avait que 12 ans! La voilà de retour, un an et demi plus tard, avec un nouvel ouvrage consacré aux saveurs du monde.

La jeune passionnée propose 50 recettes faciles à réaliser pour les cuistots en herbe, dont une douzaine de recettes en pot idéales pour les lunchs. Inspirée par ses propres voyages et par ses amis, Inès explore plus de 20 villes ou pays dans l’assiette: poulet Huli-Huli à l’ananas (Hawaï), colombo de morue et de crevettes (Martinique), crème catalane (Espagne), boulettes de veau à la ricotta fraîche (Italie) et feuilleté égyptien n’en sont que quelques exemples. Astuces et tranches de vie agrémentent le livre coloré.

Régal

Caribou lance un hors-série pour manger 100% local

Le magazine québécois Caribou souligne ses cinq ans d’existence avec un deuxième numéro hors série: après avoir abordé les vins d’ici à l’automne 2018, c’est au tour de l’alimentation locale d’occuper toute la place.

Ce numéro de 92 pages pose des questions importantes liées à nos habitudes de consommation, propose des trucs pour se constituer un garde-manger 100 % local — en incluant un carnet de bonnes adresses —, contient une section gourmande de 12 recettes pour cuisiner local du déjeuner au souper, et permet de découvrir des personnalités du monde culinaire québécois qui gagnent à être connues grâce à des portraits de boulangers, maraîchers, bouchers et transformateurs. 

Prix: 16,95 $, en kiosque dès maintenant.
Info: cariboumag.com

Régal

Place au 9e Foodcamp! [VIDÉO]

Sacré événement gastronomique de l’année en 2019 au gala des Lauriers de la gastronomie québécoise, le Foodcamp réunit encore une fois toute une brochette de chefs pour en mettre plein la vue (et les papilles), les 7 et 8 mars au Château Frontenac.

Les ateliers-conférences du samedi seront présentés pas Helena Loureiro (Portus 360 et Helena), Nicolas Dutertre (Cacao Barry), Caroline Huard (Loounie), Simon Lemire (L’Épi), Mélanie Marchand (Redpath), Benoît Lenglet (ITHQ) ainsi que Martin Juneau et Stéphane Gadbois (Pastaga). 

Le dimanche, les participants pourront voir à l’œuvre Anne Marie Grenier (Le Don), François-Emmanuel Nicol et Jérémy Billy (Tanière3), Éric Fontaine (École hôtelière de Québec), Marc-Antoine Perron (Thermomix Canada), Stéphane Galibert (Atelier Joël Robuchon Montréal), Julien Masia (ARVI) ainsi que Patrice Demers (Patrice Pâtissier). 

Durant les deux jours, un «marché public» rassemblant de nombreux producteurs locaux permettra de découvrir et goûter des produits variés. 

Prix: 87,50 $ passe journalière, 155 $ forfait deux jours, 12 $ pour accès au marché public seulement, achat à lepointdevente.com.
Info: foodcamp.info 

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Régal

Le veau à l’honneur avec Famille Fontaine

La nouvelle marque Famille Fontaine propose depuis peu une gamme de produits de veau de grain, de veau de lait sans OGM et de prêts-à-cuire (boulettes assaisonnées, croquettes et kefta) disponibles dans la plupart des bannières d’épicerie au pays.

Développés pour faire sauver du temps aux consommateurs en se cuisinant en moins de 30 minutes, les prêts-à-cuire contiennent un maximum de cinq ingrédients, sont sans agents de conservation, sans gluten et contiennent un minimum de sel. 

Famille Fontaine est lancée par le groupe Délimax-Montpak, une entreprise familiale du Québec. La marque offrira aussi un éventail de produits d’agneau «plus tard cette année», indique-t-on. 

L’entreprise signale que tous ses animaux sont élevés sans l’usage d’hormones. 

Info: famillefontaine.ca

Régal

On a goûté: le gin & tonic sans alcool Brise-Glace

Pourquoi donc produire un gin & tonic sans alcool? Sûrement parce que certains amateurs de ce cocktail classique se réjouiront de retrouver le même bon goût… sans l’effet enivrant ou le lendemain de veille qui vient avec!

La Distillerie NOROI a fort bien réussi son cocktail prêt à boire Brise-Glace, qui devrait confondre les sceptiques. Grâce à son alambic, la jeune distillerie de Saint-Hyacinthe arrive à réunir tous les arômes et la complexité d’un gin sans le taux d’alcool. Nul besoin d’ajouter un citron ou une lime, le goût d’agrumes est déjà bien présent. Le Brise-Glace fait son arrivée progressive dans les SAQ depuis la mi-février (mieux vaut vérifier la disponibilité au saq.com avant de se déplacer, code: 14404719). 

Prix: 9,80 $ le paquet de 4 canettes de 355 ml.
Info: distillerienoroi.com

Restaurants

Un nouveau café Le Philtre dans Saint-Sauveur

C’est un café qui occupera le rez-de-chaussée du Saint-Sô, l’immeuble d’appartements locatifs en construction dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec. Le commerce qui vise une ouverture le 1er mai s’appellera Le Philtre, café de spécialité, en référence au philtre d’amour de la légende qui faisait tomber l’un pour l’autre ceux qui le buvaient.

C’est en Australie que Chantal Mathieu et Jonathan Jacques sont tombés sous le charme du café. Un voyage d’un an dont ils sont revenus avec l’idée de se lancer en affaires de façon écoresponsable.

Leur cuisine ouverte offrira un menu végétarien. Le café sera fourni par Zab, récemment élu torréfacteur de l’année à Montréal. Une campagne de sociofinancement est en cours sur La Ruche. À suivre…

Adresse : 508, rue Saint-Vallier Ouest. 

Info : @lephiltrecafe sur Facebook

Régal

Chapeau les bois: brasser des champignons sauvages

Amoureux de la forêt et de ses richesses comestibles, les propriétaires de Chapeau les bois ont ajouté une nouvelle corde à leur arc en brassant depuis janvier des bières uniques avec champignons sauvages québécois, dans ce qu’ils appellent leur «mycobrasserie».

Fiers propriétaires de leur salle de brassage dans le quartier Saint-Sauveur, Céline Dufour et François-Xavier Fauck n’en sont pas pour autant à leur première expérience avec la bière. Il y a environ cinq ans, ils ont travaillé en collaboration avec la Brasserie Générale pour élaborer la Chaga, faite à partir du champignon du même nom. Elle a été en vente dans plusieurs dépanneurs spécialisés durant trois ans, suscitant un engouement certain, avant de cesser d’être brassée chez leur partenaire.

Mais… voilà que deux ans plus tard, la Chaga est à la veille d’être de retour sur les tablettes, vers le début mars. «Elle est prête! On est rendus à l’étape de l’embouteillage», signale M. Fauck, qui a très hâte que le public et les restaurateurs se la réapproprient.

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«La Chaga avait fait son chemin. Le restaurant Laurie Raphaël avait même créé un plat avec des chanterelles et des œufs pour servir avec la bière en accompagnement», indique M. Fauck.