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Le dernier flamant rose né à Ardastra Gardens a vu le jour en 2010.
Le dernier flamant rose né à Ardastra Gardens a vu le jour en 2010.

Aider les flamants roses à faire des bébés

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
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Jeune Québécoise expatriée aux Bahamas, Arianne Doucet s’implique pour les animaux et l’environnement. Elle s’est donné pour mission d’aider les flamants roses d’un centre de préservation de la faune à Nassau à se reproduire avant qu’il ne soit trop tard.

À l’écran, l’adolescente de 16 ans parle avec assurance et passion de ce projet qui l’anime : amasser des fonds pour restaurer l’habitat des flamants roses au Ardastra Gardens. 

«J’ai commencé à faire du bénévolat à Ardastra en décembre et à y aller chaque samedi. Je me suis demandé pourquoi il n’y avait pas de bébés flamants roses à cet endroit», explique-t-elle au Mag lors d’une rencontre sur Zoom. Elle apprend que les pensionnaires du centre ne se sont pas reproduits depuis 2010.

Ardastra Gardens avait pourtant bien réussi à favoriser la reproduction de l’oiseau national des Bahamas, qui était grandement menacé dans l’archipel à la fin des années 1950. Mais voilà, son habitat au sein du centre de préservation a besoin d’être restauré pour améliorer les facteurs environnementaux qui incitent les flamants roses à vouloir faire des bébés. 

«Ça prend un grand nettoyage : il faut enlever les sédiments dans l’étang, améliorer la qualité de l’eau… Il faut aussi faire en sorte qu’il y ait davantage de lu­miè­re naturelle qui éclaire l’habitat», signale Arianne, pour ne donner que quelques exemples du travail à accomplir. «On doit agir maintenant avant qu’ils ne deviennent trop vieux et que leur nombre diminue.»

Arianne Doucet a lancé une campagne de financement participatif pour permettre la restauration de l’habitat des flamants roses. Elle est ici en compagnie d’Andrew, qui travaille au Ardastra Gardens.

Étant uniquement financé par le secteur privé, Ardastra Gardens dépend du soutien du public pour assurer son fonctionnement et remplir ses missions éducatives et de conservation. La pandémie a fait chuter le nombre de visiteurs et les revenus en découlant, forçant l’endroit à ouvrir au public seulement les fins de semaine.

Campagne de financement

Arianne Doucet a eu l’idée de lancer une campagne de financement participatif sur la plateforme GoFundMe, avec l’objectif d’amasser 10 000 $ pour rendre l’habitat des flamants roses «super confortable». «Si ce n’est pas cette saison qu’ils font un œuf, ce sera peut-être la prochaine. Mais si on ne fait rien, il sera trop tard.»

Pour inciter les donateurs à être généreux, on offre en contrepartie d’afficher leur nom dans la cour des flamants roses pour toute contribution de 75 $CAN ou plus. «C’est là où des flamants roses sont présentés aux visiteurs, avec un employé qui donne des informations sur l’animal. On va réparer la clôture autour, la repeindre et appliquer les noms des donateurs sur chaque piquet», indique Arianne. «C’est l’endroit le plus populaire d’Ardastra, c’est super cool avoir son nom là!» 

Le flamant rose est l’oiseau national des Bahamas.

Pour débuter une partie des travaux, Arianne a recruté des bénévoles à son école. «On est un bon groupe, il faut dire que ça nous donne des heures de bénévolat, une exigence de notre école. La semaine prochaine on commence le travail de nettoyage et de réparation de la clôture. J’implique mon école pour aller chercher des dons ici aussi.»

«Les flamants roses sont super populaires ici, tout le monde est excité par ce projet-là!» se réjouit la Bahamienne d’adoption, qui espère que cet enthousiasme atteigne même le Québec. 

Pour plus de détails et pour contribuer au «Flamingo Breeding Project», visitez la page GoFundMe (anglais et français) ainsi que le site d’Ardastra Gardens ardastra.com/conservation (anglais seulement).

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