Harfang des neiges

À la chasse aux clichés

Alexandre Voyer va très souvent à la chasse, mais il revient généralement sans prise… enfin pas tout à fait, puisque ses trophées se trouvent dans son appareil photo.

«Faire de la photographie animale, c’est comme aller à la chasse, sauf que tu peux le faire à l’année», signale M. Voyer. Le trentenaire de Québec sait de quoi il parle, lui qui a été initié à la chasse par son père lorsqu’il était plus jeune.

Aujourd’hui, le photographe amateur passe la majeure partie de son temps libre dans la nature, à traquer caribou, harfang, martre d’Amérique, ours ou autres oiseaux, dans l’espoir de les immortaliser sur son appareil.

Le photographe Alexandre Voyer, derrière Hallx wildlife photographie
Mésange à tête brune

Alexandre Voyer travaille «environ 40 à 50 heures par semaine» pour une compagnie de sécurité. Il a aussi sa propre entreprise de produits pour la chasse, Glands de chêne, avec un associé. Mais les fins de semaine, ne le cherchez pas en ville : il est quelque part dans les environs de Québec, à la recherche de la faune qu’il pourra photographier.

«Je n’ai pas le titre de photographe animalier, je n’ai pas ma carte ni de formation professionnelle», tient à préciser M. Voyer, qui préfère dire qu’il fait de la photographie animale, par respect pour les photographes professionnels.

L’autodidacte a bien suivi un cours de photo il y a quelque 18 ans, avec développement de pellicule, mais avait laissé un peu de côté ce passe-temps par la suite. Ce n’est qu’il y a environ six ans qu’il a renoué avec cet art, mais dans un contexte bien particulier. «Faire des contrats de photos, par exemple pour des mariages, ça ne m’intéresse pas. C’est vraiment les animaux, dans leur environnement naturel, qui me fascinent. Je peux passer des heures à les observer avant de prendre un seul cliché, juste à tenter de comprendre leur comportement», explique-t-il.

Lynx
Caribou des bois

La beauté de ses clichés tient à plusieurs choses : le talent, bien sûr, mais aussi un équipement professionnel à la fine pointe, une journée ensoleillée où la luminosité est abondante, de la patience… et parfois de la chance! «Lorsque j’ai photographié un lynx, c’était vraiment un hasard. J’étais sur la trace de caribous forestiers et il est apparu peut-être cinq secondes… j’étais prêt!»

Téméraire

Celui qui signe ses photos sous le pseudonyme Hallx — «un vieux tag que j’ai gardé qui me permet de passer davantage incognito» — reconnaît être plutôt aventureux, voire téméraire à l’occasion. «J’ai déjà eu peur, quelques fois. C’est arrivé qu’un ours a chargé en ma direction, qu’un caribou a été menaçant…» Mais, de toute évidence, pas assez pour le freiner. «J’aimerais bien aller sur la trace de loups ou d’ours polaires», confie M. Voyer.

Au quotidien, il partage sa passion avec sa conjointe, qu’il a initiée il y a quelques années et qui est devenue aussi accro que lui!

Ourson noir
Martre d'Amérique

Le photographe amateur indi­que qu’il ne fait pas vraiment d’argent avec ses clichés, si ce n’est quelques impressions qu’il vend. Il aimerait plutôt se faire inviter à des voyages de chasse, par exemple dans le nord du Québec, pour faire de la photo. Et il caresse le rêve, un jour, d’immortaliser des girafes, des lions, des zèbres et d’autres majestueux animaux sur le continent africain. 

Pour voir davantage de photos prises par Alexandre Voyer, et aussi des vidéos, rendez-vous sur la page Facebook de Hallx wildlife photographie.

Chouette épervière
Harfang des neiges