Actualités

La chroniqueuse Caroline Chagnon cosigne un premier livre

Caroline Chagnon, qui cosigne un premier livre sur la sommellerie, a d’abord commencé à travailler à la SAQ alors qu’elle était étudiante, pour payer son baccalauréat en communication. « C’est là que j’ai eu la piqûre. Ça m’a brisé le cœur quand j’ai dû quitter à la fin de mes études! » se rappelle-t-elle aujourd’hui.

Après sa diplomation et quelques années de travail, cette passion persiste assez fort pour qu’elle retourne sur les bancs d’école suivre une formation en sommellerie au Centre 24 — Juin, à Sherbrooke. Tout de suite, elle adore son nouveau domaine, mais elle n’oublie pas d’où elle vient : après tout, se dit-elle, un bac en communication, « c’est toujours utile »...

« L’écriture, c’est ce qui me passionne le plus en communication », explique aujourd’hui la sommelière de 27 ans. Elle signe d’ailleurs dans La Tribune depuis 2015 une chronique Vins, dont la publication est maintenant élargie aux autres quotidiens du Groupe Capitales Médias. De plus, elle anime l’émission Lève ton verre, en plus de pratiquer son métier.

Une collaboration en or

Parmi les ouvrages de référence que Caroline Chagnon a lus et relus durant sa formation, il y avait ceux de Jacques Orhon. Comme elle rêvait de collaborer un jour avec lui, elle a décidé de suivre le conseil d’une amie et de lui envoyer un courriel comme une bouteille à la mer, espérant peut-être se dégoter un stage.

C’était en février de cette année. « Le jour même, il s’en allait rencontrer son éditrice, qui voulait publier un livre avec lui pour souligner leurs trente années de collaboration. Jacques trouvait que ça ne laissait pas beaucoup de temps pour faire le travail. Et là, par hasard, le soir même, on s’est croisés dans une dégustation à Montréal. J’étais tellement gênée! Je me disais : « Je lui ai écrit ce matin comme une groupie, et il ne m’a pas répondu! » »

Pourtant, le soir même, elle recevait un courriel de Jacques Orhon qui lui signifiait son intérêt pour une collaboration. Deux jours plus tard, c’était officiel : ils allaient écrire un livre ensemble. S’en suivront donc des mois de travail acharné, et de nombreuses séances sur Skype entre les auteurs, histoire d’effacer la distance qui sépare Sherbrooke de Sainte-Adèle...

Sommelier, mode d’emploi

Le fruit de ce travail, c’est le livre Le sommelier, c’est vous!, publié aux Éditions de l’Homme. La première partie de l’ouvrage se veut un « cours accéléré de sommellerie », et on y décortique des notions de base (la bonne façon de lire une étiquette, les faux pas à éviter, la méthode d’utilisation des carafes, des verres ou des bouteilles, par exemple).

Le reste du livre est consacré aux accords mets et vins, divisés par grandes sections (apéro, pâtes et pizza, fruits de mer, bœuf, abats, etc.). Selon la cuisson du plat, sa sauce ainsi que les ingrédients utilisés dans la recette, des vins sont proposés : au total, ce sont 300 bouteilles qui sont recommandées, dont 50 biologiques (et toutes trouvables à la SAQ).

« On explique vraiment c’est quoi le thinking derrière les recommandations, pourquoi ça va bien ensemble. On veut rendre les personnes autonomes, au final », résume Caroline Chagnon.

L’appréciation grandissante des Québécois pour le vin se consolide, remarque-t-elle. « Sans vouloir faire un mauvais jeu de mots, les gens sont assoiffés de connaissances. C’est la plus belle chose qui peut arriver pour nous; on peut partager notre métier, notre passion. Aujourd’hui, quand tu dis que tu es sommelier, les gens te regardent comme si tu disais que étais docteur. Il y a un profond respect pour le métier », soulève-t-elle.

Caroline Chagnon sera en dédicace au Salon du livre de Montréal vendredi (17 h-19 h) et samedi (13 h-14 h 30) avec Jacques Orhon, ainsi que dimanche (15 h-16 h 30) en solo.

Monde

Du speed dating façon Scrabble érotique

LONDRES — Mot compte triple: cunnilingus. À Londres, d’aucuns ont eu l’idée de réinventer les règles du Scrabble pour pimenter les soirées de speed dating, transformant le vénérable jeu de plateau septuagénaire en petit abrégé de dictionnaire érotique.

L’événement porte le nom de Dirty Scrabble et attire en ce pluvieux soir d’automne une petite vingtaine de Londoniens, jeunes et moins jeunes, réunis dans le confortable salon privé d’un pub de Hammersmith, quartier animé de l’ouest de la capitale.

Musique branchée, lumières tamisées, bougies, cocktails et jeu coquin: tout est réuni pour permettre à ces célibataires de faire connaissance, et plus si affinités.

C’est Jordi Sinclair, jeune entrepreneur spécialisé dans l’organisation de soirées ludiques, qui a eu l’idée de mixer ainsi speed dating et Scrabble libertin.

«Le Scrabble c’est sympa, mais pour faire des rencontres, c’est sans doute un peu trop sage», explique à l’AFP ce trentenaire.

Difficile de lui donner tort: jeu de patience requérant un maximum de concentration, le Scrabble s’accommode mal du rythme effréné et de la tension émotionnelle inhérents aux rencontres chronométrées du speed dating.

Alors pour coller à ces impératifs, les règles du Dirty Scrabble ont été réduites au strict minimum : pas de points, 11 lettres au lieu de 7, et le droit de prendre des libertés avec l’orthographe.

Mais il faut surtout, insiste Jordi Sinclair, trouver les mots «les plus sexy possible», sans censure, restriction, ni tabou. Cela «permet de délier les langues. Et il est certainement plus facile de parler de sexe quand c’est écrit sous votre nez».

Assis autour d’une partie de Scrabble, les célibataires ont sept minutes pour jouer et discuter, avant de passer à la table suivante.

Sur les plateaux de jeu, l’enchaînement des mots, voulu ou non, a de quoi faire sourire, et finit parfois par ressembler à une conversation libertine.

Ainsi peut-on voir le «h» de hung («bien monté») donner naissance à heat («chaud»). Quelques cases plus loin, boobs («seins») produit dogy («levrette»), qui débouche sur yea («ouais») et arses («culs»).

Tombent les barrières

«Pénis, couilles, cul [...], il y a quand même des mots vraiment crus», rigole un des participants, Neil Shah, grand gaillard de 40 ans.

«Mais c’est fun. Parfois, l’usage d’un langage décalé permet de faire tomber les barrières. On rit, on est plus à l’aise», poursuit le célibataire, selon qui ce type de rendez-vous permet de renouer avec la «conversation», un «art qui se perd», la faute aux «tweets et textos».

Le virtuel, non merci, abonde Tamara Jacobs, qui préfère de loin ces rencontres en chair et en os aux applications spécialisées sur téléphone portable.

«Je n’ai pas le temps de m’amuser à éplucher un catalogue de mecs [sur Internet] pour essayer de savoir qui en vaut la peine», souligne cette brune volcanique de 34 ans.

Sur son plateau de Scrabble, l’un des participants pose «jouir». «Waouh, ça commence à devenir sérieux!» s’exclame-t-elle aussitôt en riant.

Si le courant ne passe pas entre deux célibataires, le Scrabble permet d’éviter les silences pesants.

«Vous pouvez jouer quelques mots en pensant à votre prochaine question, sans être là, paralysé comme un lapin devant les phares d’une voiture», explique Dave Anthony, 32 ans, t-shirt et barbe de trois jours.

En fin de soirée, les convives communiquent à Jordi Sinclair, sous le sceau du secret, les noms des personnes qu’ils souhaitent revoir, avec l’espoir, peut-être, d’avoir enfin trouvé l’âme sœur.

Car, comme beaucoup de grandes villes, Londres cultive ce curieux paradoxe voulant qu’il y soit parfois difficile de nouer des relations amoureuses, malgré ses millions d’habitants et la profusion de lieux de rencontre.

Alimentation

Les secrets de Jérôme Ferrer

«Le secret est dans la sauce.» Cette expression consacrée, Jérôme Ferrer l’a faite sienne. Le chef de renommée internationale, qui a livré il y a 10 ans le livre Le secret des sauces, revient à la charge avec un ouvrage beaucoup plus imposant qui porte son nom à merveille : La bible des sauces.

Ce livre propose plus de 1000 recettes élaborées par le chef exécutif du restaurant Europea à Montréal (qui fait partie des prestigieuses associations Relais et Châteaux et Grandes tables du monde). Un travail de longue haleine qui s’est échelonné sur des années, alors que ces recettes étaient notées au fur et à mesure de leur création — dans les établissements du chef, à la maison ou pour des chroniques culinaires à la télé. 

«Une sauce, c’est un élément cosmétique qui va rehausser un plat. Ce n’est pas que de la crème et du beurre, ça peut être aussi léger, comme un filet d’huile d’olive avec des épices», signale Jérôme Ferrer. Le chef consacre bien sûr une section aux classiques (émulsions, fonds, liaisons…), mais ratisse beaucoup plus large avec des sauces aux légumes, véganes ou à base de superaliments, des trempettes, des vinaigrettes, des mayonnaises, des marinades, des sauces dessert… ou encore un tour du monde en 75 pays et des accords mets et sauces.

Le classement d’une telle variété de recettes a été un beau casse-tête, reconnaît le chef. Mais son désir était d’offrir un «livre de référence qui puisse traverser le temps, qui soit un outil de connaissance et de transmission» allant au-delà de ce que le Web a à offrir. 

Alimentation

L'Académie culinaire se lance dans le prêt-à-manger

Alors que les différentes formules de repas livrés à domicile gagnent en popularité, l’Académie culinaire se lance à son tour dans ce créneau en offrant depuis peu les produits de La Réserve, des repas cuisinés sous vide «prêts-à-déguster».

Les chefs de l’Académie culinaire, sous la direction du président et chef directeur François Martel, ont concocté plusieurs repas dont les prix varient de 7,25$ (spaghetti bolognaise au veau) à 10,75$ (pavé de saumon citron et câpres) pour des portions individuelles d’environ 400 g. On retrouve aussi quelques soupes et potages au menu, appelé à être bonifié. «C’est varié : on a des mets principaux thaïlandais, méditerranéens, italiens, français, des poissons… On proposera bientôt aussi des pad thaï», indique François Martel.

«Notre objectif, à l’Académie culinaire, c’est de rendre accessible à tous le plaisir de bien manger. Les gens qui n’ont pas le temps de cuisiner n’y prendront pas plaisir… c’est là qu’on propose une solution avec La Réserve», ajoute le chef, qui est à l’Académie culinaire depuis sa création il y a plus de 20 ans à Montréal, et présente depuis 2004 à Québec.

Pour M. Martel, offrir du prêt-à-manger n’est pas incompatible avec la mission première de l’organisation, qui est d’offrir des cours de cuisine accessibles à tous. «C’est hyper important d’être autonome en cuisine! Notre cour de base demeure d’ailleurs le plus populaire. Mais on remarque que notre clientèle, ce sont des gens bien occupés qui n’arrivent pas toujours à jumeler la cuisine à la vie de tous les jours. On peut prendre plaisir à cuisiner la fin de semaine, à recevoir des amis, mais parfois la semaine, avec les horaires différents des membres de la famille, ce n’est pas évident», concède le chef. 

«Chez nous, il y a une casserole d’eau sur la cuisinière en permanence!» lance-t-il. C’est que les repas de La Réserve, cuisinés sous vide puis immédiatement surgelés pour en conserver toute la fraîcheur et les propriétés nutritives, se réchauffent préférablement dans l’eau bouillante (le micro-ondes est aussi une option).

Science

Des chercheurs réclament des congés de maternité pour les éléphantes

PARIS — Pour enrayer la disparition des éléphants au Laos, des chercheurs préconisent la mise en place de «congés maternité» pour que les éleveurs ne fassent plus travailler les femelles pendant la période de gestation.

«Le travail des éléphants domestiques impacte fortement leur fécondité», explique Gilles Maurer, chercheur au CNRS et coauteur de l’étude parue dans Scientific Reports.

«La longue gestation [22 mois] et la période d’allaitement [deux ans] ne sont pas compatibles avec le travail de la femelle, en particulier pour l’industrie de débardage du bois», ajoute-t-il. Or le travail des éléphants s’est intensifié au Laos.

Les chercheurs estiment qu’il faudrait mettre en place des «congés maternité» compensant la perte financière des éleveurs, ce qui leur permettrait de se passer des services des femelles pendant cette longue période et de sauver le petit à naître.

Le Laos, autrefois surnommé le «pays du million d’éléphants», ne compte plus qu’environ 800 éléphants. La moitié vivent à l’état sauvage, l’autre moitié domestiquée.

Autre facteur dommageable et en forte hausse: l’exportation des éléphants, notamment des plus jeunes, pour le tourisme.

Pour réaliser leur étude, les chercheurs du CNRS et de Beauval Nature se sont basés sur l’évolution des effectifs de la population d’éléphants ces dernières années ainsi que sur une cinquantaine de témoignages d’éleveurs pour mieux comprendre leurs pratiques face à la gestation de leurs animaux.

L’extinction de l’espèce

Le traitement de ces données via un modèle leur a permis de faire des projections sur 100 ans. Le constat est sans appel. «Si l’exportation actuelle des éléphants ne change pas, celle-ci mènera irrémédiablement à l’extinction de l’espèce au Laos», précise un communiqué du CNRS.

Ces travaux ont également permis de mettre en évidence l’importance de la protection des éléphants sauvages pour la survie des domestiques. «Au Laos, la plupart des naissances d’éléphanteaux domestiques sont dues à la reproduction de leur mère avec des mâles sauvages», explique Gilles Maurer.

Alimentation

Un nouveau gala pour célébrer la gastronomie québécoise

Au Québec, la musique a ses Félix, la télé a ses Gémeaux, l’humour a ses Olivier… et la gastronomie aura désormais ses Lauriers!

Les artisans du milieu gastronomique québécois seront honorés lors d’un premier gala qui se tiendra au printemps et où seront remis 15 prix récompensant notamment le chef de l’année, la révélation, le sommelier, le mixologue, le producteur, le chef pâtissier… sans oublier le food truck de l’année. 

L’ambassadeur de l’événement, Ricardo Larrivée, signale qu’il n’y avait encore rien pour célébrer l’industrie de la gastronomie chez nous : «La France a ses Bocuse, les États-Unis ont les James Beard Awards… nous on aura les Lauriers». 

«Cinq cents personnes qui sont du milieu de la gastronomie seront invitées à voter avec un jury pour déterminer qui sont ces nommés et ces premiers Lauriers», ajoute M. Larrivée. Le grand public pourra quant à lui se prononcer pour la catégorie «Laurier du public». (Collaboration spéciale)

Toute l’info à : lauriers.ca 

Affaires

Le Passeport en fût s’étend à tout le Québec

Déjà fort apprécié des amateurs de bière de Montréal, le Passeport en fût prend d’assaut le Québec en entier alors que 70 microbrasseries, dont 16 des régions de Québec et de l’Est, se joignent à l’initiative cette année.

Lancé en 2015 par deux jeunes femmes d’affaires de Montréal, Catherine Roux et Geneviève Desrosiers, Passeport en fût permet d’obtenir pour 40 $ une consommation dans douze microbrasseries participantes. 

D’abord présenté sous forme de passeport cartonné et limité à la région métropolitaine, Passeport en fût prend cette année le virage numérique grâce à une application mobile pour iPhone et Android et vise le Québec en entier avec la participation de microbrasseries des quatre coins de la province.

À Québec, les microbrasseries La Korrigane et Louénok, de même que La Boîte à Malt et Le Corsaire de Lévis et L’Esprit de Clocher de Neuville ont joint le mouvement, de même que des microbrasseries d’ailleurs en Chaudière-Appalaches, au Bas-Saint-Laurent, au Saguenay et en Gaspésie.

L’Estrie, la Mauricie, l’Outaouais, la Montérégie et les autres régions du Québec sont également représentées dans cette «tournée des grands-ducs» des microbrasseries québécoises que propose ce concept original.

La venue de l’application mobile fait également disparaître la limite de temps pour utiliser le Passeport en fût et permet donc justement aux acheteurs de planifier plusieurs voyages de découverte de bières. Il est aussi possible de doubler la mise avec 24 microbrasseries pour un total de 80 $ ou 18 microbrasseries pour 65 $.

«Élément déclencheur»

«Nous voulons que le Passeport en fût soit un élément déclencheur dans la découverte des microbrasseries par les Québécois», explique Catherine Roux. «Nous avons réuni tous nos coups de coeur pour ce nouveau passeport afin de devenir un vrai répertoire des meilleures adresses au Québec.»

Catherine Roux sera d’ailleurs de passage à Québec mercredi, lors d’un 5 à 7 à la brasserie artisanale La Korrigane, pour parler de son concept en compagnie d’artisans et brasseurs locaux. 

Une bière en édition limitée brassée par Boswell Brasserie Artisanale et MaBrasserie sera également présentée pour souligner l’expansion provinciale de Passeport en fût, soit une IPA double milkshake poire et soupçon de litchi qui sera également offerte dans certains dépanneurs spécialisés.

Mode

Confort masculin

Cette semaine, on vous présente quelques nouveautés au rayon des dessous et des maillots de bain pour messieurs. En plus d’être jolis et bien conçus, ces produits sont des créations québécoises, et sont offerts à des prix très raisonnables. Que demander de plus?

Sir Edwards

On peut dire que la naissance du sous-vêtement pour homme Sir Edwards est due à une heureuse rencontre fortuite. D’un côté, Francisco Randez, ex-mannequin de réputation internationale, devenu entrepreneur, animateur et acteur (notamment dans la série Cheval-Serpent).

De l’autre, l’entreprise familiale spécialisée en création de vêtements Nasri International, de Montréal, qui possède également la marque Everyday Sunday, une gamme de maillots et de vêtements de détente pour homme et femme. 

Sans le savoir, M. Randez et la famille Nasri (qui se sont rencontrés grâce à un ami commun) avaient la même idée qui leur trottait dans la tête : créer un sous-vêtement élégant pour homme, de qualité supérieure tant au niveau du confort que de la conception, à prix abordable. «On avait envie de développer le sous-vêtement “ultime”», confie au Soleil Elie Nasri, directeur du développement des produits chez Everyday Sunday. 

«Partir de l’idée et la concrétiser, pour moi, c’était l’étape qui était la plus mystérieuse», ajoute Francisco Randez, habitué aux vêtements de qualité… mais un peu moins à leur fabrication.

Cette «vision commune» est donc devenue le boxer Sir Edwards (porté sur les photos par Francisco Randez lui-même), conçu à 95 % en modal (un textile produit à partir d’une fibre extraite de la cellulose de bois), et à 5 % en élasthanne.

Dans le développement du produit, rien n’a été laissé au hasard : doublure intérieure confortable, zones d’aération (en mesh piqué) au niveau de l’aine, fessier rehaussé, finition sans couture apparente. Aussi, un soin particulier a été apporté à la bande élastique de taille (en jacquard), souvent déterminante dans le véritable confort (ou pas) d’un sous-vêtement, estime M. Nasri. 

Le Sir Edwards est offert en sept coloris différents, au prix unitaire de 38 $. «Je ne suis pas gêné de dire que c’est un des meilleurs produits que l’on n’ait jamais conçu, aussi dans son rapport qualité/prix», affirme Elie Nasri. C’est également une question «de respect et d’honnêteté» envers le client, conclut Francisco Randez. 

siredwards.ca

En cuisine

HalloweeNostalgie

CHRONIQUE / C’était avant l’avènement des pleines rangées de costumes en fortrelle, avant celui des déguisements de superhéros rembourrés en toile de nylon cheap, avant celui des boutiques en noir et orange qui pointent le nez en septembre et qui redeviennent fantôme ou se transforment en citrouille une fois que la page du calendrier est tournée sur le mois de novembre.

La convention ne voulait pas encore qu’on décore la maison le 31 octobre pour que le voisinage ose venir cogner à la porte réclamer des friandises.  

À l’école, on se déguisait approximativement. Un maquillage patenté, un habit trop grand emprunté à grand-maman et bingo!, on tenait quelque chose. On ne savait pas toujours exactement en quoi on était costumé, mais c’était à vrai dire un détail de peu d’importance.

Parce que c’était avant que la mascarade halloweenesque ne soit avalée par le grand tout mercantile.  
Fin octobre, chaque année, dans toutes les classes, on faisait des concours de citrouilles découpées. On sculptait un visage dans l’orange courge en récupérant soigneusement la chair, mais surtout les graines, qu’on faisait rôtir. Avec de l’huile, du sel. C’était aussi avant l’avènement de la sauce tamari. À l’heure du berlingot tiède distribué gratuitement à tous, la classe entière collationnait en croquant dans les petits pépins verts et salés. Je ne dirais pas que le mariage était parfait, mais il faisait partie de la tradition. Il permettait de se faire un fond de sel avant la grande débauche de sucre.

Parce que même si les temps ont changé, avant comme maintenant, l’Halloween reste une fête à l’indice hyperglycémique vertigineux.

C’est le soir de l’année où le sucre sous toutes ses formes est considéré comme un groupe alimentaire à part entière.

Et pas que par les enfants

Comme on aime se tartiner les oreilles avec les vieux tubes des années 1980 malgré l’avalanche de sons de synthétiseurs, comme on adore se farcir des séries de télé aux parfums d’hier (Allo, deuxième saison de Stranger Things!), on prend plaisir à retourner piger dans nos classiques alimentaires d’hier.

Je ne parle pas ici des saucisses cocktail dans le bacon et du céleri bardé de cheez-whiz. Je parle de tout ce qui rappelle l’enfance. De tout ce qui évoque cette belle époque où se rendre au dépanneur en BMX était en soi une aventure au bout de laquelle se trouvait le pot d’or : pour une poignée de sous, on pouvait remplir un sac en papier brun de bonbons en tous genres. Des heures et des heures de délice.  

J’ai piqué une jasette avec Alain Lamonde, propriétaire du Arachides Dépôt de Sherbrooke. Son rayon de bonbons d’antan attire l’œil des clients. Il réveille aussi leurs souvenirs. « Je travaille avec des fournisseurs pour qui l’après-Halloween est une période creuse. Pas ici. Peut-être parce que les parents ont vu leurs enfants se régaler avec le fruit de leur collecte, ils viennent se faire leurs propres réserves de bonbons. Et je pense que tout le monde le constate : les bonbons vintage, oui, ils ont la cote. Les poissons rouges à la cannelle, tout comme les lunes de miel, ça fait partie des demandes récurrentes de nos clients. Parce qu’ils sont associés à des moments heureux de leur jeunesse. »

La nostalgie est un puissant moteur, un fabuleux outil pour creuser dans la mémoire. Tellement que l’Alzheimer Society UK de Londres menait il y a trois ans une expérience auprès de personnes atteintes d’Alzheimer. L’idée était simple : combattre la maladie en offrant aux patients des friandises vintage (dans leur emballage original) afin de faire rejaillir des souvenirs heureux de leurs premières années.  

Je ne sais pas si l’expérience a été concluante. Mais faites l’exercice, repensez aux sucreries dont vous raffoliez, enfant. Le goût vous reviendra presque instantanément en bouche.

Souvenirs, souvenirs

Je repense aux boules de cerise et les boules noires à l’anis se retrouvaient souvent dans notre sac, mais au chapitre des sucreries sphériques, elles ne pouvaient détrôner les casse-gueule et autres gobstopper. Une magie pour les papilles et les pupilles tant on vérifiait compulsivement quelle était maintenant la couleur du rond bonbon.

Je repense aux cigares au jus, ces tubes cireux dans lesquels coulait un visqueux sirop sucré. Et puis aux mojos, ces pâtes à mâcher aux parfums variés « qui sont maintenant difficiles à trouver parce qu’ils sont fabriqués en Australie », explique M. Lamonde.

Je repense au caramel MacIntosh, qui avait un petit air d’Écosse dans son emballage façon tartan. Délicieux, mais raide sous la dent. Une épreuve pour les plombages qu’on avait déjà. Pas étonnant. « Le vrai de vrai caramel d’Écosse, l’original, se vend avec un marteau », assure M. Lamonde.

Je repense aux marteaux et autres outils pâteux au chocolat mou, des friandises qui ont changé de formes, depuis, mais pas de recette. Je repense aux petites framboises gélatineuses à un sou. Aux bagues couronnées d’un sucre d’orge en forme de diamant géant. Aux interminables lassos de réglisse. Aux fizz pétillants. Aux suçons fusées rocket tricolores à la forme sapinesque et au goût médicamenteux. Aux paquets verts de tire Grandma à la mélasse. Aux fioles plastifiées en forme de fruits remplies de poudres aux couleurs phosphorescentes et au parfum chimique. Aux violets paquets de gomme savon.

Je repense évidemment à la gomme Bazooka, coriace et caoutchouteuse sous la dent, avec laquelle on multipliait les concours. Qui ferait la plus grosse balloune? Qui, surtout, mâcherait le plus longtemps possible? Je ne gagnais jamais. Après trois minutes et quart, ça avait déjà la texture d’un vieux pneu. Et probablement le goût aussi. C’était quand même une grande favorite. En partie à cause de l’emballage dans lequel elle était emmaillotée et de la BD douteuse qu’on déballait aussi précautionneusement qu’un message dans un biscuit chinois.  

Je repense aux cigarettes en pseudo-chocolat, cordées dans un carton rappelant celui des Camels. Celles-là, je ne les aimais pas tant que ça. Je leur préférais les cigarettes Popeye. Qui sont toujours en vente. La recette n’a pas bougé, mais l’étiquette, si. Ce sont maintenant des bâtonnets. Les temps changent.

Je repense à tout ça et soudain, j’ai huit ans à nouveau. Je roule à vélo pas de casque, poussée par une dose d’adrénaline sucrée. Le bonheur est dans ce vent doux qui me fouette le visage à chaque coup de pédale. Et dans le petit sac de papier brun qui déborde de douceurs pas du tout santé, mais combien délicieuses.

J’ai beau ne pas savoir quelles conclusions a tirées l’Alzheimer Society UK de son expérimentation sucrée, je ne prendrai pas de chance, je vais me faire quelques provisions de confiseries d’hier.
Pour le plaisir. Et le souvenir.

Les temps changent, oui. Biberonnés à l’univers imaginaire d’Harry Potter, mes enfants se réjouissent de récolter des tonnes de Caramilk, Kit-Kat et autres Aero, mais ils rêvent quand même du jour où on leur servira des chocogrenouilles à l’Halloween. Ça ne risque pas d’arriver. Pas grave. On a mis la main sur les dragées surprise de Bertie Crochue. Un mélange de Jelly Beans aux goûts variés.

Franc succès

Cerise, melon d’eau, banane et citron sont quelques-uns des parfums standards qu’on retrouve dans la petite boîte cartonnée, laquelle contient aussi des pépites aux inhabituelles saveurs telles que bouffe de chat, vomi, herbe fraîche, œuf pourri, saleté (!), et j’en passe. Chaque bonbon de couleur identique peut se révéler succulent en bouche ou carrément dégueulasse. Le jeu, c’est de croquer dans l’ovale gélatineux sans savoir quelle saveur se cache sous sa coque colorée. Je vous laisse deviner lesquelles dominent dans l’emballage...

À sortir les soirs où vous trouvez que le quota de sucre de votre marmaille est atteint. Après trois dragées douteuses, ils n’auront qu’une envie : se brosser les dents!

Alimentation

Fondre pour la burrata

La burrata, vous connaissez? Si vous êtes un amateur de mozzarella ou encore de bocconcini, il y a fort à parier que vous fondrez pour ce fromage italien au cœur coulant, désormais prisé de ce côté-ci de l’Atlantique.

Comme la mozzarella, la burrata a un goût assez neutre, mais l’intérêt réside avant tout dans sa texture, indique le restaurateur Rocco Cortina. Le propriétaire des restaurants Il Matto — dans Sainte-Foy et le Vieux-Québec —, qui va en Italie quelques fois par année, signale que «la burrata [y] a pris beaucoup de popularité, alors qu’avant c’était surtout du bocconcini qu’on mangeait». Pas étonnant, donc, qu’il ait décidé d’en servir à ses clients, sans toutefois l’inclure au menu régulier.

C’est que la burrata doit être consommée très fraîche. «Notre commande arrive le mercredi ou le jeudi, et les burratas partent assez rapidement, généralement en deux ou trois jours», indique M. Cortina. «Plus le cœur est liquide, plus le fromage est frais. C’est un peu comme un mi-cuit au chocolat ou un cherry blossom : ferme autour, mais fondant à l’intérieur», image le restaurateur.

Produite à partir de lait de vache, la burrata est un fromage typique des Pouilles (Puglia, en Italie) dont le centre contient de la crème et des copeaux, ou filaments, de mozzarella. Elle se conserve dans l’eau et doit être consommée rapidement, normalement à l’intérieur d’une semaine.