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Deux nominations à l’international pour le livre de Caroline Chagnon

La chroniqueuse vin Caroline Chagnon signe son premier livre cette année, et on peut déjà dire qu’il s’agit d’un succès. À sa première expérience, son livre Le sommelier, c’est vous!, coécrit avec Jacques Orhon, est sélectionné dans deux catégories du concours international Gourmand World Cookbook Awards.

« C’est une toute première collaboration, c’était la première fois que j’écrivais un livre tout court. Je le faisais pour acquérir cette expérience-là, puis aussi c’est quelque chose qui était un rêve, d’écrire un livre, c’est un check sur la liste et je suis heureuse de ça. C’est une belle surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout », réagit Mme Chagnon.

Le Gourmand World Cookbook Awards est un concours créé il y a plus de 20 ans pour reconnaître le travail des auteurs qui partagent leurs connaissances et astuces par l’écriture de livres. Si la chroniqueuse en est à sa première nomination, M. Orhon est un habitué. Son long historique fait qu’elle connaissait l’existence du concours.

« Jacques a été sélectionné plusieurs fois à ce concours-là, il a même gagné certains prix avec différents livres. Mais pour lui, c’est la première fois qu’un livre est sélectionné dans deux catégories. Non seulement on était surpris, mais super contents », exprime-t-elle.

Le Français a entre autres remporté le meilleur livre au monde dans la catégorie Best Drink and Litterature en 2010, avec son livre Entre les vignes.

Parmi les auteurs nominés, on compte peu de Canadiens. C’est que le concours est en fait la finale mondiale, une sélection nationale avait déjà été faite et c’est Le sommelier, c’est vous! qui a été retenu.

« C’est comme si on est automatiquement gagnant en finale nationale. C’est pour ça qu’il n’y a pas beaucoup de finalistes canadiens, on a été sélectionnés parmi les autres livres. »

Bientôt dans les écoles

Le livre est sélectionné dans les catégories Matching Food and Drink, avec 14 pays en compétition, et Drinks Education, avec 12 pays. Le livre est composé de deux parties, une section d’accords mets et vins, et l’autre est une initiation à la sommellerie. 

« Jacques est français, donc il a beaucoup de contacts en France. Il m’a dit qu’il avait parlé avec des enseignants là-bas et ils lui ont dit que ce livre-là devrait être obligatoire dans les écoles de sommellerie, parce que c’est vraiment on point pour les accords vins et mets. C’est vraiment une approche plus académique au début, pour aider les gens à se sentir plus à l’aise avec le vin dans la vie de tous les jours. C’est bon aussi pour monsieur et madame Tout-le-Monde qui veulent être à l’aise avec le vin à la maison ou en compagnie des copains », explique la chroniqueuse. 

« Je pense qu’on a des chances... », avoue-t-elle en toute humilité. 

La soirée de dévoilement des gagnants se déroulera en Chine dans les prochaines semaines.

À LIRE AUSSI: Les chroniques vin de Caroline Chagnon

LE BOURLINGUEUR

Quand la Colombie fait de l’ombre à la Floride

CHRONIQUE / Si j’étais de mauvaise foi, je dirais que la Colombie fait de l’ombre à la Floride comme destination hivernale. Les pauvres petits Québécois cherchant à troquer les chaussettes trempées par la neige abondante pour du sable qui leur brûlera le bout des orteils ont trouvé chaussure à leur pied. Tout le monde visite la Colombie ces jours-ci.

Bon, peut-être pas tout le monde. Mais j’ai quand même croisé trois amis par pur hasard sur la plage de Tayrona, au nord, à la fin octobre. Depuis, mon fil Facebook et mon Instagram sont inondés de photos de la Colombie. Au moins une dizaine d’autres connaissances y dévorent le soleil hivernal.

Le prix du billet d’avion y est peut-être pour quelque chose. Cet automne, on pouvait se taper le corridor aérien vers Bogota pour moins de 500 $. Si la patience fait partie de vos qualités, même dans les aéroports les plus ennuyeux du monde, vous pouviez vous en tirer pour presque seulement 400 $ à condition de subir de longues escales. Ça devenait tentant de dire « bye-bye boss! » pour quelques jours.

« C’est pas dangereux, la Colombie? », qu’ils demandent, les gens. Pas à outrance. Pas si on fait preuve de la prudence élémentaire. Pareil comme au Pérou, en Équateur ou au Mexique. Non, vous ne risquez pas à tout moment de vous retrouver coincé entre deux groupes de narcotrafiquants faisant voler une pluie de balles et de grenades. La Colombie, la Bosnie, le Rwanda... L’imaginaire a retenu le danger, mais pas leur transformation... Ces trois pays sont pourtant magnifiques et sécuritaires.

Pourquoi la Colombie? Parce que c’est grand comme ça! Grand comment? Plus grand qu’un éléphant, je dirais. C’est peut-être parce qu’il faut beaucoup d’espace pour planter des palmiers grands de 60 m, pour planter quelques grandes montagnes aussi, et une bonne portion de forêt amazonienne. Il faut être grand pour toucher au Pacifique et à la mer des Caraïbes et se garder un peu d’espace pour faire pousser le café.

C’est tellement grand, la Colombie, que la distance entre les villes principales comme Carthagène, Medellin et Bogota prend des heures à franchir en autobus. Les compagnies aériennes à bas prix, bien que moins écologiques, font des sauts de puce en moins d’une heure. Avianca inclut les bagages, comme EasyFly, mais pas VivaAir.

Bien que les plages soient populaires, on boude à tort certaines grandes villes comme Bogota. La capitale, nichée dans les montagnes, a l’humeur changeante. Il fait frais souvent, si bien que la petite laine mérite à tout le moins d’être déposée dans la valise. Mais quand la chaleur se pointe, les coups de soleil ne mettent pas de temps à s’imposer.

L’ascension de Montserrate, où se trouve une église, présente un défi intéressant. La vue du sommet permet par ailleurs d’apprécier l’étendue de la ville. Les jambes plus fatiguées prendront le téléphérique ou le monorail, mais l’expérience ne sera pas la même.

On dit qu’il faut entre 60 et 90 minutes pour grimper les quelque 1500 marches menant au sommet de la montagne. C’est à peu près le temps que j’ai investi, si on en croit le chronomètre que j’ai maintenu sur pause pour plusieurs centaines de marches. C’est que l’altitude, voyez, ça vous tire un tantinet vers le bas. Prévoyez deux heures.

Le quartier de La Candelaria, la vieille ville, est agréable pour ses graffitis et son aspect colonial. Quelques bons restaurants serviront des plats traditionnels, comme la « bandeja paisa », une assiette de viande hachée, d’avocats, de riz, de fèves et de gras de porc. Ne croyez pas le serveur qui vous dira qu’une portion convient pour une seule personne. C’est énorme. Pareil pour la « parillada », une platée de viandes grillées. L’ajiaco, un bouillon de poulet à la crème avec du maïs sur l’épi, réchauffe par temps froid et remplit l’estomac pour une bonne douzaine d’heures.

Il ne faudrait pas ignorer le Musée de l’or, qui offre des tours guidés gratuits en fin d’après-midi tout en racontant des histoires fascinantes, même pour ceux qui détestent les musées. J’en suis. Idem pour le petit Musée Botero, qui expose les œuvres originales de l’artiste du même nom.

Dans le domaine de la gastronomie, on peut goûter des jus faits à base de fruits dont on ignorait l’existence. On peut aussi se défoncer les tympans et manger beaucoup trop dans un des Andres Carne de Res, forts en originalité. Les prix y sont un peu élevés, comme la musique trop forte, mais les touristes fêtards ont tendance à s’y rassembler. Si c’est votre première visite, des musiciens se déplaceront à votre table et vous proposeront de porter une banderole comme celles des concours de Miss.

Sinon, les autres grandes villes présentent aussi un intérêt. Medellin a été, pour moi, beaucoup plus attirante que Carthagène. Moins jolie au premier coup d’œil, et moins touristique aussi, Medellin est pourtant séduisante. Son métro, ses téléphériques et le rythme de la vie quotidienne m’ont charmé.

À Carthagène, en dehors de la saison touristique, la vieille ville est quand même prise d’assaut par les touristes, donc du même coup par les vendeurs de babioles qui se font compétition comme des hyènes pour un minuscule morceau de viande. Suffit d’en revirer un pour que dix autres s’essaient à vous vendre le même bidule. Je n’ose pas imaginer la haute saison, quand les bateaux de croisière se déversent sur la ville. Haut-le-cœur.

Mine de rien, on fait vite le tour des bâtiments coloniaux animés pour le pur plaisir des étrangers. À l’extérieur des fortifications, le château de San Felipe Barajas vaut le détour pour son importance historique. Il a entre autres empêché les Anglais de prendre Carthagène.

Enfin, plus au sud, à Salento par exemple, on peut s’amuser au tejo, ce « sport » semblable à la pétanque où on lance une pierre dans un bac d’argile dans l’espoir de faire exploser quelques pétards. Peut créer une dépendance!

La Colombie, c’est trop grand pour ne pas vouloir y retourner.
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Mode

Trouvailles beauté pour les bas de Noël

Les bas de Noël sont une formidable alternative aux cadeaux encombrants et peuvent contenir plusieurs petits cadeaux soigneusement choisis. Parmi la vaste gamme de nouveautés, de collections des Fêtes et l’offre grandissante des marchés de Noël, pop up et boutiques éphémères, plusieurs baumes, savons, outils mode et bijoux nous sont tombés dans l’œil.

Pour dorloter maman et bébé

Le Mag

Un autre bébé morse à l’Aquarium

Un bébé morse pourrait voir le jour au printemps à l’Aquarium du Québec.

La femelle Arnaliaq est enceinte pour la deuxième fois en trois ans. Une rareté pour une institution zoologique. 

La gestation et les premiers mois de vie sont des étapes importantes pour la survie des petits veaux. 

L’Aquarium du Québec a développé une expertise dans la reproduction des morses. Rappelons qu’en 2016, deux morses nés à Québec et bien en santé ont été relocalisés dans une institution zoologique de Vancouver. 

On peut suivre la gestation d’Arnaliaq au facebook.com/aquariumduquebec

À LA VÔTRE

10 bulles festives

CHRONIQUE / Le meilleur est à venir. La saison des bulles bat son plein, et on ne demande pas mieux que de célébrer au rythme de l’effervescence dorée. Avec des mousseux festifs dignes de vos apéros et cocktails dinatoires, certes, mais aussi de grands vins de repas. Des champagnes aux mousseux de Californie, d’Espagne, du Luxembourg et de Bourgogne, il y a de tout pour faire plaisir à toutes occasions. Parce que tant qu’il y a des bulles, tout va!

Amateur d’effervescence québécoise? Restez à l’affût puisque je vous prépare un article complètement dédié plus tard en décembre. Votre soif de bulles nordiques sera alors on ne peut plus étanchée.

Le Mag

Petites habitudes, gros résultats

Les touristes qui prennent le train au Japon sont étonnés de voir les chefs de train se parler tout seuls.

Le train s’approche d’un panneau de signalement? Le conducteur le pointe et dit : «Le signal est vert».

Mode

Des montures Mitsou chez BonLook

BonLook s’amuse à collaborer avec des personnalités pour la création de ses montures optiques. Après Tessa Virtue, Maripier Morin et Sarah-Jeanne Labrosse, le dernier visage connu à se prêter à l’exercice est Mitsou.

Offerte depuis le 4 décembre, la collection comprend deux modèles, James et Coco, aux accents de rose, doré ou argent. Elle se démarque notamment par sa touche métallique et ses couleurs riches. 

Les montures sont en vente à partir de 175 $, incluant des lentilles de prescription simple vision, au bonlook.com et dans les boutiques BonLook de Place Ste-Foy et des Galeries de la Capitale. 

Alimentation

Quelle bûche au dessert?

Le classique des classiques pour terminer un repas des Fêtes : la bûche de Noël. Loin d’être ennuyante, elle se décline aujourd’hui en une multitude de saveurs et de textures, qu’on la préfère glacée ou fraîche. Voici quelques suggestions.

L’audacieuse

Première Moisson propose une grande variété de bûches et autres desserts décadents pour les Fêtes. On retient la bûche signature L’audacieuse, qui associe un biscuit Joconde et un dacquois aux pistaches, mariés à une mousse au chocolat noir Manjari 64 % et à un coulis de griottes, le tout rehaussé d’un glaçage à la griotte décoré de chocolat noir. Ce produit de la gamme L’alternative est fabriqué sans ingrédients contenant du gluten. Pour chaque bûche L’audacieuse vendue, Première Moisson remettra 20 $ à l’Accueil Bonneau, qui soutient les personnes itinérantes ou à risque de le devenir. Prix : 48,95 $ (8-10 portions), 59,95 $ (12-15 portions), 5,95 $ (portion individuelle). On craque aussi pour les boules de Noël coco-caramel et pacanes ou celles fraises-rhubarbe et yogourt (5,95 $ chacune). Commande en succursale ou au premieremoisson.com

Le Mag

As-tu vu ça? Emballages sublimés

Les portraits de l’artiste néerlandaise Suzanne Jongmans montrent des personnages sortis tout droit de la Renaissance, dont les vêtements ou accessoires sont en fait des emballages récupérés.

Artiste multidisciplinaire, à la fois couturière, costumière et photographe, Mme Jongmans sublime les emballages de plastique ou de styromousse en les transformant en de délicats voiles, chemisiers, robes ou fraises — ces grands collets formés de plis. 

Contrastes harmonieux entre le passé et le présent, ces portraits sereins sont inspirés de ceux réalisés par les peintres des XVe, XVIe et XVIIe siècles tels Rembrandt, Hans Holbein le Jeune ou encore Rogier van der Weyden. Pour voir davantage d’œuvres de l’artiste : suzannejongmans.nl 

Le p'tit Mag

Des desserts à dévorer des yeux!

À tous les gourmands, voici quelques desserts à dévorer des yeux! Sweets Certified est un recueil des plus belles sucreries mises en ligne sur les réseaux sociaux.

Des créations façonnées avec doigté par des magiciens pâtissiers de Russie, de Corée du Sud, d’Indonésie... Ils s’amusent à réinventer les éclairs, les sucettes, les macarons et les beignes et à les transformer en arbres, en animaux, en personnages de film. Oseriez-vous les croquer pour y goûter? Pour saliver encore plus, vous pouvez visiter facebook.com/sweetcertified ou instagram.com/sweetscertified.