Victime du contexte difficile, le Café Sirocco ferme jusqu'à nouvel ordre

Restaurants

Victime du contexte difficile, le Café Sirocco ferme jusqu'à nouvel ordre

Le Café Sirocco sur le boulevard René-Lévesque ne pourra pas célébrer ses 17 ans comme prévu. Les propriétaires de l’établissement ont annoncé l’arrêt temporaire des activités du restaurant.  

Sur Facebook, la direction a expliqué qu’elle consacrera «dorénavant, l'entièreté de ses efforts au maintien de la haute qualité de ses standards dans les opérations de sa maison mère, le Restaurant Louis Hébert.»  

Nermin Grbic: coiffer pour le 7e art

Mode

Nermin Grbic: coiffer pour le 7e art

Cette semaine, je partage avec vous l’histoire de Nermin Grbic, un homme d’ici, bien enraciné dans la ville de Québec. La résilience et l’instinct de survie font de ce coiffeur de métier un artiste accompli. Le 28 mai, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision lui a remis le prix pour la meilleure coiffure de film pour l’œuvre de Matthew Rankin, The Twentieth Century. Quelques jours plus tard, il a encore été à l’honneur, cette fois au 22e Gala Québec Cinéma, raflant le prix Iris pour les coiffures du même film.

En juillet 1995, près de 8000 musulmans bosniaques ont été assassinés à Srebrenica, en Bosnie. Cet assaut dirigé par le général serbe Ratko Mladic est qualifié de génocide par la Cour internationale de justice. Une des tactiques du général pour capturer les enfants était de capturer d’abord leur père et de lui faire crier le nom de ses enfants à l’orée de la forêt pour tenter de leur faire quitter leur cache…

«Il y a quelques jours, j’ai vu un documentaire sur cette histoire : un père, sous la menace, criait le nom de son fils… Nermin! Nermin! Ça aurait pu être moi. J’ai pleuré durant cinq jours complets.»

Nermin Grbic est né à quelques kilomètres de Srebrenica. Son parcours pour devenir l’homme qu’il est aujourd’hui est marqué par la violence de la guerre, qui a commencé en 1991 alors qu’il n’avait que 7 ans. Près de cinq années de tourmente avant d’arriver à Sainte-Foy en hiver avec sa famille, à l’âge de presque 11 ans, une seule valise à main pour deux parents et deux garçons. Il raconte que sa famille ne possédait pas de vêtements d’hiver. Leurs voisins ont beaucoup aidé, en nourrissant cette famille en nouvelle terre d’accueil.  

Karine Tremblay
Zoom sur les salades

En cuisine

Zoom sur les salades

CHRONIQUE / Geneviève Plante est une fan de salades. Tant et tellement que la trompettiste professionnelle et blogueuse (Vert Couleur Persil) s’était donné comme premier défi culinairo-littéraire de signer un livre tout entier consacré au mariage des mescluns, laitues et autres légumes variés.

C’était en août 2016. En décembre de la même année, elle publiait Histoires de salades, son premier bouquin. Autoédité, à part ça. 

« Je me suis lancée là-dedans à fond. Dès que j’avais une seconde de libre, je travaillais sur ce projet qui a pu naître grâce à une campagne de sociofinancement. J’ai tout décidé : papier, graphisme, photographies. »

Au final, 25 recettes originales de salades et autant de vinaigrettes figuraient dans le recueil de 69 pages. 

« Ce n’est pas une immense bible, mais gérer tout le projet de A à Z, dans un milieu que je ne connaissais pas, c’était quand même tout un défi! »

Dès sa parution, le livre a trouvé 350 preneurs. De réimpression en réimpression, il a gagné de plus en plus d’adeptes.  

« J’ai cependant décidé d’arrêter de le faire réimprimer cette année. Comme il est édité à compte d’auteure, c’est mon condo qui servait d’entrepôt, ça n’avait juste plus de bon sens », raconte Geneviève en riant. 

Celle-ci vend désormais le bouquin uniquement en version numérique, via la boutique de son blogue, qu’elle continue d’alimenter en recettes variées.

Toujours à compte d’auteure, elle a aussi signé Houmous & Cie, en 2017. L’an dernier, son troisième livre, Vert couleur persil, paraissait aux Éditions La Presse. Dans tous ces projets, un trait commun : une grande créativité. Il suffit de jeter un œil sur son site pour constater l’originalité et le caractère inventif de ses recettes. 

« Mon appro-che en cuisine est clairement celle d’une artiste. Autant il y a des sphères dans ma vie où j’ose moins, autant je me donne carte blanche dans la cuisine en mariant divers aliments. J’essaie beaucoup de choses, je travaille souvent à partir des couleurs des ingrédients que j’utilise, un peu comme si je composais une appétissante toile. » 

Ce plaisir de s’amuser avec les ingrédients est né à l’adolescence. 

« J’avais choisi de diminuer ma consommation de viande. J’ai commencé à faire mes propres recettes, en sortant du cadre culinaire que je connaissais et en expérimentant avec le tofu, les légumes et les fines herbes. »

Intéressée par le mariage des saveurs, mais aussi par les bienfaits des aliments, la passionnée de cuisine a lu abondamment sur le sujet. 

« Je trouve ça fascinant de savoir que le curcuma, combiné à du poivre et de l’huile, affiche des propriétés bénéfiques décuplées. C’est le genre de trucs sur lesquels je ne me tanne pas d’apprendre », 

Cet élan pour la nourriture saine aurait pu être freiné par la palette gustative qu’elle découvrait et qui manquait un peu de punch. 

« Quand j’étais plus jeune, manger santé, ce n’était pas trop synonyme de party gustatif. Moi, justement, j’avais envie de rendre ça bon, j’avais le goût que la bouffe ultra santé soit aussi ultra délicieuse. »

Elle y arrivait. Les ami.e.s qui venaient souper chez elle lui demandaient invariablement les recettes des plats qu’elle avait servis. 

« C’était très intuitif, mon affaire, j’improvisais beaucoup! Pour le plaisir, et pour pouvoir refiler plus aisément les recettes que j’inventais à mon entourage, j’ai créé le blogue en 2014, mais sans autre ambition que l’envie de partager. » 

L’ambition a pris du galon, le projet a grandi au fur et à mesure qu’elle garnissait son site de recettes variées. Deux ans plus tard, celle qui est aussi vice-présidente de la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec lançait son premier bouquin. Le projet allait de soi, le sujet aussi.  

Des sourires en images [PHOTOS]

As-tu vu ça

Des sourires en images [PHOTOS]

Ne vous laissez pas berner par ces sympathiques images, Anna Devís et Daniel Rueda ont étudié la-très-sérieuse architecture et se définissent comme des explorateurs et des raconteurs.

On vous avait parlé de ce duo de photographes ici même il y a deux ans, alors qu’ils avaient entrepris de combiner leurs passions du voyage, des structures et de l’esthétisme afin de créer des clins d’œil originaux, minimalistes et amusants partout dans le monde.

Mais ces Espagnols de 29 ans ne se limitent pas à la photo de voyage; ils font aussi très fort dans la photo concept! Que ce soit avec un chapeau-œuf ou une robe-pluie, leur belle simplicité leur a permis d’aller de par le monde pour croquer de nouvelles images, pour participer à des expositions et pour collaborer avec des clients prestigieux tels Netflix, Facebook et Disney. Sympa!

Info : annandaniel.com ainsi que @anniset et @drcuerda sur Instagram

Ci-dessous, deux galeries de photos fournies par Anna Devís et Daniel Rueda. La première montre leurs voyages, la seconde leurs créations.

Mount Trail: de l’équipement ultraléger fabriqué localement

Le Mag

Mount Trail: de l’équipement ultraléger fabriqué localement

Économiste de formation et aventurier d’expérience, Mathieu Jourjon s’est mis à la couture afin de créer une gamme d’équipement de plein air entièrement réalisée au Canada, principalement au Québec. 

En plus de son atelier situé à Beauport, l’entreprise Mount Trail compte sur un réseau de couturiers et couturières qui s’étend de Gaspé à Gatineau, en passant par la Beauce et Montréal.

Mount Trail se spécialise dans l’équipement de plein air ultraléger et écoresponsable. Leur tente ultralégère deux places pèse 430g (0,94 lb), alors que les tentes semblables fabriquées au pays vont peser entre 1,6 lb et 2 lb, explique le fondateur de l’entreprise. Pour créer des tentes légères et de qualité, Mount Trail utilise notamment du matériel DCF (Dyneema® Composite Fabrics) «30 % plus léger que le nylon et le polyester ; 45 % plus léger que l’aramide», indique-t-on sur le site web de cette jeune entreprise où il est déjà possible de commander leurs produits.

Saint-Henri et Folia Design proposent un café aux notes florales

Le Mag

Saint-Henri et Folia Design proposent un café aux notes florales

Le café micro-torréfacteur Saint-Henri et l’entreprise Folia Design, spécialisée dans la vente de plantes et la création d’aménagements végétaux, s’associent pour offrir un café aux notes florales.

Pour le lancement, le Folia Filtre est un Nensebo Refisa provenant d’Éthiopie avec des notes de pêche blanche et de jasmin, tandis que le Mélange Folia pour espresso est composé à 75% de ce même café auquel est mélangé un café colombien provenant de la région de Quindio. Ce mélange sera offert exclusivement chez Folia Design.

Les cafés qui seront utilisés pour la gamme Folia changeront au fil de l’année, mais les grains éthiopiens seront particulièrement présents. «Le terroir de l’Éthiopie est souvent propice aux notes florales, particulièrement ceux qui ont été fermentés selon le procédé lavé, mais pas exclusivement», explique Julie Audet, responsable de l’approvisionnement pour le café Saint-Henri.

On a goûté: les nouvelles céréales Müska

Alimentation

On a goûté: les nouvelles céréales Müska

Connue pour ses granolas, l’entreprise québécoise Fourmi Bionique a lancé une nouvelle gamme de céréales nommée Müska.

Chaque déclinaison est composée de flocons de céréales biologiques du Québec ainsi que de dukkah — un mélange d’inspiration égyptienne, dont la recette développée par Fourmi Bionique comprend amandes, graines de sésame, noix de coco et sirop d’érable. 

On a goûté aux trois variétés de Müska offertes, soient Nature (avec racine de maca), Vitalité (avec canneberges, pommes séchées, amandes grillées et pétales de souci) et Aphrodisiaque (avec amandes, chocolat noir bio, raisins de Corinthe et ginseng sibérien). On a particulièrement apprécié le fait que ces mélanges sont très peu sucrés — dans le cas du mélange nature, mieux vaut y ajouter yogourt, fruits séchés, un brin de sirop d’érable ou de miel. 

Très bon dégusté avec du lait, ou encore en gruau froid qu’on aura laissé reposer toute la nuit dans un contenant refermable (délicieux avec du lait de soya ou autre lait végétal). 

En vente notamment chez IGA, Metro et Avril, au prix de détail suggéré de 5,49 $ (270 g). Info : lafourmibionique.com 

Des repaires de contrebandiers!

Vu de là-haut

Des repaires de contrebandiers!

Chaque semaine, l’historien «volant» Pierre Lahoud dévoile au Mag les secrets derrière ses plus belles photos du Québec. Cet été, il nous fait découvrir les «îles au trésor» qu’il explore du haut des airs depuis près de 40 ans. Aujourd’hui, les Îles-du-Pot-à-l’Eau-de-Vie, appelées commuménent brandy pot, dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Rivière-du-Loup.

«À l’époque, ces îles étaient des repaires importants pour faire la contrebande d’alcool. Pendant des années, une grande partie des îles du Saint-Laurent était des territoires de contrebandiers, raconte M. Lahoud. C’était facile : leurs bateaux partaient de Saint-Pierre-et-Miquelon chargés de rhum, arrivaient ici avec des goélettes qui s’échouaient sur les berges de l’île, déchargeaient leur marchandise puis repartaient. C’était des endroits parfaits, isolés, où la garde côtière et la police n’allaient jamais. Ç’a prospéré pendant des années.»

«Ce qui est bien, c’est que l’endroit est devenu une destination touristique très recherchée. La compagnie propriétaire (Société Duvetnor) en a fait une espèce d’auberge où les gens vont vivre la sensation d’être gardien de phare. C’est une belle histoire!»

Propos recueillis par Francis Higgins

Info : pierrelahoud.com

+

À VOIR AUSSI
Harrington Harbour, la grande séductrice
Une île arc-en-ciel…
La malédiction du Rocher aux oiseaux
La leçon de Henry de Puyjalon
Une image de résistance
Cherche aide pour déménager phare…

Quoi de neuf en vitesse…

Le Mag

Quoi de neuf en vitesse…

C’est aujourd’hui qu’aura (presque) lieu le Dîner en blanc annuel, sans toutefois le rassemblement d’un millier de personnes prévu pour son 10e anniversaire. L’activité sera tenue en ligne via Zoom et Facebook. Pas de raison de ne pas se vêtir de blanc. Info : @DinerEnBlanc.Quebec sur Facebook…

Règles sanitaires obligent, la Joujouthèque Basse-Ville est forcée de déménager de nouveau. Dès le 8 août, l’organisme spécialisé dans le jeu libre, le prêt de jeux, les ateliers artistiques et le bricolage se retrouvera au 31, boulevard Charest Ouest, à l’angle du boulevard Langelier. Une campagne de financement a été lancée pour donner un coup de main…

Monsieur Cocktail – qui signe presque chaque semaine une rubrique dans Le Mag – vient de lancer deux nouveaux sirops pour étoffer sa gamme de produits pour la confection de cocktails : le sirop de canne bio (végétal, au goût d’orge citronné et de miel floral, remplace le sirop simple) et le sirop simple keto (pour ceux qui veulent diminuer leur consommation de sucre)…

Au cas où vous l’auriez raté, le mégaparc des Galeries de la capitale a relancé ses manèges au début du mois…

On revient tranquillement à la normale : dès le 11 août, le resto Le Bistango sera de retour les midis en plus des soirs…

Le resto-boulangerie-pâtisserie Délices Saint-Jean 2000, sur la rue Saint-Jean à Québec, a discrètement fermé ses portes un peu plus tôt cet été, après trois décennies d’existence…

Bousculée par la pandémie, La Mama grilled cheese a aussi été forcée de fermer boutique au début de l’été, après neuf années d’activité. Mais on promet sur Facebook des surprises pour bientôt.

C'EST MALADE: juste une pointe, s'il vous plaît!

Le P'tit Mag

C'EST MALADE: juste une pointe, s'il vous plaît!

À Scarborough en Ontario, Lamanna’s Bakery crée des pizzas géantes pour les gourmands qui ont les yeux plus grands que le ventre.

En plus d’être surdimensionnées, les pizzas sont aussi garnies de manière créative. Aussi jolies que délicieuses, les pizzas desserts sont décorées de beignes, de gâteaux, de biscuits et d’autres gourmandises. 

Marc Allard
Le deuxième cerveau

Nous, les humains

Le deuxième cerveau

CHRONIQUE / Les deux souris — appelons-les Molo et Jojo — avaient des personnalités très différentes. Molo était de nature très anxieuse et osait à peine sortir des recoins ombragés de sa cage; Jojo était sûre d’elle-même, grégaire, et se promenait partout, du moins dans les limites de son espace grillagé.

Dans un laboratoire ontarien, le professeur de gastroentérologie à l’Université McMaster Premysl Bercik leur a réservé une expérience un peu dégoûtante. Il a prélevé les selles des deux souris, puis les a injectées dans l’estomac de leur homologue — un échange bactériologique connu sous le nom de transplantation de matière fécale. 

Trois semaines plus tard, les souris étaient méconnaissables. On aurait dit qu’elles avaient changé de personnalité. Molo avait pris beaucoup d’assurance et explorait la surface de la cage avec nonchalance, tandis que Jojo se cachait dans les coins sombres. 

Que s’était-il passé? 

Comme l’expliquent deux journalistes de la BBC (British Broadcasting Corporation) dans un fascinant épisode du balado All Hail Kale intitulé «La souris triste», le professeur Bercik voulait vérifier si la greffe de bactéries intestinales contenues dans les selles pourrait avoir un impact sur les comportements des souris. 

Eh bien, il semble que oui. Et c’est très intéressant pour nous, puisque les humains possèdent plus de 90 % de gènes en commun avec la souris. 

Aussi étonnant que ça puisse paraître, l’expérience du professeur Bercik s’ajoute à un corpus grandissant de preuves scientifiques qui montrent que la flore intestinale — aussi appelée le microbiome — peut affecter la santé mentale.

Vous ne les remarquez jamais, mais 100 000 milliards de bactéries s’agitent dans votre tube digestif. Cette colonie, qui pèse environ deux kilos, régule notamment votre digestion et votre métabolisme, et elle extrait et fabrique des vitamines et d’autres nutriments à partir des aliments que vous mangez. 

La colonie produit aussi des centaines de substances neurochimiques que le cerveau utilise pour réguler des processus mentaux comme l’apprentissage, la mémoire et l’humeur. D’ailleurs, l’intestin fabrique environ 95 % de la sérotonine, l’«hormone du bien-être», ce qui influence l’humeur. Pas étonnant, donc, que l’intestin soit surnommé le «deuxième cerveau». 

Selon la BBC, les percées scientifiques concernant l’axe intestin-cerveau ouvrent une nouvelle frontière pour les traitements en santé mentale. Avec l’arrivée de «psychobiotiques», des souches de bactéries particulières pourraient être prescrites pour améliorer l’humeur. Et, qui sait, peut-être prescrira-t-on un jour une transplantation fécale pour soigner un trouble bipolaire. 

Mais déjà, la psychiatrie nutritionnelle a commencé à montrer que la qualité des aliments que l’on ingère affecte notre santé mentale. 

Une étude récente a notamment comparé les régimes «traditionnels», comme le régime méditerranéen et le régime traditionnel japonais, à un régime «occidental» bourré de produits ultras raffinés comme des boissons gazeuses, des nouilles instantanées, des croquettes de poulet, des Doritos ou des Jos. Louis. Résultat? Le risque de dépression est de 25 % à 35 % plus faible chez ceux qui suivent un régime traditionnel.

Mais pas besoin d’attendre les scientifiques pour comprendre dans quelle mesure ce que vous mangez affecte votre humeur. Vous pouvez faire des tests vous-mêmes. 

Dans un texte sur l’influence de l’intestin sur l’humeur, Uma Naidoo, une psychiatre spécialisée en nutrition de l’École de médecine de Harvard, suggérait par exemple de couper tous les aliments transformés et le sucre pendant deux à trois semaines, juste pour voir comment vous vous sentez. Ensuite, suggérait-elle, réintroduisez un par un les aliments dans votre alimentation et voyez si ça fait une différence.

Je ne vous dis pas que la transformation sera aussi étonnante que celle de Molo la souris triste. Mais modifier son alimentation, c’est quand même plus attrayant qu’une transplantation de bactéries...

Confiture choco-cerise

Recettes

Confiture choco-cerise

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 20 minutes
Sans œuf / sans produits laitiers / sans noix / végé / sans gluten

STÉRILISATION

• Quantité totale : 750 ml (3 tasses)
• Taille des pots : 250 ml (1 tasse)
• Quantité des pots : 3 pots
• Temps de stérilisation : 10 minutes, à la casserole

INGRÉDIENTS

• 1 litre (4 tasses) de cerises Bing équeutées, dénoyautées et coupées en deux (520 g)
• 30 ml (2 c. à soupe) d’eau
• 500 ml (2 tasses) de sucre (330 g)
• 130 g de chocolat noir 70 % sans lactose
• 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron en bouteille
• 1 sachet de pectine en cristaux (57 g)

PRÉPARATION

• Dans une grande casserole en acier inoxydable, déposer les cerises, l’eau et le sucre. Porter à ébullition, puis laisser mijoter 10 minutes à feu doux en remuant, jusqu’à ce que le sucre soit complètement dissout.
• Couper le chocolat en petits morceaux. Ajouter le chocolat et le jus de citron dans la casserole. Remuer. Poursuivre la cuisson 10 minutes en remuant de temps en temps.
• Ajouter la pectine et porter de nouveau à ébullition. Remuer 1 minute.
• Répartir la confiture dans les bocaux en laissant un espace libre de 0,5 cm (1/4 de po) entre la confiture et le rebord des pots. Plonger un ustensile dans les pots et le remuer afin d’éliminer toute bulle d’air. Au besoin, ajouter de la confiture.
• Stériliser à la casserole 10 minutes.

NOTE : La cerise est mon fruit préféré et, combinée au chocolat, elle crée ce qui est de loin ma confiture favorite. J’utilise des cerises surgelées quand les fraîches sont hors de prix ou lorsqu’elles ne sont pas en saison. Pour les amateurs de chocolat noir, n’hésitez pas à utiliser un chocolat à teneur plus élevée en cacao. Le goût du chocolat sera plus prononcé. Puisqu’il y a de la pectine dans cette recette, ne la doublez pas. Si vous en voulez plus, faites la recette une deuxième fois.

PAR PORTION
(1 pot de 250 ml)

Calories 447
Protéines 5 g
Matières grasses 19 g
Glucides 68 g
Fibres 10 g
Fer 6 mg
Calcium 63 mg
Sodium 52 mg

Café et chanvre, curieux Joe Cool…

Restaurants

Café et chanvre, curieux Joe Cool…

Un projet qu’on veut «nouveau» et «tendance» au nom mystérieux — qui fait une place d’honneur au chanvre — s’est installé au printemps dans le quartier Saint-Roch, à Québec : le Joe Cool Café & Curiosités.

«Un endroit pour un peu tout le monde, qui touche différentes cultures, où l’on peut boire un bon café et bien manger. On se concentre sur l’ambiance chaleureuse, invitante et culturelle, avec de l’art et de la musique, explique Adamo Bergola, copropriétaire avec Jocelyn Chabot. Et on a couplé ça avec la vente au de détail des produits du chanvre, une matière qui nous a toujours intrigués, écolo, dynamique et naturelle. C’est une belle petite boutique à découvrir.» 

Parmi les produits du chanvre, il y a des crèmes pour la peau, des thés, des tisanes, des gâteries pour les animaux, des huiles à main, etc. 

À l’ardoise, en plus des cafés traditionnels et des variétés à base d’espresso, de latté, de capucino et d’américano, «on trouve de tout», assure le Québécois d’origine italienne, fils de chef cuisinier : croque-monsieur, cannoli, granita maison, pesto à base de chanvre, sandwichs végé et des pastel de nata, les fameuses tartelettes portugaises du Dr Arruda.

«Malgré les circonstances de la pandémie, on est content de notre départ. On a eu le temps de bien s’installer et de bien connaître la clientèle de proximité qui revient souvent», ajoute M. Bergola.

Qu'on se rassure, ce commerce n'a rien à voir avec la marijuana, maintenant légale au Canada, promet-on. «Quoiqu'on y a fait un petit clin d'œil…», se limite à dire le proprio.

Adresse : 294, rue de la Couronne, à Québec

Info : @joe_cool_cafe sur Instagram

Nouveau café et boutique gourmande à Beauport

Restaurants

Nouveau café et boutique gourmande à Beauport

Que veut dire Boké Panaché? C’est le nom du café-lounge et boutique gourmande qui a ouvert ses portes à la mi-juin à Beauport, certes. Mais encore?

Ça ressemble à poké, mais on n’y trouve pas de poké bowls. Il y avait le restaurant Le Panache (maintenant appelé Chez Muffy), mais il n’y a aucun lien entre les deux commerces. «Je ne sais pas trop où j’ai pris ça. Je dis souvent à mon chum qu’il est bucké, mais ce nom était déjà pris et je voulais quelque chose de spécial et différent. Bucké avec panache! Et ça finit par Boké Panaché!» raconte la proprio Pascale Côté, une femme d’affaires qui travaille dans le domaine de la technologie et a déjà possédé une boutique de location et de réparation de vélos.

Au menu de son café, on trouve des produits faits maison et locaux qui mettent en vedette Charlevoix, l’Ïle d’Orléans et Portneuf, entre autres : cafés, sandwichs, pizzas, salades, sous-marins, quiches, tartes, pâtisseries, en plus d’offrir pains, jambons, gelée de pommes, fromages, bagels, bières de microbrasseries, etc.

«Je veux vendre le Québec en encourageant les produits d’ici, car je suis une fan de plein air, de Charlevoix et des artisans. Au début, ce ne devait être qu’un take-out, mais j’ai décidé d’en faire une mini-épicerie pour encourager le monde. C’est mon rêve que j’ai réalisé», confie Mme Côté, qui songe déjà à des succursales dans Lebourgneuf et Sillery.

Soupe à l’oignon

Recettes

Soupe à l’oignon

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 35 minutes à l’autoclave
Sans œuf / sans produits laitiers / sans noix / sans gluten

STÉRILISATION

Quantité totale : 2,5 litres (10 tasses)
Taille des pots : 1 litre (4 tasses)
Quantité de pots : 5 pots
Temps de stérilisation : 500 ml (2 tasses) = 35 minutes / 2 pots (+ 1 pot de 500 ml) = 45 minutes

INGRÉDIENTS

• 45 ml (3 c. à soupe) d’huile végétale
• 1,5 litre (6 tasses) d’oignons coupés en demi-rondelles (780 g)
• 1 gousse d’ail hachée (5 g)
• 1 pincée de sel
• 125 ml (½ tasse) de vin blanc sec
• 2 litres (8 tasses) de bouillon au choix
• 5 ml (1 c. à thé) de thym séché
• Poivre au goût

PRÉPARATION

• Dans une grande casserole en acier inoxydable, chauffer l’huile à feu doux-moyen. Cuire les oignons, l’ail et le sel 30 minutes en remuant de temps en temps, jusqu’à ce que les oignons soient caramélisés.
• Déglacer avec le vin en raclant le fond de la casserole avec une cuillère en bois afin de détacher les sucs de cuisson.
• Ajouter le bouillon et le thym. Poivrer. Porter à ébullition, puis laisser mijoter 5 minutes à feu doux.
• À l’aide d’une cuillère trouée, répartir les aliments solides dans les pots.
• Verser le bouillon bouillant dans les bocaux en laissant un espace libre de 2,5 cm (1 po) entre le bouillon et le rebord des pots. Plonger un ustensile dans les pots et le remuer afin d’éliminer toute bulle d’air. Au besoin, ajouter du bouillon.
• Stériliser à l’autoclave (35 minutes pour des pots de 500 ml et 45 minutes pour des pots de 1 litre).

NOTE : J’aime bien servir cette recette telle quelle, mais on peut évidemment l’agrémenter de croûtons gratinés au four pour en faire une version classique!

PAR PORTION
(1 pot de 500 ml)

Calories 222
Protéines 5 g
Matières grasses 9 g
Glucides 28 g
Fibres 5 g
Fer 1 mg
Calcium 89 mg
Sodium 1421 mg

La recette de la semaine: poulet à la fajitas

Recettes

La recette de la semaine: poulet à la fajitas

Préparation : 15 minutes
Cuisson : 19 minutes
Quantité : 4 portions
Sans noix / sans œuf

INGRÉDIENTS

• 4 poitrines de poulet sans peau
• 15 ml (1 c. à soupe) épices tex-mex
• Demi-poivrons de couleurs variées coupés en lanières
• 250 ml (1 tasse) mélange de fromages râpés de type tex-mex
• 375 ml (1 ½ tasse) salsa douce
Prévoir aussi : 1  petit oignon rouge coupé en demi-rondelles
Facultatif : 80 ml (1/3 de tasse) de crème sûre

PRÉPARATION

• Préchauffer le four à 220 °C (425 °F).
• Inciser les poitrines de poulet sur la largeur, sans les trancher complètement.
• Assaisonner les poitrines de poulet d’épices tex-mex. Insérer les poivrons et l’oignon rouge dans les incisions.
• Déposer les poitrines de poulet sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin. Cuire au four de 15 à 17 minutes, jusqu’à ce que l’intérieur de la chair du poulet ait perdu sa teinte rosée.
• Garnir les poitrines de fromage et poursuivre la cuisson au four à la position «gril» (broil) de 4 à 5 minutes. Pendant ce temps, réchauffer la salsa dans une casserole.
• Servir les poitrines de poulet avec la salsa et, si désiré, la crème sure.

PAR PORTION

Calories 528
Protéines 72 g
Matières grasses 19 g
Glucides 15 g
Fibres 3 g
Fer 2 mg
Calcium 279 mg
Sodium 1077 mg

La boulangerie de Louis Marchand et compagnie s’installe dans Saint-Sauveur

Alimentation

La boulangerie de Louis Marchand et compagnie s’installe dans Saint-Sauveur

Le plaisir est au centre de ce projet de préretraite de Louis Marchand et de sa conjointe Sylvie Albert. Ceux qui ont créé La Boulange sur l’île d’Orléans en 1998, pour ensuite la vendre en 2009, récidivent et installent leur nouvelle boulangerie dans le quartier Saint-Sauveur.

La boulangerie Louis Marchand et compagnie a discrètement ouvert ses portes le 16 juillet dernier, au 92, rue Saint-Joseph ouest. Au milieu des viennoiseries, des pizzas, des pains français et des autres pains du monde, ce sont surtout les pains franco-canadiens qui sont à l’honneur. On retrouve même des brioches à la farlouche, une garniture de mélasse et de raisins dont l’origine remonte au 17e siècle.

Ouverte du mercredi au dimanche, la boulangerie offre aussi des breuvages abordables afin de favoriser une ambiance conviviale. Quand le contexte le permettra, Sylvie Albert désire installer des grille-pains libre-service et offrir un «forfait toasts» qui donne droit à un café et du pain à volonté.

La recette de Monsieur Cocktail: le daiquiri, l’incontournable de l’été

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: le daiquiri, l’incontournable de l’été

Lorsqu’on me demande quel cocktail est l’incontournable de l’été, un trio indétrônable me vient toujours en tête : mojito, pina colada et daiquiri. Incapable de trancher entre ces trois majestueux cocktails, commençons donc par celui dont l’histoire est la plus riche : le daiquiri.

Loin de n’être qu’une vulgaire barbotine à base de barmix servie dans une coupe à margarita ourlée d’un rim de sucre, le daiquiri est apparu dans les années 30, à La Havane, avant d’être popularisé par le célèbre écrivain américain Ernest Hemingway. L’origine du prince des cocktails estivaux demeure floue : est-il inspiré du nom d’une plage à Cuba, baptisé par un ingénieur américain qui en préparait aux travailleurs des mines à l’époque? Qui sait?

Une chose est sûre, il a été servi de façon classique (du rhum Bacardi blanc, du jus de lime et du sucre granulé) au bar El Floridita dans les années 30, l’un des préférés d’Hemingway. Par la suite, les variations de la recette se sont multipliées pour accommoder les clients ainsi que pour profiter des différents fruits à la disposition des cantineros

Ma version préférée, aux framboises, est idéale pour les vacances! Pas besoin de robot-mélangeur ici, on le boit de façon classique, les deux pieds dans le sable chaud de Cuba.

Daiquiri à la framboise

• 2 oz de rhum blanc
• 0,5 oz de jus de lime
• 1 oz de sirop de framboise Monsieur Cocktail
• Framboises (pour décorer)

Daiquiri à la framboise (faible en sucre)

• 1,5 oz de rhum blanc
• 0,75 oz de sirop simple keto Monsieur Cocktail
• 0,5 oz de jus de lime
• 3 framboises, pilées
• Framboises (pour décorer)

Préparation

• Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace.
• Filtrer au tamis fin dans une coupe refroidie.
• Décorer de trois framboises sur un pic à cocktail.

Santé!

Cherche aide pour déménager phare…

VU DE LÀ-HAUT

Cherche aide pour déménager phare…

Chaque semaine, l’historien «volant» Pierre Lahoud dévoile au Mag les secrets derrière ses plus belles photos du Québec. Cet été, il nous fait découvrir les «îles au trésor» qu’il explore du haut des airs depuis près de 40 ans. Aujourd’hui, le phare de L’Anse-à-la-Cabane à L’Île-du-Havre-Aubert, aux Îles-de-la-Madeleine.

«Cette photo est dramatique. En la voyant, j’ai compris que l’érosion du territoire et la dégradation de l’environnement étaient des catastrophes appréhendées, raconte M. Lahoud. On voyait devant le phare une espèce de trou : c’était la falaise qui s’enfonçait! Les propriétaires de cet endroit ont commandé des études pour apprendre qu’il perdait à l’érosion, petit à petit, environ un mètre de terrain par année. C’est énorme! À tel point qu’ils ont dû déménager leurs bâtiments — incluant le phare — de l’autre côté de la route. Imaginez déménager un phare! C’est fou!»

«Cette photo exprime bien la réalité de la disparition de notre territoire au profit de la mer. Et c’est à cause du réchauffement climatique. Il n’y a plus de glaces l’hiver pour protéger les falaises des assauts de la mer. Elles sont grugées progressivement toute l’année. C’est un danger qui nous guette. Il faudra réagir éventuellemen­­­t pour protéger ce territoire, car des côtes entières disparaîtront si on ne fait rien.»

Propos recueillis par Francis Higgins

Info : pierrelahoud.com

+

À VOIR AUSSI
Harrington Harbour, la grande séductrice
Une île arc-en-ciel…
La malédiction du Rocher aux oiseaux
La leçon de Henry de Puyjalon
Une image de résistance

Vivre un deuil…

Le P'tit Mag

Vivre un deuil…

Il y a quelques jours, nous avons appris avec toi la terrible nouvelle du décès de Romy et Norah Carpentier, deux jeunes soeurs qui avaient été portées disparues avec leur père un peu plus tôt. Leurs funérailles ont eu lieu lundi dernier, à Lévis, la ville dans laquelle elles habitaient avec leur maman. Ce fut une étape très émouvante. Leur maman, Amélie, en vivra beaucoup d’autres et aura aussi besoin de beaucoup de temps pour apaiser sa douleur. Elle vivra toute une gamme d’émotions intenses.

Lorsque l’on perd quelqu’un qu’on aime, on peut traverser de nombreuses étapes avant de commencer à se sentir vraiment mieux. Bien sûr, on n’oublie jamais la personne décédée, qui continue à vivre dans nos souvenirs, mais ces étapes nous mènent vers une façon de continuer à vivre en étant mieux dans sa tête. 

1) La première étape que traversent la plupart des gens est le choc et ce qu’on appelle le déni. Cela arrive généralement juste après que l’on ait appris le décès : on se renferme dans une bulle, on ne veut pas y croire vraiment. On fait semblant, sans le faire exprès, que cela n’est pas arrivé. 

2) La deuxième étape est celle de la colère : on en veut à la terre entière et parfois même, à la personne qui est décédée. Ce n’est pas très logique, mais on est tellement triste que l’on se laisse submerger par ses émotions. 

Marc Allard
Ah non! J’ai oublié mon masque

Nous, les humains

Ah non! J’ai oublié mon masque

CHRONIQUE / Samedi matin, dans une station-service en Mauricie, pas de paiement à la pompe, je dois payer à l’intérieur. Pendant que je fais le plein, une voix à l’interphone me fait sursauter : «Monsieur, avez-vous votre masque?»

Fier d’y avoir pensé en cette première journée du port obligatoire dans les commerces, je réponds : «Oui, madame, j’ai mon masque!» Et, dans ma tête, je me dis : «Bravo, t’es bien parti.» 

Le lendemain, je pousse la porte d’un dépanneur de Limoilou pour aller acheter de la bière. «Monsieur, vous ne pouvez pas entrer si vous n’avez pas de masque», m’avertit la caissière. 

Maudit, j’ai oublié mon masque. Je retourne bredouille vers la maison en me disant que je ne suis pas si bien parti finalement. Comble de l’agacement, je croise un voisin qui se rend au même dépanneur que moi. Évidemment, lui, il a trimballé son couvre-visage. 

— «Ah, bravo, t’as pas oublié ton masque!» je lui dis. 

— «Non, je reviens de chez nous. Moi aussi je l’avais oublié!»  

Vouloir respecter la consigne du masque obligatoire dans les commerces est une chose, ne pas l’oublier en est une autre. 

Vous allez me dire, ce n’est pas compliqué. Tu sors de chez vous, t’amènes tes clés, ton portefeuille, ton cellulaire et, maintenant, ton masque. Non, pas si simple. Attraper le trio clés-portefeuille-cellulaire avant de partir, on l’a fait des milliers de fois, c’est devenu un automatisme. 

Apporter le masque, c’est une nouvelle habitude à développer. Il faut répéter un nouveau comportement sanitaire en moyenne 66 jours avant qu’il s’automatise… 

Vous pouvez vous autoflageller chaque fois que votre mémoire escamote le masque. À un moment donné, ça va peut-être rentrer. 

Mais vous partez avec une grosse embûche : pour se remémorer de faire quelque chose, il faut y être attentif. Or, nous passons 43 % de notre journée sur le pilote automatique, à faire des choses sans y penser. 

Pour ne pas oublier le masque, vaut mieux ne pas faire confiance à sa mémoire et se servir de son environnement. 

Daniel J. Levitin, professeur émérite au département de psychologie de l’Université McGill, explique dans son livre L’esprit organisé : mettez de l’ordre dans vos idées (2018) que le meilleur moyen de ne pas oublier des choses est de déléguer le travail d’attention et de mémoire à un support extérieur. 

Pour le masque, ça signifie d’abord qu’il faut en acheter plusieurs et les disposer dans des endroits qui nous rappelleront de les apporter ou dans des compartiments ambulants qui nous suivent jusque dans les commerces. 

Alors, accrochez vos masques sur les mêmes crochets que votre porte-clés, mettez des masques dans votre coffre à gants, votre sac à dos ou votre sacoche. 

L’astuce, c’est d’associer la nouvelle habitude du masque à une habitude déjà ancrée. Je prends mes clés avant de partir, je saisis le masque ensuite. 

Les spécialistes en psychologie comportementale appellent ça «l’empilage d’habitudes». Avant la COVID-19, je vous avais parlé de l’efficacité de cette technique dans une chronique mondaine sur la soie dentaire. Je vous suggérais «d’empiler» la soie dentaire sur le brossage de dents.

Vous pouvez aussi vous servir du masque pour empiler d’autres habitudes sanitaires. 

La professeure Wendy Wood, chercheure spécialisée dans les habitudes, donnait récemment sur Twitter un exemple parfait d’empilage. Je vous laisse 15 à 30 secondes pour deviner. 

Chaque fois que vous enlevez le masque, lavez-vous les mains. 

Jonathan Custeau
Pourquoi pas le Château en tout inclus ?

Le Bourlingueur

Pourquoi pas le Château en tout inclus ?

CHRONIQUE / C’était le 1er janvier 2004. Je venais de cueillir les clés de mon appartement de Grande-Allée à Québec. Il faisait le froid de l’hiver des plaines : les joues me brûlaient des caresses que soufflait le fleuve sur la Haute-Ville. Dans la pénombre, j’ai suivi la rue jusqu’à la promenade Dufferin, où je me suis extasié devant le Château Frontenac jusqu’à ce que mes orteils virent au bleu.

Avalant les flocons, le menton au nombril, j’admirais l’immense hôtel que je n’avais vu qu’en photo. J’étais secoué comme je l’aurais été devant la tour Eiffel ou le Taj Mahal. Le Château, c’est en quelque sorte l’image de Québec. On en trouve même une réplique à Walt Disney World.

Il m’aura néanmoins fallu seize bonnes années pour en franchir la porte. À défaut de prendre le large en temps de pandémie, décrocher dans un tout inclus de luxe, chez nous, c’est possible. Le Château Frontenac se lance effectivement dans la formule tout inclus en devenant le deuxième hôtel Fairmont à tenter l’expérience.

Pour dire vrai, les temps sont durs pour l’établissement de 610 chambres. D’un taux d’occupation atteignant généralement les 80 % l’été, surtout grâce à la clientèle internationale, elle frise les 20 % ces dernières semaines, selon Maxime Aubin, directeur adjoint au marketing et aux communications au Fairmont Le Château Frontenac. Les Québécois, indécis, réservent à la dernière minute. 

D’ici la fin juillet, ils peuvent d’ailleurs profiter d’une promotion deux pour un sur une chambre régulière. Le tout inclus, lui, avec trois repas et des activités au choix, à partir de 999 $ la nuit, en occupation double... sera offert à partir du 31 juillet. Un minimum de deux nuits est exigé et le deux pour un ne s’applique pas dans ce cas. 

En matière d’expérience, c’est sans doute la première fois que je me suis permis le même état d’esprit, au Québec, que j’aurais en découvrant un autre coin du monde. Les étoiles s’alignaient pour l’aventure, des éléments de surprise et de découverte. 

Malgré la prise de température et le port du masque obligatoires à l’entrée de l’hôtel, on remarque surtout le décor somptueux et l’atmosphère pas du tout prétentieuse de l’établissement. Les employés, polis, souriants sous le masque, interagissent avec une dose de raffinement, sans déborder. C’est que leur entraînement commence par deux jours sur l’histoire du château et l’apprentissage des interactions avec les clients. 

L’histoire du château, d’ailleurs, est à la fois fascinante et méconnue, en commençant par la boîte aux lettres dorée visible près des ascenseurs. On raconte avoir découvert une carte postale datée de la Deuxième Guerre mondiale coincée dans une chute à lettres entre deux étages. Un soldat aurait écrit à sa copine pour lui dire qu’il la marierait au retour de la guerre. La destinataire de la lettre n’a jamais été retrouvée, mais l’histoire a inspiré la télésérie coréenne Goblin, attirant son lot de touristes de l’Asie. 

Dans l’histoire moins anecdotique, on ignore peut-être que le Château, qui a toujours été un hôtel, a été construit par le Canadien Pacifique et inauguré en 1893, et qu’il appartient désormais à Ivanhoé Cambridge, la branche immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Les rappels du train sont d’ailleurs visibles partout dans la décoration du restaurant Le Sam, de la forme des chaises, clin d’œil aux locomotives, aux mains courantes le long des murs. 

En se promenant dans les quelque 12 kilomètres de couloirs, on tombera peut-être sur le mur des célébrités ayant défilé au Château. On peut penser à la reine Élizabeth II, venue à Québec alors qu’elle n’était encore que princesse, ou au président Franklin D. Roosevelt et aux premiers ministres Winston Churchill et Lyon MacKenzie King, venus pour les Conférences de Québec pour discuter stratégie en 1943 et 1944. Plus récemment, Céline Dion, Leonardo DiCaprio et Steven Spielberg ne sont que quelques clients ayant séjourné dans l’hôtel. Et oui, le nom du quotidien Le Soleil a aussi été trouvé au Château...

Maxime Aubin rapporte par ailleurs que chaque chambre est unique en raison de la vue qu’elle offre et de son aménagement intérieur. Et la vue, avouons-le, est imbattable si on s’aventure dans les hauteurs.

En ce qui me concerne, la Château a su me tirer de mon quotidien et me faire oublier un instant le confinement auquel nous nous sommes soumis cet hiver.

Vin, gastronomie et visite historique

Les acheteurs du forfait tout inclus pourront entre autres choisir un repas dans n’importe quel restaurant du Château. Au Champlain, où le chef Stéphane Modat, nommé chef de l’année en 2019, propose un menu chasse et un menu pêche, le repas constitue une bonne façon de souligner le début ou la fin des vacances avec une gâterie. Même après la mise en bouche, la truite mouchetée, l’esturgeon du lac Saint-Louis et le doré du lac Saint-Pierre, il restera de la place pour le filet de flétan de la Gaspésie, présenté comme un point d’orgue savoureux. Quand on pense qu’on n’en peut plus, la tarte tatin aux fraises nous achève avec son goût de ciel. Vraiment!

À noter que la décoration du restaurant vaut à elle seule un arrêt, entre autres pour sa sculpture représentant la profondeur du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, et son caribou portant lui aussi le masque. 

Philippe Wouters
Redécouvrir Québec

Bière

Redécouvrir Québec

CHRONIQUE / Philippe est sur la route cet été. Il parcourt le Québec et vous invite à profiter de ses découvertes, rencontres et idées d’excursions au sujet de la bière, mais aussi le terroir. 

Québec est calme ces temps-ci. Son lot de touristes internationaux n’étant pas au rendez-vous, il est temps de profiter de la capitale nationale et redécouvrir les trésors brassicoles qui s’y cachent. Pensez à réserver une nuit d’hôtel, les tarifs sont bas.

Isabelle Pion
Réfléchir avant de partir

Sortie prendre l'air

Réfléchir avant de partir

CHRONIQUE / Ça m’a sauté aux yeux pendant la pandémie. En pleine campagne, loin des foules pourtant : la quantité de déchets qui se retrouvaient dans les fossés pendant que je courais le long de la route. En 2020, vraiment? Et puis, Dieu merci, les espaces où je vais randonner ont rouvert. Mais de quoi auront-ils l’air à la fin de l’été?

On vous en parlait dans ces pages la semaine dernière : çà et là, des municipalités se retrouvent avec des campeurs qui improvisent et des traces bien visibles de visiteurs qui sont passés par là.

L’enjeu n’est pas tant le nombre de personnes qui passent que les conduites qu’elles adoptent, précise Renée-Claude Bastien, guide en tourisme d’aventure depuis près de 20 ans. Elle est aussi formatrice de Sans trace, un programme qui vise à réduire notre empreinte écologique en plein air.

L’enseignement à ce sujet a évolué, dit-elle.

« On favorisait des petits groupes de plein air. On s’est rendu compte qu’il y a moins d’impacts à avoir un groupe de 25 personnes très bien informées et qui prennent soin de minimiser leurs impacts qu’un groupe de 10 qui n’ont aucune information et qui créent des impacts. Ça revient à l’importance de cette réflexion pour minimiser les conséquences sur le milieu naturel qu’on va visiter. »

Le mouvement Sans trace est né aux États-Unis au milieu des années 1970 avant de s’étendre ici. 

« C’est venu du fait que les gens ne respectaient pas la réglementation en plein air, en ne se doutant pas qu’elle n’est pas là pour contraindre nos libertés, mais pour protéger l’espace naturel. »

Un programme national d’éducation visant à expliquer pourquoi cette réglementation est en place. 

« Quand on sort d’un sentier, on piétine la flore, on crée des sentiers secondaires qui favorisent l’érosion du sol et on doit ensuite restreindre l’accès. Quand on dit aux gens de rester dans le sentier, ça ne les allume pas. Quand on leur explique pourquoi on demande ça, en ayant la raison, c’est plus difficile de faire l’action inverse. »

Chez Saint-Pierre: deux nouvelles formules pour traverser la COVID-19

Restaurants

Chez Saint-Pierre: deux nouvelles formules pour traverser la COVID-19

Le restaurant gastronomique Chez Saint-Pierre — table réputée de la chef Colombe Saint-Pierre située au Bic, près de Rimouski — a beau figurer en 38e position au palmarès des 100 meilleures adresses au Canada (selon le magazine Canada’s 100 Best), il n’en est pas moins affecté par la crise de la COVID-19 pour autant. Même les champions de l’industrie doivent se plier aux règles sanitaires. Devant ce défi, on a donc préféré fermer la salle à manger… pour essayer autre chose!

«Malgré l’annonce de la réouverture possible des restaurants, force est d’admettre que, pour nous, cela ne serait pas viable en suivant les mesures sanitaires exigées par la CNESST dans le contexte de la crise. En cette saison particulière, nous travaillons d’arrache-pied pour conserver cette cuisine de produits de chez nous tout comme l’esprit convivial avec lequel on aime vous recevoir», peut-on lire sur le site Web du resto.

Ces efforts ont porté des fruits puisque deux nouvelles formules ont été mises en places pour ne pas trop laisser s’échapper les deniers qu’apporte la saison touristique. Ainsi, une épicerie gastronomique (du jeudi au dimanche, de 12h à 18h) ainsi qu’une cantine côtière (du mardi au samedi, de 12h à 14h30 et de 16h30 à 20h) ont été lancées récemment.

Chats-Nous: un café et un chat, svp!

Restaurants

Chats-Nous: un café et un chat, svp!

La crise de la COVID-19 a peut-être déjoué les plans du Café félin Chats-Nous, qui a rouvert ses portes une seconde fois le mois dernier après une tentative écourtée par les règles sanitaires, mais cette situation inhabituelle a aussi eu du bon. «Pendant trois mois, on a eu plus de temps à consacrer à notre colonie de sept chats. Ils ont eu le temps d’apprendre à se connaître et à nous accepter. Alors, ils sont rendus hypersociables. Quand les clients entrent, les chats vont tout de suite les voir et c’est la fête instantanément. Cet effet positif est une belle surprise!» explique Christian Audy, copropriétaire avec Mélanie Picard de ce café du quartier Saint-Jean-Baptiste, à Québec.

Le concept du commerce est simple : on prend un café et une bouchée en compagnie des minets. Du véritable bouillon de poulet pour l’âme, comme dirait l’autre, du moins pour les amateurs de chats… 

Et une façon de rappeler aux gens l’importance de bien traiter les animaux. D’ailleurs, plusieurs des résidents à quatre pattes du café proviennent de refuges. 

Et que trouve-t-on au menu? Paninis, salades, soupes (bientôt), desserts, crêpes aux fruits, smoothies, cafés, thés, etc. 

Une campagne de sociofinancement a aussi été lancée pour aider l'entreprise à traverser la crise. Pour contribuer, cliquez ici.

Adresse : 795, rue Saint-Olivier, au coin de Saint-Augustin. Du mardi au dimanche, de 10h à 20h. 

Info : @cafefelinchatsnouscatcafe sur Facebook

Pad thaï de nouilles de carottes et crevettes

Recettes

Pad thaï de nouilles de carottes et crevettes

Préparation : 20 minutes
Cuisson : 6 minutes
Quantité : 4 portions

INGRÉDIENTS

• 4 grosses carottes
• 30 ml (2 c. à soupe) d’huile de sésame (non grillé)
• 16 crevettes moyennes (calibre 31/40), crues et décortiquées
• 15 ml (1 c. à soupe) d’ail haché
• 15 ml (1 c. à soupe) de gingembre haché
• 2 œufs battus
• 250 ml (1 tasse) de fèves germées
• 2 oignons verts émincés
• 30 ml (2 c. à soupe) de feuilles de coriandre fraîche
• 80 ml (1/3 de tasse) d’arachides rôties
• 1 lime coupée en quartiers

Pour la sauce :
• 125 ml (1/2 tasse) de bouillon de légumes réduit en sodium
• 45 ml (3 c. à soupe) de jus de lime frais
• 30 ml (2 c. à soupe) de sucre de canne
• 30 ml (2 c. à soupe) d’huile de sésame (non grillé)
• 30 ml (2 c. à soupe) de sauce soya réduite en sodium
• 15 ml (1 c. à soupe) de sauce de poisson
• 15 ml (1 c. à soupe) de pâte de tamarin (facultatif)
• 5 ml (1 c. à thé) de sriracha

PRÉPARATION

• Dans un bol, mélanger les ingrédients de la sauce. Réserver.
• Peler les carottes, puis les tailler en spirales à l’aide d’un coupe-spirales ou d’une mandoline.
• Dans une grande poêle ou dans un wok, chauffer la moitié de l’huile de sésame à feu moyen. Cuire les crevettes 2 minutes. Réserver dans une assiette.
• Dans la même poêle, chauffer le reste de l’huile à feu moyen. Cuire l’ail et le gingembre 1 minute en remuant.
• Verser les œufs battus dans la poêle. Cuire 1 minute en remuant, jusqu’à ce que les œufs soient pris.
• Remettre les crevettes dans la poêle. Ajouter les nouilles de carottes, les fèves germées et la sauce. Remuer et cuire de 2 à 3 minutes.
• Répartir immédiatement la préparation dans les assiettes. Parsemer chaque portion d’oignons verts, de coriandre et d’arachides.
• Servir avec les quartiers de lime.

PAR PORTION

Calories 370
Protéines 17 g
Matières grasses 24 g
Glucides 25 g
Fibres 4 g
Fer 2 mg
Calcium 102 mg
Sodium 1048 mg

+

Des nouilles ultra santé
Ce sont les nouilles de riz plates qui servent de base dans un pad thaï authentique. Sans gluten, celles-ci constituent une option intéressante pour une partie de la population. Cependant, elles sont aussi caloriques que les pâtes alimentaires à base de semoule de blé, mais leur teneur en sodium fracasse aussi souvent des records. Donc, du point de vue nutritionnel, les nouilles de carottes les battent à plate couture. Ces dernières renferment près de quatre fois moins de calories par portion, en plus d’être riches en provitamine A, en vitamine C et en fibres.