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Le Mag

Télétravail, couple et harmonie?

Travailler à la maison avec votre partenaire de vie, rêve ou cauchemar? Plusieurs le découvriront bientôt. L’isolement, le télétravail et les mises à pied occasionnées par la menace de la COVID-19 mettront des couples à l’épreuve. Surtout, pas de panique: les frictions que peut apporter cette situation ne sont pas le signe que votre couple est voué à l’échec.

«Je crois que c’est très important déjà de normaliser le stress, de normaliser le fait qu’il se peut qu’on ne soit pas de bonne humeur dans les premiers 48h, parce que c’est quelque chose qui arrive d’un coup, qu’on n’avait pas vu venir. Forcément, ça met déjà nos ressources psychologiques à l’épreuve», explique le Dr Johan Autruc, psychologue. «Je ne pense pas que cela renseigne sur la qualité du couple, je pense qu’il faut être clair là-dessus.»

«Même avec les enfants, quand ça fait trop longtemps qu’ils sont ensemble, on voit que la chicane embarque ou même avec les amis», expose Nathalie Parent, psychologue, auteure, formatrice et conférencière. «C’est la même chose pour un couple. On a nos besoins à chacun, on a des façons de faire qui sont différentes, donc s’il faut passer 24h sur 24h à s’ajuster à l’autre…ouf! C’est épuisant.»

Les rôles et les espaces

«Certaines personnes décrivent le même genre de sensation un peu paradoxale lorsqu’ils sont amenés à travailler avec leur conjoint ou conjointe sur leur lieu de travail», constate Johan Autruc. Ces personnes auraient de la difficulté à jouer leur rôle de travailleur et leur rôle de partenaire affectif en même temps. Souvent, chaque rôle d’une personne est associé à un espace physique. La transition vers le télétravail déstabilise cette dynamique. «Tout à coup, la maison devient un endroit où je vais devoir jouer un rôle qui habituellement n’est pas le même», explique-t-il.

«C’est un peu comme quand on arrive à la retraite. Certains couples trouvent cela très difficile parce qu’il faut redéfinir l’espace», observe Nathalie Parent. «C’est envahissant si l’autre n’a pas son endroit pour être au travail sans déranger. Il faut délimiter des territoires pour chacun.»

Différents emplois et différentes attentes

«Ce qui peut être difficile aussi c’est de chacun et chacune faire respecter le fait qu’on doit se conformer à certaines choses pour mettre en application le télétravail», remarque le docteur en psychologie. «Certaines personnes, bien qu’elles soient en télétravail, vont avoir des moments bien spécifiques dans une journée où ils doivent absolument être 100 % dans leur rôle de travailleur; pensons à des rendez-vous téléphoniques, des vidéoconférences. Alors qu’une autre personne pourrait avoir plus de flexibilité et avoir moins de moments fixes qui ne peuvent pas être changés. Ça peut être source de certaines difficultés.»

Restaurants

Restos à domicile: manger à la maison pendant le confinement

CRITIQUE / Plutôt que de fermer pendant le confinement, des restaurants tentent pour la première fois l’aventure des plats pour emporter ou à livrer. Afin de saluer cette initiative, j’en ai testé deux: la Buvette Scott/Sardines et Louise Taverne & Bar à vin. En espérant que lorsque vous lirez ces lignes, le service sera toujours offert…

BUVETTE SCOTT/SARDINES

À ces deux adresses sœurs, les plats format entrée à base de produits frais sont la norme. La tradition se poursuit dans le court menu pour emporter, qui compte également pain maison, charcuteries, fromages, sardines en conserve ainsi que plusieurs bières et bouteilles de vin.

Quand mon chum et moi avons commandé, le vendredi 20 mars, l’équipe était encore à mettre la formule en place; on devait alors procéder par la page Facebook, méthode qui a depuis été remplacée par les commandes téléphoniques. Lorsque je suis allée chercher nos plats au Sardines vers 18h, le nombre de clients admis dans la petite salle était contrôlé.

Après des lavages de mains répétés et un refroidissement express de la bière Hors Limite, les mets étaient enfin déballés et prêts à être consommés. Enfin, presque. La bisque allait forcément devoir être réchauffée — d’ailleurs, ce serait bien de fournir des indications à ce sujet aux clients.

Mode

Épurer sa garde-robe pendant la quarantaine

La conception de garde-robes fonctionnelles pour les clients est l'une des facettes du métier de styliste personnel. Mais avant d’en arriver à posséder une penderie structurée, il faut avoir une vision globale de ce que l’on possède. Nous devons faire un tri pour conserver ce qui est pertinent et pour certains, quelques pièces sentimentales. J’ai questionné Mademoizelle Fizz, styliste de mode, qui a expliqué comment faire étape par étape. Me mettre à la tâche serait aussi l’occasion de faire des photos pour bien illustrer la démarche.

Objectif: réduire d’environ 30 % le volume de ma garde-robe et donner mes vêtements à mes cousines Sandrine et Angélique. Les deux étant encore aux études, ce sera une façon de leur permettre de faire moins de dépenses. J’aime beaucoup cette idée.

Dimanche matin, je commence. La styliste me mentionne que cet exercice requiert un peu d’introspection. En préambule, nous devons comprendre que cette démarche cathartique peut parfois devenir très émotive. Peut-être avons-nous pris du poids? Peut-être que cette robe éveille des souvenirs? Peut-être que je ne veux pas me voir comme je suis? La démarche demande beaucoup d’ouverture. J’en prends rapidement conscience. Dans un monde idéal, je serais moins courbe et plus athlétique. Mais j’ai la santé, c’est un bon départ. 

Régal et restos

À bas les restrictions… et les aliments «miracles»

En cette période de confinement nécessaire, bien des gens voient leur alimentation chamboulée par l’imposition d’un nouveau rythme de travail à la maison. Certains seront peut-être même tentés d’essayer de booster leur système immunitaire pour se prémunir contre la vilaine COVID-19 en suivant des conseils partagés sur les réseaux sociaux. Le Soleil fait le point avec le «nutritionniste urbain» Bernard Lavallée, pour départager le vrai du faux et s’armer de judicieux conseils pour garder de bonnes habitudes alimentaires.

Le nutritionniste Bernard Lavallée n’y va pas par quatre chemins lorsqu’on lui demande s’il y a des aliments ou suppléments spécifiques que nous devrions consommer en cette période de pandémie. «N’importe quel conseil alimentaire qui dit qu’en mangeant, qu’en consommant tel aliment ou tel supplément tu vas te prémunir ou guérir de la COVID-19, c’est faux!»

L’auteur des livres Sauver la planète une bouchée à la fois (2015) et N’avalez pas tout ce qu’on vous dit (2018), qui est également conférencier et blogueur, juge primordial de remettre les pendules à l’heure alors qu’il voit passer toutes sortes d’affirmations sur les réseaux sociaux. En collaboration avec son ami Olivier Bernard, alias le Pharmachien, Bernard Lavallée a recensé des conseils et remèdes tirés d’articles qui circulent sur le Web depuis quelques jours pour en dénoncer la teneur. 

«De la foutaise»

«Coupez tous les sucres, le virus s’en nourrit», «Consommez des boosters d’immunité comme le miel cru», «Prenez 10 granules de Nux vomica 7 CH tous les vendredi pour soutenir l’énergie du foie à drainer la chaleur causée pas le virus» — voilà quelques-unes des affirmations trompeuses recensées par le duo et partagées en image (voir ci-dessus) sur leurs réseaux respectifs.

Bernard Lavallée déplore que des gens tentent de profiter d’une situation qui nous fait peur pour en tirer profit et alimentent ainsi la désinformation sur les habitudes alimentaires à privilégier. «C’est de la foutaise. Les promesses de booster son système immunitaire, ça part d’un concept qui n’est pas scientifique.»

Le nutritionniste urbain précise cependant que les personnes qui ont de réelles carences en nutriments, «oui, ça affaiblit leur système immunitaire». Mais «les cas de malnutrition et de carences, c’est extrêmement rare chez nous en Occident, ajoute-t-il. Par exemple, la vitamine C est essentielle au système immunitaire, mais presque personne ici n’a de carence en vitamine C. Le fait d’en manger davantage ne changera pas grand-chose, elle ne sera pas absorbée par l’organisme et l’excédent sera évacué.»

Quoi de neuf

Coronapocalypse... la suite

Pour du bon pain
Les boulangeries de quartier comme les succursales de Borderon et Fils demeurent ouvertes (Limoilou, Saint-Sauveur, Halles du Petit quartier et la fabrique sur l’avenue Newton), de même que Pascal le boulanger à Stoneham-et-Tewkesbury et Jeff le boulanger à Lévis — ce dernier a même créé un pain à l’effigie de la vedette de l’heure, le Dr Horacio Arruda! La Boulangerie du Lac, à Lac-Beauport, est également ouverte et offre désormais la livraison à domicile pour les résidents du secteur. C’est aussi le cas de Première Moisson, dans Lebourgneuf, qui livre maintenant à proximité de la boulangerie ou à la voiture, dans le stationnement. Les succursales de La Boîte à Pain sont cependant fermées depuis lundi dernier.

Maison

Des trucs d'expertes pour s'entraîner à la maison [PHOTOS]

Votre gym a fermé ses portes. À la maison, vous n’avez ni haltères ni exerciseur elliptique. Pourtant, l’actuel «congé forcé» est une occasion en or de se mettre — ou de se remettre — en forme. Car malgré tous les bouleversements, il est important de prendre soin de sa santé en restant actif. Voici donc quelques conseils d’expertes pour s’entraîner à la maison.

SE FAIRE UN COIN GYM?
Faut-il consacrer une pièce à l’entraînement? Pas du tout. C’est même impensable dans bien des cas. Toutefois, choisir un coin «bien en vue» — une partie du sous-sol, devant la télé du salon, dans le bureau ou la pièce de rangement — est une bonne idée. «Réserver un coin de son domicile aidera à créer l’habitude, puisque vous ne pourrez pas passer à côté de votre entraînement», dit Maryline Provost, kinésiologue et entraîneuse privée.
Comment faire? «Déplacez quelques meubles pour rendre l’espace sécuritaire. Déposez un tapis ou une serviette pour protéger les genoux, au besoin, et c’est parti!» ajoute Marie-Ève Rochette, kinésiologue et partenaire du Groupe Dorso.

+
ÉTIREZ-VOUS
En plus d’améliorer la flexibilité en général et de détendre le corps, les étirements réduisent les risques de blessures liées à l’exercice. On serait fou de s’en priver. Voici quelques étirements suggérés par Marie-Hélène Guévin, kinésiologue et entraîneuse privée chez FitFunZone. On fait chacun à deux ou trois reprises, en gardant la pose entre 20 et 30 secondes.

• Faites des mouvements circulaires vers l’avant puis vers l’arrière avec les épaules, le cou, les poignets, le bassin, les chevilles.

• Levez le coude droit au-dessus de la tête, la main droite reposant entre les omoplates. Avec la main gauche, tirez le coude vers la gauche pour pratiquer une légère tension dans le triceps. Répétez de l’autre côté.

• Étirez les bras le plus haut possible.

• Appuyez votre bras gauche sur un mur, puis tournez votre tronc tranquillement vers la droite pour étirer les pectoraux. Répétez de l’autre côté.

• Couchez-vous à plat ventre sur le sol, puis redressez le haut du corps, en prenant appui sur les avant-bras ou les mains, selon votre niveau (comme pour «faire le sphinx», dit Mme Guévin).

• Debout, pliez la jambe droite jusqu’à ce que le talon touche votre fesse. Gardez la pose en retenant la cheville avec votre main pour étirer le devant de la cuisse. Répétez de l’autre côté.

• Debout, appuyez les orteils d’un pied sur le mur, en gardant le talon au sol. Poussez la jambe vers l’avant pour étirer le mollet. Répétez de l’autre côté.

• Assis sur le sol, les jambes devant vous, tirez sur le bout du pied tout en gardant les jambes droites pour en étirer l’arrière.

• Assis sur une chaise, placez la cheville droite sur le genou gauche en gardant la jambe le plus à l’horizontale possible, sans douleur. Répétez de l’autre côté.

AS-TU VU ÇA

Un monde fou, fou, fou : les photos surréalistes d’Erik Johansson [47 PHOTOS]

Le monde peut nous sembler étrange et incompréhensible ces temps-ci. Du moins, plus qu’à l’habitude. En fait, il ressemble peut-être à ce qui se passe dans la tête d’Erik Johansson…

Cet artiste suédois se spécialise dans la «photographie surréaliste». Tel un croisement entre Salvador Dalí et M.C. Escher, il combine plusieurs clichés pour en créer un seul, le plus bizarre et le plus réaliste possible. Son but : photographier l’impossible.

«Mes concepts s’inspirent des choses autour de moi, que je vois tous les jours et qui affectent notre monde, comme le passage du temps, les voyages et l’inconnu. Le plus souvent, je tente de créer l’image directement dans ma caméra [pour combiner plus tard à l’ordinateur les éléments qu’il a photographiés lui-même, sans avoir recours à des images de synthèse]», a-t-il expliqué au Mag.

Un long processus qui ne lui permet de signer que huit nouvelles créations par année.

Info : erikjo.com

Voyages

Spécial souvenirs: vos photos de voyage 

En cette période où les voyages sont suspendus pour un temps indéterminé, Le Mag vous propose de plonger dans les souvenirs de nos lecteurs à l’étranger. Histoire de rêver un peu… en attendant de repartir à l’aventure!

ALSACE
Pierre Mailhot et Joan Coté
Voici deux photos prises lors d’un voyage en péniche sur le Canal de la Marne en Alsace en septembre 2013, avec nos fidèles amis. La première photo a été prise au petit matin, alors que la brume n’était pas entièrement levée.

Récits d'expatriés

Bulgarie: coup de foudre non programmé [PHOTOS]

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM: René Lavoie
ÂGE: 55 ans
PROFESSION: Programmeur informatique dans le domaine du jeu vidéo

Le P'tit Mag

Colorie-moi et colle-moi à ta fenêtre…

Tu as peut-être observé des dessins d’arc-en-ciel coloriés qui poussent dans les fenêtres de tes voisins. Ou qui sont affichés sur les réseaux sociaux. Certains ajoutent même la phrase «ça va bien aller». Tu les as déjà vus?

C’est que l’arc-en-ciel est devenu une sorte de symbole pour encourager les gens touchés par le coronavirus. Que ce soit ceux qui sont forcés de rester chez eux, ceux qui doivent travailler pendant cette crise, ceux qui sont malades, etc. On ne voit pas cette image seulement ici. Elle est partout dans le monde. Et en Italie par exemple, au lieu de «ça va bien aller», ils disent plutôt andrà tutto bene

Le P'tit Mag

As-tu lu ça dans l'actualité cette semaine?

Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag a un nouveau rendez-vous parfait pour toi! Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec. À lire et à voir dans le journal, dans l’appli et sur notre site Web!

LES JEUX OLYMPIQUES SONT REMIS!

C’est officiel. On s’en doutait bien! Il n’y aura donc pas de Jeux olympiques de Tokyo cette année. Si tu as hâte de reprendre tes activités sportives, sache que les athlètes de haut niveau devront officiellement attendre jusqu’à l’été 2021 pour représenter leur pays aux Jeux olympiques. 

Tu n’oublieras sans doute jamais cet épisode du coronavirus qui te cloue à la maison depuis plus d’une semaine. L’histoire du sport aussi sera marquée à jamais par ce sombre épisode. Savais-tu que, depuis la première édition des Jeux olympiques, en 1896, c’est la première fois qu’on reporte ce rendez-vous en dehors d’une période de guerre? En 124 ans, les Jeux olympiques ont été annulés seulement deux fois avant aujourd’hui en raison de la Première puis de la Deuxième Guerre mondiales. Cette fois-ci, l’ennemi n’a pas de fusils et il est microscopique. Mais il est quand même redoutable. 

Vu de là-haut

Un pont entre l’ancien et le moderne

Question d’adoucir la fin de l’hiver, Le Mag publie chaque semaine un cliché de Pierre Lahoud, l’historien «volant» qui photographie le Québec du haut des airs depuis quatre décennies. Aujourd’hui, les ponts de Québec et Pierre-Laporte.

«Je ne me lasse pas de photographier le pont de Québec! Je le photographie sous toutes ses coutures, en hiver, en été, en automne, tôt le matin, tard le soir, dit M. Lahoud. C’est une merveille du monde, une des structures les plus exceptionnelles qu’on a. Mais ce que j’aime beaucoup dans cette photo, c’est la mise en relief entre le pont ancien et le moderne. On voit la ligne très fluide du pont Laporte qui chapeaute la travée centrale du pont de Québec, qui semble suspendue dans les airs. Et avec ce fond de glace derrière, c’est comme si le fleuve s’était donné comme mandat de créer un décor parfait pour mettre en valeur ces deux travées!»

Propos recueillis par Francis Higgins

Info : pierrelahoud.com

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Pierre Lahoud, l’historien volant
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À la course sur les glaces
Au cœur du Québec
«De l’eau du fleuve dans notre ADN»
Dans la rangée «U›!
Quand le soleil dit bonjour… à la Vierge
De l’art moderne dans les champs
Sur le sentier de glace

+
Lisez notre entrevue avec Pierre Lahoud ici : 
Pierre Lahoud, l’historien volant

Nous, les humains

S'ils avaient su

CHRONIQUE / Ils avaient l’air de trouver ça drôle. Lundi après-midi, je faisais des provisions de café au Nektar Caféologue avant que ça ferme. Derrière moi, un gars et une fille dans la vingtaine se bidonnaient en voyant les clients prendre leurs distances l’un de l’autre.

Je ne sais pas pourquoi — pourtant j’essayais de m’éloigner d’eux —, mais ils ont pensé que j’étais dans leur camp, que je trouvais moi aussi que les gens étaient paranos. 

Le gars a feint de se rapprocher de moi; je pensais qu’il allait me donner une bine, du genre : «bonne blague, hein?» En sortant, la fille m’a dit : «Les gens vont pouvoir vivre leur peur des autres en toute impunité», comme si la pandémie de COVID-19 était un grand complot xénophobe. J’ai trouvé ça tellement con que j’ai noté sa citation.

Clairement, ces deux-là trouvent que François Legault et Horacio Arruda s’énervent pour rien. Fini les rassemblements? Garder deux mètres de distance entre chaque personne? Les commerces fermés? Faudrait pas exagérer quand même…

C’est ce que beaucoup de gens en Italie se disaient, début mars, quand ils avaient à peu près de 2000 cas de COVID-19. Dans une vidéo qui a fait le tour du monde la semaine passée, le magazine The Atlantic a demandé à des Italiens ce qu’ils se seraient dit s’ils avaient su ce qui allait arriver 10 jours plus tard. 

Les Italiens se seraient dit de ne pas rire de leur mère qui leur suggérait de s’acheter un masque; de ne pas aller au gym comme d’habitude; de ne pas sortir le samedi soir; de ne pas penser que la jeunesse les immunisait contre la COVID-19. 

Et ils se seraient aussi dit : «Un énorme bordel est sur le point de se produire»; «Je suis sûr que tu as entendu parler du coronavirus, et je suis sûr que tu l’as sous-estimé»; «Il y a 10 jours, on avait 2000 personnes infectées. Maintenant, on en a 18 000. On a déjà dépassé les 1000 morts». 

À ce moment-là, au Québec, on pensait encore être épargné. On ne se serait jamais douté qu’elle puisse nous frapper avec tant de virulence. Pourtant, nous en sommes maintenant à plus de 1600 cas de COVID-19. Et nous voilà contraints de rester cloîtrés pour combattre le virus.

Pourquoi est-ce si difficile d’imaginer le pire? Parce que le jugement humain est affecté par un raccourci de l’esprit appelé le «biais d’optimisme» — une croyance erronée selon laquelle ça peut arriver aux autres, mais pas à nous.

Je vous avais parlé de ce biais il y a deux ans dans une chronique où je vous expliquais pourquoi on sous-estime presque toujours la facture de nos rénovations, en ignorant de prévoir les pépins et les «tant qu’à y être». 

Je vous citais aussi des études qui montrent que la plupart des gens surestiment leurs possibilités de réalisation professionnelle; s’attendent à ce que leurs enfants soient extraordinairement talentueux; s’imaginent vivre beaucoup plus longtemps que l’âge où ils meurent pour vrai (souvent par plus de 20 ans); et sous-estiment énormément leur probabilité de divorcer, de perdre leur emploi ou de souffrir d’un cancer.

Le biais d’optimisme sévit aussi en cette période de pandémie. Malgré l’augmentation exponentielle des infections et un taux de contagion plus grand que la grippe, il y a encore un sacré paquet de Québécois qui n’ont pas peur d’être infectés par la COVID-19. 

Cette semaine, un sondage Léger a montré que 86 % des Québécois estiment que la pandémie est une «vraie menace» et 89 % des Québécois disent pratiquer la distanciation sociale. Mais quand on leur demande s’ils craignent eux-mêmes de contracter le virus, ils sont juste 52 % à dire oui! Ça peut arriver aux autres, mais pas à soi. 

Le problème, c’est que cette impression d’invulnérabilité peut nous conduire à prendre moins de précautions, même si on respecte les ordres du gouvernement. On va au dépanneur pour acheter un paquet de gomme, on se lave les mains en vitesse après être allé à l’épicerie, on invite des amis à la maison quand même. 

Et c’est comme ça qu’on peut tomber dans le même piège que les Italiens de la vidéo. Alors je vous laisse sur leurs conclusions à propos de la pandémie : «On l’a sous-estimée. Vous n’êtes pas obligés de faire pareil. Restez à la maison».

Recettes

Brochettes de bœuf déconstruites

Préparation: 15 minutes
Marinage: 30 minutes
Cuisson: 18 minutes
Quantité: 2 portions
Se congèle

INGRÉDIENTS

  • 300 g (2/3 de lb) de cubes de bœuf à brochettes 
  • 2 demi-poivrons de couleurs variées coupés en cubes
  • ½ oignon rouge coupé en cubes
  • 6 gros champignons coupés en deux
    Pour la marinade
  • 30 ml (2 c. à soupe) d’huile d’olive
  • 15 ml (1 c. à soupe) de vinaigre de vin rouge
  • 15 ml (1 c. à soupe) de jus de citron frais
  • 5 ml (1 c. à thé) de moutarde de Dijon
  • 5 ml (1 c. à thé) d’ail haché
  • 5 ml (1 c. à thé) d’origan frais haché
  • Sel et poivre au goût

PRÉPARATION

1) Dans un grand sac hermétique, mélanger les ingrédients de la marinade. 

2) Déposer les cubes de bœuf et les légumes dans le sac et sceller. Secouer afin de bien enrober les aliments de marinade. 

3) Laisser mariner au frais de 30 minutes à 2 heures. 

Au moment de la cuisson

4) Préchauffer le four à 205 °C (400 °F). 

5) Égoutter le bœuf et les légumes et jeter la marinade. 

6) Sur une plaque de cuisson tapissée de papier parchemin, déposer les cubes de bœuf et les légumes. 

7) Cuire au four de 18 à 22 minutes en remuant à mi-cuisson.

Recettes

La recette de la semaine: riz au boeuf gratiné

Préparation: 15 minutes
Cuisson: 32 minutes
Quantité: 6 portions
Sans noix / Sans œuf / Se congèle

INGRÉDIENTS

  • Bœuf haché mi-maigre 450 g (1 lb)
  • Crème de poulet condensée 1 boîte de 284 ml
  • Riz blanc à grains longs cuit750 ml (3 tasses)
  • Macédoine de légumes surgelés 500 ml (2 tasses)
  • Cheddar marbré râpé 375 ml (1 ½ tasse)
    Prévoir aussi :
  • 125 ml (½ tasse) de lait 2  %

PRÉPARATION

1) Préchauffer le four à 180 °C (350 °F).

2) Dans une grande poêle, chauffer un peu d’huile d’olive à feu moyen. 

3) Cuire le bœuf haché de 5 à 7 minutes en égrainant la viande à l’aide d’une cuillère en bois, jusqu’à ce qu’elle ait perdu sa teinte rosée.

4) Dans un grand bol, fouetter la crème de poulet avec le lait et 125 ml (½ tasse) d’eau. 

5) Ajouter le bœuf haché, le riz cuit et la macédoine de légumes. Saler, poivrer et remuer. 

6) Verser la préparation dans un plat de cuisson. Garnir de fromage.

7) Cuire au four de 25 à 30 minutes.

8) Régler le four à la position «gril» (broil) et poursuivre la cuisson de 2 à 3 minutes.

As-tu vu ça

Une artiste du quilling [16 PHOTOS]

Plutôt que de se tourner les pouces jusqu’à la fin de la pandémie, pourquoi ne pas tourner du papier?

Cette technique artisanale ancienne appelée quilling, ou paperolle, «consiste à enrouler d’étroites bandes de papier pour créer des formes et des motifs ornementaux divers», selon l’Office de la langue française. Rien avoir avec «rouler du papier», qui relève plutôt de la Société du cannabis…

Cet art particulier et coloré, Angelica Botero l’a découvert, comme plusieurs, sur les réseaux sociaux, en 2015. Ce fut le coup de foudre pour cette Colombienne de 28 ans. «J’ai toujours aimé l’artisanat, le dessin et la peinture en général, mais le quilling est ce qui me passionne véritablement. J’aime utiliser les couleurs et le papier pour créer des illustrations élaborées presque en trois dimensions.»

Une belle idée à essayer pour s’occuper à la maison… 

Info : angelicabotero.com et @angelica.botero sur Instagram

Recettes

Rouleaux de nori au concombre et à l’avocat

Préparation: 20 min
Cuisson: 10 min
Quantité: 4 portions

INGRÉDIENTS

  • 30 ml (2 c. à soupe) de graines de sésame 
  • 225 g (½ lb) de concombre taillé en très mince julienne
  • 2 feuilles d’algue nori 
  • 5 ml (1 c. à thé) de sriracha 
  • 125 ml (½ tasse) de fèves germées
  • ½ jicama coupé en très fine julienne
  • 1 avocat coupé en fines tranches 
  • 250 ml (1 tasse) de sauce à la noix de coco (de type aminos de coco)

    Pour la préparation aux œufs et au tofu (donne environ 1 280 g)
  • 8 œufs
  • 2 paquets de tofu extra ferme de 340 g chacun
  • 120 ml (environ ½ tasse) de moutarde de Dijon
  • 60 ml (¼ de tasse) de yogourt nature 10 % (de type Liberté)
  • 60 ml (¼ de tasse) de mayonnaise maison (voir recette)
  • 5 ml (1 c. à thé) de poudre d’ail
  • 10 ml (2 c. à thé) de sriracha

PRÉPARATION

1) Dans une poêle, faire rôtir les graines de sésame à feu moyen. Retirer du feu et laisser tiédir.

2) Préparer la préparation aux œufs et au tofu. 

3) Dans une casserole, déposer les œufs et couvrir d’eau froide. 

4) Porter à ébullition à feu moyen, puis couvrir et cuire 10 minutes. Égoutter, puis rafraîchir immédiatement sous l’eau très froide 1 minute. Écaler les œufs. 

5) Dans le contenant du mélangeur électrique, déposer les œufs, le tofu, la moutarde de Dijon, le yogourt, la mayonnaise, la poudre d’ail et la sriracha. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture lisse.

6) Sur une planche à découper ou sur une surface de travail propre, déposer une feuille d’algue nori. 

7) Au centre de la feuille, déposer la moitié du concombre, des graines de sésame rôties, des fèves germées, du jicama et de l’avocat, un peu de sriracha et 160 g de préparation aux œufs et au tofu. Réserver la préparation aux œufs restante au frais pour une utilisation ultérieure.

8) Rabattre lentement la feuille d’algue sur la garniture en serrant et en pressant légèrement au fur et à mesure afin que le rouleau soit serré. 

9) Lorsqu’il reste environ 1 cm (½ po) d’algue dans le haut, mouiller légèrement cette partie, puis finir de rouler. Répéter afin de former l’autre rouleau. 

10) Couper chaque rouleau en deux. Servir chaque demi-rouleau avec 60 ml (¼ de tasse) de sauce à la noix de coco.

Mode

Suggestions pour s’habiller en mou [PHOTOS]

Prendre le temps. Profiter de l’instant chez soi. Être confortable. Être en sécurité. On met notre uniforme quotidien de côté pour privilégier le confort à la maison durant cette période d’isolement. Heureusement, il n’est pas nécessaire de laisser le style de côté. Voici quelques idées déclinées en «mou», l’ultime allié du bien-être à la maison.

En cuisine

Débrouillardise alimentaire 101

Depuis une semaine maintenant, on le dit et le répète partout, en majuscules et en caractères gras : restez chez vous. La distanciation sociale imposée a des impacts sur tous les aspects du quotidien et, bien sûr, jusque sur nos tables. Parce que ce retrait de la vie courante veut aussi dire, pour la majorité d’entre nous, davantage de cuisine maison. Et souvent davantage de temps pour popoter en famille. De ça, on ne se plaindra pas. Les autorités ont insisté, il n’y a aucune pénurie d’aliments à l’horizon. Pas de panique, donc. Pas besoin d’acheter quatre caisses de riz et 28 boîtes de tomates. Il y en aura encore demain. Et l’idéal, la moindre des choses, le geste sensé et sensible, ce serait d’en laisser sur les étagères pour votre voisin. Avec l’idée d’utiliser au mieux les denrées qu’on a déjà chez soi, et pour réduire au maximum nos allers-retours au supermarché, petit guide sommaire de cuisine au temps de la COVID-19.

Truc No 1 : Substituer sans hésiter

Votre recette contient un ingrédient que vous n’avez pas? Ne courez pas à l’épicerie. Il suffit très souvent de substituer celui-ci par un autre. Avec une grande fille allergique aux œufs, aux noisettes et, auparavant, aux produits laitiers, on a, à la maison, développé des habiletés de ninja pour remplacer les ingrédients par d’autres dans les recettes courantes. Et c’est, ma foi, fort pratique. Voici quelques trucs qui peuvent toujours servir. Avec ou sans allergies. 

Pour remplacer...

Des œufs

Vous êtes en train de faire votre recette de muffins préférés et vous constatez qu’il n’y a plus d’œuf dans le frigo... Zéro problème. Mélangez 1 c. à soupe de graines de lin moulues avec trois cuillères à soupe d’eau pour obtenir l’équivalent d’un œuf. Laissez reposer quelques minutes, le temps que le tout soit un peu gélatineux. Vous pouvez faire exactement la même chose avec des graines de chia. Ce substitut est idéal dans les muffins, les pains, les gâteaux un peu plus denses ou les biscuits à l’avoine ou aux grains entiers. Ça fonctionne bien pour les recettes qui demandent un ou deux œufs. Plus que ça, c’est un peu plus complexe de parvenir à la texture souhaitée. D’autres substituts possibles pour remplacer un œuf en boulangerie/pâtisserie : 1/2 banane réduite en purée ou 3 c. à soupe de compote de pommes ou 1/4 de t. de tofu mou passé au robot culinaire.

Du lait

Dans les recettes de desserts, on peut souvent opter pour de l’eau, du jus, du lait de coco ou du lait végétal. Dans un gâteau aux carottes, par exemple, du jus d’orange ou du jus d’ananas fera des merveilles. Si vous bricolez plutôt une recette salée, une purée de légumes ou une sauce par exemple, un bouillon sera tout indiqué. Du lait végétal et non sucré aussi, si vous en avez.  

De la crème

Si vous avez des cajous non salées à la maison, c’est l’idéal. Vous les faites tremper une heure ou deux dans l’eau, vous rincez et vous passez le tout au mélangeur avec une plus ou moins grande quantité d’eau fraîche, selon la consistance de crème que vous souhaitez. Vous pouvez même en faire un lait très crémeux en ajoutant davantage d’eau. C’est aussi bon dans le café que dans les gratins, les sauces, les potages, les pâtes.

Le P'tit Mag

Des idées pour garder ton cerveau en forme 

C’est bien beau, tous ces congés, mais comment va-t-on se tenir occupés? Rassure-toi, Le P’tit Mag a cherché des idées d’activités pour t’amuser tout en gardant ton cerveau en forme et prêt pour ton retour éventuel à l’école. On a demandé les conseils d’Anik Bois. Elle est orthopédagogue, c’est-à-dire qu’elle travaille avec les enfants pour les aider à mieux réussir à l’école. Elle invente aussi des jeux de société. Tripant, non? Voyons voir ses suggestions…

Joue dehors
Sortir prendre un grand bol d’air pur, ça fait du bien. Joue au hockey dans la cour, glisse sur une butte voisine, fais des promenades, etc. «C’est important parce que ça oxygène le cerveau!» assure Mme Bois.

Sors les jeux
C’est comme sortir un bon vieux jeu de société pendant une journée de tempête, sauf que maintenant on peut le faire plus souvent! «Ça permet de garder le cerveau actif. On s’amuse tout en apprenant. Et on en profite pour jouer en famille!» Ses recommandations? Il y a bien sûr les jeux qu’elle a inventés La fabrique à sucre et La chasse aux bestioles, mais aussi Sushi Dice (jeu de rapidité), Le Labyrinthe magique (mémoire), Get packing (réflexion et vitesse) et Mr. Wolf (jeu de mémoire coopératif).

Joue sur la tablette
Tes parents t’ont sans doute déjà averti de ne pas trop passer de temps sur la tablette. Mais une heure par jour, divisée en deux séances de 30 minutes, est acceptable, selon Mme Bois. À condition de t’amuser avec les bonnes applis, comme le célèbre Minecraft, le jeu qui combine marmottes et mathématiques Marmath ou encore des logiciels pour apprendre à dessiner (comme How to draw, par exemple).

Le P'tit Mag

As-tu lu ça dans l'actualité cette semaine?

Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag a un nouveau rendez-vous parfait pour toi! Chaque samedi, Eve Tessier-Bouchard dénichera les nouvelles les plus intéressantes de la semaine. Elle en fera un résumé par de courts textes illustrés et des capsules animées à lire et à voir dans le journal, dans l’appli et sur notre site Web!

TES VEDETTES PRÉFÉRÉES AIDENT LE PREMIER MINISTRE!

Qu’est-ce que Sarah-Jeanne Labrosse, Jay Du Temple, Pierre-Luc Funk, Rachid Badouri, Cassandra Bouchard et Cœur de pirate ont en commun? Depuis mardi, ils aident le premier ministre à faire passer son message de prévention!

Il semble que les jeunes aient plus de difficulté à rester à la maison sans voir d’amis. Même si en général les enfants et les ados ne ressentiront pas fortement les symptômes du virus, ça ne veut pas dire qu’ils ne l’attraperont pas. Et s’ils sont porteurs du virus, le risque est de le transmettre à des personnes plus fragiles pour qui ce serait plus grave.

Recettes

Une restauratrice répond à l’appel du Dr Arruda

L’appel à la tartelette d’Horacio Arruda a résonné fort chez la restauratrice Manuela Teixeira, dont la famille est originaire de « la même petite île perdue de l’Atlantique » que le directeur national de santé publique du Québec.

La propriétaire du Biscotti & Cie a accepté de partager sa recette de ce populaire dessert portugais, rebaptisé Les Horacios pour l’occasion.

Restaurants

COVID-19: quels restos ferment?

La liste des restaurants toujours ouverts à Québec serait sans doute moins longue à faire que celle des adresses qui ferment boutique en raison de la COVID-19. Avant de vous aventurer à l’extérieur pour aller dans votre resto favori, il serait sage de jeter un coup d’œil sur la page Facebook du commerce, question de vous éviter un déplacement inutile, une amère déception et une fringale qui perdure. 

Parmi les restos qui ont préféré complètement cesser leurs activités, on trouve — dans le désordre — toutes les succursales de la chaîne Ashton, Chez Biceps BBQ, Battuto, La Planque, L’Atelier, le Saint-Amour, Laurie Raphaël, Arvi, tous les établissements du Groupe La Tanière (Légende, L’Orygine, Tanière3 et Bobu), toutes les bannières des Restos Plaisirs (sauf le Jaja du Concorde), les trois succursales de Bols et Poké, Les Botanistes, Le Trèfle (le bar irlandais qui a dû renoncé aux célébrations juste avant la Saint-Patrick!), Montego, Noctem Artisans Brasseurs, Birra & Basta, Maison Livernois, Le Clocher Penché, London Jack, Don Vegan, Cows, District Saint-Joseph, Maelstrom Saint-Roch, Eggsquis, Barbies, Pizza Royale, les cinq microbrasseries Archibald, La Baraque gourmande, Sushi à la maison, Sno Microbrasserie, etc. On en oublie évidemment de nombreux autres. Certains ferment jusqu’à la fin du mois. D’autres pour une durée indéterminée. À suivre…

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Votre commerce ferme ou votre activité est annulée ou reportée en raison de la COVID-19? Vous ouvrez un commerce, lancez un produit ou organisez un nouvel événement? Vous avez des idées ou des suggestions pour Le Mag? On veut le savoir! Écrivez-nous maintenant à lemag@lesoleil.com.

Restaurants

COVID-19: quels restos livrent?

Des restos ont choisi de maintenir leurs activités en limitant toutefois leurs services à la livraison et aux commandes à emporter. Manger en salle? Pas en ces temps de Coronapocalypse!

Ces adresses de la capitale offrent — ou se préparent à bientôt le faire — la livraison et/ou le take-out : St-Hubert, Le Cendrillon se transforme en «cendwicherie» à ramasser au comptoir, Chocolats favoris garde ses chocolateries ouvertes (mais annule son bar laitier), Louise Taverne & Bar à vin, Le Mezzé, Le Laurentien Buvette Gourmande et son futur petit cousin indien Éléphant, L’Oeufrier, L’Académie culinaire de Québec poursuit ses services de livraison de plats préparés (mais annule ses cours), Buvette Scott, Chaz, Les Viandes Bio de Charlevoix (comptoir fermé et remplacé par un service à l’auto), Cora (les salles à manger restent ouvertes, mais on suggère fortement la commande), etc. On en omet sans doute des dizaines. Encore une fois, on suggère fortement de visiter les pages Facebook pour vérifier. 

Le Mag

COVID-19: Quoi de neuf en vitesse…

Voici, présentée en vrac et sans ordre particulier, la liste d’autres entreprises de domaines divers qui ont confirmé leur fermeture complète à cause du coronavirus.

Simons, les jeux d’évasion (comme Exode Québec, Eliviascape, Défi-Évasion, Sauve qui peut, etc.), le centre de lancer de la hache Tomahawk Québec, la boutique de jouets Castello, Saint-Suave Librairie Café, toutes les boutiques David’s Tea, Yoga Fitness, Reitmans, Penningtons, Addition Elle, RW & Co, Aldo, Kanel, la discothèque Midnight Blue, le salon de coiffure T’es-tu vu l’allure?, Folia Design, les boutiques L’Inventaire, Linen Chest, le Festival Québec BD ainsi que la Grande collecte annuelle de Moisson Québec, entre plusieurs autres.

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Votre commerce ferme ou votre activité est annulée ou reportée en raison de la COVID-19? Vous ouvrez un commerce, lancez un produit ou organisez un nouvel événement? Vous avez des idées ou des suggestions pour Le Mag? On veut le savoir! Écrivez-nous maintenant à lemag@lesoleil.com.

Vu de là-haut

Sur le sentier de glace

Question d’adoucir l’hiver, Le Mag publie chaque samedi un cliché de Pierre Lahoud, l’historien «volant» qui photographie le Québec du haut des airs depuis quatre décennies. Aujourd’hui, le sentier glacé de la Pointe-aux-Lièvres, dans Limoilou.

«Québec est l’une des capitales du monde qui reçoivent le plus de neige. On est une ville de neige, c’est pas compliqué! lance M. Lahoud. Pendant des années, on n’a pas admis cette réalité. Au contraire, on se la cachait. On n’apprivoisait pas l’hiver. La patinoire de Pointe-aux-Lièvres est un super bel exemple de la vision à long terme des décideurs politiques. C’est un lieu exceptionnel. Un point de rendez-vous très prisé des familles.»

«Je me rappelle : mon grand-père avait un garage dans le coin à l’époque. C’était un centre industriel pas très beau. Maintenant, c’est aménagé avec des facilités pour qu’on vive l’hiver. C’est le plus bel exemple d’une façon de vivre la saison. En plus, on est à côté de la rivière Saint-Charles qui, anciennement, était un dépotoir à ciel ouvert. C’était épouvantable! Maintenant, tout ça fait partie d’une vision de nos décideurs. Si Québec est si belle, c’est parce que des gens en ont une vision à long terme. Et on en profite. Cette photo met en évidence la qualité de vie exceptionnelle qu’on a à Québec.» 

Propos recueillis par Francis Higgins

Info : pierrelahoud.com

À VOIR AUSSI :
Pierre Lahoud, l’historien volant
La poésie des motoneiges
À la course sur les glaces
Au cœur du Québec
«De l’eau du fleuve dans notre ADN»
Dans la rangée «U›!
Quand le soleil dit bonjour… à la Vierge
De l’art moderne dans les champs

Lisez notre entrevue avec Pierre Lahoud ici : 
Pierre Lahoud, l’historien volant

Le P'tit Mag

Je veux tout savoir: les planètes plus dangereuses?

Les sciences t’intéressent? Tu te poses des questions sur les animaux, les plantes, l’espace ou n’importe quelle autre partie du monde qui t’entoure? C’est bien normal : les sciences, ce n’est pas que pour les adultes! Alors, envoie-les-moi à jfcliche@lesoleil.com. Une fois par mois, je répondrai à une ou deux des questions que tu m’envoies.

QUESTION Quelle est la planète la plus dangereuse? 
— Romie

RÉPONSE Il est difficile de répondre à cette question parce que toutes les planètes qu’on connaît le moindrement sont des milieux absolument mortels pour l’espèce humaine (sans combinaison ni capsule, s’entend). Même si on s’en tient au système solaire, aucune des planètes autres que la Terre n’est habitable, et ce n’est même pas proche. Hormis le fait qu’aucune n’a d’atmosphère respirable pour nous, juste la température suffirait à tuer une personne. Sur Mars, par exemple, il fait en moyenne autour de 60°C — encore qu’il y a des pics à + 20°C à l’équateur en plein soleil, alors j’imagine que ça la disqualifie du «championnat» de la «plus dangereuse», d’autant plus que les planètes plus lointaines (Neptune, Jupiter et Uranus) sont encore plus froides. En plus, ces trois planètes-là sont faites de gaz, alors elles n’ont pas vraiment de «sol» sur lequel on pourrait marcher.

Celles qui sont plus proches du Soleil? Pas moins dangereuses, et on peut même dire qu’elles sont pires puisqu’il est plus facile de chauffer un vaisseau spatial que de garder une chaleur brûlante à l’extérieur pendant longtemps.

La planète la plus chaude du système solaire est Vénus (la 2e à partir du Soleil), parce que son atmosphère (les gaz autour de la planète) retient bien la chaleur : la température moyenne à sa surface dépasse les 460 °C, soit plus de quatre fois et demie le point d’ébullition de l’eau! Même les sondes qui se sont posées sur Vénus n’ont pas survécu longtemps. Et sur Mercure, la planète la plus proche du Soleil, ça n’est guère mieux. Elle n’est pas tout à fait aussi brûlante que Vénus, non, mais ce sont les écarts de températures qui sont ahurissants sur Mercure. Sa proximité avec le Soleil lui fait atteindre 430 °C pendant le jour mais, comme elle n’a pas d’atmosphère pour retenir la chaleur, la température chute jusqu’à -180 °C pendant la nuit!

Alors rendu là, vraiment, tous les choix se valent : est-il plus «dangereux» de mourir gelé, brûlé ou les deux?

Bière

Encourageons nos entreprises

CHRONIQUE / Tenir une chronique hebdomadaire, c’est suivre l’actualité et s’assurer que vous, lecteurs, puissiez être orientés sur les tendances et le dynamisme de la culture brassicole au Québec. Je me suis longtemps demandé de quoi j’allais parler en ces temps de crise COVID-19. Le syndrome de la page blanche me guettait. Et puis, j’assume. Aujourd’hui, nous devons penser en société et nous assurer de sortir grandis de cette épreuve. Consommons local !

Que vous soyez amateurs avertis ou consommateurs curieux, notre industrie a besoin de vous. Certes, la bière de dégustation se consomme surtout dans des périodes plus enclines à la joie et la bonne humeur, mais pourquoi se priver d’une bière ? Surtout si celle-ci est intimement liée à un choix éditorial de consommer local. Encourageons nos artisans. De nombreuses brasseries ont dû fermer leur bar et salon de dégustation, limitant considérablement les ventes de bières. Sans compter que plusieurs vendent des fûts aux bars et restaurants qui ont également fermé, limitant encore plus les revenus.

Planète vins

Douceur, plaisir et réconfort

CHRONIQUE / Toucher le nirvana avec l’accord parfait est probablement une des meilleures expériences sensorielles au monde mais en cette période incertaine et avouons-le un peu « surréaliste », le meilleur accord est celui qui rime avec douceur, plaisir et réconfort. Restons positifs et profitons de ce moment de répit involontaire pour passer du temps de qualité en famille, revisiter nos vraies valeurs et se faire plaisir en cuisinant de bons petits plats ou en commandant un vrai festin de notre resto préféré. Et surtout, buvons ce qu’on aime!

Réconfort…

Le chardonnay est l’un des cépages les plus polyvalents de la planète vin. S’adaptant à son terroir et au climat qui le voit s’épanouir, il peut tout autant s’exprimer dans une vivacité minérale et saline, sur des notes de pommes vertes et d’agrumes, qui nous envoûte par des saveurs veloutées de fruits blancs et de beurre, dépendant de la façon dont il a été vinifié et élevé, en cuve inox ou en barrique. Qu’il nous donne de sa fougue ou de sa rondeur, il est toujours réconfortant.

Maison

Le bidet en renfort!

La perspective de manquer de papier de toilette à l’heure de la COVID-19 a ramené le bidet dans la mire des Québécois. Utilisé particulièrement en Europe, le bidet se présente maintenant comme une solution pertinente pour ceux qui ont peur d’une pénurie de papier hygiénique.

Si le bidet était déjà dans la lunette des personnes ayant entrepris un virage zéro-déchet, la menace de la COVID-19 achève de convaincre les indécis. «On l’a depuis hier soir et c’est comme la vedette de la maison», constate Catherine Aubé qui partage sa toilette avec ses deux enfants de 4 et 6 ans, en plus de son chum et des deux enfants de celui-ci. «Les enfants sont super contents», affirme-t-elle. Même son plus jeune enfant de quatre ans n’a aucun problème à l’utiliser.