Voyages

«Mon plus beau souvenir de voyage…»

Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour, écrivait Stendhal. Cette magie qu’on ramène avec soi, sachant que le périple dont on revient nous a transformés, même un peu, pour le mieux et peut-être à jamais. La surprise de voir que, même si rien n’a changé à la maison, notre regard désormais ouvert sur le monde suffit à lui donner une couleur nouvelle. C’est dans cet esprit que nos journalistes, chroniqueurs, graphistes et vidéastes vous confient quelques-uns de leurs récits personnels. Parce que chaque voyage a son histoire. Et que l’histoire de l’un peut devenir, parfois, avec un peu de chance, l’inspiration de l’autre, l’occasion de voir le monde, d’ouvrir son esprit et, peut-être, de vivre le voyage qui deviendra le plus beau de ses souvenirs. Une compilation de Francis Higgins.

TRAUNSTEIN, ALLEMAGNE, 2008
Marc Allard, journaliste

C’était une triste fête de la bière. J’avais rendez-vous à Munich avec une amie allemande pour l’Oktoberfest. On devait boire des chopes jusqu’à l’aube, festoyer dans les rues et peut-être même s’embrasser, en tout cas, j’espérais. Mais le plan était fichu. Mon amie avait fait une crise d’appendicite. Le soir même, j’ai pris un train pour Salzbourg, en Autriche, l’âme mélancolique et la gorge sèche. Dans le wagon, une Allemande vêtue d’une robe bavaroise m’a invité à boire de la bière avec ses amis paquetés. En un instant, j’étais leur frère de broue et ils me proposaient de débarquer à Traunstein, pas loin de la frontière avec l’Autriche. Je me suis retrouvé dans une discothèque. Musique électro, bâtons lumineux, on a dansé comme des ravers dans une sorte de transe festive. L’Oktoberfest, ça se passe à Traunstein.

Nous, les humains

Mon prof, c’est papa

CHRONIQUE / Matthias Doucerain a gagné beaucoup d’argent comme gestionnaire de portefeuille dans une banque en Allemagne, puis il a été doctorant en éducation à l’Université Harvard. Maintenant, il fait l’école à la maison avec ses trois jeunes enfants. C’est pas mal moins prestigieux, mais ça lui est égal.

Ce Québécois d’origine allemande, qui parle trois langues, est diplômé en économie et étudiait dans une des plus prestigieuses universités au monde, aurait sûrement pu gagner un excellent salaire à Montréal, où il habite. Au lieu de ça, il a choisi de devenir père au foyer et d’instruire ses rejetons à plein temps. 

Tous les jours de la semaine, il doit enseigner lui-même les maths, l’anglais (sa femme s’occupe du français), l’histoire et tout le reste à ses deux garçons de 8 et 6 ans, en plus de s’occuper de son fils de 3 ans et de sa fille de 5 mois. Sa femme, Marina Doucerain, travaille à l’UQAM comme professeur au département de psychologie. C’est la pourvoyeuse dans la famille. 

En cette fin de semaine de la fête des Pères, je pourrais vous décrire l’impact que peut avoir un père qui se consacre à fond à l’éducation de ses enfants, et je vous en parlerai quand même un peu. Mais je pense que derrière l’histoire de Matthias — peu importe ce que vous pensez de l’école à la maison — il y a une leçon encore plus profonde sur le sens de l’engagement. 

Il y a trois semaines, je suis tombé sur un essai de David Brooks intitulé The Second Mountain qui n’a cessé de m’habiter depuis. Brooks est chroniqueur au New York Times et auteur de plusieurs essais. Il est souvent présenté comme un «critique social» de centre droit. C’est à lui, notamment, que l’on doit l’expression «bobos» pour désigner les bourgeois bohèmes.

Dans The Second Moutain, Brooks explique que la plupart des gens essaient d’abord de grimper ce qu’il appelle la «première montagne». Ils sortent de l’école, entament une carrière, fondent une famille. Les buts du premier sommet sont ceux que la société moderne endosse : une carrière, un chum ou une blonde, des enfants, des bons amis, une maison, des vacances, de la bonne bouffe et du bon vin, etc.

Mais après, quelque chose d’étonnant se produit, a remarqué David Brooks. Certains se rendent au sommet, goûtent au succès et trouvent finalement la vue... insatisfaisante. D’autres, encore, se butent à un obstacle majeur durant leur ascension — cancer, séparation, deuil, dépendance — et ont ensuite l’impression d’avoir mené une vie relativement superficielle. Une vie avec un CV bien rempli, mais un mince éloge funèbre. 

Alors, ils se rebellent contre les caprices de leurs égos et la culture dominante qui les encourage à vivre pour leurs propres intérêts. Et «soudainement, ils ne sont plus intéressés par ce que les autres leur disent de vouloir. (...) Ils élèvent leurs désirs», écrit Brooks.

Ils veulent gravir la deuxième montagne. Celle où on ne se tourne plus vers soi-même, mais vers les autres. Celle où on s’engage envers 1) son amoureux et sa famille 2) une vocation 3) une philosophie ou une croyance et 4) sa communauté. 

Matthias, lui, a eu envie de monter sa deuxième montagne quand ses deux premiers garçons — âgés de 4 et 2 ans à ce moment-là — étaient à la garderie. Sa femme et lui avaient l’impression de passer le plus clair de leurs temps avec leurs fils à faire de la discipline. 

«Ils sont très énergiques et on se battait le matin pour les préparer pour aller à la garderie et on se rebattait le soir en revenant pour les préparer pour manger et pour aller au lit», raconte Matthias. «On était sur le point de se demander : pourquoi on a ces enfants? On est juste là à se battre et on n’en profite pas». 

Matthias a alors décidé d’abandonner son doctorat et de se consacrer à temps plein à l’instruction de ses enfants. Il ne les a pas envoyés à l’école primaire et s’est lancé dans une aventure aussi riche qu’éprouvante. 

«L’école à la maison est plus qu’un travail à temps plein, m’a écrit Matthias. Éduquer et élever ses propres enfants est un engagement non-stop — quelque chose de plus important que n’importe quel autre emploi pourrait être pour un parent». 

Chaque jour de la semaine, ses deux aînés ont besoin d’environ une heure d’attention soutenue pour passer à travers le programme du ministère de l’Éducation. Le reste du temps, le papa amène ses enfants dans les musées, au Planétarium, à l’Insectarium, en randonnée ou dans des activités organisées avec un groupe de parents qui font aussi l’école à la maison — chant, musique, improvisation, construction, expériences scientifiques, par exemple. Sinon, les enfants passent beaucoup de temps à jouer dehors. 

Dans notre société, note Matthias, on a le réflexe de penser que l’enseignement devrait être confié à des professionnels. Mais le système d’éducation moderne ne convient pas à tous les enfants. «Ç’a bien marché pour moi et pour ma femme», dit Matthias. [...] Mais «moi, je veux pousser mes enfants beaucoup plus loin que les écoles standards les poussent». 

Matthias emploie le verbe «pousser», mais n’allez pas croire que c’est le genre de père autoritaire obsédé par la performance qui impose à ses enfants des drills de violon, d’athlétisme et de beaux-arts. Non, quand il dit «pousser», il veut dire qu’il essaie de donner beaucoup de temps libre à ses enfants pour qu’ils explorent leurs intérêts. 

Son fils de 8 ans, par exemple, adore lire; il a dévoré tous les Harry Potter en quelques semaines. Il s’est aussi découvert un penchant pour la programmation et il peut s’enfermer six heures dans sa chambre pour créer ses propres jeux avec l’application Scratch. Son frère de 6 ans, lui, affectionne le travail manuel; il aime travailler le bois avec la scie et le marteau sur le balcon. 

Quatre ans d’école à la maison plus tard, les deux premiers fils de Matthias et Marina apprennent très bien merci. Ils ont commencé à lire et à écrire très tôt. Ils sont parfaitement bilingues — français et anglais — et l’aîné a fini troisième dans un concours de maths juste pour faire l’expérience d’un examen. Les garçons ont à peu près deux ans d’avance sur le programme du Ministère. 

Quand ses mômes se couchent le soir, deux heures avant lui, Matthias est brûlé et manque de temps pour se consacrer à des projets et renouer avec sa femme. En général, il trouve ça dur de constater le manque de reconnaissance sociale pour ce qu’il fait de ses journées, il est tanné que ses enfants se chicanent et il a l’impression de ne pas pouvoir passer suffisamment de temps un à un avec eux.

Mais quand il repense à son ancien emploi dans une banque et à son gros salaire, il se souvient aussi du vide qu’il ressentait. Et il préfère de loin être père et prof à la maison. 

«Oui, c’est un prix énorme à payer. Mais on va tous mourir à la fin. Est-ce que j’aurais préféré avoir une deuxième maison et trois voitures? Ou est-ce que je préfère laisse tomber ça et faire de mon mieux pour avoir une relation plus profonde avec mes enfants?», dit-il. 

L’école à la maison n’est certainement pas la seule solution pour approfondir sa relation avec ses enfants. Mais pour Matthias, c’est celle qui s’imposait. «Personne ne m’a forcé», dit-il. 

En fin de semaine, je ne sais pas si Matthias va aller faire de la randonnée en famille pour la fête des Pères. Mais s’il monte une montagne, je pense qu’il va trouver la vue... satisfaisante. 

Le Mag

La Maison Smith met du tourisme dans son café

La Maison Smith à l’île d’Orléans rêve de devenir une destination touristique pour amateurs de café.

L’entreprise développe déjà ses recettes et prépare ses produits dans cet «espace torréfaction» situé sur le Chemin Royal, à Sainte-Pétronille. Mais pour devenir une espèce d’économusée, il ne reste qu’un pas à franchir. 

«On veut se détacher de l’image d’usine de production», explique Alexandre Arce-Moreau, le maître-torréfacteur passionné et en partie autodidacte qui a pris les rênes de la production après des formations et des voyages au Salvador et au Guatemala. «On veut profiter de l’aire ouverte de nos locaux pour attirer et éduquer les visiteurs. La tasse de café a une histoire noble qu’on veut raconter.» 

Le Mag

Une tyrolienne de 320 mètres chez Eskamer Aventure

Les amateurs de sensations fortes ne manqueront pas de nouvelles activités chez Eskamer Aventure cet été. Le centre de kayakisme et de canyonisme de Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, met la touche finale à plusieurs projets.

D’abord, une tyrolienne de 320 mètres «douce et contemplative» au-dessus du canyon et des arbres avec vue sur les montagnes et le fleuve. Au bout, une tour d’une quinzaine de mètres dont on peut descendre… en sautant! N’ayez crainte, une poulie à frein magnétique ralentit la chute en douceur. 

Ensuite, un labyrinthe à obstacles au sol fait de cordes et de slacklines

Enfin, une «piscine dans les airs», comme la décrit le chef-guide Yann Barriault, pour se baigner dans un conteneur vitré et surélevé. 

Sans oublier le café-sandwicherie avec terrasse sur le toit. Le tout devrait être prêt très bientôt, d’ici juillet. 

Info : eskamer.ca ou @EskamerAventure sur Facebook.

Alimentation

Recevoir les conseils du chef Danny St Pierre

Vous aimeriez recevoir chaque semaine des idées et des conseils du réputé chef Danny St Pierre pour vous inspirer en cuisine? Rien de plus facile!

En association avec Arsenal Media, le chef a lancé les infolettres Cuisine Festive : en s’inscrivant, les abonnés recevront tous les jeudis des recettes, mais aussi des suggestions de cocktails, des techniques pour réussir ses plats et des idées pour recevoir sans tracas.

«Je veux donner envie aux gens de recevoir, de bien manger et de boire entourés de leurs proches. Avec l’été qui arrive, Cuisine Festive incitera ses abonnés à réinventer le BBQ et à apprécier chaque moment dans leur cour», a indiqué le chef St Pierre par voie de communiqué.

Pour s’abonner : cuisinefestive.com

Régal

Mixologie: les talents de Québec en vedette

Lundi prochain, le 17 juin, 18 mixologues de Québec rivaliseront d’originalité et de prouesses au shaker lors de la finale régionale de la compétition Made With Love.

Pour sa 10e présentation, l’événement déménage à l’Espace Dalhousie, à l’intérieur du terminal de croisières du Port de Québec, où encore plus de participants pourront se délecter des cocktails éclatés créés pour l’occasion.

Les 18 finalistes tenteront de séduire à la fois le public et le jury pour se mériter une place à la compétition nationale, qui se tiendra au printemps prochain.

Les billets pour l’événement, qui commence à 18h, sont en vente au coût de 70 $ par personne de 18 ans ou plus (80 $ à la porte le soir même) et incluent la dégustation des 18 créations exclusives, accompagnées chacune d’une bouchée, ainsi que des stations cocktails surprises.

Info et achat au mwl.enjoymadewithlove.com

Alimentation

Des pizzas du Cosmos au rayon des surgelés

Du resto… au congélo! Trois pizzas du Cosmos sont désormais disponibles dans tous les supermarchés IGA et Metro de la province.

Les amateurs des restaurants Cosmos — quatre adresses à Québec (Grande Allée), Sainte-Foy, Lévis et Lebourgneuf — retrouveront la Dallas (quatre fromages), la Mama (garnie) et la Jack BBQ (poulet) au rayon des surgelés.

On indique que pour la période des déménagements et des festivités de la Fête nationale du Québec et de la Fête du Canada, les pizzas de 10 pouces faites à la main seront en vente au prix spécial de 8,99 $ (du 21 juin au 5 juillet).

Info : lecosmos.com

Alimentation

Des barres mini pour la collation

Les Québécois sont amateurs de collations, semble-t-il.

L’entreprise KIND, dont les barres aux noix et autres bouchées sont en vente chez plusieurs détaillants dans la province, a dévoilé un récent sondage Léger qui indique que les adultes québécois collationnent en moyenne deux fois par jour. Fait intéressant, 81 % d’entre eux disent manger sous le coup de l’impulsion, principalement parce qu’ils attendent d’avoir trop faim avant de manger (49 %), mais aussi par habitude (32 %) ou par ennui (28 %).

Lorsqu’une fringale survient, il ne suffit parfois que de quelques bouchées pour se sentir rassasié. C’est pourquoi KIND lance ses nouvelles barres Minis aux noix dans les trois saveurs préférées des consommateurs : beurre d’arachides et chocolat noir; amandes, caramel et fleur de sel; amandes, sel de mer et chocolat noir. Prix de détail suggéré : 9,99$ pour 10 barres de 20g.

Info : kindsnacks.ca/fr

Mode

Attaque de requins chez Lush

Les requins habitent les océans depuis plus de 400 millions d’années, 100 millions d’années avant l’apparition des premiers dinosaures sur Terre. Aujourd’hui, la population de requins est décimée, ce qui menace la survie de certaines espèces, et la compagnie Lush s’implique pour assurer leur survie.

D’abord, la totalité des ventes du ludique savon Requin lavande-limette (en quantité limitée) sera versée à la Fondation Sharkwater de Rob Stewart. Aussi, Lush offre son Pot de bienfaisance, une lotion hydratante au parfum d’huiles essentielles d’ylang-ylang et de bois rose et sa base de beurre de cacao, dont 100 % de son prix de vente sera aussi versé à des organismes oeuvrant pour la protection des animaux et de l’environnement.

Et pour compléter la démarche, on se rend sur le site de Lush pour signer une pétition pour protéger les requins

Info: www.lush.ca et liste des boutiques sur le site

Mode

Chic messieurs avec SEB MAN

«Urbain, branché et actif, l’homme millénial fait partie de la “génération slasher”, ceux qui jonglent entre plusieurs carrières et passions», explique Sebastian Professional, spécialisé en soins des cheveux et de produits coiffants, au sujet du public cible de sa nouvelle gamme, SEB MAN.

Pour ces milléniaux coquets, voici donc des soins pour les cheveux, la barbe et des produits de coiffage infusés au guarana (la plante qui contient les plus grandes concentrations de caféine), comme dans les boissons énergisantes. Côté odeur, on nous décrit «un audacieux mélange de grain de poivre, adouci par la fraîcheur de la bergamote et la profondeur de l’ambre. Il en ressort un parfum masculin boisé, oriental et épicé, qui représente à merveille l’homme moderne». À vous de vérifier, jeunes messieurs.

Dans les boutiques d’articles pour les cheveux et les salons de coiffure