Contenu commandité
Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.

La voie maritime du Saint-Laurent

Relever des défis actuels

La Voie maritime célèbre ses 60 ans, mais elle présente encore aujourd’hui des caractéristiques qui pourront servir à relever différents défis actuels en matière de transport.

Alors que l’un des principaux pôles de production de gaz à effet de serre (GES) au Québec demeure les transports, les navires présentent quant à eux un meilleur bilan carbone que celui du train et du camion, avec respectivement près de 12 grammes de CO2 pour une tonne métrique par kilomètre, contre 14 grammes et près de 76 tonnes métriques. 

De plus, les récentes avancées technologiques, comme la double coque pour le transport du pétrole et les systèmes d’information très précis sur la position des navires et le tirant d’eau, ont permis de renforcer la sécurité des navires.

«Le transport maritime aide aussi à réduire la congestion sur nos routes alors que c’est particulièrement achalandé entre Québec, Montréal, Windsor et Toronto, et que les camions causent du dommage à nos routes et à nos ponts», indique Terence Bowles, président-directeur général de la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent. 

Il est convaincu que la Voie maritime pourrait prendre le relais pour plusieurs de ces cargaisons. 

«Nous avons investi beaucoup dans les dernières années pour moderniser les opérations, notamment avec le système d’amarrage mains libres, et on pourrait doubler la quantité de trafic qui passe dans nos écluses. Bien sûr, il faudrait qu’il y ait des ajustements dans les ports, mais on voit des investissements, notamment à Québec, à Trois-Rivières et à Valleyfield pour manutentionner plus de cargaisons.»

Pas moins de 52 pays dans le monde ont déjà reçu des cargaisons qui sont passées par la Voie maritime. 

«C’est une artère extrêmement importante avec autour huit États et deux provinces qui, s’ils formaient un pays, représenteraient la troisième plus grande économie mondiale, affirme Terence Bowles. C’est un marché majeur à desservir.»

La voie maritime du Saint-Laurent

Des partenaires diversifiés

Très achalandée, la Voie maritime renferme un microcosme. Toutes sortes d’entreprises et de travailleurs y brassent de grosses affaires. Tour d’horizon.

Société des traversiers du Québec

Opérant 13 traverses et dessertes maritimes entre Sorel-Tracy et Blanc-Sablon en passant par Québec, la Société des traversiers du Québec (STQ) est un acteur méconnu, mais incontournable dans le paysage québécois. Au-delà des 5,2 millions de gens, des 2,1 millions de véhicules et des dizaines de milliers de tonnes de marchandises qu’elle transporte vers les régions éloignées du Québec annuellement, la STQ joue un rôle crucial pour plusieurs communautés isolées ou enclavées de notre immense territoire.

Plus de 650 personnes s’emploient quotidiennement à remplir cette mission d’un bout à l’autre de la province, 24 heures par jour, tous les jours de la semaine. Leur travail permet à la STQ de réaliser plus de 115 000 traversées annuellement, contribuant du même coup à la vitalité économique et sociale de plusieurs régions et rythmant la vie de nombreuses communautés.

La prochaine décennie sera remplie de défis : plus de 425 millions de dollars seront investis au cours des 10 prochaines années par la STQ pour bonifier son réseau et répondre encore mieux aux besoins de l’ensemble des Québécois. La somme est considérable, mais la compétence et la passion des employés seront encore plus importantes pour la réalisation des nombreux projets qui découleront des investissements.

« Les prochaines années seront excitantes à la STQ, mentionne Alexandre Lavoie, porte-parole de la STQ. Nos employés, basés aux quatre coins du Québec, mettront leur compétence à profit pour relever des défis passionnants. Nous aurons également besoin de plusieurs nouveaux matelots, mécaniciens et autres employés pour nous aider à réaliser nos objectifs. » Des postes seront affichés en ce sens sur le site traversiers.com

La voie maritime du Saint-Laurent

Un réseau d’écluses de grande envergure

Le réseau Grands Lacs-Voie maritime du Saint-Laurent est la plus longue autoroute maritime intérieure en eau profonde au monde. Ce réseau comprend quatre canaux courts qui comptent 15 écluses pour relier les Grands Lacs à l’océan Atlantique:
  • Canal de la Rive Sud: relie le port de Montréal et le lac -Saint-Louis. Compte deux écluses (Saint-Lambert et Côte-Sainte-Catherine). 
  • Canal de Beauharnois: relie le lac Saint-Louis au lac -Saint-François. Compte deux écluses. 
  • Canal Wiley-Dondero: relie les deux écluses américaines (Snell et Eisenhower) pour atteindre le lac Saint-Laurent. 
  • Écluse d’Iroquois: sert à contrôler le niveau d’eau.
  • Canal Welland: relie le lac Ontario au lac Érié. Compte huit écluses. 

La voie maritime du Saint-Laurent

Trois éléments à savoir sur le métier de débardeur

À Montréal, environ 2000 navires passent par le port chaque année. Les débardeurs, employés de l’Association des employeurs maritimes, qui regroupe aussi ceux des ports de Trois-Rivières, d’Hamilton et de Toronto, brassent de grosses affaires. Voici trois éléments surprenants sur le métier de débardeur.

1. Formés à l’interne

L’Association des employeurs maritimes forme ses employés à son Centre de formation portuaire de Montréal. 

«On ne retrouve pas notre machinerie, comme les grues-portiques et les chariots élévateurs pour le travail sur terminal, ailleurs que dans les ports », explique Guillaume Couture, directeur des effectifs et déploiement à l’Association des employeurs maritimes. 

Les employés sont d’abord embauchés comme journaliers, et peuvent ensuite acquérir des compétences et gravir les échelons. 

2. Des besoins 24-7

Seulement à Montréal, l’Association des employeurs maritimes a environ 1400 employés et il y a des besoins à combler. 

«Il y a une augmentation des volumes transités en 2018, on cherche alors plus d’employés, affirme M. Couture. C’est du travail 24 heures sur 24, 365 jours par année, mais les conditions salariales sont très bonnes.»

3. Technologie 

Avant, la gestion de la marchandise sur les terminaux était faite à l’aide de papier et de crayon mais, maintenant, tout est automatisé. 

«Cela nous permet de faire un meilleur suivi, indique M. Couture, de manipuler le moins possible la marchandise, de mieux gérer l’espace, d’être par conséquent plus efficace.»

La voie maritime du Saint-Laurent

La Voie maritime fête ses 60 ans!

Cette année marque les 60 ans de la mise en service de La Voie maritime du Saint-Laurent. Quinze ans de travaux majeurs et de prouesses techniques ont permis d’offrir cette porte d’accès au cœur de l’Amérique du Nord. Les relations économiques entre les États-Unis et le Canada allaient s’intensifier avec cette infrastructure majeure. La Voie maritime, considérée comme «la plus longue autoroute maritime intérieure en eau profonde au monde», a été inaugurée le 26 juin 1959 par la reine Elisabeth II et le président des États-Unis, Dwight Eisenhower. Le Groupe Capitales Médias fait le point.

Une artère commerciale toujours aussi névralgique

Plus de 200 millions de tonnes de produits passent chaque année par le réseau Grands Lacs-Voie maritime du Saint-Laurent qui s’étend sur 3700 kilomètres, de l’océan Atlantique jusqu’aux Grands Lacs. Si on a tendance à tenir pour acquise cette importante artère commerciale 60 ans après son ouverture, elle a néanmoins nécessité de grands efforts de collaboration pour que le rêve devienne réalité. Elle a dû constamment se moderniser afin que le commerce continue de croître. 

«Nous gérons la Voie maritime avec les États-Unis et cela nécessite beaucoup d’échanges, au jour le jour, pour les opérations et sur le long terme concernant la direction à prendre, mais la relation est excellente», raconte Terence Bowles, président-directeur général de la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent. 

Bien avant que les États-Unis et le Canada deviennent des nations, les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent servaient de voie commerciale. Or, les petits canaux avaient leurs limites et, dès 1895, le Canada et les États-Unis ont commencé à examiner la faisabilité d’une voie maritime en eau profonde. Les pressions commerciales croissantes ont redonné de l’intérêt au projet en 1949, puis les travaux ont commencé en 1954. 

Quatre ponts de la région de Montréal ont été modifiés, on a creusé de nouveaux chenaux et on a dragué ceux déjà existants. Les États-Unis, qui ont deux écluses, ont investi près de 134 millions $ dans le projet, alors que le Canada, qui a 13 écluses, plus de 336 millions $. 

«C’était vraiment les grands travaux de l’époque, affirme Terence Bowles. Si les 13 écluses canadiennes étaient construites aujourd’hui, on parlerait de travaux de 15 à 20 milliards de dollars.»

Le brise-glace D’Iberville a amorcé la première traversée complète de la Voie maritime du Saint-Laurent le 25 avril 1959 et elle a été inaugurée par la reine Élizabeth II et le président américain Eisenhower le 26 juin de la même année. Pour cette première saison de navigation, plus de
25 millions de tonnes sont passées par la Voie maritime.