LA TRAME VERTE ET BLEUE MÉTROPOLITAINE

Préserver maintenant au lieu de renaturaliser plus tard

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Dieu merci, il existe encore sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) des milieux naturels intacts où peu de traces de civilisation sont visibles. Dans certains cas, on parle plutôt de milieux urbains renaturalisés. L’un des meilleurs exemples est celui de la rivière Saint-Charles, dont les berges avaient été bétonnées dans les années 1970 et qui ont retrouvé leur état naturel après maints travaux.

Bien sûr, il est préférable de préserver ces lieux afin de ne pas avoir à réparer les erreurs du passé. Heureusement, les évaluations environnementales sont aujourd’hui bien enchâssées dans les politiques d’urbanisme. Toutefois, il est parfois nécessaire d’avoir une vision d’ensemble qui dépasse les limites de chaque municipalité.

Monts et collines

C’est le genre d’action concertée que permet la Trame verte et bleue métropolitaine en mobilisant tous les acteurs de la scène municipale et provinciale derrière une vision commune. Celle mise de l’avant par le plan d’ensemble des Monts et collines repose sur la protection des écosystèmes et a pour but de créer un corridor reliant les meilleurs atouts naturels et récréotouristiques des Laurentides méridionales. Notamment, le plan préconise la mise en place des liens cyclables et pédestres afin de connecter les pôles récréatifs que sont le parc naturel du Mont-Bélair, le lac Beauport, le centre de plein air de Beauport et le mont Sainte-Anne.

Parc naturel du Mont-Bélair

Avec ses 485 mètres d’altitude, le mont Bélair est un site stratégique pour les télécommunications. En effet, les trois immenses antennes nichées au sommet sont visibles de jour comme de nuit. Mais la montagne a aussi beaucoup à offrir aux amateurs de sports de plein air.

Le mont Bélair est fréquenté par les amateurs de plein air depuis les années 1970, mais son parc naturel n’a été créé qu’en 2006. C’est peut-être ce qui explique pourquoi plus de la moitié de l’investissement total qu’a nécessité le projet de la Trame verte et bleue métropolitaine a servi à l’acquisition de douze terrains appartenant au ministère des Transports et à des propriétaires privés. Le reste de la somme a été consacrée à l’aménagement de sentiers pédestres ainsi qu’aux aires d’accueil et de stationnement. Au pied de la montagne, la base de plein air La Découverte possède de nombreuses infrastructures pour les familles telles une piscine avec pataugeoire, une aire de jeux et une glissoire aménagée sur une pente douce.

Le lac Alain, situé en altitude, offre des paysages magnifiques en automne.

Base de plein air de Sainte-Foy

En plein cœur de la ville subsistent quelques grands espaces naturels qui ont survécu à l’urbanisation comme la Base de plein air de Sainte-Foy. Administré par la Ville de Québec depuis les années 1960, ce centre de villégiature quatre saisons avait grandement besoin d’être revampé. C’est exactement ce qu’a permis le projet de la Trame verte et bleue métropolitaine. La maison du Lac et la petite ferme ont été démolies pour faire place à un nouveau pavillon d’accueil multifonctionnel moderne et lumineux, dont la salle principale peut contenir jusqu’à 200 personnes. Il est même possible d’y organiser une fête, un mariage ou un événement!

Une seconde phase prévoit le développement de l’offre récréative en améliorant la qualité de l’eau pour les activités nautiques et la baignade. Une attention particulière sera accordée à la préservation des milieux forestiers et humides du site.

Le nouveau pavillon d’accueil multifonctionnel lors de sa construction en septembre 2018.

La Grande plée Bleue

Les paysages de la Grande plée Bleue sont restés pratiquement inchangés depuis l’arrivée de Samuel de Champlain à Québec. La seule différence?  L’installation d’un trottoir de bois sur pilotis de 750 mètres possédant une tour d’observation, d’où on peut apprécier la grande biodiversité de cette tourbière s’étendant à perte de vue.

Outre un ancien sentier de VTT que la Société de conservation et de mise en valeur de la Grande plée Bleue (SGPB) s’affaire à revégétaliser, la seule présence visible de la civilisation humaine est le sommet du Complexe G, que l’on peut apercevoir au loin...

Née de l’initiative de Jean-Paul Doyon, un Lévisien vivant à proximité de la tourbière, la Grande plée Bleue n’est malheureusement pas accessible au public cette année en raison de la pandémie de la COVID-19. Éventuellement, la Ville de Lévis aimerait y aménager un pavillon d’accueil afin de mieux accueillir les visiteurs au cours des prochaines années.

Construit sur pilotis, le trottoir de bois permet d’admirer la riche végétation sans l’endommager.

À propos de cette série

En mars 2013, le gouvernement du Québec et la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) signaient le protocole d’entente pour la réalisation de la première phase de la Trame verte et bleue métropolitaine, visant à préserver et à mettre en valeur certains milieux naturels ainsi qu’à développer leur potentiel récréotouristique afin de contribuer à la qualité de vie des quelque 800 000 citoyens de la région. Sept ans plus tard, Le Soleil vous présente les 12 projets réalisés grâce à des investissements totalisant de près de 32 millions de dollars dans une série de quatre articles agrémentés de photos et de vidéos.

Carte des 12 projets