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Profiter de la richesse naturelle de nos rivières

La Trame verte et bleue métropolitaine

Profiter de la richesse naturelle de nos rivières

Elles s’appellent Jacques-Cartier, du Cap Rouge, Saint-Charles, du Berger, Beauport, Montmorency, Sainte-Anne, Chaudière, Etchemin et elles faisaient déjà couler beaucoup d’eau bien avant qu’elles ne soient traversées par des ponts. À l’époque de la Nouvelle-France, les coureurs des bois les ont remontées à la recherche de peaux de castor. Plus tard, sous le régime britannique, les draveurs les ont descendues pour conduire les «pitounes» jusqu’au port de Québec.

Aujourd’hui, les nombreuses rivières de la région qui se jettent dans le fleuve Saint-Laurent contribuent encore à notre richesse, à plusieurs points de vue. Nous reconnaissons tous leur grande valeur, mais pouvons-nous chiffrer les bénéfices des rivières, des forêts, des terres agricoles et autres milieux naturels pour la population?

Valeur économique des écosystèmes naturels et agricoles

C’est ce qu’a voulu savoir la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) lorsqu’elle a mandaté le consortium Ouranos et le chercheur Jérôme Dupras pour mener une étude sur la valeur économique du capital naturel des différents écosystèmes présents sur le territoire. L’équipe de chercheurs a évalué 15 services que nous fournissent les milieux naturels, tels que l’approvisionnement en eau, la régulation du climat, la qualité de l’air et la production agricole. Ils estiment la valeur du capital naturel à 1,125 milliard de dollars par an. En ajoutant la valeur du service de stockage de carbone, qui n’est pas annualisée, la valeur totale sur le territoire d’étude équivaut à environ 20 milliards de dollars!

Coulées vertes et bleues

L’un des objectifs de la Trame verte et bleue métropolitaine est de préserver et de mettre en valeur les corridors naturels que forment les rivières et leurs berges. Le long de ces Coulées vertes et bleues, qui s’étendent du fleuve vers l’intérieur du territoire, sont aménagés des sentiers pédestres et des pistes multifonctionnelles interconnectant les milieux naturels, en plus des passerelles et des belvédères qui permettent d’apprécier le paysage. À certains endroits, des rampes de mise à l’eau donnent même accès aux embarcations légères.

Parc riverain du Château-d’Eau

Ce lieu fait partie du parc linéaire de la rivière Saint-Charles, qui s’étend du Vieux-Port de Québec au lac Saint-Charles et est relié à un réseau de 32 km de sentiers pédestres. La contribution de la Trame verte et bleue métropolitaine a permis entre autres de poursuivre l’aménagement du parc en y ajoutant des sentiers, du mobilier urbain et des végétaux.

Outre la randonnée, on y peut pratiquer certains sports nautiques sur une portion de 20 km en eau très calme. La compagnie Canots Légaré loue divers types d’embarcations ainsi que les accessoires nécessaires à la pratique de ces activités sur la rivière.

La Trame verte et bleue métropolitaine: Un vaste réseau de milieux naturels interconnectés

La Trame verte et bleue métropolitaine

La Trame verte et bleue métropolitaine: Un vaste réseau de milieux naturels interconnectés

Lorsque les premiers colons sont arrivés en Amérique, ils ont bâti des maisons et tracé des routes affectant les écosystèmes en place. Paradoxalement, ce même réseau routier, qui nous permet de nous déplacer aussi facilement sur le territoire aujourd’hui, crée de multiples barrières entre les différents milieux naturels et les espèces fauniques qu’ils abritent.

Un des objectifs de la Trame verte et bleue métropolitaine est non seulement de protéger et de mettre en valeur ces milieux naturels, mais aussi de les interconnecter en contournant les obstacles que nous avons érigés. C’est dans cette optique que la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a évalué la connectivité écologique sur son territoire. Les résultats permettent de mieux connaître les liens entre les milieux naturels et de la considérer dans la gestion et le développement du territoire.

Améliorer les liens récréatifs

Avec ses 5300 km sillonnant toutes les régions du Québec, la Route verte représente le plus vaste itinéraire cyclable en Amérique du Nord et, selon le National Geographic, la «plus belle véloroute au monde». Sur le territoire de la CMQ, le réseau cyclable métropolitain s’étend sur 340 km et on estime que près de 20000 déplacements y sont effectués chaque jour.

Le rôle de la Trame verte et bleue n’est donc pas de se substituer à Vélo Québec, qui veille à bonifier et à entretenir la Route verte depuis 25 ans, mais plutôt d’interconnecter certains tronçons et d’ajouter des infrastructures pour les cyclistes et les autres usagers des pistes multifonctionnelles.

Parc régional de la Pointe-De la Martinière 

C’est le cas du projet de parc régional de la Pointe-De la Martinière, plus grand parc urbain de Lévis, qui occupe une superficie de 125 hectares sur des terrains appartenant autrefois à la pétrolière Irving. Le projet, inauguré en juillet 2019, a permis la construction du nouveau pavillon d’accueil muni d’un bloc sanitaire. Son hall d’accueil entièrement vitré et sa terrasse aménagée sur le toit végétal offrent tous deux un magnifique panorama sur 180 degrés. Une piste multifonctionnelle qui traverse le parc permet d’apprécier toute la beauté du paysage.

Cette nouvelle infrastructure est située à seulement 2,5 km de la passerelle Harlaka, construite l’année précédente et qui relie la ville de Lévis à la Cycloroute de Bellechasse, de l’autre côté de l’autoroute Jean-Lesage.