Ma vie, ma passion 2/4

Un engouement qui se partage

À quelques reprises, le même client, un grand collectionneur, se présente à la Galerie d’Art Douce Passion. Chaque fois, il s’assoit une trentaine de minutes devant un Jean-Paul Lemieux et le contemple. Un jour, il se lève et d’une voix très basse, annonce : « Les personnages sont anxieux à souhait, je le prends ! » 

« Nous avons chaque fois respecté sa bulle, on l’a mis à l’aise et on l’a laissé admirer le tableau tranquillement, raconte la galeriste France Marcotte, propriétaire de Douce Passion, située à Place Royale près du Petit Champlain. Ici, c’est sympathique et axé sur le service à la clientèle. Aucune pression n’est faite et les gens sont libres de prendre leur temps. Nous sommes dans le non-jugement et toutes les personnes qui entrent doivent garder un bon souvenir de l’accueil, de leur expérience, même quand aucune vente n’est conclue. »

Madame Marcotte insiste : à la Galerie d’Art Douce Passion, quiconque peut franchir le seuil de la porte sans risquer d’être regardé de haut. Une partie du travail de l’équipe consiste d’ailleurs à renseigner les visiteurs. Autrement, des questions leurs sont posées sur leurs goûts, sur ce qui compose leur collection s’ils en possèdent une. À l’occasion, des soirées d’information ouvertes au public sont également organisées.

« Les habitués reviennent et certains m’embrassent dès leur arrivée. Les clients sont des gens très attachants, des passionnés comme nous ! De mon côté, j’en viens à connaître ce qu’une personne recherche et je prends parfois l’initiative de lui envoyer les nouveautés avant même leur publication dans l’infolettre et dans le site Internet. J’ai en outre comme politique de vendre les œuvres à un juste prix », ajoute la galeriste.     

La galériste France Marcotte en compagnie de l’artiste-peintre Madeleine Tailleur

Une première fois

Pendant la période estivale, on estime à 2,3 millions le nombre de visiteurs qui circulent dans le Vieux-Québec. La Galerie d’Art Douce Passion devient alors le théâtre d’un achalandage bigarré et constant. Si l’acheteur québécois est généralement en quête de tableaux peints par un artiste de renom, le touriste cédera plutôt à un coup de cœur, se laissant habituellement séduire par la représentation d’une scène québécoise originale.

« Il suffit que les gens viennent une première fois en galerie pour constater la qualité et la variété des œuvres que nous leur proposons, pour vivre l’expérience et partager notre passion ! », termine Mme Marcotte, qui compte maintenant plus de 1000 collectionneurs à l’infolettre hebdomadaire de Douce Passion… et qui ne manque pas de signifier son appréciation à ses plus importants clients en offrant un service personnalisé qui semble être apprécié. 

Toile de Betty Baldwin, Trois-Saumons, huile sur toile

Une visite, 14 tableaux !

France Marcotte rapporte la visite mémorable d’un couple de touristes en provenance de Chicago devenus d’excellents clients. Le ­premier jour, rien d’exceptionnel : ils entrent dans la boutique et acquièrent un tableau. Le lendemain, date prévue de leur retour aux ­États-Unis, ils ne peuvent prendre l’avion, reviennent à la galerie et achètent deux nouvelles œuvres. Abonné à l’infolettre, le couple se procurera par la suite 11 autres tableaux.

Une visite vous intéresse ?

Galerie d’Art Douce Passion
42-A, rue Notre-Dame,  Québec
418 648-9292
GalerieDoucePassion.com 

Galerie d’Art Québec Art
40, rue Notre-Dame, Québec
418 692-8200  
GalerieQuebecArt.com

Galeries ouvertes tous les jours, de 9 h 30 à 17 h 30. Fermées le 25 décembre et le 1er janvier.

La nouvelle référence en art à Québec

Une rencontre a changé le cours de sa vie. Un rêve est devenu une réalité pour elle. Mme France Marcotte a acheté une première, puis une deuxième galerie d’art dans le Vieux-Québec. C’est sa vie, sa passion. 

Une passion qu’elle partage avec les lecteurs du Soleil.