Salon Carrière Formation de Québec

Le RQRA s’attaque à la pénurie de main-d’œuvre

Le secteur des résidences privées pour aînés est en pleine croissance au Québec. En plus d’offrir des espaces de vie et des services de qualité aux retraités, ces complexes résidentiels fournissent du travail à plus de 40 000 personnes, tout en suscitant des investissements évalués à des centaines de millions de dollars par année. Cette heureuse situation pourrait toutefois être ternie par une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Selon Yves Desjardins, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), l’attraction et la rétention de personnel qualifié constituent le principal défi de ses 720 membres et des autres acteurs de l’industrie.

« Il s’agit de l’enjeu numéro un pour nos activités. Le besoin de main-d’œuvre est criant, mais nous avons beaucoup de difficulté à la recruter et à la retenir en poste. En raison du vieillissement de la population et des besoins sans cesse croissants en matière d’habitation, il faudra cons­truire annuellement pas moins de 6000 appartements locatifs destinés aux aînés d’ici 2037, ce qui représente plus d’un million de logements d’ici 20 ans. Le RQRA et ses partenaires pro­posent déjà des mesures concrètes pour relever le défi des ressources humaines dans ce secteur clé de l’activité écono­mique et sociale au Québec. »

Passer à l’offensive

Afin de créer un nouveau bassin de main-d’œuvre, particulièrement chez les jeunes, le RQRA a effectué des activités d’information et de promotion auprès de différents organismes spécialisés en information scolaire et professionnelle ainsi qu’en développement de l’emplo­ya­­bilité. « Nous avons éga­le­ment communiqué avec des entreprises qui organisent des salons de l’em­ploi et d’autres événements orientés vers les choix de carrières pour les étudiants du secondaire et du secteur profes­sionnel. Il faut se faire connaître davantage et montrer que les complexes résidentiels pour aînés cons­tituent des milieux de travail agréables et stimulants. » On estime que le marché créera 1000 emplois permanents par année d’ici 20 ans dans des secteurs aussi variés que l’aide à la personne âgée, la gestion, les soins infirmiers, l’entre­tien, la cuisine et les loisirs. « En plus d’intéresser les jeunes et de déve­lopper des programmes de formation, il faudra éventuellement miser sur l’immigration, la migration interprovinciale et même sur le retour des retraités sur le marché du travail afin de pourvoir aux nombreux emplois offerts par l’indus­trie », affirme Yves Desjardins.

Assouplir la réglementation gouvernementale

Le RQRA a également entrepris des discussions avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec afin d’assouplir certains aspects de la réglementation en vigueur. « Bon nombre de résidences de 50 logements et moins ne peuvent se conformer à tous les critères exigés par la loi, particulièrement en ce qui concerne la formation de la main-d’œuvre. À défaut de remplir toutes les conditions requises, plus de 300 établissements ont dû mettre fin à leurs activités au cours des trois dernières années. La réglementation gouvernementale doit être adaptée aux réalités vécues dans les résidences de moindre envergure », souligne Yves Desjardins. D’ailleurs, le RQRA attend l’entrée en vigueur d’un nouveau règlement au cours des prochains mois.

En vue de faire connaître les nombreuses occasions d’emplois en résidences privées pour aînés, le RQRA tiendra un kiosque d’in­formation lors du Salon Carrière Formation de Québec qui se déroulera du 19 au 21 octobre au Centre de foires d’ExpoCité.