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SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Invitée d'honneur du dimanche 14 avril : Jean Soulard

Jean Soulard a étudié à l’École hôtelière. Maître cuisinier de France, il a travaillé dans des maisons étoilées partout dans le monde et, après un long cheminement international, il prend la décision de s’installer au Québec en 1979.

Il a œuvré aux commandes des cuisines des plus grandes institutions, notamment celle du Château Frontenac pendant vingt ans. Il a signé une dizaine de livres, dont Le grand Soulard de la cuisine (Éditions La Presse-2011), Le Soulard des sportifs (Éditions La Presse-2016) et L’ADN de l’alimentation québécoise (Éditions La Presse-2018).

À la surprise de plusieurs, il a publié à l’automne dernier Le cannabis en cuisine... c’est pas comme du basilic! (Flammarion-2018). Ce 11e livre a été celui qui a été «le plus dur à écrire» selon ses propres termes, non seulement à cause de l’élaboration des recettes mais, surtout, en raison de la masse d’informations et des nombreux avertissements qui se retrouvent de la première à la dernière page, son but étant de donner des conseils et de conscientiser. Il a consacré les trente premières pages de son volume aux témoignages de quatre spécialistes universitaires qui analysent le sujet sous plusieurs aspects: psychiatrie, chimie, pharmacologie et neuroscience.

Aujourd’hui, il se consacre à la transmission de son art aux plus jeunes dans un cadre universitaire et à la réflexion sur l’alimentation à travers ses livres et ses conférences. Il œuvre également à titre d’animateur et de chroniqueur dans plusieurs médias.

SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Invitée d'honneur du samedi 13 avril : Denise Bombardier

Née à Montréal, Denise Bombardier est diplômée d’une maîtrise en sciences politiques de l’Université de Montréal et d’un doctorat en sociologie de la Sorbonne. Journaliste, romancière, essayiste, productrice et animatrice de télévision, elle demeure toujours une figure marquante de la télévision québécoise. Elle est également la première femme à avoir animé une émission d’affaires publiques (Noir sur blanc, de 1979 à 1983, à Radio-Canada, chaîne de télévision pour laquelle elle a travaillé plus de 30 ans).

Elle a été faite Chevalier de la légion d’honneur française en 1993 et officier du même ordre en 2009. Elle a été décorée Chevalier de l’Ordre National du Québec en 2000. Elle collabore régulièrement à la presse écrite, notamment pour Le Journal de Montréal et Le Journal de Québec, ainsi qu’à la radio numérique QUB.

Défendant farouchement sa liberté d’agir et de penser, elle bataille depuis quarante ans pour le féminisme, la défense de la langue française, contre les conformismes et les bien-pensants.

Après avoir publié plus d’une vingtaine d’ouvrages (La déroute des sexes, Seuil-1990, Lettre ouverte aux Français qui se croient le nombril du monde, Albin Michel-2000, Dictionnaire amoureux du Québec, Plon-2014, et tant d’autres), son autobiographie, Une vie sans peur et sans regret (Plon, 2018), retrace le parcours d’une femme libre, passionnée et dotée d’un franc-parler connu aussi bien au Canada qu’en France. Elle y décrit ses rencontres avec diverses personnalités, son parcours, sa famille, ses amours, sans langue de bois, avec un attachement réel au Québec, à la langue française et à la France.

SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Invitée d'honneur du vendredi 12 avril : Dominique Fortier

Née à Québec, Dominique Fortier est titulaire d’un doctorat en littérature française de l’Université McGill. Elle a exercé les métiers de réviseuse, éditrice et traductrice. Romancière, elle a publié cinq ouvrages depuis 2010.

Depuis une dizaine d’années, elle construit une œuvre singulière, au confluent de l’histoire et de l’imaginaire. Son premier roman, Du bon usage des étoiles (Alto-2008), a reçu le prix Gens de mer du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo et a été finaliste à de nombreux autres prix.  De plus, le réalisateur Jean-Marc Vallée en a acheté les droits d’auteur.

Également mise en nomination à de nombreuses reprises pour le Prix littéraire du Gouverneur général soit pour une œuvre de fiction ou une traduction, elle en a été la récipiendaire en 2016 avec Au péril de la mer (Alto-2015).

À partir des années 2000, elle signe plusieurs traductions aux éditions du Boréal et aux éditions Alto dont Une maison dans les nuages, version française de The Prophet’s Camel Bell de Margaret Laurence. En collaboration avec Nicolas Dickner, elle publie Révolutions (Alto-2014), un livre inspiré du calendrier républicain.

Les espaces infinis l’attirent et la mer est un thème récurrent dans chacun de ses romans. Ces derniers sont vendus au Québec, en France et traduits au Canada anglais. Son roman le plus récent,  Les villes de papier (Alto-2018) sera publié en France, chez Grasset, en 2020.

Elle partage sa vie entre le Québec et le Maine.

SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Invitée d'honneur du jeudi 11 avril : Marie-Renée Lavoie

Marie-Renée Lavoie est née à Québec et détient une maîtrise en litté­rature québécoise de l’Université Laval. Elle enseigne la littérature au Collège de Maisonneuve. Elle est l’auteure, chez XYZ, de quatre romans adulte (La petite et le vieux 2010, Le syndrome de la vis 2012, Autopsie d’une femme plate 2017 et Les chars meurent aussi 2018) et, chez Hurtubise, de trois ­romans jeunesse (La curieuse ­histoire d’un chat moribond, Une autre curieuse histoire d’un chat moribond et Le dernier camelot), et d’une série ado en trois tomes, Zazie.

Lauréate du Grand Prix de la relève littéraire Archambault en 2011, elle a remporté un vif succès, autant critique que populaire, avec son premier roman, La petite et le vieux. Celui-ci a été finaliste, en 2011, au Grand Prix du public Archambault, au Prix France-Québec et au Prix des cinq continents de la Francophonie. Il est sorti vainqueur du combat des livres de Radio-Canada, en 2012. Succès international, La petite et le vieux a été traduit en anglais, espagnol, italien et allemand, en plus d’être diffusé dans Europe francophone par les éditions Denoël.

Le dernier camelot était finaliste au Prix de création littéraire Ville de Québec - Salon international du livre de Québec 2018 et est finaliste pour le prix Tamarac de la Forêt de la lecture 2019. 

Encensée par les critiques et aimée du public, Marie-Renée Lavoie est connue pour sa plume drôle et imaginative, ainsi que pour son traitement juste et sensible des sujets plus difficiles. Avec Les chars meurent aussi, on retrouve tout le talent et la magie de l’auteure. Enfin, la toute première édition de l’événement Une ville un livre a mis de l’avant Marie-Renée Lavoie et son roman Les chars meurent aussi. Cette première présentation francophone conviait tous les citoyens de la ville de Québec à lire le même livre au cours du mois de mars.

SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Invitée d'honneur du mercredi 10 avril : Lyne Vanier

Née à Montréal, Lyne Vanier a étudié la psychiatrie au Québec puis a poursuivi ses études en Angleterre. Depuis 1988, elle travaille intensément auprès d’une clientèle diverse que ce soit auprès des militaires de la base de Valcartier victimes du stress post-traumatique ou auprès des jeunes rescapés de la rue. Toutes ces expériences de travail l’ont amenée à se lancer dans l’aventure de l’écriture.

En 2005, elle publie un premier roman Maximilien Legrand, détective privé aux éditions Pierre Tisseyre. Depuis ce temps, elle écrit avec fougue en se basant sur la vie quotidienne et ses embûches et les sentiments bouleversants qui l’inspirent. Elle publie principalement des livres destinés au jeune lectorat aux éditions Pierre Tisseyre (plus de 30 titres), mais aussi aux éditions Porte Bonheur (8 titres). 

Tout récemment, elle s’est lancée dans un nouveau projet : la publication d’un roman pour des lecteurs adultes, La mémoire du sable publié chez XYZ l’automne dernier. La richesse de son imaginaire, la poésie de ses textes et les sujets abordés (l’intimidation, la mort, la fugue, les sectes, la transsexualité, le syndrome d’asperger, etc.) constituent d’excellents outils pour briser certains tabous et favoriser le dialogue entre les jeunes et moins jeunes. La qualité de son travail a été reconnue à quatre reprises à titre de lauréate du Prix de création littéraire Ville de Québec – Salon international du livre de Québec. Les ouvrages primés sont : Les anges cassés (Pierre Tisseyre-2012), Cassée (Porte Bonheur-2016), Mon frère n’est pas une asperge (Pierre Tisseyre-2017), La fille désaccordée (Pierre Tisseyre-2018). Tout dernièrement, elle a publié trois ouvrages : Le roi qui avait peur des livres (Pierre Tisseyre-2018), La mémoire du sable (XYZ-2018) et À deux pas de l’abîme (Pierre Tisseyre-2019).

SILQ : du 10 au 14 avril 2019

Mot du président d’honneur : Yasmina Khadra

Enfant-militaire, à l’étroit dans ma caserne aux allures de volière, en levant les yeux sur les hautes murailles qui me retenaient en captivité, j’étais triste de ne pouvoir aller à l’air libre, moi qui me languissais de tous les horizons du monde que l’on m’avait confisqué. Puis, je m’aperçus qu’il me suffisait d’ouvrir un livre pour que, d’un coup, le monde entier me soit restitué. J’étais catapulté à travers mille contrées peuplées de personnages sublimes et d’histoires tellement prenantes que j’en oubliais la mienne. Je sus alors que la littérature était ma délivrance. Elle me devint, très tôt, mon tapis volant, et plus rien ne faussa l’ivresse de mes échappées.

Depuis, je ne peux commencer un roman sans penser à ces murailles qui nous isolent tous, d’une manière ou d’une autre, et à la nécessité de les surmonter afin que nous puissions aller à l’air libre. Car le livre est liberté. Il est le sismographe de notre part d’humanité puisqu’il ouvre notre cœur et notre esprit aux autres en nous rendant sensibles à leurs joies et à leurs peines. J’ai toujours considéré le livre comme une sonde lancée dans le cosmos de nos angoisses et de nos rêves en quête d’un écho en mesure de nous prouver que nous ne sommes jamais tout à fait seuls.

Aujourd’hui, mes amis québécois me rassurent. Je ne suis pas seul. Je me réjouis d’être parmi les miens. J’espère de tout mon cœur que notre festival consolidera davantage notre souhait de voir les Humains s’éveiller enfin à cet impératif : nous sommes faits pour nous entendre, nous comprendre et nous entraider puisque nous partageons une même destinée. Aussi, tâchons de vivre ensemble en toute intelligence avec, dans une main, un livre, et dans l’autre le serment de continuer d’aimer la vie malgré tout.