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Oser pour réussir

Kapta: les as du plastique

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Les Beaucerons ont la fibre entrepreneuriale dans le sang. Depuis toujours, leur détermination en fait des chefs d’entreprises remarquables. Kapta n’échappe pas à la règle. Depuis un an, sa croissance est fulgurante. Pour son président Christian Jacques, c’est d’abord et avant tout une question de force de vente.

Christian Jacques est né en Beauce il y a 47 ans. Très jeune, l’entrepreneur en herbe est attiré par l’industrie manufacturière où il passe de consultant technique à distributeur de machinerie pour la transformation des métaux. L’homme possède déjà des parts dans au moins deux entreprises quand il apprend la vente de Kapta en mars 2017. «Tout s’est passé en une heure», affirme Christian Jacques. Un mois plus tard, avec un collègue de longue date - Jonathan Labrie, vice-président aux ventes - le voilà aux commandes de l’usine de Notre-Dame-des-Pins, une entreprise rentable embauchant alors une quinzaine d’employés.

Du plastique à toutes épreuves

L’entreprise se spécialise dans la fabrication sur mesure de présentoirs de plastique commerciaux. «Notre approche est aujourd’hui beaucoup plus large. Notre ligne de transformation de plastique nous permet de fabriquer des pièces sur mesure pour d’autres usines ou fabricants que ce soit à des fins industrielles ou commerciales», précise Christian Jacques. Depuis juillet 2017, Kapta collabore aussi avec le domaine médical. «Le médical, c’est très exigeant. Nous créons par exemple des classeurs à pilules à être remplis par des robots de façon très mécanique. Les plateaux se déplacent, c’est sophistiqué, et ça doit fonctionner au millimètre près», assure l’entrepreneur.

Financement et diagnostic

Pour finaliser le financement de l’entreprise, Christian Jacques s’est tourné vers le CAE Beauce-Chaudière. «Le goodwill est ce qu’il y a de plus difficile à financer par les banques pour une entreprise de relève. Le CAE nous a fait confiance et reste encore aujourd’hui un partenaire très présent». Afin de bien faire les choses, Christian Jacques a pris le temps, dès le jour 1, d’analyser les forces et faiblesses de sa nouvelle entreprise. «Nous avons identifié où se situaient les goulots, modifié les stations de travail, acheté de nouveaux équipements et maximisé l’efficacité de la chaîne de production en changeant certaines méthodologies de travail».  

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Pôle industriel et minier de la MRC des Sources : Incubateur d’innovation

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Marc Grimard est né à Asbestos. Directeur général de la SADC des Sources depuis 22 ans, il connaît bien les défis de sa région. Le pôle industriel et minier, il l’a vu dans ses rêves bien avant que se pose le premier jalon en juillet 2017. 

Longtemps et encore aujourd’hui, Asbestos a été associé à l’amiante. En une seule décennie, la région a perdu ses vaisseaux Amiral. En 2003, Métallurgie Magnola–producteur de magnésium à partir des résidus de l’industrie du chrysotile–ferme ses portes. En 2012, on assiste à l’abandon de l’exploitation du chrysotile et à la fermeture de Mine Jeffrey. Le milieu n’avait pas dit son dernier mot.

Oser pour réussir

SADC Haut-Saguenay : agir aujourd’hui pour demain

Depuis dix ans, la SADC Haut-Saguenay s’est donné comme principal objectif de venir en aide aux entreprises désireuses d’améliorer les conditions de vie des générations futures. L’avant-gardiste SADC a fait du développement durable son créneau principal d’intervention mettant au service des PME différents programmes dont le volet Crédit carbone. Envie d’en savoir plus ?

Depuis 10 ans, la SADC Haut-Saguenay ne lésine devant rien pour passer au vert. « Dès 2007, nous avons embauché une éco-conseillère pour accompagner les entreprises qui font du développement durable un enjeu de société », avance André Boily, directeur général. « En 10 ans, nous avons supporté au-delà de 60 entreprises dans une démarche d’accompagnement qui va du diagnostic au plan d’action ». En 2010, la SADC a créé un Fonds de développement durable finançant du coup 12 projets totalisant 1,5 million $. Depuis 4 ans, son concept Zones durables permet de faire travailler ensemble les municipalités, les entreprises et les SADC afin d’inclure le développement durable dans les pratiques d’affaires. Quant au volet Crédit carbone, saviez-vous qu’un projet-pilote de 2016 regroupant 7 entreprises de la région engagées dans la lutte contre les changements climatiques a permis de diminuer de 500 000 tonnes les gaz à effets de serre ? « Le 22 novembre, nous annoncions la finalisation d’une première transaction avec une banque canadienne pour la vente de plusieurs centaines de crédit carbone provenant d’entreprises locales dont RSI Environnement ».

RSI Environnement : Énergie propre et environnement sain 

Spécialiste en traitement et recyclage de sols contaminés et matières dangereuses, la PME de Saint-Ambroise se classe aujourd’hui parmi les entreprises québécoises les plus performantes en matière de développement durable.

La mission de RSI Environnement est bien simple : transformer des sols usés en sols propres valorisables et réutilisables. Grâce à différents procédés technologiques dont la désorption thermique à haute température, RSI Environnement est la seule entreprise au Québec à pouvoir neutraliser à 99,99 % certains contaminants comme les pesticides, les dioxines et les furannes. « Donner une deuxième vie aux sols contaminés en les recyclant plutôt qu’en les laissant polluer l’environnement fait partie de la mission de l’entreprise », affirme Jean-François Landry. La PME réussit chaque année à générer un surplus d’énergie qu’elle espère vendre à d’autres entreprises de proximité.

Au fil du temps

  • 1992 : Claude Pednault, un entrepreneur local, fonde Récupère Sol.
  • 1996 : Bennet Environnemental – Vancouver - en devient propriétaire.
  • 1997 : Jean-François Landry est nommé directeur des opérations et DG.
  • 2013 : Ce dernier achète Bennett Environnemental.
  • 2017 : L’entreprise devient RSI Environnement. 

Oser pour réussir

En route vers l’entrepreneuriat

Les SADC (Société d’aide au développement des collectivités) et CAE (Centre d’aide aux entreprises), c’est un puissant réseau de soutien aux régions créé au Québec en 1981. Leur mission ? Donner aux gens du milieu les ressources humaines et financières nécessaires à leur développement. Chaque année, ils aident et financent plus de 10 000 entreprises et plus de 1 000 projets locaux. Aujourd’hui, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1 000 bénévoles qui œuvrent pour des collectivités prospères.

On dit que les jeunes sont l’avenir des régions. Les SADC l’ont bien compris. Depuis 20 ans, leur Stratégie jeunesse encourage l’entrepreneuriat auprès de milliers de jeunes en milieu rural. Son approche unique porte fruit, faisant aujourd’hui du Québec un fleuron de l’entrepreneuriat.

Stratégie jeunesse fête cette année ses 20 ans. Cette initiative, mise en œuvre en collaboration avec Développement économique Canada, est financée depuis ses débuts par le gouvernement du Canada. La recette de son succès ? Une approche globale visant autant la sensibilisation des jeunes à l’école que l’accompagnement dans le développement de projet, le montage financier, le financement, la formation, le réseautage et un suivi personnalisé correspondant aux besoins de chaque entrepreneur en herbe. 

En 2017, le Québec se retrouve en tête de peloton au niveau du désir d’entreprendre, et ce, malgré un resserrement des critères de financement. « Depuis la crise de 2009, les banques ont établi des ratios qui laissent peu de place aux jeunes sans expérience et sans équité. Le problème est pire en région où la présence des institutions financières se fait plus rare», avance Hélène Deslauriers, directrice générale du Réseau des SADC et CAE.

Bonne nouvelle ! Saviez-vous qu’on est considéré jeune jusqu’à 39 ans ? « En 20 ans, l’âge médian des jeunes se lançant en affaires a augmenté. Nous avons ajusté nos critères en conséquence », affirme Mme Deslauriers. Les études démontrent en effet que les jeunes d’aujourd’hui désirent prendre un peu d’expérience avant de se lancer en affaires. « Alors qu’ils le faisaient avant par nécessité, ils veulent aujourd’hui plus que jamais faire ce qu’ils aiment dans la vie. »

Une relation de confiance ­inébranlable

À l’ère du virtuel, la force du programme réside dans la relation ­personnalisée qu’on établit avec l’entrepreneur tout au long de la démarche et même après.  « On est là en amont et on reste présent tant qu’il y a des besoins à combler. »

L’aide englobe plusieurs volets.  « Il s’agit d’abord d’un prêt personnel avec congé d’intérêts de deux ans et un congé de capital. C’est souvent la mise de fonds dont ils ont besoin pour se présenter à une institution financière qui hésite parfois à prendre des risques ». Deux jeunes de la même entreprise peuvent avoir accès à un soutien financier de 25 000 $ chacun et au coaching de conseillers expérimentés qui les accompagnent étape après étape.