La bouée Viking IML-7 est équipée d’une ­multitude d’instruments scientifiques.

Journée maritime québécoise

Un bleu vert et technologique : le transport maritime plus écologique que tout autre mode

Des marchandises voyagent en permanence sur les fleuves, les mers et les océans. Ce mode de transport est le plus économique et le plus écologique. Les grands navires qui sillonnent les eaux du globe terrestre, même s’ils naviguent sur du bleu donnent une couleur verte à leur activité.

Saviez-vous que, dans le monde, 90 % des marchandises sont transportées par navire et qu’un navire qui transite au Québec transporte en moyenne l’équivalent de 225 wagons de train ou 870 camions? Saviez-vous qu’avec 1 litre de carburant pour une tonne de marchandises transportées, le navire parcours 312 kilomètres, le train 181 km et le camion 75  kilomètres?

C’est pourquoi le transport maritime fait partie de la stratégie du gouvernement pour la lutte contre le réchauffement climatique. La stratégie globale et durable des transports rend cohérent et conséquent le développement durable et intégré du Québec.

En plus d’être meilleur pour l’environnement, le transport maritime est un des piliers économiques du Québec. Il contribue pour près de 2,3 milliards de ­dollars au produit intérieur brut du Québec (PIB) en transbordant annuellement près de 110 millions de tonnes de marchandises grâce à un réseau d’une vingtaine de ports sur l’ensemble du territoire.

À la fine pointe de la technologie

La sécurité est une des préoccupations essentielles des acteurs du transport maritime. Les pilotes qui conduisent les navires des Escoumins à Québec, puis de Québec à Trois-Rivières et enfin jusqu’aux écluses de Saint-Lambert sont formés sur un simulateur de navigation de pointe qui leur permet d’être toujours à jour dans leurs compétences.

D’autres simulateurs permettent aujourd’hui de modéliser tous les projets d’ingénierie maritime et d’ainsi valider la faisabilité des projets portuaires et de créer toutes les conditions réelles de manœuvres des navires. Des situations d’urgence peuvent également être simulées afin d’entraîner les procédures à appliquer dans ce type de situation.

Le système d’identification automatisé (SIA) utilise des satellites pour partager les données de navigation et les alertes de positions aux autres navires et stations à terre équipées de récepteurs. Les améliorations technologiques permettent aujourd’hui d’utiliser des satellites en basse orbite et d’offrir une couverture mondiale. En plus d’assurer la sécurité de navigation, les données SIA sont aussi un précieux outil pour la veille économique.

Le voyage du cacao

Vous dégustez une barre de chocolat produite au Québec, mais savez-vous que le cacao qui est à la base de cette friandise a fait un long voyage maritime ?

Le cacao reçu dans certains ports du Québec arrive fréquemment d’Afrique de l’Ouest. Une fois récolté dans les terres chaudes et fertiles de la Côté d’Ivoire ou du Ghana, le cacao entame une longue aventure maritime avant d’atteindre les usines de transformation.

Il faudra 20 jours pour traverser l’Atlantique et arriver dans un des ports du Saint-Laurent. Arrivée à bon port, il ne reste plus qu’à acheminer la précieuse cargaison vers les rives québécoises. Les manufacturiers de chocolats n’ont plus qu’à s’y approvisionner afin d’offrir tous les produits dérivés du cacao pour notre plus grand plaisir.

Sources : SODES