Journée maritime québécoise

Le transport maritime au Québec Notre économie de tout temps liée au Saint-Laurent

Maillon essentiel du réseau de transport diversifié au Québec, le transport maritime s’intègre dans un ensemble économique dynamique. Depuis le début du XXIe siècle, le gouvernement s’est doté d’une politique de transport maritime et fluvial qui reconnaît le rôle stratégique du Saint-Laurent. Toutes les régions riveraines du fleuve bénéficient de retombées économiques importantes.

Si le transport des marchandises apparaît comme la principale source de transport maritime, celui-ci comprend aussi un important volet passager. L’importance des activités maritimes touristiques n’est plus à démontrer. Les croisières internationales, les croisières d’excursions, les activités nautiques sans oublier les services de traversier et de desserte pour les collectivités éloignées génèrent aussi des activités sur les eaux du Québec.

Une politique maritime au service des régions

En 2001, le gouvernement du Québec s’est doté d’une politique de transport maritime et fluvial, la première de son histoire.  La politique vise, encore aujourd’hui, à combler un désengagement du gouvernement fédéral dans la propriété, la gestion ou l’exploitation d’infrastructures ou de services touchant le secteur maritime. Par l’adoption de cette politique, le gouvernement du Québec reconnaît le rôle stratégique du Saint-Laurent et du transport maritime dans l’économie de la province et de ses régions. 

La Politique de transport maritime et ­fluvial touche essentiellement les ­éléments suivants : 

  • L’optimisation de la mobilité des personnes et des marchandises par un système de transport maritime compétitif;
  • Le développement des activités liées au transport maritime, telles les croisières, la réparation et la construction navales;
  • L’harmonisation de l’action gouvernementale en matière de transport maritime et de  développement socioéconomique des régions riveraines.

Au point de vue régional, la politique cible les ­avantages du Saint-Laurent comme outils de dévelop­pement socioéconomique. Il est reconnu que la ­disponibilité d’installations portuaires, ainsi que l’accès à des ­services maritimes de qualité contribuent à l’implantation d’entreprises et à la compétitivité de celles en place. Ainsi, les échanges commerciaux et le transport maritime profitent aux entreprises et stimu­lent le développement des économies régionales.

Une activité en croissance

Le secteur maritime contribue fortement au développement économique du Québec. Selon le site du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports, le chiffre d’affaires ­total des entreprises québécoises des secteurs maritime et portuaire, y compris le tourisme fluvial, s’élève à plus de 3,1 milliards de dollars et 18 000 emplois directs ou indirects se partageant une masse salariale annuelle de 1 milliard de dollars. 

Annuellement, les transbordements dans les ports du Québec représentent environ 110 millions de tonnes de marchandises. Le trafic international (exportations et importations) représente 75% du trafic global des ports commerciaux du Québec et le trafic intérieur (trafic entre ports canadiens et comprenant dans ce cas-ci au moins un port du Québec) constitue le quart restant.

Le transport maritime soutient des secteurs clés de l’économie québécoise, tels que les papetières, les alumineries, les élévateurs à grains, les terminaux de conteneurs, les sidérurgies et les raffineries de pétrole, dans leur approvisionnement ou leurs expéditions.

Les croisières, une industrie florissante

Depuis un quart de siècle, le secteur des croisières connaît une croissance soutenue et le Québec tire brillamment son épingle du jeu grâce à son dynamisme et à la qualité de son accueil. Le fleuve Saint-Laurent est devenu une destination courue et les records de fréquentation tombent année après année.

L’année 2017 n’est pas en reste. Les chiffres définitifs ne sont pas connus, mais le port de Québec a reçu un achalandage record. Le dernier samedi de septembre, pas moins de 8 navires de croisières étaient amarrés en même temps à Québec. Le lendemain, un premier paquebot accostait au quai Paquet à Lévis. Tous ces navires débarquent de nombreux touristes qui stimulent la vie touristique de l’automne québécois.

  

Les ports du Québec

Le réseau portuaire stratégique commercial a pour mission de soutenir le développement économique du Québec et de ses régions. Ce réseau découle des travaux du Forum de concertation sur le transport maritime. Il comprend 21 ports commerciaux stratégiques classés en trois catégories : 

11 ports commerciaux nationaux 

  • Montréal
  • Trois-Rivières
  • Bécancour
  • Québec 
  • Saguenay
  • Gros-Cacouna
  • Baie-Comeau
  • Matane
  • Gaspé
  • Port-Cartier
  • Sept-Îles

4 ports commerciaux complémentaires 

  • Salaberry-de-Valleyfield
  • Côte-Sainte-Catherine
  • Sorel-Tracy
  • Port-Alfred

6 ports d’intérêt local 

  • Portneuf
  • La Malbaie
  • Rimouski
  • Forestville
  • Chandler
  • Havre-Saint-Pierre

Source : Site Internet du Ministère des Transports, de la Mobilité durable et Électrification des transports