Journée maritime québécoise

Administration de pilotage des Laurentides Naviguer sur le Saint-Laurent en toute sécurité

Le Saint-Laurent est une voie maritime essentielle, mais c’est aussi une des voies navigables les plus difficiles au monde. Les bateaux voguent en toute sécurité et les accidents sont très rares. L’Administration de pilotage des Laurentides (APL) assure cette sécurité ainsi que l’efficacité du trafic maritime sur le Saint-Laurent, le Saguenay et dans le golfe du Saint-Laurent.

« Nous coordonnons toutes les activités à partir de notre centre d’affectation de Montréal. Dès l’entrée d’un navire dans les eaux canadiennes, nous le ­suivons et nous nous assurons de sa bonne marche tout au long de son parcours en lui affectant les ­pilotes qui verront à sa sécurité », explique Fulvio Fracassi, premier dirigeant de l’APL.

Mandat général

La Loi sur le pilotage donne le mandat à l’APL de ­gérer et de fournir des services de pilotage sécuritaires et efficaces sur le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saguenay à un coût raisonnable. « Nous gérons environ 200 pilotes brevetés par notre ­administration. Ceux-ci réalisent plus de 22 000 missions de ­pilotage chaque année », précise Fulvio Fracassi.

L’APL est plus qu’un fournisseur de services, elle doit aussi élaborer et mettre en application les mesures de sécurité imposées par la loi. Elle détermine les secteurs d’intervention, les navires concernés et les règles de sécurité applicables pour chacun. Enfin, elle agit aussi comme un ordre professionnel pour les pilotes du Saint-Laurent. Elle détermine la réglementation pour l’exercice de la fonction de pilote, elle contrôle la formation et est responsable de l’octroi et de la révocation des brevets de pilotage.

Des navires bien encadrés

« La marée, les courants, le brouillard, les glaces et bien d’autres éléments font du Saint-Laurent un fleuve difficile à naviguer. Malgré cela, nos pilotes ont un taux de 99,9 % d’intervention sans accident.» Le capitaine Alain Richard, directeur exécutif, sécurité et efficacité maritimes, relève l’excellence et l’efficacité du travail des pilotes qui embarquent sur les navires depuis Les Escoumins jusqu’à Montréal. Un premier échange de pilote se fait à Québec, puis un autre à Trois-Rivières avant de quitter le navire aux écluses de Saint-Lambert.

« Un navire ne se conduit pas comme une voiture; les pilotes utilisent des équipements à la fine pointe de la technologie, souvent des instruments uniques au monde », ajoute encore le capitaine Richard. L’APL coordonne aussi ces embarquements et débarquements en assurant un service 24 heures sur 24 et
7 jours sur 7.

Un rôle de leadership

« Nous sommes indispensables pour les questions de sécurité et de réglementation maritimes », insiste Fulvio Fracassi. Ainsi un comité de pilotage, présidé par l’APL, réunit les représentants des armateurs, des pilotes, de la Garde côtière canadienne, des administrations portuaires et de Transports Canada afin de s’assurer non seulement de la sécurité de la navigation, mais aussi de préserver l’environnement tout en contribuant à la bonne marche de l’économie.

Le premier dirigeant de l’APL est également très heureux que le gouvernement travaille sur une révision de la Loi sur le pilotage. « Cette révision est pour nous essentielle, je suis convaincu qu’elle va permettre de renforcer encore la sécurité en prenant en compte l’expertise et l’expérience acquises par l’APL  », conclut Fulvio Fracassi.

Vision d’avenir

L’APL veut devenir le chef de file mondial pour les questions liées au pilotage. Il est important que ses actions soient reconnues, car elles ont une influence capitale sur le développement économique du fleuve Saint-Laurent. La prévention des accidents contribue à la préservation de l’environnement et à la compétitivité des activités de transport maritime.

Le rôle de l’APL est fondamental pour la bonne marche du commerce maritime. Ses employés qui coordonnent au quotidien toutes les opérations de pilotage sur le fleuve Saint-Laurent s’engagent pleinement pour la sécurité de tous.