Semaine de la coopération

Conseil québécois de la coopération et de la mutualité: Relancer ensemble l’économie québécoise

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
À l’occasion de la Semaine de la coopération, du 11 au 17 octobre, le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) dévoile une feuille de route ambitieuse, mais réaliste pour contribuer à une relance économique durable du Québec.

D’entrée de jeu, Gaston Bédard, président-directeur général du CQCM, déclare: «Le plan de relance que nous proposons aujourd’hui au gouvernement, aux entreprises, mais surtout à tous les citoyens du Québec, c’est un projet collectif et coopératif pensé par l’ensemble des acteurs du mouvement coopératif et mutualiste du Québec». 

Cette feuille de route vise deux grands objectifs: tirer avantage de la force organisée et concertée du mouvement coopératif et mutualiste québécois et regrouper des solutions concrètes pour favoriser une économie fondée davantage sur l’utilité collective.

Gaston Bédard, président- directeur général du CQCM

S’inspirer du modèle d’affaires coopératif 

L’histoire en témoigne. Le modèle d’affaires coopératif et mutualiste a permis à de nombreuses entreprises de traverser de grandes périodes de crise, comme la Deuxième Guerre mondiale ou la grippe espagnole. Les coopé­ratives funéraires Desjardins et Promutuel Assurance sont des exemples d’entreprises où des personnes ont choisi de s’unir dans des moments difficiles.

«La coopération est essentielle pour relever les défis et pour préserver notre distinction québécoise. Le pouvoir de la collectivité est une force qui doit être encouragée et soutenue», rappelle Michel Gauthier, président du CQCM.

Selon le CQCM, les entreprises qui se concertent pour partager des enjeux aussi importants que l’entreposage, le transport, la commercialisation et la transformation sont mieux outillées pour faire face aux périodes plus difficiles. D’ailleurs, s’il est vrai que certains secteurs de l’activité coopérative ont vu leurs revenus diminuer au cours des derniers mois, la force du groupe des coopératives et des mutuelles démontrent toutefois une plus grande résilience devant la crise actuelle.

Michel Gauthier, président du CQCM

Encourager l’entreprise de proximité

La crise actuelle nous amène à revoir notre manière de faire. «On a tous pris conscience de l’importance de l’entreprise de proximité et de celle de soutenir nos ressources dans nos milieux, fait remarquer M. Bédard. Encourager les entreprises de proximité et tenter de trouver le moyen de mettre davantage en valeur les produits et les services de ces entreprises peut faire une différence pour une économie pérenne dans le temps, et favorise notre autonomie», estime-t-il. 

Par ailleurs, selon un récent sondage de Léger, 80% des gens indiquent qu’acheter auprès d’une coopérative ou d’une mutuelle québécoise, c’est sou­tenir l’économie québécoise et encourager les gens de chez nous. 

Protéger nos entreprises

Selon le plan de relance du CQCM, collectivement, on doit aussi trouver le moyen de protéger et sauver les entreprises à fort potentiel. «Par exemple, on pense qu’un fonds d’acquisition peut protéger nos entreprises dans toutes les régions du Québec. On ne parle pas d’un fonds d’investissement, mais d’un fonds de reprise collective. Un tel fonds, dans cette finalité, n’existe pas actuellement au Québec», indique M. Bédard.

Avec son projet de relance ambitieux qu’il compte réaliser au cours des cinq prochaines années, le CQCM prouve encore une fois qu’il est une référence en matière d’économie sociale au Québec. Il ne vise rien de moins que de contribuer à la reprise collective, à l’autosuffisance alimentaire, à la santé de la population et à la transition numérique.

EFFET COOP/EFFET MUTUALISTE
Le CQCM et ses membres lancent une importante campagne de sensibilisation pour la Semaine de la coopération appelée Effet COOP/Effet MUTUALISTE. Le mouvement espère ainsi encourager la population à consommer des produits et des services coop afin de garder chez nous, nos entreprises et nos emplois. Surveillez notamment la série de balados animée par la comédienne et chroniqueuse Gabrielle Côté et mettant en vedette des coopératives et des mutuelles québécoises pour connaître l’effet coop et mutualiste au Québec!

À PROPOS DU CONSEIL QUÉBÉCOIS DE LA COOPÉRATION ET DE LA MUTUALITÉ (CQCM) 
Reconnu officiellement par le gouvernement du Québec comme étant l’un des interlocuteurs privilégiés en matière d’économie sociale, le CQCM est l’instance dont se sont dotés les réseaux coopératifs et mutualistes afin d’assumer le développement de leur plein potentiel. Le CQCM compte parmi ses membres les grandes coopératives et mutuelles du Québec, les fédérations sectorielles ainsi que la Coopérative de développement régional du Québec.

ILS ONT DIT...

«Les coopératives constituent un puissant vecteur de croissance économique et une force de développement pour toutes les régions du Québec en répondant à plusieurs enjeux socio-économiques. Elles s’adaptent aux spécificités des territoires et elles sont plus résilientes. Dans les années à venir, le gouvernement veut favoriser l’entrepreneuriat collectif afin, entre autres, d’assurer la pérennité des entreprises et augmenter l’expertise dans ce créneau.»

Marie-Eve Proulx
Ministre déléguée au Développement économique régional et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, de la région du Bas-Saint-Laurent et de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Marie-Eve Proulx

«Le mutualisme et la coo­pération offrent un modèle équilibré qui a fait ses preuves. La pandémie est un révélateur de la contribution économique et sociale de nos mutuelles et coopératives, qui prennent des mesures exceptionnelles pour alléger la crise que traversent nos membres et nos communautés. À titre de président du conseil de la plus grande mu­tuelle au Canada, je crois fermement aux valeurs mutualistes et je suis fier de contribuer à en faire la promotion.»

Jean St-Gelais, président du CA de La Capitale/SSQ Assurance

<em>Jean St-Gelais</em>

«Le modèle coop est un modèle idéal pour les régions éloignées comme le Nord-du-Québec. Il permet une réponse aux besoins essentiels, et il est un outil de développement économique et de mobilisation pour les populations locales.»

Sokchiveneath Taing Chhoan, directeur principal du développement économique, Fédération des coopératives du Nouveau-Québec, Prix CMC 2020 –Grande coopérative de l’année

Sokchiveneath Taing Chhoan

«Comme le réseau hôtelier appelé Ôrigine artisans hôteliers détient de nombreuses expertises très nichées à travers plusieurs établissements distincts, l’énergie et les forces de chacun renforcent la coopérative et la rendent pérenne, même en temps de pandémie. Il n’y a rien de pire que d’être bon dans tout et expert dans rien, là est le nerf de la guerre.»

Benoît Sirard, copropriétaire du Domaine Château Bromont

Benoît Sirard

«Le modèle coopératif permet de répondre aux besoins et aux aspirations des citoyens. Il faut faire reconnaître le modèle coopératif et l’économie sociale dans les milieux d’enseignement afin de favoriser la création de coopératives chez les finissants.»

Abrielle Sirois-Cournoyer, cofondatrice d’Alte Coop

Abrielle Sirois-Cournoyer

«Nous avons plus que jamais besoin de solidarité et de résilience, deux qualités importantes des coopératives et des mutuelles. Investir dans les entreprises collectives et leur développement, c’est se donner les moyens d’une relance inclusive et durable.»

 J. Benoit Caron, directeur général du Consortium de ressources et d’expertises coopératives

J. Benoit Caron

«La pandémie a révélé notre dépendance à l’étranger. De par sa structure légale, une coop québécoise ne peut être rachetée par des étrangers. La coop a une vision collective à long terme. Elle se soucie des impacts sur ses membres et sur la communauté.»

Alain Leclerc, directeur général, Fédération des coopératives funéraires du Québec

Alain Leclerc

«La coopération, c’est tra­vailler ensemble dans un but commun. C’est aussi sentir qu’on peut faire la différence. On ne cherche pas juste à s’enrichir soi, mais à enrichir la communauté!»

Annie Beaupré, directrice générale, Fédération des coopératives forestières du Québec

Annie Beaupré

«L’aide à domicile est un service essentiel, et les EÉSAD sont essentielles pour ce service. Nos valeurs de solidarité et d’entraide font la différence afin que chaque Québécois et Québécoise puisse affirmer: Chez moi pour la vie!»

Manon Loranger, présidente du Réseau de coopération des entreprises d’économie sociale en aide à domicile (EÉSAD)

Manon Loranger,

«L’économie classique met de l’avant l’individualisme, alors que le modèle d’affaires coop mise sur le bien collectif. Le modèle coop doit être plus valorisé, connu et encouragé, car c’est la forme d’entrepreneurship la plus équitable et la plus durable.»

Samantha Slade, fondatrice, cogestionnaire et autrice du livre «Le leadership Horizontal» et
Stéphanie Bossé, membre, cogestionnaire - Innovation organisationnelle, Percolab

Samantha Slade
Stéphanie Bossé

QUELQUES STATISTIQUES À PROPOS DES COOPÉRATIVES

  • Pour 79%  des Québécois, c’est contribuer à l’enrichissement collectif, car les coopératives génèrent des retombées sociales et économiques auxquelles nous pouvons tous bénéficier.
  • Pour 73%  des Québécois, c’est faire affaire chez des entreprises qui leur ressemblent, qui soient à l’image des gens qui y travaillent et de la communauté locale.
  • Environ 63% des achats de biens et de services des coopératives sont réalisés au plan local et régional.

Ces statistiques sont tirées d’un sondage mené en août dernier par la firme Léger pour le compte du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité.

Pour de plus amples informations : www.cqcm.coop