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SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Invitée d'honneur du dimanche 15 avril

Normand Baillargeon a enseigné à l’UQAM de 1989 à 2015. Philosophe et essayiste prolifique, il a écrit, dirigé, édité et traduit, depuis 20 ans, une cinquantaine d’ouvrages traitant d’éducation, de philosophie, de littérature ou de politique, dont Petit cours d’autodéfense intellectuelle, Liliane est au lycée et Pour faire le portrait d’un poète : hommage du Québec à Prévert.

Infatigable, il multiplie les allers-retours entre la rédaction d’essai et la collaboration à de nombreuses publications écrites et électroniques, des médias alternatifs comme Le Couac et À bâbord !

Il est très présent dans les médias (Voir, Le libraire, Québec Science et Les années lumière sur ICI Radio-Canada Première, notamment) où ses qualités de vulgarisateur se déploient et rallient un large public.

À la table des philosophes, publié chez Flammarion Québec, aborde les nombreux enjeux mondiaux que suscite l’alimentation en philosophie. Illustré avec pertinence, l’ouvrage traite de plusieurs questions (esthétique, éthique, philosophique et épistémologique, entre autres) et propose des activités et des sujets pour débattre entre amis autour d’une table. Nourriture autant pour l’esprit que pour l’œil, cet ouvrage vient de remporter un prestigieux prix Grafika.

SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Invitée d'honneur du samedi 14 avril

Katherine Pancol est née au Maroc. À l’âge de cinq ans, sa famille s’installe à Paris. Après avoir enseigné le français et le latin à Lausanne, elle devient journaliste et entre à Paris Match et Cosmopolitan en 1974.

Dès son premier roman, elle connaît le succès avec Moi d’abord qui paraît en 1979 (Seuil). Tout en publiant quatre autres romans, elle travaille parallèlement pour Le Journal du dimanche, Elle et Paris Match où elle alterne chroniques, reportages et interviews.

En 2006, son roman Les Yeux jaunes des crocodiles la propulse à nouveau au sommet des listes des meilleures ventes, vendu à près de deux millions d’exemplaires, traduit en 31 langues, et porté au grand écran quelques années plus tard. Ce roman reçoit le prix Maison de la Presse en France, un prix des lecteurs en Allemagne, le Lovelybooks-Leserspreis, et un prix de littérature contemporaine en Russie en 2007. Un succès que ne démentiront pas les deux autres livres de la trilogie, La Valse lente des tortues (2008) et Les Écureuils de Central Park sont tristes les lundis (2010). Puis, en 2014, elle publie coup sur coup les trois tomes de Muchachas.

Outre ses romans, elle a écrit des scénarios pour la télévision. En 2012, elle a été promue officier des Arts et des Lettres. C’est en 2017 que paraît son tout dernier roman, Trois Baisers, une imposante saga familiale réunissant les personnages de ses romans précédents, tous publiés chez Albin Michel depuis 1999.

SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Invitée d'honneur du vendredi 13 avril

Andrée A. Michaud ­construit depuis une trentaine d’années une œuvre romanesque ­ancrée dans la culture nord-américaine. S’inspirant principalement des forêts du Québec, des territoires frontaliers et des paysages qui ont marqué son imaginaire, elle crée des univers chargés de mystère où l’empreinte du drame, passé ou à venir, colore l’atmosphère des lieux. Désireuse d’entraîner ses lecteurs hors des sentiers battus, elle conjugue la force de l’écriture à la puissance d’une nature aussi grandiose que sauvage.

Deux fois récipiendaire du Prix du Gouverneur général du Canada (Le ravissement, 2001, et Bondrée, 2014), Andrée A. Michaud a obtenu le prix Ringuet de l’Académie des lettres du Québec pour Mirror Lake, qui a aussi été adapté au cinéma. De ce côté-ci de l’Atlantique, Bondrée s’est également mérité le prix Saint-Pacôme du roman policier, le prix Athur-Ellis 2015 du meilleur roman policier en langue française et le prix du Conseil des arts et des lettres du Québec 2015, œuvre de l’année en Estrie. En France, il a remporté le Prix des lecteurs Quais du polar / 20 minutes 2017 ainsi que le prix Rivages des libraires 2017, décernée par un jury formé de 97 libraires de France, de Belgique et de Suisse. Son dernier roman, Routes secondaires (Québec Amérique), est paru en 2017. Reconnue aussi bien en Angleterre qu’en France et au Canada anglais, son œuvre sera bientôt traduite en allemand et en espagnol.

Auteure de onze romans ayant tous suscité les éloges de la critique et des lecteurs avides de sensations fortes, Andrée A. Michaud a par ailleurs publié un recueil en prose poétique, écrit des textes pour le théâtre d’avant-garde et collaboré à plusieurs collectifs et revues littéraires ou artistiques. Elle vit à la campagne, où elle trouve ses sources d’inspiration. 

SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Invitée d'honneur du jeudi 12 avril

Naomi Fontaine est née à Uashat, réserve indienne située dans une baie ­bordant le fleuve Saint-Laurent (Québec, Canada). Adolescente, elle est déménagée à Québec où elle a fait des études en enseignement dans le but de retourner à Uashat pour y enseigner. Après son diplôme à l’Université Laval, elle retourne à sa communauté pour enseigner, selon ses vœux, à l’école Manikanetish.

Kuessipan (À toi), paru en 2011 aux éditions Mémoire d’encrier, est le premier roman de Naomi Fontaine. Réédité en France, finaliste au Prix des Cinq Continents, l’ouvrage a connu un véritable succès. Pour la revue Le libraire, l’auteure est considérée comme la «Révélation de l’année 2011». Elle a également été sélectionnée par le magazine Elle Québec comme l’une des «Femmes de l’année 2011». Kuessipan est adapté au cinéma par Max Films. Avec Naomi Fontaine, une nouvelle voix autochtone est née.

Naomi Fontaine a publié son deuxième roman, Manikanetish, à l’automne 2017 aux éditions Mémoire d’encrier. Elle y raconte son expérience d’enseignement à l’école du même nom. Le livre rend hommage à cette éducatrice fondatrice de l’école où se déroule le roman. Manikanetish (Petite Marguerite) est sélectionné au prix des libraires, et est considéré comme un des incontournables de la littérature autochtone.

L’auteure Naomi Fontaine vit à Québec où elle poursuit des études en maîtrise à l’Université Laval. Son rêve: enseigner les littératures des Premières Nations à l’université pour mieux faire connaître la richesse et la complexité de sa culture. Elle vient de signer, en collaboration avec Jean-François Létourneau et Ollivier Dezutter, l’anthologie des voix des Premières Nations, Tracer un chemin, Meshkanatsheu (Hanenorak).

SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Invitée d'honneur du mercredi 11 avril

Originaire de Sainte-Perpétue de L’Islet, Carolyn Chouinard habite Lévis. Très jeune, elle rêvait d’aventures et se pas­sionnait pour la lecture et l’écriture mais la vie l’a plutôt ­dirigée vers la réadaptation physique et la masso-kinésithérapie.

Après ses études, elle ouvrira sa propre clinique sur la rive sud de Québec. Après la naissance de sa fille Lora, suivra la venue de jumelles. Elle sera alors approchée par une éditrice qui recherche des parents de jumeaux désirant partager leur expérience par écrit. Il n’en fallait pas plus pour piquer la travailleuse acharnée et maman à temps plein pour démarrer la publication d’une suite d’ouvrages destinés aux jeunes. 

Au fil des années, elle écrira d’abord une trilogie Le Cercle d’Éloan aux éditions de Mortagne. Cette série s’adresse à un public de 9 à 99 ans. Auteure depuis 2008, Carolyn a visité de nombreuses écoles pour partager sa passion pour la lecture et l’écriture. Avec sa fille Lora Boisvert, elle coécrit la série So nice!, publiée aux éditions Dominique et compagnie, dont les trois premiers titres sont disponibles en France et en Belgique. Les projets d’écriture se succèdent tant aux éditions Dominique et compagnie où elle présente la série Ma jumelle et moi qu’aux éditions Hurtubise où elle publie la série Sur le rythme. Cette dernière lui permet de partager avec les lecteurs sa passion pour la danse irlandaise, activité qu’elle pratique avec ses trois filles depuis de nombreuses années.

SILQ : du 11 au 15 avril 2018

Président d'honneur du Salon international du livre de Québec

Qu’y a-t-il dans une fête? Beaucoup d’individus différents – comme les multiples personnages que présentent les romans –, des êtres masqués, des êtres nus, des rencontres, des intrigues, des effleurements, de la sensualité, des étourdissements, l’oubli de soi, la joie ou le désespoir, la solitude accrue ou la solitude guérie, l’attendu, la surprise, la communion, l’exaltation.

Je suis très honoré que mes amis québécois me fassent président d’une fête. Non seulement j’aime la littérature québécoise, mais j’apprécie la façon dont les Québécois lisent : leur cœur vibre avec leur intelligence. Souvent, les Français se méfient de l’émotion et parcourent les livres comme des courtisans versaillais sous Louis XIV, avec leur seul esprit et une attention exagérée aux jugements des autres. Vous, vous n’avez pas ce genre d’inhibition, vous lisez comme des Russes, avec passion et clarté. En fait, vous êtes les Slaves de la francophonie. 

Et vous me bouleversez par votre amour déclaré de la langue, un amour vigilant, modeste mais combatif, un bel amour composé de qualités contradictoires: la tradition et la rébellion. Avec cet amour, vous affirmez vos racines et vous produisez les ramures de l’avenir, en ne vous laissant pas polluer par les forces environnantes. 

Les Français ont longtemps ignoré l’anglais parce qu’ils croyaient la France toute puissante. Aujourd’hui, certains Français abandonnent le français en pensant qu’on ne peut pas réussir dans ce patois régional; l’hexagone passe de l’indifférence à la trahison. Vous, vous avez toujours vu le français comme à la fois fort et fragile. Cela touche un écrivain comme moi, qui a consacré sa vie à cette langue. Merci.

Je vous attends donc pour faire la fête.

Éric-Emmanuel Schmitt