Salon Carrière Formation de Québec 2018

Industrie de la construction au Québec: place à la relève!

L’industrie de la construction représente un acteur de premier plan dans le développement économique du Québec. Plus de 157000  personnes ont exercé un métier ou une occupation liés à la construction en 2017, sans compter les employeurs ainsi que les nombreux fournisseurs de matériaux et de services. En outre, les plus récentes statistiques évaluent à plus de 47 milliards de dollars les dépen­ses annuelles enregistrées dans ce secteur d’activité. En raison du vieillissement de la main-d’œuvre, des départs à la retraite et du roulement de personnel, les besoins de recrutement s’établissent à 7% strictement pour combler les besoins de remplacement. On estime ainsi que l’industrie de la construction devra recruter quelque 10000 nouveaux travailleurs par année.

Des perspectives d’emploi encourageantes

Les perspectives d’emploi dans les métiers et occupations de la construction sont encourageantes aussi bien pour les finissants des écoles professionnelles et les jeunes que pour les femmes et les hommes intéressés par une carrière dans l’industrie. En ce qui concerne plus particulièrement les travailleurs âgés de 55  ans et plus, il faudra annuellement remplacer de 2000 à 3000 départs. 

À la recherche de travailleurs diplômés

Afin d’évaluer les besoins en diplômés de chacun des métiers de l’industrie de la construction, la CCQ a procédé à une vaste consultation auprès de quelque 250  représentants patronaux et syndicaux siégeant aux 26 différents sous-comités professionnels regroupés sous son égide. En 2017, cet exercice a amené l’industrie à estimer qu’elle aurait besoin annuellement d’environ 5000 travailleurs diplômés, et ce, de 2018 à 2021. Les capa-cités de formation sont suffisantes pour satisfaire à la demande.

Les métiers en demande

Plusieurs métiers offrent d’excellentes perspectives professionnelles au cours des prochaines années. C’est le cas des couvreurs, des frigoristes et des monteurs-mécaniciens (vitriers). Les finissants de ces programmes de formation se placent très bien, en plus d’avoir des perspectives de demande de travail relativement stables pour les prochaines années. Plusieurs autres métiers auront des besoins importants de recrutement, comme ceux de plâtrier, de soudeur, de mécanicien d’ascenseur, et de poseur de revêtements souples. Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Les perspectives d’emploi demeurent bonnes dans plusieurs autres métiers en raison de la stabilité économique attendue à moyen terme dans l’industrie de la construction. 

Des conditions de travail très avantageuses

Les employés du monde de la construction gagnent bien leur vie! Le salaire horaire minimum avoisine 20$ pour un apprenti et grimpe jusqu’à plus de 40$ pour un compagnon. De plus, ils profitent d’une couverture d’assurance étendue, d’un régime de retraite avantageux et d’incitatifs financiers pour se recycler et se perfectionner. 

Favoriser la présence des femmes

Par ailleurs, la Commission de la construction du Québec et ses partenaires travaillent en étroite collaboration afin d’accroître la présence des femmes dans l’industrie. Une série d’initiatives ont été mises en œuvre grâce au Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF) 2015-2024. Lancé au printemps 2015, ce programme contient des mesures, dont l’accès prioritaire à la formation, l’accès facilité à l’industrie, et l’intégration et le maintien sur les chantiers, qui visent à augmenter le nombre de femmes dans la construction. Les bilans des trois premières années de réalisation du PAEF ont montré des effets tangibles. La proportion des femmes diplômées dans les centres de formation est en légère hausse, avec 5,5% des personnes diplômées l’année dernière. Actuellement, le pourcentage des personnes de sexe féminin
dans l’industrie s’élève à 1,91%, soit 3002  femmes, en hausse constante depuis une dizaine d’années.

La mixité en chantier

La CCQ a également mis sur pied la campagne de sensibilisation La mixité en chantier afin de faire évoluer les mentalités à l’égard de la place des femmes dans la construction. L’organisme affirme que la valeur d’une personne devrait toujours être établie en fonction de sa compétence à effectuer son travail et non en fonction de son sexe. Femme ou homme, c’est la compétence qui compte! La CCQ appuie aussi Chapeau, les filles!, qui fait la promotion des métiers traditionnellement masculins auprès des femmes. Enfin, elle offre un Service d’accompagnement pour l’intégration des femmes dans l’industrie de la construction. Le secteur de la construction a beaucoup de métiers de qualité à offrir. Les femmes ont toutes les raisons de s’y intéresser!