P.-Michel Bouchard, PDG de Québec Destination affaires, Steven Small, directeur de la marque Routes, Mélanie Joly, ministre canadienne du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Gaëtan Gagné, président et chef de la direction de YQB, et André Fortin, président du conseil d’administration de YQB

Routes Americas 2019

Le Canada veut reprendre sa place dans le top 10 des destinations touristiques

La neige n’a pas empêché la ministre canadienne du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, de venir s’adresser aux congressistes des quatre coins de l’Amérique présents lors de la seconde journée du forum Routes Americas 2019 au Centre des congrès de Québec. Elle a d’ailleurs qualifié «d’or blanc» cette ressource naturelle recherchée par les touristes.

«En 2017, le conseil consultatif du ministre des Finances, Bill Morneau, a identifié le tourisme comme un des secteurs clés de l’économie canadienne», a précisé celle qui a hérité du ministère du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie en juillet. «Depuis quelques années, le nombre de touristes qui visitent le Canada est en constante hausse. Malheu­reu­sement, notre part des revenus touristiques mondiaux a diminué. En 2000, nous étions dans le top 10 des destinations touristiques internationales, mais nous avons glissé au 18rang depuis.»

Une tournée pancanadienne

Lors de sa nomination l’été dernier, Mme Joly avait indiqué que le ministère du Tourisme avait une vocation économique. À peine quelques mois plus tard, elle mettait en place un comité consultatif présidé par l’ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna. Le comité compte aussi dans ses rangs l’ancien ministre des Finan­ces du Québec, Raymond Bachan, et l’ancienne ministre québécoise et canadienne, Liza Frulla. Une tournée de consultation nationale, qui s’est amorcée cet automne, mènera à l’adoption d’une nouvelle stratégie canadienne en matière de tourisme à l’été. 

«Notre objectif est de reprendre notre place dans le top 10 des destinations touristiques en créant des emplois de qualité, a-t-elle mentionné. Pour ce faire, nous allons consulter des experts de l’industrie et nous pencher sur des enjeux majeurs comme la pénurie de main-d’œuvre et l’accessibilité.»

Lever les contraintes

La ministre a également mis en lumière les mesures prises par son gouvernement afin de stimuler le tourisme. «En 2016, le Canada a levé l’exigence du visa que le gouvernement précédent avait imposée aux visiteurs mexicains. Cette mesure a eu un impact positif sur les échanges commerciaux entre les deux pays, entraînant une hausse de 50% des touristes en provenance du Mexique l’année suivante, suivi d’une nouvelle augmentation de 11% en 2018.»

Selon la ministre, le secteur du tourisme d’affaires offre un potentiel de développement d’environ 1,5 milliard de dollars. «Le Canada est le seul pays du G7 à avoir signé des ententes de libre-échange avec chacun des pays du G7», a-t-elle rappelé.

«L’année 2018 a été excellente pour l’industrie touristique canadienne, mais nous pouvons faire tellement mieux, a-t-elle conclut. L’an dernier, les recettes générées par les visiteurs internationaux ont atteint 21,3 milliards de dollars. D’ici 2030, elles pourraient atteindre 46 milliards par année.»