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Du rêve à la réalité

La Vitrine
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Vous avez eu un coup de cœur pour une région ou une ville lors de vos dernières vacances estivales ? Et si ce paysage de rêve devenait votre réalité au quotidien ?

À l’été 2020, bon nombre de Québécois sont partis à la découverte de leur province, sillonnant les routes et les régions. Ce tourisme local pourrait certainement avoir un effet sur les déplacements de populations dans un avenir rapproché. Résultat: bon nombre d’associations et d’organisations touristiques ont reçu des appels ou des demandes d’information de gens qui songeaient à déménager pour de bon.

L’appel de la Côte-Nord

« Il y a quelques jours à peine, un couple de Montréalais me téléphonait pour visiter à nouveau la ville. Ils ont parcouru la Côte-Nord l’été dernier et s’informaient des maisons disponibles », confirme Line Bordage, qui est conseillère en tourisme et en relations avec le milieu à la Ville de Port-Cartier.

La petite localité de la Côte-Nord a connu une hausse de son achalandage touristique et espère bien attirer de nouveaux habitants par cette opération séduction. Avec ses 11 km de sable fin, sa rivière à saumon et ses vastes espaces verts, la nature de Port-Cartier fait rêver les visiteurs. « Port-Cartier a un environnement particulier. Il faut vraiment entrer dans la ville pour saisir toute sa beauté », renchérit Line Bordage. Mais Port-Cartier a plus que des paysages à offrir. Elle a aussi des emplois, notamment dans l’industrie du minerai de fer, dans ses commerces ou encore à son centre de détention. 

Populaires, les chalets!

Le cas de Port-Cartier est loin d’être unique, soutient le président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Jacques Demers. Également préfet de la MRC de Memphrémagog, il remarque que l’Estrie et les Cantons-de-l’Est ont également été un coup de cœur des Québécois, qui sont nombreux à y chercher une résidence secondaire ou de villégiature. « Les gens recherchent un lieu à la fois paisible mais aussi à proximité des attraits
et des activités de plein air. Les bords de l’eau sont très convoités », remarque-t-il.   

Selon Google Canada, qui a dévoilé ses plus récentes données il y a deux semaines, les Québécois sont nombreux à rechercher des chalets à vendre sur Internet. C’est la région de La Tuque qui a connu la plus forte hausse, soit 500%, suivi de près par Saint-Donat, à 400%. Les Québécois ont aussi cherché des chalets
au Lac-Simon, dans la région de l’Outaouais, où les consultations ont augmenté de 350%.

Le marché de villégiature en hausse

La tendance se confirme aussi par le nombre de transactions immobilières qui grimpent en flèche. Par exemple, dans Charlevoix, l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) a observé un bond de 140% des ventes, comparativement à l’année précédente. Cette région bénéficie d’une forte activité qui est plus attribuable au marché de la villégiature et des résidences secondaires.

Habiter le chalet à l’année? Pourquoi pas! Voilà qui semble séduire de plus en plus de gens  qui souhaitent améliorer leur qualité de vie et vivre à l’année dans leur petit coin de paradis. Avec le télétravail, les services de proximité et les infrastructures mises en place, c’est encore plus facile aujourd’hui de réaliser son rêve.

Rédaction : Annie Lafrance