Raymond Chabot Grant Thornton

Retards dans la mise en place d’un plan de relève – un impact important pour les entreprises et la communauté

Il ne fait aucun doute que le retard constaté dans la mise en place de plans de relève entrepreneuriale implique des conséquences importantes dans la région de Québec. Un phénomène qui touche tout le monde et qui, jusqu’à un certain point, menace la survie du Québec inc. tel que connu jusqu’à maintenant. Ce qui occasionne un sous-investissement constaté au cours des cinq dernières années, un frein pour des investissements évalués à 97 M$, et un impact économique s’élevant à près de 200 M$ pour l’agglomération de Québec.

Il ne fait aucun doute que le retard constaté dans la mise en place de plans de relève entrepreneuriale implique des conséquences importantes dans la région de Québec. Un phénomène qui touche tout le monde et qui, jusqu’à un certain point, menace la survie du Québec inc. tel que connu jusqu’à maintenant. Ce qui occasionne un sous-investissement constaté au cours des cinq dernières années, un frein pour des investissements évalués à 97 M$, et un impact économique s’élevant à près de 200 M$ pour l’agglomération de Québec.

Ces résultats proviennent d’une récente étude économique visant à documenter les impacts tant qualificatifs que quantitatifs du retard en relève entrepreneuriale dans l’agglomération de Québec, et dévoilée conjointement par la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ), Raymond Chabot Grant Thornton et Desjardins.

Mandaté par la CCIQ, Raymond Chabot Grant Thornton a réalisé l’étude dont les résultats ont été obtenus par l’entremise d’un sondage électronique administré par Léger et effectué auprès des membres de la CCIQ et de Desjardins, ainsi que de clients de la firme professionnelle et de certains de leurs partenaires, du 25 janvier au 25 février 2019.

Encore du travail à faire

Heureusement, tout n’est pas si sombre dans le ciel entrepreneurial de la région de Québec. Il reste du travail à faire, mais il y a tout de même de nombreux points positifs permettant aux acteurs économiques d’entrevoir l’avenir avec un soupçon d’optimisme.

«Non seulement les entrepreneurs démontrent une ouverture au plan de relève, mais le nombre d’entrepreneurs en situation de relève et ayant un plan de relève est en forte croissance, alors qu’il n’était que de 10%, il n’y a pas si longtemps. Actuellement, 41 % des 55 ans et plus en situation de relève affirment avoir un plan de relève et 37 % de l’ensemble des répondants, ce qui est encourageant», affirme M. Éric Dufour, vice-président et leader national en relève entrepreneuriale chez Raymond Chabot Grant Thornton.

Éric Dufour

L’importance de la communication

L’étude constate également que la communication demeure un problème majeur et une cause d’échec entrepreneuriale de plus en plus marquante. Cependant, la bonne nouvelle c’est que près de 60% des entrepreneurs consultés sont prêts à informer les employés sur leurs projets de relève, alors qu’Ils n’étaient que 10% il y a dix ans, ce qui démontre une volonté grandissante d’impliquer les employés dans le processus de transition.  

«C’est un changement très important. Ils sont prêts à en parler mais en plus ils sont ouverts à prendre des stratégies pour parvenir à leur objectif. Ils se sont réveillés, ce qui pourra stimuler la prise en charge des acteurs clés par rapport aux solutions de pérennité», poursuit M. Dufour.

Si le financement représente une étape cruciale pour la réussite du processus de transfert, l’étude sur la relève entrepreneuriale soulève certaines préoccupations. En effet, seulement 10 % des entrepreneurs savent qu’ils peuvent obtenir de l’aide financière pour les accompagner dans leur processus et le même pourcentage sait qu’il existe des programmes de soutien à la mise de fonds des repreneurs.

Améliorer leur qualité de vie

Autre point important de l’étude, près de 75% des entrepreneurs âgés de 55 ans et plus manifestent leur intention d’améliorer leur qualité de vie. Une première ! Ils sont fatigués, épuisés et confrontés à des défis de croissance et de recrutement et de rétention de leur main-d’œuvre. Pour eux, l’indice du bonheur ne passe plus uniquement par des aspects professionnels, financiers et fiscaux. Ils ajoutent la problématique humaine.

Paradoxalement, la pénurie de main-d’œuvre va aider à accélérer le plan de relève des entrepreneurs. «Ils vont décider d’attacher leur monde, leurs employés clés», précise M. Dufour. D’ailleurs, près de 90% des répondants affirment qu’un plan de relève est un moyen de rétention de talents important.

«L’écosystème est en retard. Il doit s’adapter pour répondre par une approche intégrée en apportant autant les aspects humains, psychologiques et techniques que les éléments financiers et fiscaux. Nous devons travailler tous ensembles pour relever ce défi de société et opérer un renouveau entrepreneurial. Pour notre part, nous sommes fiers de contribuer à la transition des PME, d’accompagner et impliquer les entrepreneurs et intégrer les jeunes au sein des entreprises», termine M. Dufour.

Pour consulter tous les résultats de l’étude : www.rcgt.com/etudereleve