Dr Fernand Labrie

Recherche et innovation

Endoceutics : assumer son leadership

Véritable incubateur de techniques novatrices et de recherche scientifique, la région métropolitaine de Québec se distingue dans différents champs d’activités. L’un d’eux est l’endocrinologie, grâce aux recherches menées par le Dr Fernand Labrie et son équipe de la compagnie Endoceutics.

Véritable incubateur de techniques novatrices et de recherche scientifique, la région métropolitaine de Québec se distingue dans différents champs d’activités. L’un d’eux est l’endocrinologie, grâce aux recherches menées par le Dr Fernand Labrie et son équipe de la compagnie Endoceutics. 

Ne parlez pas de retraite au Dr. Labrie. L’octogénaire n’a pas l’intention de quitter le bureau de sitôt. Passionné par la recherche et tout ce qui l’englobe, il lit et écrit à longueur de journée, à tous les jours, gardant ainsi sa mémoire et ses facultés cognitives toujours en état d’alerte. «  Le travail ne fait pas mourir », lui avait dit son père.

« La recherche scientifique, c’est comme l’école : on apprend à tous les jours et on veut toujours en savoir davantage. Ça me garde motivé ! », lance celui dont le bureau surplombe le Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), où il a été directeur scientifique du centre de recherche pendant 26 années, pour le conduire en 1996 au plus grand centre de recherche médicale au Canada avant de fonder son entreprise actuelle, Endoceutics.

Stimulé par les plus récents projets de développement de sa compagnie (voir autre texte), le chercheur n’a pas dit, ni écrit son dernier mot. Celui qui a publié jusqu’à présent un impressionnant nombre de 1340 articles scientifiques, alors que la plupart des chercheurs en publient 50 ou 75 dans leur carrière, a toujours le même feu sacré. « Nous détenons un brevet sur notre ­nouveau produit jusqu’en 2031 ! Ce n’est pas le moment de ralentir, car ce traitement est attendu chez 50 % des femmes passé la ménopause  », s’exclame le président.

Une vie consacrée à la recherche

Diplômé en médecine et PhD en endocrinologie de l’Université Laval, puis détenteur d’un ­postdoctorat à l’Université de Cambridge, Angleterre, où il a poursuivi son entraînement avec le double récipiendaire d’un prix Nobel, le professeur Frederick Sanger, Dr Fernand Labrie avait fondé en 1969 le premier laboratoire d’endocrinologie moléculaire au monde à Québec.

Au début des années 1980, il a dirigé avec succès l’élaboration d’un traitement médicamenteux qui a fait diminuer de façon significative le taux de mortalité associé au cancer de la prostate et qui avait révolutionné la médecine de même que l’industrie pharmaceutique. Les revenus annuels géénérés par la vente de ces médicaments est de l’ordre de 4 G$. 

Québec comme chef de file

Cette réussite a également permis de positionner le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université Laval (CRCHUL) — qu’il a dirigé jusqu’en 2008 — et fait de Québec un foyer majeur de croissance dans le domaine des sciences de la vie.

« Ma carrière a ­entièrement été dédiée à la recherche sur ­l’endocrinologie moléculaire et la physiologie des hormones. Nous avons fait des pas de géants, tant pour traiter les hommes souffrant de cancer de la prostate avec un traitement qui est encore aujourd’hui le meilleur traitement sur le marché que, plus récemment, les femmes ménopausées pour traiter l’atrophie vaginale et la dysfonction sexu­elle des femmes ménopausées », conclut-il en entrevue.