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Recherche et innovation

Pour un Québec innovant

Le gouvernement veut faire du Québec une des sociétés les plus innovantes et créatives du monde à l’horizon 2030. Pour réaliser cet objectif important, il s’est donné des moyens avec la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2017-2022. Dévoilée au prin­temps 2017, cette stratégie propose 36 mesures et 7 projets inspirants qui permettront de répondre aux défis rencontrés par le Québec et auront une incidence sur l’amélioration du bien-être de la société.

« Le 21e siècle amène au Québec, comme partout ailleurs dans le monde, une vague de changements profonds dont nous commençons à peine à apprécier l’ampleur. Dans ce contexte, l’objectif de notre gouvernement est d’amener les secteurs d’activité traditionnellement au cœur de notre économie à se moderniser, tout en encourageant l’émergence de nouveaux créneaux d’excellence partout au Québec  », déclarait alors Philippe Couillard, premier ministre du Québec.

Des objectifs ambitieux

Cette stratégie fixe deux cibles ambitieuses :

  • D’ici 2022, positionner le Québec parmi les 10 leaders de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en matière de recherche et d’innovation;
  • À l’horizon 2030, le gouvernement entend faire du Québec l’une des sociétés les plus innovantes à l’échelle mondiale, reconnue en tant que pépinière de talents, d’idées et d’innovations et créatrice de solutions face aux grands défis sociétaux.

Pour atteindre ces cibles, le gouvernement du Québec compte agir avec audace avec trois objectifs :

  • Développer les talents, les compétences et la relève;
  • Accroître la capacité de recherche et soutenir l’innovation sous toutes ses formes;
  • Accélérer et amplifier le transfert et la commercialisation des innovations.

Des mesures concrètes

« La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation est le fruit d’une vaste consultation menée auprès de tous les publics. Le principal élément qui en est ressorti est l’importance de la collaboration. Il n’y a pas d’opposition entre recherche appliquée et recherche fondamentale notamment. Il faut que chaque idée qui émerge puisse être menée au bout d’elle-même, que ce soit vers la commercialisation ou encore vers une innovation sociale. Il faut également encourager et développer nos talents, et ce, dès le primaire. Nous ne devons viser rien d’autre que l’excellence »,  précisait Dominique Anglade, ­ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ­ministre responsable de la Stratégie numérique.

Des mesures concrètes sont prévues pour :

  • Un soutien à toute la chaîne d’innovation, de la recherche à la commercialisation;
  • Un soutien renforcé à la relève;
  • Un appui à l’intégration en ­emploi, en recherche et en innovation;
  • Le renforcement de la compétitivité de nos masses critiques en recherche;
  • La priorisation de secteurs ­porteurs en recherche et en innovation;
  • Un appui à la recherche et à ­l’innovation dans les PME;
  • Un changement de paradigme afin de mieux collaborer et ainsi récolter les retombées des investissements en recherche et en innovation, notamment avec QuébecInnove.

Finalement, la SQRI qui couvre la période 2017 - 2022 va bénéficier d’un investissement de 585  millions de dollars au cours des cinq prochaines années. Cet investissement s’ajoute à d’autres montants importants déjà prévus par différents ministères pour ­l’innovation, sans oublier 2,6 G$ en aide fiscale à la recherche et à l’innovation.

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Usines intelligentes et manufacturiers innovants

L’heure est à l’usine intelligente et aux manufacturiers ­innovants. Les nouvelles technologies de l’industrie 4.0 se présentent comme autant de vecteurs de productivité. Les experts du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ) sont à la disposition des entreprises pour les accompagner dans la transition technologique nécessaire vers l’usine intelligente.

Les usines ont maintenant la capacité de communiquer et d’analyser en continu les données d’approvisionnement, de production, des ventes et des demandes des clients. Intelligentes, elles offrent de nouvelles possibilités de rétroactions automatiques pour optimiser et accroître la productivité. Des principes comme l’interopérabilité, la virtualisation, la décentralisation ou encore la modularité permettent aujourd’hui le fonction­­­nement de ces nouvelles usines intelligentes.

C’est en utilisant l’Internet des objets, l’intelligence artificielle et les systèmes cyberphysiques que l’entreprise manufacturière peut désormais obtenir en temps réel les données favorisant une meilleure prise de décision. Grâce à l’optimisation de ses ressources, tant humaines que matérielles, l’entreprise est en mesure d’améliorer sa performance et de proposer des modèles d’affaires repensés.

La transformation 4.0

Qualité et personnalisation des produits, contrôle des marges de profit, communication et collaboration, meilleure utilisation des machines et des ressources humaines et rapidité de mise en marché, tels sont quelques-uns des principaux avantages de cette transformation 4.0. Celle-ci impli­que le recours aux fonctionnalités numériques tout au long de la production, de la conception d’un produit à sa livraison.

Par où commencer ? La transformation numérique d’une usine de production peut se faire par étapes. La direction doit d’abord s’informer pour comprendre ce qu’est l’Industrie 4.0, sa philosophie, ses concepts, ses implications et ses bénéfices potentiels. Elle pourra ensuite prévoir un diagnostic. À cet effet, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) offre un Audit 4.0 et la réalisation d’un Plan numérique aux entreprises québécoises qualifiées. Ensuite, il sera temps de penser à la planification, au financement et à l’implantation des mesures préconisées.

Travailler avec le CRIQ

Pour réaliser leur transformation 4.0, les manufacturiers peuvent avoir recours aux services d’experts, tels ceux du CRIQ, qui peuvent grandement faciliter la démarche. Grâce à son équipe multidisciplinaire de plus de 200 personnes, à des équipements à la fine pointe de la technologie et à la possibilité de partage de risques technologiques par le biais de contributions spéciales aux projets, le CRIQ propose un accompagnement neutre et impartial. De plus, grâce à son laboratoire cyberphysique, une usine école qui reproduit le fonctionnement d’une usine intelligente, le CRIQ permet aux industriels québécois d’en comprendre le fonctionnement et d’expérimenter différents projets liés à leur propre chaîne de ­production. L’usine cyberphysique sert également aux formations pratiques directement applicables dans les entreprises. 

Un accompagnement efficace

Le CRIQ offre un service d’accompagnement à la transformation numérique des entreprises. Un audit 4.0 et un plan numérique construit à partir des résultats obtenus permettront de cibler et de prioriser les principaux projets numériques à réaliser. Un projet prioritaire et les solutions numériques innovantes envisageables seront alors déterminés dans un plan de mise en œuvre.

Vous avez des questions, le CRIQ a les solutions

Comment suivre l’état des productions en cours ? Quel est le coût de revient unitaire ? Quel est le meilleur moment pour la maintenance des équipements ? Où trouver suffisamment de main-d’œuvre qualifiée ? Le CRIQ est en mesure de proposer des réponses et des solutions qui rapportent. Les entreprises québécoises doivent réaliser la transition vers la transformation numérique. Les experts du CRIQ savent s’adapter aux spécificités de chaque mandat. Ils peuvent apporter les réponses aux multiples questions et peuvent également proposer des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque entreprise. 

Vous voulez en savoir plus, visitez le site CRIQ.qc.ca

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De la recherche à la commercialisation

L’annonce a été officialisée au début d’octobre. La compagnie pharmaceutique Endoceutics installera son siège social et construira une usine de production à L’Ancienne-Lorette. Un important projet de 80 M$ qui pourrait également créer, à terme, jusqu’à 1000 emplois.

Produit phare d’Endoceutics, Intrarosa, que l’on surnomme le viagra féminin, a récemment été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration) américaine pour sa distribution aux États-Unis ainsi que par l’Agence européenne des médicaments. Dès lors, la pression pour la commercialiser s’est accentuée. « On savait que la demande serait grande. C’est pourquoi nous voulions prévoir sa fabrication à un volume suffisant, ce qui n’est pas disponible ailleurs au monde », dit le président Dr Fernand Labrie. 

En conséquence, Endoceutics a fait l’acquisition dans la dernière année d’une usine de fabrication de médicaments à Mont-Saint-Hilaire, en Montérégie, afin de ­répondre rapidement à la demande. Celle-ci produit également d’autres médicaments. 

La phase 1 du projet de construction d’un complexe qui lèvera bientôt de terre à L’Ancienne-Lorette sera d’abord consacrée à la ­fabrication des applicateurs de plastique. « Tout devrait être prêt pour Noël ou tôt en 2018 », indique le Dr Labrie, confiant. À terme, les quatre phases du complexe pourraient représenter une superficie de près de 46 000 pieds carrés. Le nombre d’employés d’Endoceutics est également appelé à croître ­rapidement : des offres d’emplois circulent actuellement afin de ­recruter des employés spécialisés dans la région.

De fait, les affaires roulent vite chez Endoceutics. Pressée de commercialiser l’Intrarosa sur le territoire américain, l’entreprise de Québec est toujours en attente d’une approbation de Santé Canada. « Cela devrait se faire sous peu », de poursuivre le président. Nous voulons que ce médicament de Québec soit accessible à toutes les femmes partout dans le monde. »

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Endoceutics : assumer son leadership

Véritable incubateur de techniques novatrices et de recherche scientifique, la région métropolitaine de Québec se distingue dans différents champs d’activités. L’un d’eux est l’endocrinologie, grâce aux recherches menées par le Dr Fernand Labrie et son équipe de la compagnie Endoceutics.

Véritable incubateur de techniques novatrices et de recherche scientifique, la région métropolitaine de Québec se distingue dans différents champs d’activités. L’un d’eux est l’endocrinologie, grâce aux recherches menées par le Dr Fernand Labrie et son équipe de la compagnie Endoceutics. 

Ne parlez pas de retraite au Dr. Labrie. L’octogénaire n’a pas l’intention de quitter le bureau de sitôt. Passionné par la recherche et tout ce qui l’englobe, il lit et écrit à longueur de journée, à tous les jours, gardant ainsi sa mémoire et ses facultés cognitives toujours en état d’alerte. «  Le travail ne fait pas mourir », lui avait dit son père.

« La recherche scientifique, c’est comme l’école : on apprend à tous les jours et on veut toujours en savoir davantage. Ça me garde motivé ! », lance celui dont le bureau surplombe le Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL), où il a été directeur scientifique du centre de recherche pendant 26 années, pour le conduire en 1996 au plus grand centre de recherche médicale au Canada avant de fonder son entreprise actuelle, Endoceutics.

Stimulé par les plus récents projets de développement de sa compagnie (voir autre texte), le chercheur n’a pas dit, ni écrit son dernier mot. Celui qui a publié jusqu’à présent un impressionnant nombre de 1340 articles scientifiques, alors que la plupart des chercheurs en publient 50 ou 75 dans leur carrière, a toujours le même feu sacré. « Nous détenons un brevet sur notre ­nouveau produit jusqu’en 2031 ! Ce n’est pas le moment de ralentir, car ce traitement est attendu chez 50 % des femmes passé la ménopause  », s’exclame le président.

Une vie consacrée à la recherche

Diplômé en médecine et PhD en endocrinologie de l’Université Laval, puis détenteur d’un ­postdoctorat à l’Université de Cambridge, Angleterre, où il a poursuivi son entraînement avec le double récipiendaire d’un prix Nobel, le professeur Frederick Sanger, Dr Fernand Labrie avait fondé en 1969 le premier laboratoire d’endocrinologie moléculaire au monde à Québec.

Au début des années 1980, il a dirigé avec succès l’élaboration d’un traitement médicamenteux qui a fait diminuer de façon significative le taux de mortalité associé au cancer de la prostate et qui avait révolutionné la médecine de même que l’industrie pharmaceutique. Les revenus annuels géénérés par la vente de ces médicaments est de l’ordre de 4 G$. 

Québec comme chef de file

Cette réussite a également permis de positionner le Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université Laval (CRCHUL) — qu’il a dirigé jusqu’en 2008 — et fait de Québec un foyer majeur de croissance dans le domaine des sciences de la vie.

« Ma carrière a ­entièrement été dédiée à la recherche sur ­l’endocrinologie moléculaire et la physiologie des hormones. Nous avons fait des pas de géants, tant pour traiter les hommes souffrant de cancer de la prostate avec un traitement qui est encore aujourd’hui le meilleur traitement sur le marché que, plus récemment, les femmes ménopausées pour traiter l’atrophie vaginale et la dysfonction sexu­elle des femmes ménopausées », conclut-il en entrevue.