Contenu commandité

Près de vous

Soigner la confiance pour mieux la transmettre

Bronchiolite, méningite, varicelle, rougeole, tuberculose, cellulite, ostéomyélite: dès que le diagnostic tombe pour l’enfant, un enchaînement d’inquiétudes se crée chez les parents. Par la surveillance clinique et le soutien apporté – qu’il s’agisse de déculpabiliser ou de vulgariser –, l’infirmière déploie ses compétences et rassure.

Infirmière, assistante infirmière-chef aux soins pédiatriques du CHU Sainte-Justine depuis un an et demi, Nadine Molien a commencé à exercer en contexte de maladies infectieuses en 2010. Dans un environnement qui nécessite une approche particulière, elle accompagne les jeunes patients sur la voie de la guérison, mais aussi les parents à travers l’épreuve qu’ils vivent. Une épreuve caractérisée par un processus d’investigation souvent stressant.

«Avant que l’on sache exactement de quelle maladie souffre l’enfant, il est généralement traité avec plusieurs antibiotiques et doit subir différents tests, des moments difficiles pour la famille. La situation fait également en sorte qu’il faut respecter certaines techniques d’isolement pour prévenir les risques de transmission. Un important travail de coordination et de communication est nécessaire entre tous les membres de l’équipe», décrit Mme Molien.   

Autour d’elle gravitent notamment médecins, inhalothérapeutes, physiothérapeutes, ergothérapeutes et infirmières en prévention et contrôle des infections. «Les soins sont aussi donnés en collaboration avec les parents puisque ce sont eux qui connaissent le mieux leur enfant, son état et ses réactions», ajoute celle qui, devant l’angoisse et les mille et une questions qui surgissent, s’occupe en outre de faire le pont avec les autres professionnels.

«Lorsque le médecin passe dans la chambre, les parents font l’effort d’être attentifs à ce qui leur est expliqué et sont habituellement inquiets, raconte Nadine Molien. Parfois, ils retiennent de l’information qu’ils n’ont pas totalement saisie. Notre devoir, c’est de vulgariser pour eux et de nous assurer qu’ils comprennent bien la situation. Même chose quand l’enfant est en âge de comprendre : l’infirmière s’assure que les renseignements lui soient transmis dans un langage simple, accessible.»            

PRÈS DE VOUS

Une présence rassurante au chevet de jeunes patients

«Un jour, je me suis dit que si je pouvais gérer un patient aussi malade que ceux qui se retrouvent aux soins intensifs pédiatriques, je sentirais que je suis vraiment allée au bout de mes possibilités.» Avide de défis et motivée par la complexité, l’infirmière Isabelle Grondin ne craint ni le changement, ni les situations imprévues.

Celle qui termine cette année son baccalauréat en sciences infirmières – après avoir d’abord complété un diplôme d’études collégiales en théâtre, puis en soins infirmiers – a littéralement adopté les soins intensifs pédiatriques. Affectée à l’urgence pendant 10 ans, elle confie que les jeunes patients dont elle s’occupe aujourd’hui au CHU de Québec lui permettent «d’aller au fond des choses». Les soins critiques, elle en a fait son quotidien.

«Je suis au chevet d’un seul enfant à la fois en raison du nombre d’éléments à surveiller, de la quantité de médicaments à administrer, des soins et des traitements à prodiguer à chacun. Tout ceci représente une tâche énorme puisque le patient, souvent instable, est branché à plusieurs appareils. Il faut être en mesure de réagir très vite et ne pas avoir peur de la technologie, omniprésente dans mon environnement», décrit Isabelle Grondin.    

Si l’évaluation et la surveillance clinique trônent au cœur de ses activités, la collaboration interprofessionnelle figure aussi parmi les déterminants de sa pratique. L’infirmière doit coordonner tous les autres professionnels de la santé qui gravitent autour du patient: inhalothérapeute, préposé aux bénéficiaires, physiothérapeute, ergothérapeute, médecins spécialistes, pharmaciens, résidents, travailleur social… Un rôle clé qui exige beaucoup!  

Près de vous

Quand l’appel de l’aventure et d’une pratique diversifiée se font sentir

En 2014, à l’âge de 25 ans, Véronique Bonin décide de faire le grand saut. Curieuse et aventurière tant sur le plan personnel que professionnel, elle choisit le Grand Nord comme contexte de travail. «Je voulais aller à la découverte du peuple inuit, de moi-même… et de la diversité du champ d’exercice de la profession infirmière.»

Territoire de tous les extrêmes – le plus vaste, le plus froid, le plus isolé, dont la population est la plus vulnérable selon les indices de santé et dont l’équipe médicale est la plus réduite –, il est aussi celui de tous les possibles pour les infirmières. Affectée à la clinique de tuberculose de Salluit, Véronique a au préalable occupé un poste à l’unité de soins de l’hôpital de Puvirnituk et exercé en établissement de type «dispensaire» pendant un an.

Près de vous

Choisir la santé mentale… et combattre les tabous

De tous les contextes d’exercice explorés, celui de la santé mentale demeure le préféré de Martine Duperval. Infirmière à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, la pertinence de ce choix se reconfirme tous les jours pour elle. «Parce que je sais que je fais une différence, que le besoin est là et qu’il concerne une réalité taboue.»

Engagée dans son rôle d’infirmière en santé mentale depuis deux ans, Martine raconte avoir touché à une multitude de disciplines dans différents environnements au cours de sa carrière. Attirée par une pratique qu’elle qualifie de «plus marginale», elle se sent désormais à sa place. Ce qu’elle souhaite: montrer un visage plus positif de la maladie mentale, non seulement aux yeux du grand public, mais aussi pour le patient lui-même.

En augmentation constante, les troubles de santé mentale sont également de plus en plus fréquemment associés à des problèmes de santé physique puisque les uns et les autres s’inter-influencent. L’évaluation de la condition physique et mentale d’une personne constitue d’ailleurs la première activité réservée, le socle sur lequel repose l’exercice infirmier. Et parmi les éléments clés de la profession figurent l’éducation à la santé et les interventions qui favorisent l’adhésion au traitement.  

«La maladie mentale se trouve au cœur de ma pratique, mais il y a toutes sortes d’autres choses qui gravitent autour, dont les problèmes physiques, confirme l’infirmière. Il faut agir globalement. Mon cheval de bataille, c’est d’amener le patient à adopter de saines habitudes de vie et d’encourager sa réhabilitation. En santé mentale, il y a aussi beaucoup d’idées préconçues; on doit ouvrir les esprits et y consacrer davantage de ressources.»

Accompagner les infirmières et infirmiers

L’accès aux soins – et à des soins qui soient de la meilleure qualité possible – pour l’ensemble de la population anime l’OIIQ dans sa volonté d’accompagner les infirmières et infirmiers tout au long de leur carrière. L’organisation valorise en outre une approche interdisciplinaire au sein de laquelle collaborent infirmière, médecin de famille, psychiatre, travailleur social, ergothérapeute et autres professionnels de la santé, comme le fait l’infirmière Martine Duperval dans ses activités professionnelles.

«Je travaille dans un milieu qui n’est pas traditionnel, mais qui me permet d’exploiter pleinement mes compétences. Il faut savoir que les patients avec qui je suis en contact sont souvent vulnérables et qu’il arrive que des questions éthiques se posent. Lorsqu’il y a des zones grises, je peux me référer à l’Ordre, qui sait me conseiller. J’améliore ainsi mon niveau de connaissances tout en élargissant mes horizons», termine Martine Duperval. 

Près de vous 5/5

Une vigie constante auprès du patient

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Les cas complexes, ceux qui requièrent une attention constante: Marie-Élène Coulombe en a fait son quotidien. Infirmière aux soins intensifs, elle se passionne pour les situations qui lui permettent de déployer pleinement ses connaissances et ses compétences, d’exercer son jugement clinique auprès d’une variété de patients. 

Depuis cinq ans, Marie-Élène occupe un poste à temps partiel au CHU de Sherbrooke. Affectée aux soins intensifs, l’infirmière bachelière confirme se sentir dans son élément. «J’ai le temps de connaître et de prendre soin du patient et de sa famille. Je me retrouve dans un environnement qui allie à la fois les dimensions humaine et technologique. Les cas sont difficiles, très diversifiés, et font appel à toute mon expertise», expose-t-elle.

La qualité du lien thérapeutique est bien entendu intimement liée au type de suivi offert, lequel ne concerne simultanément, pour l’infirmière aux soins intensifs, qu’une ou deux personnes. La professionnelle assure ainsi une vigie constante auprès du patient, dont la condition est instable et peut se détériorer rapidement. Son impact est concret et implique à chaque instant un renouvellement du processus d’évaluation physique et mentale.

«Mon rôle nécessite de connaître le patient de la tête aux pieds!, résume Marie-Élène Coulombe. Je dois notamment faire les suivis de laboratoire et ajuster la médication afin que la personne demeure toujours à l’intérieur des bons paramètres médicaux. Il faut également que j’adapte mes interventions en tenant compte des liens à faire entre les différentes pathologies… Tout ceci demande une très bonne gestion du stress!»       

Près de vous 4/5

Trouver sa voie dans l’accompagnement

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Faire la différence auprès des patients, faciliter leur quotidien et celui des familles, fournir le meilleur accompagnement possible: Suzie Côté répond invariablement présente ! Infirmière à la Clinique d’insuffisance rénale chronique de l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville, son apport est essentiel et reconnu. 

En poste depuis 2012, Suzie confirme avoir trouvé sa voie. L’environnement qui est le sien lui offre tous les défis qu’elle recherche. «J’aime participer à l’amélioration des services à la population et mes tâches à la Clinique touchent à tous les systèmes du corps humain». Suzie est très motivée à l’idée de soutenir, de faire collaborer et participer ses patients, et de leur fournir les outils nécessaires pour améliorer leur état de santé.

Alliée incontournable, la jeune professionnelle se fait l’expression du rôle indispensable que joue l’infirmière dans la prévention de l’évolution de l’insuffisance rénale. Le soutien à l’autogestion de la maladie par l’éducation, la formation, l’entretien motivationnel et l’adoption de saines habitudes de vie lui procure beaucoup de satisfaction et ses patients le lui rendent bien. Son engagement engendre chez eux confiance et reconnaissance.

Si Suzie Côté apprécie particulièrement le fait d’accompagner le patient dans la prise en charge de sa santé, la collaboration interprofessionnelle que requiert la fonction qu’elle occupe la stimule également. «J’enseigne aux gens qui ont besoin de soins et à leur famille, mais je suis aussi devenue une référence pour les autres membres de l’équipe. Cette intégration et le partage du savoir au sein d’un regroupement est très valorisant.»             

Près de vous 3/5

Une carrière consacrée à former la relève

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.

Dès le début de sa carrière, Chantal Saint-Pierre s’est sentie investie d’une mission. Motivée par le désir d’humaniser les soins aux patients et constamment en quête d’excellence, elle choisit l’enseignement. Par sa contribution à la formation d’une relève de qualité, son nom est aujourd’hui associé à l’essor de la profession.

Chantal a indéniablement fait de la formation des infirmières et infirmiers sa vocation. «Très rapidement dans mon parcours, l’enseignement m’a interpellée. Je caressais le désir d’offrir aux patients les meilleurs soins possibles, de les centrer véritablement sur la personne, et les idées ne manquaient pas. Comme j’étais une “pressée”, je me suis dit que je préparerais une relève pour réaliser tous ces changements», raconte-t-elle.

La participation de Chantal Saint-Pierre à l’élaboration, la mise à jour et l’évaluation de nombreux programmes en sciences infirmières, une discipline qui s’est considérablement enrichie et complexifiée au Québec au cours des dernières décennies, est impressionnante. La professeure Saint-Pierre a exercé un leadership exceptionnel dans un domaine en pleine mutation, leadership qui a d’ailleurs été reconnu récemment.

Près de vous 2/5

Présente pour soutenir l’autonomie

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Tous les jours, Judith Boucher se présente au travail avec le sourire, portée par son habituel engagement et son énergie communicative afin de «donner le goût aux patients de vivre une bonne journée». Infirmière clinicienne au site Hôtel-Dieu du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, à Sherbrooke, elle a trouvé sa place auprès des personnes âgées.

À l’unité de médecine où elle s’applique à donner le meilleur d’elle-même, Judith met tout en œuvre pour aider ses patients à retrouver ou conserver leur autonomie. «Il faut savoir au départ que les gens ne sont généralement pas très contents d’être ici. Dans ce contexte, on doit s’adapter à chaque personne, à sa famille, faire preuve de respect, bref, fournir un accompagnement sur mesure», laisse d’entrée de jeu entendre l’infirmière.

Dès l’accueil d’un nouveau patient, il importe pour Judith Boucher de créer les conditions nécessaires au développement d’une relation de confiance. Et parce qu’il s’agit de personnes en perte d’autonomie, elle saisit l’occasion pour amorcer immédiatement le processus d’évaluation fonctionnelle et cognitive. Constamment d’ailleurs, elle demeurera sensible aux fluctuations dans l’état de santé et le comportement de ses patients. 

«Je me mets à leur portée, je les touche, je prends le temps avec eux, je respecte leur rythme pour les amener là où ils doivent aller, confie la professionnelle. Avec de l’amour, de la stimulation et de l’encouragement, je remarque que les patients évoluent souvent plus rapidement vers le résultat souhaité. On se sert de l’équipe, de la famille, de la personne qui désire prendre du mieux pour avancer. C’est extrêmement valorisant!»

Près de vous 1/5

Foncer… et bâtir les soins de santé au Saguenay

Pour l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), l’accès à des soins de santé de qualité au moment où le patient en a besoin constitue une priorité. Dans la poursuite de cet objectif, l’OIIQ mise sur une utilisation optimale de l’expertise infirmière où la compétence, l’autonomie et la collaboration professionnelles sont une source de motivation quotidienne.  

Dans la vie professionnelle de Véronique Brassard, le droit de prescrire représente un virage déterminant. De retour depuis peu dans sa région natale, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la jeune infirmière fait preuve d’un engagement hors du commun. Enthousiasme et fierté caractérisent l’accompagnement qu’elle offre à ses patients.  

Conseillère en soins infirmiers et stomothérapeute à l’Hôpital de Chicoutimi, Véronique est de celles qui ont à cœur de faire la différence dans la vie des gens. La prescription infirmière figure au nombre des outils dont la lauréate du prix Florence de la relève 2017 décerné par l’OIIQ–une reconnaissance qui a permis la mise en lumière de son parcours exceptionnel–s’est dotée. À cet égard, elle compte d’ailleurs parmi les précurseurs.

«Dès la première journée où il a été possible de s’inscrire à la formation, je l’ai fait pour pouvoir prescrire dans mon domaine d’expertise, soit en soins de plaies, de stomie et d’incontinence, rapporte-t-elle. L’obtention de ce droit est le fruit d’un travail intense et d’un processus très rigoureux de la part de l’Ordre, qui saisit toutes les occasions d’encourager ses membres à se prévaloir, dans l’intérêt de la population, de ce nouveau privilège.»

La prescription infirmière, en vigueur depuis janvier 2016, représente l’aboutissement de plus de trois années d’échanges porteurs entre l’OIIQ et diverses instances. Cet acquis comporte de nombreux avantages, dont l’accès plus rapide aux traitements et au suivi clinique, la réduction des complications et des coûts associés à une prise en charge tardive, de même que la prévention d’une fragmentation ou d’une interruption de services en attente d’une ordonnance.