Oser pour réussir

Neuf entreprises en orbite

L’entrepreneuriat au Québec se porte bien. Nos entrepreneurs émergents figurent parmi les plus créatifs et les plus ambitieux au Canada. Leur génie créatif autant que leurs nouvelles façons de faire responsable positionnent aujourd’hui le Québec comme chef de file en entrepreneuriat d’exception. Depuis 20 ans, les SADC régionales ont du pif pour les remarquer. En voici la preuve.

De l’imagination, les Québécois n’en manquent pas. Que ce soit dans le secteur manufacturier, en agrotourisme, en construction éco-responsable ou dans la mise en valeur du territoire, les régions font preuve d’audace quand vient le temps d’innover.  C’est le cas de la firme Divel de Louiseville (SADC de la MRC de Maskinongé), un fournisseur de solutions en chargement, manutention et entreposage automatisé. Leur génie – à la fois mécanique, électrique et informatique – utilisé pour la conception de véhicules autoguidés et de systèmes de stockage informatisés adaptés aux besoins de chacun.

Jean-Sébastien Descôteaux, VP Opérations ; Stéphane Elliott, PDG ; David Arseneault, Directeur des Achats

Divel fête aujourd’hui ses 15 ans et 15 ans de relation avec la SADC. « Ils ont été là dès le début. Aujourd’hui, on se prépare à franchir ensemble une étape importante, celle de l’exportation » affirme son copropriétaire Stéphane Elliot. Du côté de Laurier-Station (SADC de Lotbinière), Nahak Sports s’est lancé dans la fabrication d’équipements novateurs de haute performance pour les sports canins attelés comme le canicross, la cani-randonnée, le bikejoring et le skijoring. « En 2014, l’aide de la SADC nous a permis d’acheter nos premiers équipements, d’avoir nos premiers employés et de nous propulser vers l’avant », affirme Renauld Trudeau-Boisclair, copropriétaire avec sa conjointe Lorraine Hélie. « Trois ans plus tard, bien que ce soit un marché de niche, nous distribuons dans 80 points de vente au Québec. » 

Chariot élévateur autonome omnidirectionnel

SADC de la région d’Acton : débusqueuses Awassos ou le génie de réinventer

Inspirer la relève, voilà à quoi se sont engagés Laurent Denis et Monique Vaillancourt, fondateurs de Denis Cimaf, une entreprise de débroussaillage et de déchiquetage industriel de Roxton Falls. Très vite, les parents encouragent la fibre entrepreneuriale de leurs fils Benjamin-Pierre Denis et Simon Denis. En 2006, ces derniers obtiennent leur premier prêt jeunesse pour démarrer Débusqueuses Awassos, spécialisé dans le développement et la commercialisation de machinerie compacte pour la coupe sélective du bois. « Grâce à eux, nous avons développé notre première débusqueuse. Dix ans plus tard, nous figurons parmi les chefs de file dans la fabrication de véhicules forestiers compacts », affirme Benjamin-Pierre. Pour lui, le défi majeur est de trouver les stratégies pour attirer en région la main-d’œuvre spécialisée. Prochain objectif ? « Présenter notre VD170 dans une exposition au Brésil au printemps prochain. L’Amérique du Sud est un marché potentiel énorme et nous voulons être là ». 

Laurent Denis et Monique Vaillancourt, fondateurs de Denis Cimaf et leurs fils Benjamin-Pierre Denis et Simon Denis

SADC du Kamouraska : ma maison logique ou la pensée verte

Le couple Catherine Duval et Pascal Dubé marient leurs talents de designer et de technicien pour créer des maisons hautement écoénergétiques conçues pour encourager les propriétaires à regarder vers des alternatives durables.  « En 2015, l’idée est venue d’abord d’un besoin personnel de se loger dans petit, de façon responsable et à peu de frais. Depuis, nous avons réalisé cinq micromaisons sur roues – de la conception à la construction – et nous entamons la construction de notre première maison modèle. » En 2016, Ma Maison Logique a remporté la deuxième place au gala national de Ose Entreprendre.

Catherine Duval et Pascal Dubé devant leur micromaison

SADC du Haut-Saguenay : Imago Structures ou le glamping réinventé

Lors d’un voyage dans l’Ouest canadien, Martine Houde et Martin Thibault craquent pour le glamping. « Aujourd’hui, nous nous spécialisons dans la fabrication de yourtes pour les promoteurs de tourisme d’aventure tels que campings, pourvoiries et centres de plein air qui veulent faire vivre de véritables expériences à leur clientèle », précise Martine Houde. Leurs produits – y compris des tentes de toit pour camionnette – réinventent le prêt-à-camper. « Dès le début, la SADC a cru en nous. Grâce à eux, nous ­sommes passés de l’entreprise artisanale à l’usine de fabrication ».

Martine Houde et Martin Thibault

SADC d’Antoine Labelle : Miels d’Anicet

De plus en plus de jeunes entrepreneurs font du développement durable une priorité. Travailler et mettre en valeur des produits d’ici, éveiller les consciences via des façons de faire plus écologiques et plus saines, voilà à quoi s’engagent la nouvelle génération. C’est le cas de Anne-Virginie Schmidt et Anicet Desrochers de Miels d’Anicet du côté des Hautes-Laurentides (SADC d’Antoine-Labelle). En plus de fabriquer – et de transformer – son miel brut, cru, sans filtration et certifié bio, le couple de Ferme Neuve fait aussi dans l’élevage des reines. Saviez-vous que seulement 1 % des apiculteurs dans le monde sont aussi éleveurs de reines abeilles ?

SADC de Pontiac : Herboristerie La Fée des Bois ou la permaculture engagée

Mariane Desjardins-Roy est une herboriste engagée. Herboristerie  La Fée des Bois, c’est elle. Près de Gatineau, la jeune femme utilise des méthodes de permaculture créant des impacts positifs sur la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes. Ses plantes médicinales sont cultivées et transformées à des fins alimentaires, thérapeutiques et cosmétiques en priorisant des produits locaux 100  % naturels. « L’aide de la SADC a permis de bonifier nos infrastructures forestières et certains bâtiments de transformation comme le séchoir et l’entrepôt», confirme l’herboriste.

SADC Harricana : La Ferme équestre aux pins gris ou l’ancrage au ­territoire

À 31 ans, Sarah Durocher est en démarrage de sa nouvelle entreprise. Professeur d’équitation, la jeune autochtone ouvrira bientôt un centre équestre multifonctionnel.  « Grâce à la SADC, j’ai pu faire l’achat d’un dôme pour un manège équestre afin d’opérer sur 4 saisons ». Outre la pension pour chevaux, on y proposera un camp de jour et de vacances, des sorties scolaires,
des fêtes d’enfant et des spectacles de voltige. « Tout ça en Abitibi, chez moi », mentionne ­fièrement Sarah. 

SADC de D’Autray-Joliette : M ta région

Valoriser et encourager l’achat local, voilà la mission que s’est donnée Mathieu Cloutier avec son projet M ta région, financé en partie par la SADC de D’Autray-Joliette. Le concept ? Sur présentation de la carte M ta région, le citoyen profite de ­privilèges et de rabais allant de 25  à 50 % auprès d’une multitude de partenaires : restaurant, hébergement, activités, boutiques et plus encore. Une belle façon de valoriser le talent et les attraits des régions du Québec.