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OSER POUR RÉUSSIR

Adux Stratégies: web haute couture

L’ingénierie du web, c’est la spécialité de Josianne Houde et Pascal Grondin, experts en marketing sur mesure. De Thetford Mines où ils ont établi il y a cinq ans le quartier général de Adux Stratégies, les deux complices excellent à mettre leur client sur la map.

«Notre mission est littéralement de propulser les entreprises du Québec sur la toile», affirme Josianne Houde, co-fondatrice de Adux Stratégies. «Parler à la bonne cible sur le web, c’est notre spécialité». Depuis cinq ans, Adux brille dans le référencement,  les placements publicitaires sur mesure et les stratégies web ultra peaufinées incluant le positionnement sur les réseaux sociaux. «L’idée, c’est d’investir là où il y a des gens vraiment intéressés à entendre».  

Les prémisses

L’aventure débute en 2013. Josianne et Pascal travaillent ensemble au cegep régional quand nait l’idée de partir un business axé sur les investissement web. «Le besoin était criant de lier les investissements et la performance. Le web permet des investissements ciblés et rentables en plus de l’analyse des retombées, ce que le média traditionnel permet peu ou pas», affirme Josianne. À partir de rien – On est partie d’une page blanche avec un papier et un crayon – les deux entrepreneurs foncent droit devant; elle avec ses talents de communicatrice et spécialiste marketing, lui avec son sens de l’ingénierie du web. «Pascal, c’est celui qui organise l’info, réinvente les concepts de base. Il a travaillé longtemps en développement des affaires et service client. Nous sommes vraiment complémentaires», affirme Josianne. Dès le départ, une opportunité se présente à eux. «Nous avons gagné un concours régional s’adressant aux entreprises en démarrage à qui on offrait une place d’affaires gratuite durant un an. Ça nous a propulsés»

Le succès vitesse grand V

Dès la première année, des clients d’envergure – Desjardins, la Clé de Sol – sont au rendez-vous. Cinq ans et huit employés plus tard, Adux Stragégie se positionne comme un véritable leader de l’industrie. Il y a deux ans, on leur a accordé la certification Google Premier Partner. «Il s’agit de la plus haute certification qu’une agence peut obtenir de Google qui, parmi toutes les agences au pays, choisit ses partenaires en fonction du volume d’investissements, de leurs performances au delà des standards, de leur capacité à retenir la clientèle et de la maitrise des stratégies». Adux Stratégies est aussi l’une des seules agences à faire du positionnement sur Amazon, la plus grosse plateforme de commerce en ligne au Canada. «Nous avons été la première agence au Québec à obtenir la certification Google Shopping. En cinq ans, nous nous sommes classés deux fois dans le top 10 des agences les plus performantes au pays. C’est fou quand tu penses que nos compétiteurs sont de grosses agences de Toronto, Montréal et Vancouver et que nous, on fait tout ça à partir d’une région.»

Fierté régionale

Cette fierté est partagée par les administrateurs de la SADC de l’Amiante, sollicités pour la phase 2 de leur développement d’affaires. «Grâce au programme Femme Entrepreneure, Adux Stratégies a profité d’un prêt sur cinq ans avec un moratoire d’intérêts sur les deux premières années», mentionne Katherine Veilleux, directrice de la SADC. «Ce prêt permettra le développement d’une plateforme intégrée sur mesure qui assurera un gain de productivité dans le suivi des opérations-client, de la vente à la facturation», conclut madame Veilleux. «Le client aura aussi accès à ses informations en temps réel», précise Josianne qui est aussi une athlète dans l’âme. «L’entrepreneuriat, c’est un peu comme le sport; ça nous fait affronter nos plus grandes peurs et ça fait systématiquement sortir le meilleur de soi-même».

Et demain?

«Nous avons la chance d’être en perpétuelle communication avec Amazon et Google. On a accès à des fonctionnalités test pour lesquelles on sert de cobayes. Ça nous permet de voir ce qui s’en vient avant tout le monde». La prochaine étape? «Passer de l’écrit au vocal avec Google Home et Siri par exemple. Quand tu demandes à Siri de te trouver un resto italien près de Québec, il y a de fortes chances qu’un système de placement publicitaire soit derrière tout ça bientôt». Et le plus grand défi? «Trouver le personnel qualifié est plus difficile en région. Alors on fait de la formation sur mesure à l’interne et même avec les institutions scolaires. Rien ne va nous arrêter pour demeurer devant».

OSER POUR RÉUSSIR

ZEAL MOTOR: VOIR GRAND THINK FAT

Maxim O’Shaughnessy, Amine Khimjee et Benoit Marleau voient grand pour leur Fat Truck, premier d’une gamme de véhicules hors-route industriels et révolutionnaires développés par Zeal Motor de Bromont. Leur objectif ? Devenir un manufacturier de classe mondiale. Lançé en janvier 2019, leur Fat Truck tient déjà promesse.

Avant même d’avoir jeté un oeil au produit, la feuille de route des partenaires impressionne. Tous dans la quarantaine, ils cumulent à eux trois plus de 50 ans d’expérience. «Nous avons travaillé durant plusieurs années au sein d’une multinationale qui se spécialise dans la production de véhicules à chenilles tout usages. En février 2018, nous avons décidé de plonger ensemble dans notre propre aventure», mentionne Maxim, président de Zeal Motor.

Trio gagnant

En un an seulement, il en a coulé de l’eau sous les ponts. «Pour se lancer et s’investir corps et âme dans notre start-up, il nous a d’abord fallu quitter des emplois qu’on aimait et pour lesquels nous étions, disons-le, très bien rémunérés», convient Maxim.

Après avoir bâti un plan d’affaires à toutes épreuves, les voilà en quête de financement: l’enjeu est de taille puisque l’investissement de départ nécessite 1,5 millions de dollars. «Il nous a fallu mettre en gage nos avoirs personnels mais les investisseurs ont rapidement été au rendez-vous».

Pourquoi une telle confiance? «Au-delà des forces du produit, la complémentarité de nos expertises respectives a compté pour beaucoup», affirme Maxim, un ingénieur de formation qui, a développé pas moins de six produits qui encore aujourd’hui connaissent beaucoup de succès. Quant à Benoit, c’est une sommité du domaine de l’ingénierie. «Benoit, c’est celui qui réfléchit out of the box et trouve les solutions», mentionne le vice-président ventes et marketing Amine Khimjee qui, à lui seul, possède 30 ans d’expérience en vente et un excellent réseau dans au moins 60 pays. «Pour le moment, notre marché principal demeure l’Amérique du Nord».

OSER POUR RÉUSSIR

COOP GRACEFIELD: SE RAPPROCHER DU CLIENT, C’EST GAGNANT!

Dans la Vallée de la Gatineau, la Coop Gracefield est un modèle d’entrepreneuriat. À la lumière d’une étude sur la clientèle de villégiature réalisée par la SADC locale, Jean-Serge Rochon n’a pas hésité à adapter son offre à l’ADN de sa collectivité. Résultat? Ils sont désormais plus nombreux à se sentir ici «chez eux».

À 90 km au nord de Gatineau-Ottawa, Gracefield se compose de résidants et de villégiateurs qui, chaque été, font grimper la population de 2500 à 20000. Ces résidants de passage – souvent propriétaires de chalets – y dépensent localement des sommes considérables. «Ce sont loin d’être des touristes», mentionne Pierre Monette, directeur général de la SADC Vallée de la Gatineau. «Les villégiateurs paient des taxes municipales et méritent qu’on les considère comme des résidants à part entière». Bien que certains villégiateurs fassent partie de la collectivité depuis des années, aucune donnée ne permettait toutefois de cerner qui ils sont et quelles sont leurs habitudes de vie. La SADC s’est chargée de corriger le tir.

Résidants à part entière 
En 2005, la SADC Vallée de la Gatineau a donc mené une étude visant à mieux comprendre le phénomène de la villégiature sur son territoire. «Par le biais de sondages et de nombreux focus groups, l’étude - à la fois qualitative et quantitative - a identifié certaines failles qui nous ont amené à adapter notre offre de services», résume Pierre Monette de la SADC. «Résultats en main, nous avons ensuite mené une importante campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès des entreprises de la région qui ont vu une opportunité à saisir pour augmenter leur rendement et la satisfaction de ce segment de clientèle». Le résultat? Les dépenses des villégiateurs qui étaient de l’ordre de 23 millions en 2005 sont passées à 52 millions en 2014. «Ce qu’on l’on sait plus clairement aujourd’hui, c’est qu’ils recherchent quelque chose d’authentique et de différent. Entre la grande surface et la quincaillerie du coin, leur préférence pour l’artisanal et le local est sans équivoque», poursuit Pierre Monette. Voyons un peu comment la Coop Gracefield a su tirer son épingle du jeu.

Une Coop qui s’adapte
L’étude de la SADC a définitivement servi de bougie d’allumage pour la Coop Gracefield. «Dès 2006, nous sommes déménagés sur une artère plus commerciale offrant une plus grande visibilité et facilité d’accès. Nous avons construit à neuf un magasin et des entrepôts. Nous avons ouvert une boutique déco de 1000 pc à l’intérieur du magasin, élargi nos heures d’ouverture de même que la gamme de nos produits afin de satisfaire à la demande des villégiateurs», résume Jean-Serge Rochon, directeur général de la Coop depuis 1984.

OSER POUR RÉUSSIR

Kelly-Dric: En mode virtuel

En 1995, Sylvie Ladouceur sacrifie 100 pc de sa maison pour ouvrir sa première boutique de mode. D’agrandissement en agrandissement, sa boutique occupe aujourd’hui 4000 pc de surface. Et ce, sans compter tout l’espace qu’elle occupe dans le monde virtuel.

En 24 ans, Sylvie Ladouceur a peu changé. «Quand elle est venue s’assoir avec nous pour la première fois, son plan d’affaires sous le bras, Sylvie venait d’accoucher de son deuxième enfant. Avant-gardiste et fonceuse, elle affichait déjà toutes les qualités qu’on reconnait à un bon entrepreneur», avoue Johanne Lamie, directrice des services financiers de la SADC Maskinongé. Au départ, les services que lui offre la SADC sont en lien avec le financement des inventaires et l’accompagnement. «Il n’y avait pas de logiciels comptables à cette époque, tout se faisait de façon manuelle», se souvient Johanne Lamie qui, au fil des ans, assiste à l’expansion de l’entreprise de la jeune femme d’affaires. «Elle a commencé dans son salon, a ajouté une chambre et puis une autre pièce de la maison. Il y a cinq ans, Sylvie s’est offert un immeuble sur une artère commerciale de Louiseville des plus fréquentées».

Oser pour réussir

OBuro: Quand le collaboratif vitamine une communauté

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Dans Charlevoix, le co-working fait lentement son chemin. Pour inspirer les travailleurs autonomes à fréquenter leur espace collaboratif, Audrée Bélanger et Amélie Beaulne – co-fondatrices de OBuro – s’appliquent à changer les mentalités. Depuis deux ans, les jeunes entrepreneures se sont donné comme mission de briser l’isolement des travailleurs autonomes tout en revitalisant le centre-ville de la Malbaie. Avec le soutien de la SADC, elles sont en voie de gagner leur pari.

Il y a quelques années, Audrée et Amélie s’installent dans Charlevoix, attirées par l’énergie du lieu. Elles ne se connaissent pas encore mais la fibre de l’entrepreneuriat germe déjà en chacune d’elles. En 2014, Audrée fonde A-Bcom, spécialisée en communication marketing web, tandis qu’Amélie – graphiste de formation – crée Rorkäal Design. «On a eu à travailler ensemble sur des projets. On a tellement cliqué, ça en était épeurant tellement on était complémentaires», affirme Audrée. Rapidement, les deux jeunes femmes songent à louer un bureau ensemble pour challenger leurs idées. «On cherchait une façon de stimuler notre créativité et d’augmenter notre productivité», soutient Amélie.

C’est alors qu’elles entendent parler du projet en devenir, Les Espaces Saint-Étienne. «L’endroit collait parfaitement à l’image qu’on avait d’un espace à bureaux d’avant-garde. C’est de là qu’est partie l’idée d’y loger nos entreprises respectives et d’y ouvrir aussi un espace collaboratif pour travailleurs autonomes», se souviennent Audrée et Amélie. Soutenues par le maire de La Malbaie, elles sont alors mises en contact avec la SADC.

Revitaliser Charlevoix-Est

Dans son quartier général de Baie-Saint-Paul, Pascal Harvey planche sur le projet de revitalisation du centre-ville de La Malbaie. Quand Amélie et Audrée frappent à sa porte, fin 2015, le directeur général de la SADC Charlevoix est tout ouïe. «Les filles avaient du guts et savaient ce qu’elles voulaient. Elles avaient toutefois besoin de structure, de conseils et de financement. Leur projet m’est vite apparu comme une pièce-maîtresse de la relance du centre-ville de La Malbaie. On a embarqué», raconte le directeur général. La SADC Charlevoix a tellement embarqué qu’elle a même loué des espaces à OBuro pour y faire son bureau-satellite dans Charlevoix-Est.

En plus de devenir locataire, la SADC est intervenue dans le projet avec des contributions non remboursables et des prêts à faible intérêt. «Pour nous, faire un chèque c’est la finalité et c’est très loin de nos priorités. Notre but est d’établir un contact qui nous permettra de s’allier d’autres entrepreneurs pour faire bouger les choses», précise Pascal. Pour les fondatrices de OBuro, l’aide de la SADC est des plus gratifiantes. «Avec eux, on a trouvé un accompagnement hyper personnalisé empreint de respect et d’une grande flexibilité. Ils savent mettre l’humain au cœur de l’accompagnement. Ce sont de véritables mentors», confirment les jeunes femmes.

L’union fait la force

Instaurer de nouvelles habitudes en région n’est pas simple. «On travaille fort pour faire reconnaître l’immense potentiel qu’offrent le réseautage entre clients, fournisseurs, partenaires et collaborateurs», affirment les deux entrepreneures qui souhaitent faire de leur espace co-working un point de rassemblement pour la communauté. «Nous voulons contribuer à promouvoir l’achat local en mettant de l’avant des gens qualifiés offrant des services top qualité. Plus besoin d’aller à Québec ou Montréal pour ça», s’emballe Audrée. «En travaillant ensemble, en partageant nos difficultés et nos victoires, on crée des opportunités et des liens plus grands encore», croit Amélie.

OSER POUR RÉUSSIR

Domaine L’Orée des Bois: quand l'agriculture porte fruit

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Il y a 20 ans, Lyna Bouchard et son conjoint Éric Perreault profitent de la nordicité de leur Lac-Saint-Jean natal pour développer un nouveau mode de vie. Leur domaine de Notre-Dame-de-Lorette est aujourd’hui un véritable modèle pour de nombreux entrepreneurs en herbe dont leurs enfants Matis et Sameck. 

Retour aux sources
En 1996, Lyna et son conjoint Éric prennent l’une des décisions les plus importantes de leur vie: quitter Montréal pour s’installer sur la terre familiale des grands-parents de Lyna à Notre-Dame-de-Lorette au Lac-Saint-Jean. Leur idée? Fonder une famille et redonner vie à la terre patrimoniale abandonnée depuis 40 ans.

Maraîchers en herbe
Lyna a alors 23 ans et est adjointe juridique. Éric, électricien de métier, en a 22. Vivre de la terre s’est imposé de façon toute naturelle. «Éric et moi ne connaissions absolument rien de la culture des petits fruits mais nous étions tous les deux passionnés par l’agriculture en général. Nous avons tout appris sur le terrain». Les jeunes entrepreneurs obtiennent dès le départ le soutien de la SADC Maria-Chapdelaine. «Nous avons pu profiter du programme Stratégie Jeunesse qui se mettait alors en place à la fin des années 90. Ça nous a aidé à partir et notre complicité avec la SADC n’a fait que grandir par la suite».

Oser pour réussir

Espacepapineau.ca: opération séduction

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Attirer en région de nouvelles entreprises n’est pas toujours simple. La MRC de Papineau en sait quelque chose. Quoi faire quand 24 municipalités cherchent à passer le même message? S’unir reste la meilleure solution. C’est ce que la SADC Papineau avait derrière la tête quand est née l’idée d’un portail unique pour valoriser à la fois la qualité de vie, les attraits et les opportunités d’affaires d’une région au potentiel incroyable.

L’union fait la force
Directrice générale de la SADC Papineau, Mélissa Bergeron voit grand pour le développement économique de sa région. «Certains croient encore que les SADC régionales ne sont là que pour financer des projets. Peu de gens savent que nous pilotons souvent de l’interne des projets qui ont comme principal objectif de favoriser le développement économique de notre région».

Mettre Papineau sur la map, voilà à quoi s’est engagée la SADC Papineau dans un projet conjoint avec la MRC Papineau et la Chambre de Commerce Vallée de la Petite-Nation. Durant plus de deux ans et demi, le groupe a travaillé à créer un portail unique en lien avec tous les acteurs de développement de Papineau. «Papineau, ce sont 24 municipalités qui, sur 2905 km carrés, cherchent à passer le même message. Mettre nos efforts en commun pour créer un outil de marketing territorial unique était tout naturel».

Les trois partenaires ont financé ensemble le projet. «On y a mis des ressources financières, oui, mais beaucoup de jus de bras», affirme Mélissa Bergeron. Les élus ont tous entérinés l’idée et la nouvelle plateforme web a enfin vu le jour en mai dernier. «Nous sommes très fiers du résultat. L’image autant que le contenu est très fidèle à notre ADN».

Oser pour réussir

Kapta: les as du plastique

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Les Beaucerons ont la fibre entrepreneuriale dans le sang. Depuis toujours, leur détermination en fait des chefs d’entreprises remarquables. Kapta n’échappe pas à la règle. Depuis un an, sa croissance est fulgurante. Pour son président Christian Jacques, c’est d’abord et avant tout une question de force de vente.

Christian Jacques est né en Beauce il y a 47 ans. Très jeune, l’entrepreneur en herbe est attiré par l’industrie manufacturière où il passe de consultant technique à distributeur de machinerie pour la transformation des métaux. L’homme possède déjà des parts dans au moins deux entreprises quand il apprend la vente de Kapta en mars 2017. «Tout s’est passé en une heure», affirme Christian Jacques. Un mois plus tard, avec un collègue de longue date - Jonathan Labrie, vice-président aux ventes - le voilà aux commandes de l’usine de Notre-Dame-des-Pins, une entreprise rentable embauchant alors une quinzaine d’employés.

Du plastique à toutes épreuves

L’entreprise se spécialise dans la fabrication sur mesure de présentoirs de plastique commerciaux. «Notre approche est aujourd’hui beaucoup plus large. Notre ligne de transformation de plastique nous permet de fabriquer des pièces sur mesure pour d’autres usines ou fabricants que ce soit à des fins industrielles ou commerciales», précise Christian Jacques. Depuis juillet 2017, Kapta collabore aussi avec le domaine médical. «Le médical, c’est très exigeant. Nous créons par exemple des classeurs à pilules à être remplis par des robots de façon très mécanique. Les plateaux se déplacent, c’est sophistiqué, et ça doit fonctionner au millimètre près», assure l’entrepreneur.

Financement et diagnostic

Pour finaliser le financement de l’entreprise, Christian Jacques s’est tourné vers le CAE Beauce-Chaudière. «Le goodwill est ce qu’il y a de plus difficile à financer par les banques pour une entreprise de relève. Le CAE nous a fait confiance et reste encore aujourd’hui un partenaire très présent». Afin de bien faire les choses, Christian Jacques a pris le temps, dès le jour 1, d’analyser les forces et faiblesses de sa nouvelle entreprise. «Nous avons identifié où se situaient les goulots, modifié les stations de travail, acheté de nouveaux équipements et maximisé l’efficacité de la chaîne de production en changeant certaines méthodologies de travail».  

Commandité

Pôle industriel et minier de la MRC des Sources : Incubateur d’innovation

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Marc Grimard est né à Asbestos. Directeur général de la SADC des Sources depuis 22 ans, il connaît bien les défis de sa région. Le pôle industriel et minier, il l’a vu dans ses rêves bien avant que se pose le premier jalon en juillet 2017. 

Longtemps et encore aujourd’hui, Asbestos a été associé à l’amiante. En une seule décennie, la région a perdu ses vaisseaux Amiral. En 2003, Métallurgie Magnola–producteur de magnésium à partir des résidus de l’industrie du chrysotile–ferme ses portes. En 2012, on assiste à l’abandon de l’exploitation du chrysotile et à la fermeture de Mine Jeffrey. Le milieu n’avait pas dit son dernier mot.

Oser pour réussir

SADC Haut-Saguenay : agir aujourd’hui pour demain

Depuis dix ans, la SADC Haut-Saguenay s’est donné comme principal objectif de venir en aide aux entreprises désireuses d’améliorer les conditions de vie des générations futures. L’avant-gardiste SADC a fait du développement durable son créneau principal d’intervention mettant au service des PME différents programmes dont le volet Crédit carbone. Envie d’en savoir plus ?

Depuis 10 ans, la SADC Haut-Saguenay ne lésine devant rien pour passer au vert. « Dès 2007, nous avons embauché une éco-conseillère pour accompagner les entreprises qui font du développement durable un enjeu de société », avance André Boily, directeur général. « En 10 ans, nous avons supporté au-delà de 60 entreprises dans une démarche d’accompagnement qui va du diagnostic au plan d’action ». En 2010, la SADC a créé un Fonds de développement durable finançant du coup 12 projets totalisant 1,5 million $. Depuis 4 ans, son concept Zones durables permet de faire travailler ensemble les municipalités, les entreprises et les SADC afin d’inclure le développement durable dans les pratiques d’affaires. Quant au volet Crédit carbone, saviez-vous qu’un projet-pilote de 2016 regroupant 7 entreprises de la région engagées dans la lutte contre les changements climatiques a permis de diminuer de 500 000 tonnes les gaz à effets de serre ? « Le 22 novembre, nous annoncions la finalisation d’une première transaction avec une banque canadienne pour la vente de plusieurs centaines de crédit carbone provenant d’entreprises locales dont RSI Environnement ».

RSI Environnement : Énergie propre et environnement sain 

Spécialiste en traitement et recyclage de sols contaminés et matières dangereuses, la PME de Saint-Ambroise se classe aujourd’hui parmi les entreprises québécoises les plus performantes en matière de développement durable.

La mission de RSI Environnement est bien simple : transformer des sols usés en sols propres valorisables et réutilisables. Grâce à différents procédés technologiques dont la désorption thermique à haute température, RSI Environnement est la seule entreprise au Québec à pouvoir neutraliser à 99,99 % certains contaminants comme les pesticides, les dioxines et les furannes. « Donner une deuxième vie aux sols contaminés en les recyclant plutôt qu’en les laissant polluer l’environnement fait partie de la mission de l’entreprise », affirme Jean-François Landry. La PME réussit chaque année à générer un surplus d’énergie qu’elle espère vendre à d’autres entreprises de proximité.

Au fil du temps

  • 1992 : Claude Pednault, un entrepreneur local, fonde Récupère Sol.
  • 1996 : Bennet Environnemental – Vancouver - en devient propriétaire.
  • 1997 : Jean-François Landry est nommé directeur des opérations et DG.
  • 2013 : Ce dernier achète Bennett Environnemental.
  • 2017 : L’entreprise devient RSI Environnement.