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Oser pour réussir

SADC Rouyn-Noranda : Pénurie de main d’œuvre, à l’attaque!

Pour faire face au problème de pénurie de main d’œuvre, la SADC de Rouyn-Noranda a pris le taureau par les cornes. Travaillant en amont depuis 2018, le programme RH+ fournit aux entreprises de la région les outils nécessaires à la rétention de la main d’œuvre qualifiée. Depuis, RH+ fait des petits.

La SADC de Rouyn-Noranda couvre un important territoire au cœur de l’Abitibi-Témiscamingue, une région dont l’économie est étroitement liée au secteur minier. «Rouyn-Noranda est bâtie sur une faille minière. Depuis longtemps, ce secteur d’activités représente un moteur économique important en plus d’offrir des salaires extrêmement compétitifs assurant la santé financière de plusieurs entreprises de services de la région», affirme Jocelyn Lévesque, directeur général de la SADC de Rouyn-Noranda. Malgré que le marché du travail soit très vigoureux, plus de 2600 emplois sont à combler en Abitibi-Témiscamingue et les entreprises de tout secteur confondu peinent à attirer – et à conserver – une main d’œuvre qualifiée.

  • Taux de chômage à Rouyn-Noranda: 3,9%
  • Taux de chômage moyen au Québec: 5,4%

Attraction vs rétention

Plusieurs comités issus d’organismes municipaux et gouvernementaux se penchent depuis longtemps sur le développement de l’attractivité de la région. «Nous sommes en compétition avec tout le Québec pour attirer les travailleurs. En raison de la distance qui nous sépare de Montréal et malgré que nous profitions d’une importante richesse culturelle, ce n’est pas toujours évident.» Voilà pourquoi, entre autres, la SADC de Rouyn-Noranda décidait en 2018 de s’attaquer en amont au problème de la main d’œuvre qui, disons-le, semble frapper de la même façon l’ensemble des régions du Québec. «C’est un défi d’attirer de la main d’œuvre mais c’est tout aussi important de savoir la retenir.»

«Pendant que plusieurs entreprises multiplient les démarches pour attirer de la main d’œuvre à l’extérieur du Québec, voire à l’international, d’autres y vont d’une surenchère au niveau des offres salariales afin de conserver leurs employés ou de pouvoir recruter chez le concurrent.» Pour Jocelyn Lévesque, la vraie question s’est vite posée. «Les entreprises ne devraient-elle pas plutôt investir dans leurs propres façons de faire afin que les employés aient le goût de rester?»

Le programme RH+

Créé par la SADC en partenariat avec le Centre local d’emploi (aujourd’hui Service Québec), le programme RH+ propose la mise en commun d’outils RH permettant aux entreprises - de 20 employés et moins - d’améliorer leurs pratiques et, du coup, d’augmenter le niveau de satisfaction au travail de leurs employés. «On diminue ainsi de beaucoup l’absentéisme et on augmente la rétention à long terme. Les employés sont plus motivés et par conséquent plus productifs.» Par ricochet, l’entreprise affiche un meilleur rendement et voit ses besoins de recrutement diminuer. «C’est une approche gagnant-gagnant. Si l’entreprise privilégiant de bonnes pratiques doit malgré tout aller en recrutement, elle devient beaucoup plus attractive et développe une meilleure capacité à accueillir des nouveaux employés.»

Poser le bon diagnostic

Plusieurs outils ont été développés afin d’aider la SADC, ses partenaires et consultants à poser le bon diagnostic auprès des nouvelles cohortes participant chaque année au programme. «Le plan d’action peut viser une réorganisation du travail, les communications, l’implication des employés, l’amélioration des processus, le développement des compétences et plus encore», résume Jocelyn Lévesque.

Lors de la présentation du plan d’action, on détermine précisément les interventions que l’entreprise pourra faire elle-même avec les outils lui étant offerts par la SADC et le Centre Local d’emploi. «Les interventions plus complexes – voire plus sensibles – sont effectuées par un consultant en RH – Le Bleu communication humaine ou CC Consultants, conseil et créativité – pour lequel une banque de 10 heures est mise à disposition.»


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Microbrasserie La Pécheresse: brasseurs d'idées

En 2013, Marc-André Ayotte et Michael Martineau sont de retour depuis peu dans leur patelin natal. Chacun de leur côté, les deux entrepreneurs en herbe nourrissent le rêve de créer la première microbrasserie à La Tuque. Ils mettront rapidement leurs efforts en commun au nom de la passion du houblon. Deux ans plus tard, la Pécheresse était née.

Longtemps exilés à Montréal et exerçant chacun des métiers différents, Marc-André Ayotte et Michael Martineau ont pourtant bien des points en commun. «Nous avions tous les deux un sentiment d’appartenance très fort à La Tuque, notre ville natale. Très vite, on a partagé la vision de créer une entreprise qui mettrait en valeur notre coin de pays et qui, en même temps, aurait une implication sociale importante dans toute la Mauricie», affirme Michael Martineau, rejoint en plein brassage dans son usine de La Tuque qui célèbre cette année 5 ans d’existence.

5 ans déjà !

Depuis 2015, il en a coulé de l’eau sous les ponts. Si la Pécheresse brasse au départ environ 40 000 litres de bière annuellement, elle en brasse aujourd’hui plus de 170 000 litres. Pour la microbrasserie dont la production est axée sur la production de bières acidulées lacto-fermentées, la partie n’est pourtant pas gagnée d’avance. En 2015, très peu de bières artisanales sont alors disponibles en dépanneur à La Tuque. «On s’est imposé lentement en faisant beaucoup d’éducation pour que les gens puissent apprécier qu’avec ce type de bière artisanale, il se passe vraiment de quoi dans la bouche», rigole le jeune entrepreneur aujourd’hui âgé de 33 ans. 

Aussi passionnés l’un que l’autre par le brassage de la bière, les deux associés mettent leurs différences à profit dans la gestion quotidienne de du business. «Marc-André s’occupe du côté organisationnel, de la production,  des chiffres et de la gestion des opérations. Moi, c’est plutôt le marketing, l’image de marque et le développement», précise Michael. Chaque année, La Pécheresse brasse une douzaine de bières dont plusieurs saisonnières faites à partir des petits fruits du coin comme la Mme. Rose, brassée à partir de la camerise.

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Meg-Guy Rembourre: La fée de Péribonka

Elle a des doigts de fée et une conscience environnementale qui a du ressort. Après un changement de carrière pour le moins insolite qui l’amène du journalisme au rembourrage, Meghann Dionne est fière de perpétuer un savoir-faire qui se perd en donnant une seconde vie à ce qui prend de l’âge.

En lançant Meg-Guy Rembourre, Meghann s’est donné pour mission de mettre en valeur ce qui a pris de l’âge. «Grâce à ma mère Guylaine, j’ai découvert une véritable passion pour le métier de rembourreur», affirme la jeune femme titulaire d’un bac, journaliste de formation, et récemment diplômée de l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie de Victoriaville. «Le rembourrage est arrivé au moment où j’envisageais un changement de carrière. Ma mère et moi nous sommes inscrites au même cours. Ce qui au départ n’était qu’un intérêt est vite devenu une passion.»

Après neuf mois d’études, Meghann s’installe à Péribonka dans l’idée d’y partir son business. «C’est le village de mes grands-parents. J’y étais souvent de passage lors de mes étés d’enfance et j’en gardais de précieux souvenirs. Mon plan de départ a été de m’installer près de la marina pour pouvoir développer la clientèle des plaisanciers.» Ouvert en juin, son atelier reçoit ainsi de nombreuses commandes pour rembourrer un siège de bateau ou rafistoler une voile. «Ça m’a vite amené de l’eau au moulin. À la basse saison, je me suis concentrée sur le rembourrage de mobilier.»

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Adux Stratégies: web haute couture

L’ingénierie du web, c’est la spécialité de Josianne Houde et Pascal Grondin, experts en marketing sur mesure. De Thetford Mines où ils ont établi il y a cinq ans le quartier général de Adux Stratégies, les deux complices excellent à mettre leur client sur la map.

«Notre mission est littéralement de propulser les entreprises du Québec sur la toile», affirme Josianne Houde, co-fondatrice de Adux Stratégies. «Parler à la bonne cible sur le web, c’est notre spécialité». Depuis cinq ans, Adux brille dans le référencement,  les placements publicitaires sur mesure et les stratégies web ultra peaufinées incluant le positionnement sur les réseaux sociaux. «L’idée, c’est d’investir là où il y a des gens vraiment intéressés à entendre».  

Les prémisses

L’aventure débute en 2013. Josianne et Pascal travaillent ensemble au cegep régional quand nait l’idée de partir un business axé sur les investissement web. «Le besoin était criant de lier les investissements et la performance. Le web permet des investissements ciblés et rentables en plus de l’analyse des retombées, ce que le média traditionnel permet peu ou pas», affirme Josianne. À partir de rien – On est partie d’une page blanche avec un papier et un crayon – les deux entrepreneurs foncent droit devant; elle avec ses talents de communicatrice et spécialiste marketing, lui avec son sens de l’ingénierie du web. «Pascal, c’est celui qui organise l’info, réinvente les concepts de base. Il a travaillé longtemps en développement des affaires et service client. Nous sommes vraiment complémentaires», affirme Josianne. Dès le départ, une opportunité se présente à eux. «Nous avons gagné un concours régional s’adressant aux entreprises en démarrage à qui on offrait une place d’affaires gratuite durant un an. Ça nous a propulsés»

Le succès vitesse grand V

Dès la première année, des clients d’envergure – Desjardins, la Clé de Sol – sont au rendez-vous. Cinq ans et huit employés plus tard, Adux Stragégie se positionne comme un véritable leader de l’industrie. Il y a deux ans, on leur a accordé la certification Google Premier Partner. «Il s’agit de la plus haute certification qu’une agence peut obtenir de Google qui, parmi toutes les agences au pays, choisit ses partenaires en fonction du volume d’investissements, de leurs performances au delà des standards, de leur capacité à retenir la clientèle et de la maitrise des stratégies». Adux Stratégies est aussi l’une des seules agences à faire du positionnement sur Amazon, la plus grosse plateforme de commerce en ligne au Canada. «Nous avons été la première agence au Québec à obtenir la certification Google Shopping. En cinq ans, nous nous sommes classés deux fois dans le top 10 des agences les plus performantes au pays. C’est fou quand tu penses que nos compétiteurs sont de grosses agences de Toronto, Montréal et Vancouver et que nous, on fait tout ça à partir d’une région.»

Fierté régionale

Cette fierté est partagée par les administrateurs de la SADC de l’Amiante, sollicités pour la phase 2 de leur développement d’affaires. «Grâce au programme Femme Entrepreneure, Adux Stratégies a profité d’un prêt sur cinq ans avec un moratoire d’intérêts sur les deux premières années», mentionne Katherine Veilleux, directrice de la SADC. «Ce prêt permettra le développement d’une plateforme intégrée sur mesure qui assurera un gain de productivité dans le suivi des opérations-client, de la vente à la facturation», conclut madame Veilleux. «Le client aura aussi accès à ses informations en temps réel», précise Josianne qui est aussi une athlète dans l’âme. «L’entrepreneuriat, c’est un peu comme le sport; ça nous fait affronter nos plus grandes peurs et ça fait systématiquement sortir le meilleur de soi-même».

Et demain?

«Nous avons la chance d’être en perpétuelle communication avec Amazon et Google. On a accès à des fonctionnalités test pour lesquelles on sert de cobayes. Ça nous permet de voir ce qui s’en vient avant tout le monde». La prochaine étape? «Passer de l’écrit au vocal avec Google Home et Siri par exemple. Quand tu demandes à Siri de te trouver un resto italien près de Québec, il y a de fortes chances qu’un système de placement publicitaire soit derrière tout ça bientôt». Et le plus grand défi? «Trouver le personnel qualifié est plus difficile en région. Alors on fait de la formation sur mesure à l’interne et même avec les institutions scolaires. Rien ne va nous arrêter pour demeurer devant».

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ZEAL MOTOR: VOIR GRAND THINK FAT

Maxim O’Shaughnessy, Amine Khimjee et Benoit Marleau voient grand pour leur Fat Truck, premier d’une gamme de véhicules hors-route industriels et révolutionnaires développés par Zeal Motor de Bromont. Leur objectif ? Devenir un manufacturier de classe mondiale. Lançé en janvier 2019, leur Fat Truck tient déjà promesse.

Avant même d’avoir jeté un oeil au produit, la feuille de route des partenaires impressionne. Tous dans la quarantaine, ils cumulent à eux trois plus de 50 ans d’expérience. «Nous avons travaillé durant plusieurs années au sein d’une multinationale qui se spécialise dans la production de véhicules à chenilles tout usages. En février 2018, nous avons décidé de plonger ensemble dans notre propre aventure», mentionne Maxim, président de Zeal Motor.

Trio gagnant

En un an seulement, il en a coulé de l’eau sous les ponts. «Pour se lancer et s’investir corps et âme dans notre start-up, il nous a d’abord fallu quitter des emplois qu’on aimait et pour lesquels nous étions, disons-le, très bien rémunérés», convient Maxim.

Après avoir bâti un plan d’affaires à toutes épreuves, les voilà en quête de financement: l’enjeu est de taille puisque l’investissement de départ nécessite 1,5 millions de dollars. «Il nous a fallu mettre en gage nos avoirs personnels mais les investisseurs ont rapidement été au rendez-vous».

Pourquoi une telle confiance? «Au-delà des forces du produit, la complémentarité de nos expertises respectives a compté pour beaucoup», affirme Maxim, un ingénieur de formation qui, a développé pas moins de six produits qui encore aujourd’hui connaissent beaucoup de succès. Quant à Benoit, c’est une sommité du domaine de l’ingénierie. «Benoit, c’est celui qui réfléchit out of the box et trouve les solutions», mentionne le vice-président ventes et marketing Amine Khimjee qui, à lui seul, possède 30 ans d’expérience en vente et un excellent réseau dans au moins 60 pays. «Pour le moment, notre marché principal demeure l’Amérique du Nord».

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COOP GRACEFIELD: SE RAPPROCHER DU CLIENT, C’EST GAGNANT!

Dans la Vallée de la Gatineau, la Coop Gracefield est un modèle d’entrepreneuriat. À la lumière d’une étude sur la clientèle de villégiature réalisée par la SADC locale, Jean-Serge Rochon n’a pas hésité à adapter son offre à l’ADN de sa collectivité. Résultat? Ils sont désormais plus nombreux à se sentir ici «chez eux».

À 90 km au nord de Gatineau-Ottawa, Gracefield se compose de résidants et de villégiateurs qui, chaque été, font grimper la population de 2500 à 20000. Ces résidants de passage – souvent propriétaires de chalets – y dépensent localement des sommes considérables. «Ce sont loin d’être des touristes», mentionne Pierre Monette, directeur général de la SADC Vallée de la Gatineau. «Les villégiateurs paient des taxes municipales et méritent qu’on les considère comme des résidants à part entière». Bien que certains villégiateurs fassent partie de la collectivité depuis des années, aucune donnée ne permettait toutefois de cerner qui ils sont et quelles sont leurs habitudes de vie. La SADC s’est chargée de corriger le tir.

Résidants à part entière 
En 2005, la SADC Vallée de la Gatineau a donc mené une étude visant à mieux comprendre le phénomène de la villégiature sur son territoire. «Par le biais de sondages et de nombreux focus groups, l’étude - à la fois qualitative et quantitative - a identifié certaines failles qui nous ont amené à adapter notre offre de services», résume Pierre Monette de la SADC. «Résultats en main, nous avons ensuite mené une importante campagne de sensibilisation et de mobilisation auprès des entreprises de la région qui ont vu une opportunité à saisir pour augmenter leur rendement et la satisfaction de ce segment de clientèle». Le résultat? Les dépenses des villégiateurs qui étaient de l’ordre de 23 millions en 2005 sont passées à 52 millions en 2014. «Ce qu’on l’on sait plus clairement aujourd’hui, c’est qu’ils recherchent quelque chose d’authentique et de différent. Entre la grande surface et la quincaillerie du coin, leur préférence pour l’artisanal et le local est sans équivoque», poursuit Pierre Monette. Voyons un peu comment la Coop Gracefield a su tirer son épingle du jeu.

Une Coop qui s’adapte
L’étude de la SADC a définitivement servi de bougie d’allumage pour la Coop Gracefield. «Dès 2006, nous sommes déménagés sur une artère plus commerciale offrant une plus grande visibilité et facilité d’accès. Nous avons construit à neuf un magasin et des entrepôts. Nous avons ouvert une boutique déco de 1000 pc à l’intérieur du magasin, élargi nos heures d’ouverture de même que la gamme de nos produits afin de satisfaire à la demande des villégiateurs», résume Jean-Serge Rochon, directeur général de la Coop depuis 1984.

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Kelly-Dric: En mode virtuel

En 1995, Sylvie Ladouceur sacrifie 100 pc de sa maison pour ouvrir sa première boutique de mode. D’agrandissement en agrandissement, sa boutique occupe aujourd’hui 4000 pc de surface. Et ce, sans compter tout l’espace qu’elle occupe dans le monde virtuel.

En 24 ans, Sylvie Ladouceur a peu changé. «Quand elle est venue s’assoir avec nous pour la première fois, son plan d’affaires sous le bras, Sylvie venait d’accoucher de son deuxième enfant. Avant-gardiste et fonceuse, elle affichait déjà toutes les qualités qu’on reconnait à un bon entrepreneur», avoue Johanne Lamie, directrice des services financiers de la SADC Maskinongé. Au départ, les services que lui offre la SADC sont en lien avec le financement des inventaires et l’accompagnement. «Il n’y avait pas de logiciels comptables à cette époque, tout se faisait de façon manuelle», se souvient Johanne Lamie qui, au fil des ans, assiste à l’expansion de l’entreprise de la jeune femme d’affaires. «Elle a commencé dans son salon, a ajouté une chambre et puis une autre pièce de la maison. Il y a cinq ans, Sylvie s’est offert un immeuble sur une artère commerciale de Louiseville des plus fréquentées».

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OBuro: Quand le collaboratif vitamine une communauté

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Dans Charlevoix, le co-working fait lentement son chemin. Pour inspirer les travailleurs autonomes à fréquenter leur espace collaboratif, Audrée Bélanger et Amélie Beaulne – co-fondatrices de OBuro – s’appliquent à changer les mentalités. Depuis deux ans, les jeunes entrepreneures se sont donné comme mission de briser l’isolement des travailleurs autonomes tout en revitalisant le centre-ville de la Malbaie. Avec le soutien de la SADC, elles sont en voie de gagner leur pari.

Il y a quelques années, Audrée et Amélie s’installent dans Charlevoix, attirées par l’énergie du lieu. Elles ne se connaissent pas encore mais la fibre de l’entrepreneuriat germe déjà en chacune d’elles. En 2014, Audrée fonde A-Bcom, spécialisée en communication marketing web, tandis qu’Amélie – graphiste de formation – crée Rorkäal Design. «On a eu à travailler ensemble sur des projets. On a tellement cliqué, ça en était épeurant tellement on était complémentaires», affirme Audrée. Rapidement, les deux jeunes femmes songent à louer un bureau ensemble pour challenger leurs idées. «On cherchait une façon de stimuler notre créativité et d’augmenter notre productivité», soutient Amélie.

C’est alors qu’elles entendent parler du projet en devenir, Les Espaces Saint-Étienne. «L’endroit collait parfaitement à l’image qu’on avait d’un espace à bureaux d’avant-garde. C’est de là qu’est partie l’idée d’y loger nos entreprises respectives et d’y ouvrir aussi un espace collaboratif pour travailleurs autonomes», se souviennent Audrée et Amélie. Soutenues par le maire de La Malbaie, elles sont alors mises en contact avec la SADC.

Revitaliser Charlevoix-Est

Dans son quartier général de Baie-Saint-Paul, Pascal Harvey planche sur le projet de revitalisation du centre-ville de La Malbaie. Quand Amélie et Audrée frappent à sa porte, fin 2015, le directeur général de la SADC Charlevoix est tout ouïe. «Les filles avaient du guts et savaient ce qu’elles voulaient. Elles avaient toutefois besoin de structure, de conseils et de financement. Leur projet m’est vite apparu comme une pièce-maîtresse de la relance du centre-ville de La Malbaie. On a embarqué», raconte le directeur général. La SADC Charlevoix a tellement embarqué qu’elle a même loué des espaces à OBuro pour y faire son bureau-satellite dans Charlevoix-Est.

En plus de devenir locataire, la SADC est intervenue dans le projet avec des contributions non remboursables et des prêts à faible intérêt. «Pour nous, faire un chèque c’est la finalité et c’est très loin de nos priorités. Notre but est d’établir un contact qui nous permettra de s’allier d’autres entrepreneurs pour faire bouger les choses», précise Pascal. Pour les fondatrices de OBuro, l’aide de la SADC est des plus gratifiantes. «Avec eux, on a trouvé un accompagnement hyper personnalisé empreint de respect et d’une grande flexibilité. Ils savent mettre l’humain au cœur de l’accompagnement. Ce sont de véritables mentors», confirment les jeunes femmes.

L’union fait la force

Instaurer de nouvelles habitudes en région n’est pas simple. «On travaille fort pour faire reconnaître l’immense potentiel qu’offrent le réseautage entre clients, fournisseurs, partenaires et collaborateurs», affirment les deux entrepreneures qui souhaitent faire de leur espace co-working un point de rassemblement pour la communauté. «Nous voulons contribuer à promouvoir l’achat local en mettant de l’avant des gens qualifiés offrant des services top qualité. Plus besoin d’aller à Québec ou Montréal pour ça», s’emballe Audrée. «En travaillant ensemble, en partageant nos difficultés et nos victoires, on crée des opportunités et des liens plus grands encore», croit Amélie.

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Domaine L’Orée des Bois: quand l'agriculture porte fruit

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Il y a 20 ans, Lyna Bouchard et son conjoint Éric Perreault profitent de la nordicité de leur Lac-Saint-Jean natal pour développer un nouveau mode de vie. Leur domaine de Notre-Dame-de-Lorette est aujourd’hui un véritable modèle pour de nombreux entrepreneurs en herbe dont leurs enfants Matis et Sameck. 

Retour aux sources
En 1996, Lyna et son conjoint Éric prennent l’une des décisions les plus importantes de leur vie: quitter Montréal pour s’installer sur la terre familiale des grands-parents de Lyna à Notre-Dame-de-Lorette au Lac-Saint-Jean. Leur idée? Fonder une famille et redonner vie à la terre patrimoniale abandonnée depuis 40 ans.

Maraîchers en herbe
Lyna a alors 23 ans et est adjointe juridique. Éric, électricien de métier, en a 22. Vivre de la terre s’est imposé de façon toute naturelle. «Éric et moi ne connaissions absolument rien de la culture des petits fruits mais nous étions tous les deux passionnés par l’agriculture en général. Nous avons tout appris sur le terrain». Les jeunes entrepreneurs obtiennent dès le départ le soutien de la SADC Maria-Chapdelaine. «Nous avons pu profiter du programme Stratégie Jeunesse qui se mettait alors en place à la fin des années 90. Ça nous a aidé à partir et notre complicité avec la SADC n’a fait que grandir par la suite».

Oser pour réussir

Espacepapineau.ca: opération séduction

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Attirer en région de nouvelles entreprises n’est pas toujours simple. La MRC de Papineau en sait quelque chose. Quoi faire quand 24 municipalités cherchent à passer le même message? S’unir reste la meilleure solution. C’est ce que la SADC Papineau avait derrière la tête quand est née l’idée d’un portail unique pour valoriser à la fois la qualité de vie, les attraits et les opportunités d’affaires d’une région au potentiel incroyable.

L’union fait la force
Directrice générale de la SADC Papineau, Mélissa Bergeron voit grand pour le développement économique de sa région. «Certains croient encore que les SADC régionales ne sont là que pour financer des projets. Peu de gens savent que nous pilotons souvent de l’interne des projets qui ont comme principal objectif de favoriser le développement économique de notre région».

Mettre Papineau sur la map, voilà à quoi s’est engagée la SADC Papineau dans un projet conjoint avec la MRC Papineau et la Chambre de Commerce Vallée de la Petite-Nation. Durant plus de deux ans et demi, le groupe a travaillé à créer un portail unique en lien avec tous les acteurs de développement de Papineau. «Papineau, ce sont 24 municipalités qui, sur 2905 km carrés, cherchent à passer le même message. Mettre nos efforts en commun pour créer un outil de marketing territorial unique était tout naturel».

Les trois partenaires ont financé ensemble le projet. «On y a mis des ressources financières, oui, mais beaucoup de jus de bras», affirme Mélissa Bergeron. Les élus ont tous entérinés l’idée et la nouvelle plateforme web a enfin vu le jour en mai dernier. «Nous sommes très fiers du résultat. L’image autant que le contenu est très fidèle à notre ADN».

Oser pour réussir

Kapta: les as du plastique

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Les Beaucerons ont la fibre entrepreneuriale dans le sang. Depuis toujours, leur détermination en fait des chefs d’entreprises remarquables. Kapta n’échappe pas à la règle. Depuis un an, sa croissance est fulgurante. Pour son président Christian Jacques, c’est d’abord et avant tout une question de force de vente.

Christian Jacques est né en Beauce il y a 47 ans. Très jeune, l’entrepreneur en herbe est attiré par l’industrie manufacturière où il passe de consultant technique à distributeur de machinerie pour la transformation des métaux. L’homme possède déjà des parts dans au moins deux entreprises quand il apprend la vente de Kapta en mars 2017. «Tout s’est passé en une heure», affirme Christian Jacques. Un mois plus tard, avec un collègue de longue date - Jonathan Labrie, vice-président aux ventes - le voilà aux commandes de l’usine de Notre-Dame-des-Pins, une entreprise rentable embauchant alors une quinzaine d’employés.

Du plastique à toutes épreuves

L’entreprise se spécialise dans la fabrication sur mesure de présentoirs de plastique commerciaux. «Notre approche est aujourd’hui beaucoup plus large. Notre ligne de transformation de plastique nous permet de fabriquer des pièces sur mesure pour d’autres usines ou fabricants que ce soit à des fins industrielles ou commerciales», précise Christian Jacques. Depuis juillet 2017, Kapta collabore aussi avec le domaine médical. «Le médical, c’est très exigeant. Nous créons par exemple des classeurs à pilules à être remplis par des robots de façon très mécanique. Les plateaux se déplacent, c’est sophistiqué, et ça doit fonctionner au millimètre près», assure l’entrepreneur.

Financement et diagnostic

Pour finaliser le financement de l’entreprise, Christian Jacques s’est tourné vers le CAE Beauce-Chaudière. «Le goodwill est ce qu’il y a de plus difficile à financer par les banques pour une entreprise de relève. Le CAE nous a fait confiance et reste encore aujourd’hui un partenaire très présent». Afin de bien faire les choses, Christian Jacques a pris le temps, dès le jour 1, d’analyser les forces et faiblesses de sa nouvelle entreprise. «Nous avons identifié où se situaient les goulots, modifié les stations de travail, acheté de nouveaux équipements et maximisé l’efficacité de la chaîne de production en changeant certaines méthodologies de travail».  

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Pôle industriel et minier de la MRC des Sources : Incubateur d’innovation

Les SADC et CAE, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1000 bénévoles qui travaillent depuis plus de 35 ans au développement économique des régions du Québec. Leur mission? Soutenir des projets et des entreprises innovantes pour des collectivités prospères. Pour mieux connaître l’impact de ce réseau, Groupe Capitale Médias est fier de vous présenter quelques histoires à succès.

Marc Grimard est né à Asbestos. Directeur général de la SADC des Sources depuis 22 ans, il connaît bien les défis de sa région. Le pôle industriel et minier, il l’a vu dans ses rêves bien avant que se pose le premier jalon en juillet 2017. 

Longtemps et encore aujourd’hui, Asbestos a été associé à l’amiante. En une seule décennie, la région a perdu ses vaisseaux Amiral. En 2003, Métallurgie Magnola–producteur de magnésium à partir des résidus de l’industrie du chrysotile–ferme ses portes. En 2012, on assiste à l’abandon de l’exploitation du chrysotile et à la fermeture de Mine Jeffrey. Le milieu n’avait pas dit son dernier mot.

Oser pour réussir

SADC Haut-Saguenay : agir aujourd’hui pour demain

Depuis dix ans, la SADC Haut-Saguenay s’est donné comme principal objectif de venir en aide aux entreprises désireuses d’améliorer les conditions de vie des générations futures. L’avant-gardiste SADC a fait du développement durable son créneau principal d’intervention mettant au service des PME différents programmes dont le volet Crédit carbone. Envie d’en savoir plus ?

Depuis 10 ans, la SADC Haut-Saguenay ne lésine devant rien pour passer au vert. « Dès 2007, nous avons embauché une éco-conseillère pour accompagner les entreprises qui font du développement durable un enjeu de société », avance André Boily, directeur général. « En 10 ans, nous avons supporté au-delà de 60 entreprises dans une démarche d’accompagnement qui va du diagnostic au plan d’action ». En 2010, la SADC a créé un Fonds de développement durable finançant du coup 12 projets totalisant 1,5 million $. Depuis 4 ans, son concept Zones durables permet de faire travailler ensemble les municipalités, les entreprises et les SADC afin d’inclure le développement durable dans les pratiques d’affaires. Quant au volet Crédit carbone, saviez-vous qu’un projet-pilote de 2016 regroupant 7 entreprises de la région engagées dans la lutte contre les changements climatiques a permis de diminuer de 500 000 tonnes les gaz à effets de serre ? « Le 22 novembre, nous annoncions la finalisation d’une première transaction avec une banque canadienne pour la vente de plusieurs centaines de crédit carbone provenant d’entreprises locales dont RSI Environnement ».

RSI Environnement : Énergie propre et environnement sain 

Spécialiste en traitement et recyclage de sols contaminés et matières dangereuses, la PME de Saint-Ambroise se classe aujourd’hui parmi les entreprises québécoises les plus performantes en matière de développement durable.

La mission de RSI Environnement est bien simple : transformer des sols usés en sols propres valorisables et réutilisables. Grâce à différents procédés technologiques dont la désorption thermique à haute température, RSI Environnement est la seule entreprise au Québec à pouvoir neutraliser à 99,99 % certains contaminants comme les pesticides, les dioxines et les furannes. « Donner une deuxième vie aux sols contaminés en les recyclant plutôt qu’en les laissant polluer l’environnement fait partie de la mission de l’entreprise », affirme Jean-François Landry. La PME réussit chaque année à générer un surplus d’énergie qu’elle espère vendre à d’autres entreprises de proximité.

Au fil du temps

  • 1992 : Claude Pednault, un entrepreneur local, fonde Récupère Sol.
  • 1996 : Bennet Environnemental – Vancouver - en devient propriétaire.
  • 1997 : Jean-François Landry est nommé directeur des opérations et DG.
  • 2013 : Ce dernier achète Bennett Environnemental.
  • 2017 : L’entreprise devient RSI Environnement. 

Oser pour réussir

En route vers l’entrepreneuriat

Les SADC (Société d’aide au développement des collectivités) et CAE (Centre d’aide aux entreprises), c’est un puissant réseau de soutien aux régions créé au Québec en 1981. Leur mission ? Donner aux gens du milieu les ressources humaines et financières nécessaires à leur développement. Chaque année, ils aident et financent plus de 10 000 entreprises et plus de 1 000 projets locaux. Aujourd’hui, ce sont plus de 400 professionnels et au-delà de 1 000 bénévoles qui œuvrent pour des collectivités prospères.

On dit que les jeunes sont l’avenir des régions. Les SADC l’ont bien compris. Depuis 20 ans, leur Stratégie jeunesse encourage l’entrepreneuriat auprès de milliers de jeunes en milieu rural. Son approche unique porte fruit, faisant aujourd’hui du Québec un fleuron de l’entrepreneuriat.

Stratégie jeunesse fête cette année ses 20 ans. Cette initiative, mise en œuvre en collaboration avec Développement économique Canada, est financée depuis ses débuts par le gouvernement du Canada. La recette de son succès ? Une approche globale visant autant la sensibilisation des jeunes à l’école que l’accompagnement dans le développement de projet, le montage financier, le financement, la formation, le réseautage et un suivi personnalisé correspondant aux besoins de chaque entrepreneur en herbe. 

En 2017, le Québec se retrouve en tête de peloton au niveau du désir d’entreprendre, et ce, malgré un resserrement des critères de financement. « Depuis la crise de 2009, les banques ont établi des ratios qui laissent peu de place aux jeunes sans expérience et sans équité. Le problème est pire en région où la présence des institutions financières se fait plus rare», avance Hélène Deslauriers, directrice générale du Réseau des SADC et CAE.

Bonne nouvelle ! Saviez-vous qu’on est considéré jeune jusqu’à 39 ans ? « En 20 ans, l’âge médian des jeunes se lançant en affaires a augmenté. Nous avons ajusté nos critères en conséquence », affirme Mme Deslauriers. Les études démontrent en effet que les jeunes d’aujourd’hui désirent prendre un peu d’expérience avant de se lancer en affaires. « Alors qu’ils le faisaient avant par nécessité, ils veulent aujourd’hui plus que jamais faire ce qu’ils aiment dans la vie. »

Une relation de confiance ­inébranlable

À l’ère du virtuel, la force du programme réside dans la relation ­personnalisée qu’on établit avec l’entrepreneur tout au long de la démarche et même après.  « On est là en amont et on reste présent tant qu’il y a des besoins à combler. »

L’aide englobe plusieurs volets.  « Il s’agit d’abord d’un prêt personnel avec congé d’intérêts de deux ans et un congé de capital. C’est souvent la mise de fonds dont ils ont besoin pour se présenter à une institution financière qui hésite parfois à prendre des risques ». Deux jeunes de la même entreprise peuvent avoir accès à un soutien financier de 25 000 $ chacun et au coaching de conseillers expérimentés qui les accompagnent étape après étape.

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Neuf entreprises en orbite

L’entrepreneuriat au Québec se porte bien. Nos entrepreneurs émergents figurent parmi les plus créatifs et les plus ambitieux au Canada. Leur génie créatif autant que leurs nouvelles façons de faire responsable positionnent aujourd’hui le Québec comme chef de file en entrepreneuriat d’exception. Depuis 20 ans, les SADC régionales ont du pif pour les remarquer. En voici la preuve.

De l’imagination, les Québécois n’en manquent pas. Que ce soit dans le secteur manufacturier, en agrotourisme, en construction éco-responsable ou dans la mise en valeur du territoire, les régions font preuve d’audace quand vient le temps d’innover.  C’est le cas de la firme Divel de Louiseville (SADC de la MRC de Maskinongé), un fournisseur de solutions en chargement, manutention et entreposage automatisé. Leur génie – à la fois mécanique, électrique et informatique – utilisé pour la conception de véhicules autoguidés et de systèmes de stockage informatisés adaptés aux besoins de chacun.

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Entrepreneurs de 18 à 39 ans : voici ­comment votre SADC peut vous aider

L’histoire débute souvent dès le premier déclic. « Pas besoin d’avoir une idée toute ficelée pour venir voir sa SADC régionale. Au contraire, plus on est tôt dans le processus, moins on perdra de temps dans l’élaboration des stratégies de conception, de réalisation et de mise en marché », assure Hélène Deslauriers, directrice générale du Réseau SADC et CAE.

Depuis quelques années, on remarque que les jeunes entrepreneurs arrivent devant leurs conseillers mieux documentés. « Bien qu’ils connaissent leurs clientèles cibles, qu’ils aient des notions de marketing et une meilleure connaissance du Web, ils ont pour la plupart beaucoup de difficulté avec les chiffres », confirme la directrice. C’est souvent là, en amont, que Stratégie jeunesse les aidera à peaufiner leur plan d’affaires et voir comment bonifier le montage financier de leur future entreprise. « Une chose est sûre, on veut et on va les soutenir dans toutes les grandes étapes de leur plan d’affaires ».

Une présence du début à la fin

Si le profil de l’entrepreneur a changé, le métier de conseiller lui n’a pas changé en 20 ans. « On prend le jeune où il est dans sa vie et on l’amène jusqu’où il veut aller ». Ainsi, la démarche des conseillers de la SADC est adaptée à chaque entrepreneur.

L’accompagnement demeure la force vive de Stratégie jeunesse. « Des études récentes ont démontré qu’environ 30  h par projet sont consacrées à son élaboration, 10 h à son financement et 300 heures en suivi avec l’entrepreneur. C’est pour dire à quel point on prend soin de nos jeunes ».

Critères de sélection

Le programme s’adresse aux 18-39 ans. « L’âge médian des entrepreneurs est passé de 29 à 31 ans en 20 ans », précise Hélène Deslauriers. Pour évaluer un projet, chaque SADC a ses critères en fonction de son marché. « Les projets de commerce de détail peuvent être rejetés si l’offre régionale est déjà saturée. Mais si le projet est excellent et ne crée pas de compétition indue avec des commerces déjà là, on va l’évaluer  ». L’innovation et le développement durable figurent aujourd’hui parmi les éléments inclusifs incontournables.

Outre le fait que son entreprise devra être viable, il ne faut pas sous-estimer la personnalité de l’entrepreneur en devenir. « Quelquefois, on a devant nous des gens qui ne pourraient pas passer dans les ratios des banques mais, quand tu les vois, tu sais immédiatement qu’ils ont l’étoffe, l’attitude, les compétences et la capacité de réussir », affirme Hélène Deslauriers. 

Il n’existe pas d’indicateur de passion. Mais chacune des 57 SADC du Québec excelle à la reconnaître. « La confiance est une valeur qui s’est malheureusement perdue avec le temps.  Quand un jeune obtient l’appui de Stratégie jeunesse, il peut être certain qu’on va bâtir ensemble une relation de respect et de proximité qui va faire boule de neige ».

Série Oser pour réussir 2/6

L’Angélaine : la fibre de l’entrepreneuriat

En 1980, la plupart des femmes du Québec relèguent leurs tricots aux oubliettes, occupées à se tailler une place sur le marché du travail. Michèle Hamelin n’y voit que du feu : elle tricotera à leur place. De fil en aiguille et depuis 37 ans, l’avant-gardiste femme d’affaires dirige la destinée de l’Angélaine avec autant de vision que de passion.

Fille du Plateau Mont-Royal, Michèle Hamelin caresse très jeune le rêve de vivre à la campagne. « Qui prend mari prend pays ? C’est vrai ». Avec son compagnon de vie, les voilà qui s’installent sur une ferme dans la vallée de l’Outaouais et plus tard à Bécancour où ils se lancent tête première dans l’élevage de chèvres Angora. « On rêvait d’une vie saine avec des animaux dont on tirerait profit sans avoir à les abattre ». L’artisaneuse – comme elle se qualifie elle-même – est au paradis. L’idée de tricoter lui vient très rapidement. « J’avais appris à l’école et j’ai toujours aimé ça ». Ce qu’elle apprécie par-dessus tout, ce sont les propriétés particulières du mohair, cette « soie du nord » chaude, douce et enveloppante. « Pendant huit ans, j’ai tricoté seule dans mon atelier au-dessus de la cuisine. Je le faisais pour les gens du coin et pour la famille ». Rapidement, Michèle Hamelin songe à accroître sa visibilité. « Je faisais les marchés de Noël et les expositions agricoles, mon chum d’un bord avec les chèvres, moi de l’autre avec les tricots. J’avais aussi des kiosques dans les centres commerciaux en plus de faire chaque année les Salons des métiers d’art ». Trente sept-ans plus tard, les stratégies de mise en marché ont certainement changé mais la passion de faire du beau, elle, reste la même.

Commerce en ligne optimisé

Le web devient à son tour un incontournable. Les premières années, l’Angélaine y impose sa présence, sans trop savoir comment se faire remarquer. «Il fallait donner un coup de barre, devenir transactionnel, être mieux référencé, sortir du lot». En février dernier, l’Angélaine obtenait l’aide financière de la SADC Nicolet-Bécancour via l’initiative Soutien aux petites entreprises, une aide financière lui permettant d'avoir accès à un consultant spécialisé pour optimiser ses ventes en ligne. Une aide qui a fait toute la différence. «Nous avons investi dans la bonification de nos stratégies web et rendu plus performants nos outils en place».

Aujourd’hui, le commerce en ligne est devenu nécessité. «Nous travaillons mieux les plateformes d’influenceurs, misant davantage sur les réseaux sociaux pour générer de l’achalandage et des ventes sur notre site. L’impact est déjà là ». En prime, voilà que le tricot revient à la mode. «Nous avons aussi une Zone Tricot où nous vendons du fil et de la laine aux tricoteuses de la nouvelle génération».

Des chaussettes au sommet

L’engouement pour les produits de luxe, faits main, chauds et résistants est bien là. « Les propriétés du mohair sont incroyables. C’est une fibre aussi noble que la soie et le cachemire. Solide, durable et isolante, elle possède aussi une résistance naturelle aux bactéries ».  Avec Bernard Voyer comme ambassadeur, ça aide aussi. « Depuis plusieurs années, il ne part pas en expédition sans ses chaussettes Angélaine ». Une autre belle façon pour la petite entreprise de Saint-Angèle-de-Laval de voyager à travers le monde.

En chiffres

8 : le nombre de tricoteuses à temps plein

69% : augmentation des ventes en ligne (avril-octobre 2016 vs avril-octobre 2017)

Un conseil à suivre

« Toujours regarder en avant, garder confiance en son produit, croire en soi. Mais avant tout, la passion doit être au rendez-vous ».

Un piège à éviter

« Ne pas écouter ceux qui freinent votre élan, ceux qui sont trop réalistes. Ça prend de la folie pour créer ».

Langelaine.com

Série - Oser pour réussir - 1/6

Les Bottes de l’Espoir : un pas pour l’humanité

Josée Leblanc est née à Uashat, près de Sept-Iles. C’est là qu’elle a appris à se tenir debout. Avec ses Bottes de l’Espoir, la voilà qui s’apprête à faire ses premiers pas à la conquête du monde, portant le talent des femmes autochtones au-delà des frontières.

Du mocassin traditionnel à la luxueuse botte perlée, il n’y a qu’un pas qu’a franchi avec une extrême sensibilité l’entrepreneur Josée Leblanc. « Le concept de produire une botte de luxe portant la signature des Premières Nations s’est imposé tout naturellement le jour où j’ai réalisé à quel point les femmes autochtones n’étaient pas rémunérées à la juste valeur de leur immense talent ».

L’histoire débute en 2014 quand Josée Leblanc, propriétaire d’une galerie d’art autochtone, décide de racheter tout l’inventaire d’une boutique d’artisanat qui ferme ses portes. « C’est en voulant entamer une production de mocassins traditionnels que j’ai réalisé que les perleuses gagnaient 3 $ de l’heure. J’ai vite commencé à réfléchir à un projet qui pourrait à la fois valoriser le travail des femmes, assurer la pérennité d’un savoir-faire ancestral et faire rayonner la culture autochtone partout dans le monde ». En plus d’être belles, les bottes de la marque Atikuss allaient aussi éveiller les consciences.

Redonner espoir

En moins d’un an et demi, Josée Leblanc écrit son plan d’affaires, réalise une étude de marché avec Commerce international Côte-Nord et trouve son financement. « La SADC Côte-Nord a tout de suite soutenu mon projet. Encore aujourd’hui, je peux compter sur leurs précieux conseils ». Rapidement, l’entrepreneur se bâtit un vaste réseau de perleuses prêtes à sauter dans l’aventure. Grâce à elle, le taux horaire de la quarantaine de perleuses qu’elle recrute via les onze Centres d’amitié autochtones passe de 3 à 15 $ l’heure.