Musée maritime du Québec

Cet été, larguez les amarres!

Le Québec s’est bâti à coups de rames. Notre histoire maritime est riche et ses traditions ont forgé notre identité. C’est cette aventure, la nôtre, que le Musée maritime du Québec (MMQ) conserve religieusement depuis 50 ans à L’Islet-sur-Mer, municipalité surnommée à juste titre Patrie des marins.

Le Québec a une riche histoire maritime 

«Le Musée a pour mission la sauvegarde, l’étude et la diffusion du patrimoine maritime se rattachant au fleuve Saint-Laurent, de la porte des Grands Lacs jusqu’à la haute mer, incluant les territoires arctiques», explique la directrice générale, Sophie Limoges. «On y perpétue la mémoire de ces centaines de marins qui ont bravé vents et marées, par­ticulièrement Joseph-Elzéar Bernier, dont le nom est associé au Musée depuis toujours.»

En parcourant le fil de l’histoire du MMQ, vous constaterez que sa raison d’être a fortement été inspirée par cet homme d’exception, le capitaine Joseph-Elzéar Bernier, qui a marqué l’imaginaire collectif par ses nombreux voyages en Arctique.

Au fil du temps, le MMQ a inspiré à son tour des centaines de jeunes et moins jeunes qui, s’ils ne prendront pas tous nécessairement la mer, n’en seront pas moins sensibilisés à l’importance du fleuve dans notre histoire collective. Cette histoire qui a commencé par le fleuve Saint-Laurent, par où sont arrivés les premiers explorateurs et par lequel circulaient, communiquaient et commerçaient les Premières Nations.  

Alors montez à bord et suivez-nous à travers les grandes étapes de l’évolution des 50 ans du MMQ, de 1968 à nos jours. Vous verrez que 2018 constitue le début d’une nouvelle ère qui propulsera l’institution grâce à un ambitieux projet mettant encore plus en valeur son histoire, notre histoire.

1968

C’est l’Association des marins de la Côte-du-Sud qui, en 1968, a fondé le musée et l’a installé au cœur du village, dans un ancien couvent, un bâtiment de pierres grises érigé en 1877 en bord de mer et ayant appartenu aux Sœurs du Bon Pasteur, une congrégation religieuse consacrée à l’éducation. Le groupe de bénévoles en a assuré la gestion durant 10 ans.

1975

L’importance de la vocation des lieux en tant que musée privé est officialisée par le ministère des Affaires culturelles du Québec en 1975. Cinq ans plus tard, après avoir navigué autour de l’Amérique du Nord par le passage du Nord-Ouest et le canal de Panama, le voilier J.E. Bernier II revient chez lui. Le Musée en devient propriétaire grâce à la générosité du groupe CSL ltée.

Cette même année est véritablement marquante pour l’institution, puisque La Garde côtière canadienne remet au Musée, par l’entremise de la Corporation des biens de la Couronne et des Musées nationaux du Canada, un véritable navire, le Ernest-Lapointe, un brise-glace vapeur construit par les Chantiers Davie en 1941.

1994

Le parc d’interprétation tel qu’on le connait aujourd’hui est créé en 1994. L’évènement est marqué par l’ouverture au public de l’hydroptère Bras d’Or 400, un navire expérimental  de la Défense nationale pouvant atteindre une vitesse de 63 nœuds (ou 117 km à l’heure) et développé dans les années 1960 pour détecter les sous-marins ennemis.

2010

C’est un musée moderne, complètement rénové et répondant aux normes muséologiques les plus strictes, qui est inauguré en 2010.

2018

Pour célébrer ses 50 ans, le Musée maritime du Québec se pare de ses plus beaux atours en amorçant le projet d’un superbe parc fluvial et met en valeur un autre de ses attraits, la  halouperie, qui permet de découvrir la grande diversité des petites embarcations traditionnelles. S’ajoutent à ces nouveautés le docu-fiction présenté en balado « Ralentis, la marée monte ! » sur la Route des Navigateurs et l’exposition temporaire  Ces bateaux qui n’allaients nulle part. À n’en pas doûter, l’année 2018 sera mémorable au Musée maritime du Québec.

«On y perpétue la mémoire de ces centaines de marins qui ont bravé vents et marées» Sophie Limoges, directrice générale   

Facade arrière du Musée maritime
L’Association des marins de L’Islet en 1946. De gauche à droite, le capitaine Émile Fournier, le frère Maurice, directeur du collège, le capitaine Joseph Chalifour et le capitaine Ernest Caron.