Les Remarquables 2021

L’Université Laval honore ses diplômés

La Vitrine
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Depuis 1952, l’Université Laval reconnaît l’excellence de celles et de ceux qui ont fréquenté l’institution. Pas moins de 320 diplômées et diplômés ont été honorés. L’événement de reconnaissance Les Remarquables est l’occasion, depuis 2017, de célébrer les lauréats du Prix Jeune diplômé, du Prix Grand diplômé et des trois prix philanthropiques décernés chaque année.

L’Université Laval est fière d’honorer des personnalités d’exception célébrées par leur alma mater pour l’excellence de leur parcours professionnel, leur engagement dans leur milieu et leur grande contribution au rayonnement de leur université. Aujourd’hui, six Grands diplômés qui se sont distingués dans leurs domaines respectifs et ont porté bien haut les couleurs de l’Université Laval sont à l’honneur. Ils sont accompagnés du Bénévole de l’année. Ce prix récompense un diplômé qui consacre temps et énergie à la réalisation de la mission de l’université.

La semaine prochaine, les Prix Jeunes diplômés et les Prix philanthropiques seront mis en avant.

Michel Alary

Michel Alary – Grand diplômé

Professeur titulaire au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval, Michel Alary a consacré l’essentiel de sa carrière à la recherche sur la prévention du VIH et des autres infections transmises sexuellement chez les populations les plus vulnérables. Son passage en Belgique, à Anvers, auprès du professeur Peter Piot, codécouvreur du virus Ebola, pour un stage postdoctoral l’a conduit sur cette voie.

«Aujourd’hui, le Bénin est un peu mon deuxième pays. J’y vais régulièrement depuis une trentaine d’années.» Si l’Afrique subsaharienne est une terre où le docteur Alary déploie une importante activité, elle est loin d’être la seule. L’Inde et le Canada sont aussi des territoires où sa contribution à la santé mondiale est reconnue. La distinction de «Grand diplômé» 2020 l’est aussi un peu pour son accompagnement d’une cinquantaine d’étudiants de l’Université Laval à la maîtrise ou au doctorat en épidémiologie ou en santé publique.

«Ça fait chaud au cœur d’être reconnu par les siens, par ma maison. J’éprouve un grand sentiment de fierté. Je suis aussi reconnaissant pour tout ce que l’Université Laval m’a apporté et m’apporte toujours», conclut le professeur Alary.

Monique Lacroix

Monique Lacroix – Grande diplômée

Membre Fellow de la prestigieuse Académie internationale des sciences et des technologies alimentaires (IAFoST), Monique Lacroix goûte avec délectation aux saveurs de cette reconnaissance de son travail. La professeure titulaire-chercheure à l’INRS (CASB), directrice des Laboratoires de recherche en sciences, appliquées à l’alimentation (LABO-RESALA) et, du Centre d’irradiation du Canada (CIC) est reconnue internationalement pour son expertise dans le domaine alimentaire.

Réduction des déchets alimentaires, contribution à la suffisance alimentaire, résolution de problèmes industriels dans le domaine alimentaire; depuis près de 34 ans, Monique Lacroix collabore avec diverses instances de l’ONU. Mais elle est aussi très active au Québec où des centaines d’étudiants universitaires profitent de son enseignement et de son accompagnement. Sans oublier son engagement dans les Cégeps et les écoles secondaires afin d’encourager les jeunes à aller vers les sciences et plus particulièrement les sciences appliquées à l’alimentation.

«L’Université Laval a été ma maison durant 10 ans. Je remercie les gens qui m’ont formé, qui m’ont permis de m’intéresser à la santé, à la salubrité alimentaire, mais aussi qui m’ont ouverte au monde.» Monique Lacroix n’aurait pas pu faire rayonner la science québécoise dans le monde sans les assises solides acquises durant ses années d’études à Québec.

Gaëtan Brulotte

Gaëtan Brulotte – Grand diplômé

Adoubé Chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques en 2014 pour sa contribution au rayonnement de la langue française dans le monde, Gaëtan Brulotte est honoré d’être aujourd’hui reconnu par les siens. «Je garde des souvenirs impérissables de mes années de licence et de maîtrise en Lettres à l’Université Laval où j’ai eu d’excellents professeurs.»

Le «Grand diplômé» fait immédiatement le lien avec ce qui lui vaut cette distinction : la promotion de la culture québécoise partout dans le monde. Que ce soit par son enseignement universitaire au plus haut niveau de la hiérarchie aux États-Unis comme Distinguished Professor d’Études francophones en Floride puis avec sa Chaire de Sciences humaines à l’Université de Louisiane à Lafayette ou, par ses activités d’écrivain de renommée internationale, Gaëtan Brulotte a toujours à cœur de faire rayonner le Québec.

«J’ai toujours mis à contribution des intellectuels québécois lorsque j’organisais des colloques universitaires à l’étranger, tout comme je contribue à faire connaître le Québec avec mes activités d’écrivain, à travers mes écrits traduits dans une dizaine de langues, et mes conférences un peu partout dans le monde», ajoute encore celui qui combat inlassablement l’obscurantisme par sa passion de la littérature et de la culture. Info : www.gbrulotte.com

Raymonde April

Raymonde April – Grande diplômée

Raymonde April a été une diplômée des premières années de l’École d’art de l’Université Laval. «J’ai toujours été une artiste, même si dans ma ­famille ce n’était pas vraiment encouragé. J’aimais lire, j’étais une solitaire avec une grande capacité d’observation. L’attention et la réflexion me définissent bien.» La photographie, qui était alors enseignée comme une technique, pas comme une discipline artistique, est immédiatement devenue son outil d’expression.

«J’utilise la photo comme une écriture. Je pars du vécu pour évoquer une possible fiction.» L’artiste, reconnue depuis la fin des années soixante-dix pour sa pratique minimaliste inspirée du quotidien, au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction, insiste sur l’importance du récit, du narratif. Influencée par la littérature et le cinéma, impliquée dans son milieu, la jeune diplômée cofonde La Chambre blanche en 1978 à Québec, l’un des premiers centres d’artistes autogérés au Canada.

«La reconnaissance fait toujours du bien, elle récompense aussi un travail de longue durée où il n’est pas toujours simple de se renouveler, où notre questionnement de jeunesse nous accompagne tout au long du parcours. » L’œuvre de l’une des plus importantes photographes de l’histoire du Québec rayonne partout dans le monde où elle est abondamment exposée et reconnue par les prix les plus prestigieux.

Lucille Veilleux  

Lucille Veilleux – Grande diplômée

Lucille Veilleux s’impliquait déjà dans la production de films avant son entrée à l’Université Laval, mais gagner sa vie dans ce domaine semblait impossible à l’époque. «Mes cours en droit d’auteur et ma rencontre avec le professeur Victor Nabhan ainsi que le réseau d’amis que je me suis fait dans le milieu artistique à Québec m’ont convaincue que je pouvais ­poursuivre ma passion, le cinéma.»    

Après son Barreau en 1979, elle pratique quelques années puis se construit une carrière avec de solides atouts grâce à sa formation. D’abord productrice indépendante, puis directrice à l’ONF et à la SODEC, elle met depuis 15 ans sa vaste expérience en droit, en production et en gestion d’organisme culturel au service du Wapikoni mobile, à titre de responsable du financement, des partenariats et des affaires corporatives. Cette ONG affiliée de l’Unesco, reconnue pour son innovation, utilise la création audiovisuelle pour donner une voix aux jeunes Autochtones et pour sensibiliser le public à leur réalité et à la richesse de leurs cultures.

C’est ce parcours atypique, inspirant et passionné qui est récompensé aujourd’hui. Si elle fut très touchée de recevoir en 2015 un prix Hommage de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse soulignant son engagement envers la justice sociale et la promotion des droits des Autochtones, elle est aujourd’hui très honorée par la reconnaissance de son université. 

Charles Brindamour  

Charles Brindamour – Grand diplômé

Diplômé en sciences de l’actuariat en 1992, Charles Brindamour est aujourd’hui président et chef de la direction d’Intact Corporation financière (IFC). «J’apprécie la reconnaissance de mon université. J’espère qu’elle pourra inspirer des étudiants à aller au-delà des frontières du Québec. Mais surtout, je veux partager cette distinction avec toute l’équipe d’Intact, soit près de 5000 personnes au Québec et 16 000 au Canada.»

Avec ses collègues, Charles Brindamour a bâti une entreprise chef de file au Québec et au Canada, mais aussi au niveau mondial. En s’appuyant sur des valeurs fortes d’intégrité, de respect, d’excellence, d’orientation client et de générosité, et en misant sur les sciences actuarielles, la gestion des données et l’intelligence artificielle, l’entreprise a réussi à se distinguer des compétiteurs. La recherche de solutions pour s’adapter aux changements climatiques est aussi au cœur des actions de la compagnie.

«Je suis toujours resté proche de mes racines, de ma communauté.» Reconnu pour sa rigueur professionnelle, son travail acharné, Charles Brindamour est fortement engagé avec l’Université Laval soit par l’intermédiaire de son entreprise, soit par le Fonds de leadership en gestion des risques qu’il a mis sur pied pour soutenir les étudiants de la Faculté des sciences et de génie et de la Faculté des sciences de l’administration.

Jacques Castonguay  

Jacques Castonguay – Bénévole de l’année

«Très heureux, flatté, ravi!» Telle a été la première réaction de Jacques Castonguay à l’annonce de sa distinction. «J’ai de l’admiration et de ­l’affection pour la direction actuelle de l’Université. Le fait qu’elle souligne mon engagement, ma contribution et mon attachement à l’institution me comble», conclut le récipiendaire du prix Bénévole de l’année 2020.

«Je n’aime pas le mot retraite, car il contient la notion de retrait et je ne suis pas prêt à me mettre en retrait. J’ai encore beaucoup de choses à faire.» Très attaché à comprendre le monde, Jacques Castonguay aime synthétiser les enjeux de notre période fascinante. Ses réflexions sont en ligne directe avec sa carrière en informatique et plus particulièrement en commercialisation de produits complexes.

Gradué en 1967 de la Faculté des sciences de l’administration (FSA), Jacques Castonguay a aussi été intimement lié au virage numérique pris par sa faculté en 1998, tout comme à IBM son ex-employeur, ce qui a mené à un investissement de près de 22 millions de dollars qui a radicalement transformé la FSA. Il a été particulièrement actif à l’effort au financement du Carré des Affaires FSA Banque Nationale, où, en 2012, sa promotion 1967 s’est complètement démarquée parmi toutes les ­promotions.