Les 100 ans de conseil central

Au cœur des luttes solidaires depuis 100 ans

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) trouve son origine dans la fusion, le 5 mars 1918, de deux organi­sations regroupant les syndicats nationaux du district de Québec.

À l’époque, le monde du travail est dominé par des sections locales de grands syndicats américains. Les ouvriers de Québec veulent être indépendants et contrôler leurs syndicats. C’est donc un mou­vement francophone, national et catholique qu’ils lancent. C’est le début d’une expérience unique en Amérique du Nord qui se poursuit de nos jours à l’intérieur de la CSN.

C’est au conseil central que s’articule la vie syndicale dans la région. C’est le lieu privilégié pour développer la solidarité entre les syndicats des différents secteurs d’activités, notamment lors des conflits mais aussi au quotidien lorsqu’il s’agit d’interpeller les divers acteurs de la société civile. 

Négociations ardues dans le secteur public en 1976, plusieurs employés de l’Hôpital Saint-François d’Assise ont été suspendus pour avoir voulu s’en tenir à la lettre de leur convention collective.

L’action du conseil central et de ses syndicats affiliés a laissé des traces profondes dans la région. On lui doit de nombreuses avancées sociales. Saviez-vous, par exemple, que le droit de vote des locataires aux élections municipales fut d’abord une revendicationdes syndicats nationaux? Même chose pour le système de transport en commun public que nous connaissons aujourd’hui ou la concertation régionale pour le développement économique et la formation de la main-d’œuvre. Et c’est sans compter toutes les avancées au plan national auquel le conseil central est associé par l’entremise de la CSN. 

Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches.

Le conseil central est au cœur des luttes solidaires depuis 100 ans et ça continue. Du Chantier Davie à la papetière de Clermont, des grands hôtels aux centres de la petite enfance, des hôpitaux aux institutions d’enseignement, le conseil central n’a jamais refusé une bataille. Il y en a eu plusieurs et il y en aura forcément d’autres pour faire respecter nos droits au travail, pour préserver l’accessibilité et la qualité de nos services publics, pour préserver notre envi­ronnement et relever les défis du XXIe siècle. Nous continuons, avec ténacité et détermination, à militer pour faire avancer la cause de la justice sociale dans une quête pour l’équité, l’égalité et la reconnaissance pour les hommes et les femmes. 

Le conseil central tient à sou­ligner le rôle des militantes et des militants qui ont lutté tout au long de son histoire pour faire de leur syndicat un instrument démocratique au service de l’amélioration du quotidien de milliers de travailleuses et de travailleurs, tant sur le plan des conditions de travail que de leurs droits sociaux et économiques. La force collective de ces syndicats est celle de notre organisation centenaire et nous en sommes bien fiers.

Ann Gingras, présidente