Le 31 octobre, Les Violons du Roy ont joué à Shanghai.

Les Violons du Roy

Dans les coulisses de la tournée en Asie

Fin avril 2019, Laurent Patenaude et Patrice Savoie sont nommés codirecteurs généraux des Violons du Roy. Le dossier «tournée en Asie», dans l’air depuis plus de deux ans, se retrouve du coup entre leurs mains. Pour le duo, qui souhaite ardemment pouvoir mener l’initiative à terme, presque tout reste cependant à faire.

Dans les coulisses de la tournée en Asie

Fin avril 2019, Laurent Patenaude et Patrice Savoie sont nommés codirecteurs généraux des Violons du Roy. Le dossier «tournée en Asie», dans l’air depuis plus de deux ans, se retrouve du coup entre leurs mains. Pour le duo, qui souhaite ardemment pouvoir mener l’initiative à terme, presque tout reste cependant à faire.     

«Rien n’était confirmé !, rappelle M. Patenaude, responsable de l’administration artistique. Les villes et donc l’itinéraire n’étaient pas encore fixés et le financement devait être bouclé: subventions, commanditaires et aide de nos mécènes.» Son collègue en charge des finances, Patrice Savoie, ajoute qu’il fallait en outre composer avec la disponibilité des artistes, soulignant la collaboration de l’agence Askonas Holt dans la réalisation du projet.

De la Corée du Sud à la Chine, de Séoul à Xi’an, la planification d’une tournée est une chose, mais une fois décidée, son déploiement n’est pas sans générer certains défis. Si 25 musiciens d’un peu partout au Québec, au Canada et même de l’étranger ont convergé vers l’Asie, leurs instruments devaient aussi les suivre. Les partenaires Askonas Holt et Saimen ont offert leur précieux soutien afin de bien coordonner la logistique du transport.

«Nous avons par exemple reçu des indications contradictoires à propos des violoncelles. Après plusieurs appels, nous avons constaté que les compagnies aériennes chinoises ne les acceptent généralement pas. Nous avons dû les placer à bord de trains. Les violons, cors, flûtes, bassons et autres petits instruments voyagent quant à eux avec les musiciens en cabine. La plus grande difficulté demeure la contrebasse», rapportent les codirecteurs.         

Contrairement aux orchestres symphoniques, Les Violons du Roy ne font pas de transport par cargo. La contrebasse étant maintenant démontable –le manche et le système des cordes–, elle est déplacée dans une caisse beaucoup plus facile à manier et, du moins l’espèrent les dirigeants de l’organisation, plus à même de bien protéger l’instrument. L’an dernier, lors de la tournée en Belgique, celui-ci avait été assez sérieusement endommagé.

Le choix des œuvres

Depuis le 29 octobre et jusqu’à aujourd’hui, l’orchestre de chambre né à Québec vit sa première en Asie. Pour l’occasion, un programme de l’époque classique lui avait été demandé. Rapidement, le pianiste Marc-André Hamelin a fait partie de l’équation et le choix des œuvres s’est articulé autour d’un concerto pour piano de Mozart. Le programme devait bien sûr exploiter le talent des musiciens et du directeur musical, Jonathan Cohen. 

«L’autre donnée essentielle reposait sur le nombre d’instruments requis pour jouer le répertoire, terminent les deux codirecteurs. Nous avons opté pour l’une des plus célèbres symphonies de Mozart, la 40e en sol mineur, complétée par une symphonie de Haydn de la même période et portant le surtitre de La Poule. Parmi les orchestres canadiens les plus actifs dans le monde, il s’agit d’une 52e tournée internationale pour Les Violons du Roy!» 

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