Le match de l’emploi

La formation comme stratégie d’intégration

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Le 16 octobre avait lieu le Forum virtuel sur la requali­fication de la main-d’œuvre et sur l’emploi. Son objectif: dégager un consensus sur des solutions non seulement durables, mais aussi adaptées aux besoins présents et futurs du marché de l’emploi afin de cibler les stratégies innovantes à déployer pour affronter la crise de la COVID.

Organisé par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), de concert avec la Commission des partenaires du marché du travail, ce grand rendez-vous a réuni des représentants des syndicats, du patronat, du milieu communautaire, du monde de l’enseignement et du gouvernement. Le chantier visait à déterminer les meilleurs moyens de requalifier la main-d’œuvre actuellement sans emploi et de rehausser les compétences.

«La crise fait disparaître beaucoup d’emplois requérant une qualifi­cation moins grande, tout en faisant croître la demande pour des travailleurs possédant les com­pétences du futur », rapporte le titulaire du MTESS, Jean Boulet. Ce dernier souligne au passage que 53 % des Québécois âgés de 16 à 65 ans n’atteignent pas le degré d’habileté nécessaire pour lire des textes denses et longs et interpréter diverses informations pour en tirer des conclusions.

Les compétences de l’avenir

Prenant appui sur la littératie et la numératie, les compétences clés de l’avenir se regroupent en cinq grandes classes : savoir utiliser le numérique de façon éthique; savoir communiquer et collaborer; être en mesure de gérer des personnes; respecter la diversité et l’inclusion; et savoir s’adapter aux mutations constantes. À cela s’ajoute évidemment le défi de parvenir à attirer plus de femmes dans les secteurs en effervescence et à prédominance masculine.

«La courbe de recouvrement des emplois au Québec, il faut voir qu’elle va quand même assez bien, même qu’elle va mieux qu’ailleurs. Mais les derniers pourcentages qui nous manquent vont être très, très difficiles à aller chercher. Et c’est pour ça que la requalification de la main-d’œuvre va jouer un rôle, en essayant de combler cet écart-là», a lancé Charles Milliard, pdg de la Fédération des chambres de commerce du Québec, lors du Forum virtuel.

EN UN MOT

Requalification: 

La requalification consiste à développer, sur une base volontaire, de nouvelles compétences en vue de changer de métier, de profession ou de secteur économique. Par exemple, s’inscrire à une formation en usinage pour une personne qui travaillait dans le secteur de la restauration et qui souhaite intégrer le secteur manufacturier.

Rehaussement : 

Le rehaussement permet d’amé­liorer les compétences existantes dans un contexte d’évolution ou de mutation d’un métier ou d’une profession, de même que dans le cas de l’implantation d’une nouvelle technologie, ou encore lorsqu’on veut pourvoir un poste à l’interne. Par exemple, faire le choix d’une formation sur le marketing numérique pour une personne qui travaille dans le commerce de détail dans une optique de promotion.

Source : MTESS

SAVIEZ-VOUS QUE...

Il existe, au total, pas moins de 35 centres de formation professionnelle et 13 établissements d’enseignement collégial sur les territoires de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches. Ceux-ci proposent des centaines de programmes, dont plusieurs admettent des élèves ou des étudiants à différents moments de l’année, permettent la formation à distance – en tout ou en partie –, offrent l’alternance travail-études et des stages rémunérés.

Recherche et rédaction : Johanne Martin