Jean-François Falardeau, en session de travail dans l’une des serres du Centre de formation Fierbourg, à Québec.
Jean-François Falardeau, en session de travail dans l’une des serres du Centre de formation Fierbourg, à Québec.

Le match de l’emploi

« Je vis mon rêve » ­

Capitales Studio
Une réalisation du service de la promotion
Quelques mois avant le début de la pandémie, Jean-François Falardeau choisissait de réorienter sa carrière. Diplômé en cuisine, il compose de plus en plus difficilement avec le mode de vie que lui impose la restauration. Inscrit depuis décembre dernier au DEP en production horticole, le contexte a permis de le con­forter dans sa décision.    

«En travaillant à la préparation des aliments, je voyais tous les beaux produits qui venaient d’ici. Prendre soin des légumes, vouloir comprendre les plantes, la science derrière ça, m’a convaincu de faire le saut. Je constate aussi que plus que jamais, avec tout ce qui se passe, les gens respectent le métier d’agriculteur», justifie celui qui a occupé un poste au bistro L’Orygine pendant deux ans
et demi et qui a eu l’occasion d’apprêter les «saveurs locales».

Jusqu’en mai 2021, Jean-François poursuit son DEP à temps plein au Centre de formation professionnelle Fierbourg. Il combine ses études avec un emploi d’une quinzaine d’heures par semaine dans une entreprise agricole de l’île d’Orléans, Les fines herbes par Daniel. «Ce qui est particulier, c’est que c’est la chef de L’Orygine, qui avait réduit mes heures, qui a fait toutes les démarches pour mon emploi à l’Île!», explique le jeune homme de 24 ans.            

Un avantage… et des projets

Jean-François considère que son expérience en cuisine l’avantage dans le nouveau départ qu’il s’est donné. «Je sais ce que les chefs veulent dans les restaurants; je l’ai déjà vécu! Je connais les tendances, les produits recherchés», dit-il. Autre signe que les astres étaient alignés pour lui : le propriétaire des serres Les Fines herbes par Daniel est un ex-enseignant à Fierbourg. Après son cours, il prévoit l’embaucher à temps plein et lui réserve des projets.

«Marc-André s’est acheté une terre pour cultiver des melons, des topinambours et d’autres choses qui s’ajouteraient aux fines herbes, aux fleurs comestibles et aux micro-pousses, précise Jean-François. Il est question que j’aie des parts, que nous fassions davantage de transformation… Je suis sûr d’être dans la bonne voie, mais je sens que je ne pourrais pas ne plus refaire de cuisine. Jumeler les deux, devenir entrepreneur, ce serait le rêve ultime!»