Les 40 ans du Domaine Forget

L’Académie internationale de musique et de danse : l’art des rencontres

En 1978, l’école reçoit 68 élèves québécois par an. «Aujourd’hui, l’Académie est une institution d’enseignement internationale où se retrouvent chaque été 500 étudiants de partout dans le monde», affirme la directrice artistique adjointe depuis 31 ans, Édith Allaire.

Des échanges qui enflamment

Depuis le début, l’idée est de permettre à de jeunes artistes d’être formés par les meilleurs professeurs – de musique et de danse – d’ici et d’ailleurs. «Les professeurs de nos classes de maîtres proviennent de différents milieux, de différentes écoles de pensée; ce sont des musiciens d’orchestre, de grands solistes, des pédagogues aguerris. Ça permet à nos étudiants de profiter d’un large spectre de formation», assure la directrice artistique. Certains musiciens ayant étudié au Domaine font aujourd’hui des carrières incroyables. Pensons seulement à Angèle Dubeau, à Bernard Labadie ou à Jeff Stinco (Simple Plan). 

Bernard Labadie

De ces rencontres maîtres-élèves sont nées de nombreuses collaborations. «C’est le cas d’Hélène Collerette (Saguenay) qui, après avoir étudié avec le violoniste Pierre Amoyal (Conservatoire de Lausanne), est allée travailler avec lui en Suisse. Elle est aujourd’hui violon solo à l’Orchestre philarmonique de Radio France.» Qu’on se le dise : le Domaine a changé la vie de plusieurs musiciens. Comme celle de Marina Thibeault (Charlevoix) qui, à 13 ans, suite à un concert du grand altiste Bruno Giuranna a décidé de troquer son violon pour l’alto. «Révélation Radio-Canada 2016-2017, fin vingtaine, elle est aujourd’hui l’un des plus grands espoirs en alto au Québec. 

Il ne faut pas sous-estimer ce qui se passe aussi à l’extérieur des cours. Profiter du site, du fleuve et des montagnes encourage aussi la création et le partage. «Quand l’élève peut dîner avec son maître à la cafétéria ou participer à une partie de soccer en sa compagnie, la magie opère.»