L’architecture du Diamant présente une cassure diagonale qui évoque le lien original entre la basse-ville et la haute-ville.

Le diamant

Le Diamant: Le rêve se concrétise

C’est un Diamant tout en finesse, lumineux et multifacettes qui verra bientôt le jour à la place D’Youville. Sa construction étant presque achevée, les travaux de finition se poursuivent toutefois en son enceinte, à une vitesse fulgurante, afin d’accueillir comme prévu ses premiers spectateurs dans moins de 100 jours.

À la veille du dévoilement de la programmation de sa saison inaugurale, l’équipe du Diamant est fébrile. Sentant le rêve de plusieurs années, voire de presque deux décennies, se réaliser sous peu, le rythme s’accélère. 

Un projet de longue haleine

Ce n’est pas d’hier que le metteur en scène Robert Lepage rêve du Diamant. «Ça fait 15 ans qu’on y travaille, mais plus de 20 ans qu’on en rêve», lance l’initiateur du projet. 

De fait, depuis la fondation de sa compagnie Ex Machina à Québec en 1994, laquelle rayonne aujour­d’hui partout sur la planète, il souhaitait avoir son lieu de dif­fusion à Québec. Profondément attaché à la ville de Québec, pas question pour l’homme de théâtre de s’établir à l’étranger, malgré les nombreuses propositions.

Au fil des ans, avec l’appui incondi­tionnel du maire Jean-Paul L’Allier, plusieurs options et lieux ont été abordés. Il y a notamment eu celle de créer un théâtre dans le tunnel Dufferin, une option onéreuse qui a été écartée. Mais la volonté est demeurée. 

Le vaste foyer reprend des éléments architecturaux originaux de l’édifice du YMCA, dont les arcades, les colonnes et les poutres de bois.
À moins de 100 jours de son ouverture, Le Diamant est presque prêt à accueillir ses premiers spectateurs.

À quelques pas de là, le maire Régis Labeaume partage que l’ancien YMCA de Québec avait besoin d’être revitalisé. Un lieu qui tombait en ruines et qui nécessitait beaucoup de travaux et d’investissements, mais qui avait également un grand po­tentiel de par son héritage et son emplacement stratégique. 

En tout, plus de 15 années de démarches ont été nécessaires afin de voir le rêve se réaliser. «Un diamant, c’est long à façonner. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais quand la pierre est là, ça rayonne. Et ça rayonne pour longtemps. Non seulement sur sa ville, mais aussi à l’inter­national», indique pour sa part la présidente du Diamant, Lynda Beaulieu. 

Le metteur en scène et initiateur du projet Robert Lepage et la présidente du Diamant Lynda Beaulieu lors du début de la construction en 2017.

Un lieu de diffusion exceptionnel

Lieu de diffusion, le projet du Diamant vise à pré­senter les meilleures créations contem­poraines, nationales et internationales en arts de la scène. Il accueillera bien sûr les productions d’Ex Machina (qui quitte du coup La Caserne), mais aussi des spectacles de cirque et d’opéra, ainsi que des propositions artistiques de plusieurs partenaires. Sa salle de diffusion à géométrie variable pourra accueillir jusqu’à 650 spec­tateurs. Entièrement rétractables, les fauteuils pourront être reconfigurés selon les besoins. La salle sera aussi dotée d’une fosse d’orchestre.

«C’est un lieu de diffusion culturel unique et novateur. Avec Le Capitole (qui vient de subir une véritable cure de jeunesse), le Palais Montcalm et les festivals extérieurs, nous souhaitons transformer la place D’Youville en un quartier des spectacles», ajoute Robert Lepage.

Rendre hommage au passé 

Le Diamant, dans son architecture et son concept, rend hommage au passé. D’entrée de jeu, la diagonale qui sépare le bâtiment de verre (une référence au diamant) ultramoderne de l’ancien édifice de pierre du YMCA n’est pas ano­dine. «L’angle de cette cassure suit l’axe original qui reliait, à l’époque, la basse-ville à la haute-ville via la côte d’Abraham, avant que l’autoroute Dufferin ne soit construite», relate le metteur en scène. 

À l’intérieur, les références au passé sont également nom­breuses. Dans le vaste foyer au deuxième étage, les poutres et colonnes de bois, les moulures et les arcades offriront un intéressant contraste avec le design moderne des lieux. Un élément fort, symbolique et émouvant de patrimoine que les visiteurs pourront découvrir dès l’ouverture du Diamant. 

Le Diamant et ses différents espaces, vus de coupe

Une ouverture à la fin de l’été 

Les activités inaugurales sont planifiées pour la fin de semaine de la fête du Travail, soit les 30, 31 août et 1er septembre. Ce grand rendez-vous invitera le public à découvrir le lieu. La saison débutera officiellement le 7 septembre avec la présentation du spectacle inaugural. Restez à l’affût !

UN NOM JUDICIEUSEMENT CHOISI

Pourquoi le nom du Diamant? L’anecdote remonte en 1997 (lors de l’inauguration de La Caserne), le metteur en scène new-yorkais Robert Wilson avait confié à Robert Lepage que toutes les grandes villes avaient besoin d’un diamant comme lieu de diffusion: «Cities need center. A diamond in an apple», avait-il dit en faisant référence à la ville de New York qu’il habitait. Plus que cela, le diamant a plusieurs significations. Ses multiples facettes (ou disciplines) rayonnent sur sa ville et bien au-delà. Il fait bien sûr également référence au Cap-Diamant de la ville de Québec. 

Billets en vente à compter du 5 juin à midi:

www.lediamant.ca