Fête des Mères

Laisse-moi te dire...

Vous n’oubliez pas vos mères et vos grand-mères. À l’appel du Soleil vous avez fait preuve d’originalité, d’émotion et d’une belle qualité d’écriture pour exprimer vos sentiments à leur endroit ajoutant parfois une confidence encouragée par le titre proposé Laisse-moi te dire… Parmi les textes reçus d’au maximum 150 mots chacun, voici ceux qui ont été retenus par notre partenaire Druide et par l’équipe du Soleil. Les auteurs(es) qui voient leur texte publié ici aujourd’hui et dans notre version numérique demain, recevront le logiciel Antidote 10 offert par Druide, et le tout dernier recueil de notre caricaturiste André-Philippe Côté. Tous les participants à cet exercice se joignent à nos lecteurs et au Soleil pour vous souhaiter une agréable fête des Mères. Bonne lecture !

Laisse-moi te dire… chère maman, que tous les effectifs sont déployés en cette période,
le céleste comme le terrestre! Il va de soi que la distance physique oblige un message confiné pour l’occasion spéciale de tes 80 ans.

Toi qui as toujours aimé souligner les événements avec originalité, finalement tu seras surprise au-delà de ton imagination.

La journée de tes 80 ans ne sera pas savourée autant que tes espérances, certes ! Mais sera tout autant empreinte de chaleur authentifiée par le cœur de ceux qui t’aiment.

Je suis choyée et privilégiée d’avoir une maman aussi ouverte et résiliente. Oui, tu es un modèle inspirant à mes yeux. Ta foi m’ébranle à chaque instant. Malgré toutes mes incertitudes, une chose est claire pour moi, j’aspire à célébrer
tes cent ans.

Je t’aime. Je te serre fort sur mon cœur. Et ce n’est que partie remise pour célébrer en famille réunie.

Sylvie Asselin


Laisse-moi te dire qu’une fête en temps de pandémie, c’est apporter un peu de bruit dans le silence de l’inertie. C’est dire je t’aime sans artifice, c’est croire sans voir. Car oui, maman, toujours aussi économe, trouvant trop dispendieux l’accès au monde virtuel, tu dois te nourrir de nos voix, te rassasier le cœur de nos mots d’amour, de nos petits bonheurs partagés.

Des frontières invisibles se sont dressées entre nous. Avant, il n’y avait que l’autoroute et, maintenant, tout nous déroute. Aujourd’hui, je me demande si te tenir dans mes bras en te souhaitant une belle fête des Mères est considéré comme un service essentiel ? Du moins, moi je tenais à te dire combien tu es essentielle à ma vie, pas uniquement parce que je te la dois, mais parce que tu es une de mes sources de joie.

Avec amour maman, baisers et gros colleux.

Caroline Théberge


Chère Mom…

Laisse-moi te dire comme ton amour et ta sollicitude nous manquent en ces temps d’éloignement. Comme la distance qui nous sépare, même si elle n’est pas si grande, nous paraît démesurée. Comme nos accolades nous paraissent désormais hors d’atteinte.

Et pourtant…

Quand tu nous appelles et nous racontes tes petites expériences de la journée, quand tu t’informes de nos activités et t’intéresses à notre quotidien, quand tu racontes une histoire à ton petit-fils, même à distance, quand tu répètes « je t’aime » à ta petite-fille plus si petite, quand tu rigoles de la situation malgré tout : ce sont des petits rayons de soleil qui nous réconfortent tellement et qui nous rappellent qu’il y aura bel et bien un « après ».

Et cette fête des Mères si particulière, laisse-moi te dire à quel point je t’aime et à quel point nous serons toujours là pour toi.

Catherine Bégin


Laisse-moi te dire maman que tu es chanceuse d’être décédée en 2018, à l’âge de 96 ans. Tu ne peux même pas imaginer tout ce que nous vivons présentement. Nous sommes en pleine épidémie; pas le droit de sortir de chez nous. 

Quelques semaines avant ton décès, ton cœur a arrêté pendant plusieurs secondes. Après ta réanimation, tu nous as dit « qu’est ce que vous faites ici au pied de mon lit à pleurer ? J’étais tellement bien avec mes anges et les rideaux blancs derrière eux, j’ai entendu tout ce que vous avez dit. » Ayoye ! Pour détendre l’atmosphère et camoufler mes larmes, j’ai alors dit « comme quoi maman ? »

Avant ton dernier soupir, je t’ai chanté la chanson « grand-maman » du soldat Lebrun: «Grand-maman, dans votre jeune âge, vous avez dû passer par là!»

Bonne fête des Mères
Je t’aime.

Guy Sirois


Laisse-moi te dire tout l’amour que j’éprouve pour toi.
 
Toute mon enfance fut bercée par ton ingéniosité et tes multiples talents à recréer une atmosphère familiale remplie de merveilleux, malgré de modestes moyens. Tu nous as transmis le meilleur de toi-même. Aujourd’hui, à l’âge vénérable de 97 ans, malgré une mémoire défaillante, tu nous rassembles encore autour de toi, et ton merveilleux sourire nous séduit et tous ceux qui ont le bonheur de te côtoyer.

Je suis comblée lorsque je te visite et constate l’émerveillement dans tes yeux qui brillent. Malheureusement, ce vilain virus nous prive depuis trop longtemps de ta présence apaisante. Maman, tu es la plus belle du monde, tu me manques tellement.
 
Le temps presse... Le plus merveilleux cadeau de la fête des Mères serait de te serrer dans mes bras et t’exprimer toute mon affection et ma reconnaissance.

Ginette Thisdel


Laisse-moi te dire  chère maman que je m’ennuie de ces visites où je te fais l’accolade, de ton sourire chaleureux et réconfortant, de ces moments où nous échangeons sur nos vies, de ces silences, chacune dans nos bulles ou passe-temps, de ces fous rires aux vertus curatives…

J’ai une grande admiration devant ta capacité d’adaptation aux nombreux changements survenus au cours de tes 97 ans… que ce soit l’arrivée de l’électricité, du téléphone, de la télévision; l’évolution des moyens de transport, mode, éducation, famille… Tu as gardé le cap et demeures à l’affût des nouveautés; intéressée, à l’écoute des passions et inquiétudes de chacun de tes 55 descendants. Quand tu communiques avec nous sur les médias sociaux, tu es bien loin du téléphone avec plusieurs usagers sur la même ligne hein!

J’envie ta force et ton courage devant obstacles et difficultés. Seule dans ta maison, malgré la pandémie et ses contraintes, tu gardes le moral. Tu es vraiment incroyable !


Suzanne Ouellet

Laisse-moi te dire merci pour la vie dans l’amour donnée
C’était au temps des familles nombreuses, des grandes tablées
Tu nous as donné pain, soins, chaleur, attention
L’absence de papa, travail oblige, forçait à multiples gestions

Tu nous as appris à aimer, partager dans le respect, la patience
Tu nous encourageais, nous motivais, nous faisais confiance
Tantôt cuisinière, tantôt couturière, tantôt infirmière, nombreuses corvées
Notre chaumière était propre, sentait bon, vivait au rythme de la ruchée

Malgré la pauvreté, le peu de ressources, tu nous partageais l’espoir
Ta créativité, tes énergies, ta façon de besogner du matin au soir
Tu nous as permis de grandir dans le bonheur, l’harmonie
Et ton cœur, après avoir tout donné, s’est éteint dans l’usure de la vie

Maman, je t’ai aimée, je t’aime et je t’aimerai éternellement.

André Drapeau


Laisse-moi te dire… Que je t’admire !

Je t’admire car, à l’aube de tes 98 ans, tu sais demeurer positive face aux événements : tu suis l’actualité, tu commentes, tu questionnes, tu t’inquiètes mais surtout de nous.

« Tu as besoin de nous », dis-tu, mais nous aussi on a encore besoin de toi !

Je t’admire, car tu es tellement consciente de tout ce qui se passe autour de toi, que vieillir c’est dur… très dur pour toi… Parfois tu oses dire, à demi-mots, que tu irais bien rejoindre ton « Léo » et tes deux enfants décédés tragiquement, mais tu te ressaisies et tu relèves la tête fièrement.

Cette grande résilience tu l’as développée au cours des épreuves vécues grâce à ta foi profonde et ton positivisme. Pour tout ce que tu as fait, tout ce que tu es, je t’admire encore plus!

Je t’aime et bonne fête des Mères !

Céline Lessard


Maman,

Laisse-moi te dire… Combien j’aimerais avoir ton énergie et ta vivacité d’esprit à 90 ans. Et toi qui n’aimes pas l’étiquette d’exceptionnelle. Pourtant !

Tu en as traversé des ponts et gravi des montagnes. Ton ciel n’a pas toujours été rose, mais tu y dessinais des arcs-en-ciel. Tu n’as pas fait carrière, mais tu as pratiqué tous les métiers. Tu as été notre infirmière, notre chef hors pair, notre couturière…

Encore aujourd’hui, je suis fière de te présenter comme ma mère. Tu n’as jamais délaissé ta coquetterie. À preuve, pendant ce confinement, il nous fallait te trouver des bigoudis, faute de voir ta coiffeuse le vendredi.

Encore aujourd’hui, tu t’actives aux fourneaux. Des muffins pour les uns, des tartes pour les autres. Ce n’est pas extraordinaire de nous avoir donné le goût de bien manger et de cuisiner ? Cette passion, tu l’as même transmise à la troisième génération.

Maman, accepte le compliment. Tu es un modèle de femme exceptionnelle. Tu n’es pas dans les grands livres d’histoire peut-être, mais tu es dans le mien. Et c’est le plus important !

Marie Brière


Laisse-moi te dire, Marie, ma mère, ces simples mots.

Ceux qui caractérisent ton regard : bleu comme le ciel, doux comme la mer, apaisant de tendresse. Ces yeux qui rient autour de la table lorsque tu es entourée de tes enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants : du bonheur gratuit. Ceux qui caractérisent tes mains. Celles qui ont porté et bordé sept enfants. Ces mains qui n’ont pas cessé de travailler, de cuisiner, de coudre, sans compter les jours. Ces mains qui nous ont montré le vrai chemin, les vraies valeurs, qui nous ont réconfortés. Ceux qui caractérisent ton cœur rempli de bonté et de générosité. Laisse-moi te dire à quel point j’aime tout ce moi que tu es et la reconnaissance pour tout ce que tu m’as transmis. Bonne fête des Mères à l’unique maman que j’aime.

Johanne Tracy