Policiers à cheval, 17 novembre 1931

LA POLICE DE QUÉBEC: 175 ANS

La police de Québec: 175 ans d’engagement envers le public

Deuxième corps de police municipal en importance de la province, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dessert aujourd’hui une population de plus de 500 000 habitants. Constitué le 2 mai 1843, 2018 marque donc 175 ans d’engagement auprès des citoyens. En partenariat avec les différentes communautés, sa mission consiste à offrir des services policiers de qualité afin d’assurer, sur son territoire, le maintien d’un climat de sécurité.

Le Service de police de la Ville de Québec, c’est…

  • 800 policiers parmi lesquels 27 % sont des femmes et quelque 200 employés civils
  • 30 recrues environ chaque année
  • 16 ans de service en moyenne
  • 98 443 interventions en 2017
  • policiers morts en devoir depuis 1843 
  • grandes divisions : surveillance du territoire, enquêtes et services spécialisés, et affaires institutionnelles
  • postes de police
  • valeurs: service, éthique, partenariat, engagementet communication

Dans les traces de leur père
«Ma fille et mon fils n’avaient pas d’imagination!», plaisante Jean St-Onge, jetant un coup d’œil affectueux à Cloée et Félix, qui marchent aujourd’hui dans ses traces. Retraité du SPVQ depuis quatre ans, l’homme n’est pas peu fier, lui qui a d’ailleurs eu l’honneur de remettre à ses enfants leur diplôme lorsqu’ils ont gradué, de même que leur képi et leur badge au moment de leur embauche.  

Après 30 années passées au sein du corps de police municipal, Jean St-Onge a quitté avec le sentiment du devoir accompli. Triplement pourrait-on dire. Lui-même s’est toujours senti à sa place et croit avoir projeté l’image d’un policier «content de ce qu’il avait fait quand il rentrait à la maison». Il voit maintenant en Cloée et Félix « de bons policiers, mais surtout de bonnes personnes», qui réunissent les conditions nécessaires à la pratique du métier.  

Patrouilleuse au SPVQ depuis huit ans, Cloée admet néanmoins d’emblée que son choix de carrière n’est pas apparu comme une évidence. «Ce que je savais, c’est que je voulais travailler en relation d’aide et qu’il y ait un peu d’action». Félix, également patrouilleur à Québec après avoir servi deux ans à Montréal, révèle pour sa part avoir fixé sa décision au milieu du secondaire. «J’ai baigné là-dedans, j’avais un objectif et j’ai pris les moyens!»

Heureux de l’expérience acquise dans la métropole, le jeune homme précise que son souhait demeurait d’intégrer le corps de police dont il avait entendu parler pendant toute sa jeunesse. S’il n’a pas eu l’occasion de «croiser» son père au SPVQ, pendant trois ou quatre ans, ce fut le cas pour Cloée. «J’ai même eu l’opportunité et le bonheur de vivre une journée père/fille. Nous avons fait la circulation ensemble sur le boulevard Champlain…»

Cloée, Jean et Félix Saint-Onge

Des événements marquants
Affecté aux enquêtes générales, puis aux stupéfiants et aux agressions sexuelles, Jean St-Onge a été confronté à une multitude de situations au cours de sa carrière. «Les policiers qui décè­dent, c’est toujours marquant, lance spontanément l’ex-enquêteur. Autrement, nous avons le privilège d’assister à de grands événements, qui ont pour effet de renforcer la solidarité entre nous: visite du pape, de présidents américains, rendez-vous sportifs…»  

Alors que Cloée se rappelle avoir été touchée par les remercie­ments d’une victime de violence conjugale avec qui elle avait «pris le temps au moment de l’intervention» et dont elle a appris, lors du procès de son agresseur, qu’elle avait repris le contrôle de sa vie. Félix retire, de son côté, beaucoup de satisfaction à apporter du réconfort aux enfants. «Donner un toutou et voir apparaître un sourire malgré la tragédie, ça me rend fier», termine-t-il.