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La francophonie et le développement durable

Paix et démocratie: les valeurs fondatrices de la Francophonie

La paix, la démocratie et les droits de la personne sont au cœur des valeurs que partagent les pays membres de la Francophonie et des objectifs qu’ensemble ils poursuivent. Il s’agit cependant dans chaque cas d’un processus: la démocratie et la paix ne s’imposent pas par décret, pas plus qu’elles ne se créent et ne se perpétuent sous une forme immuable. Elles s’inscrivent dans la durée, dans une perpétuelle alchimie marquée de tensions et de progrès, et dans l’appropriation par les populations concernées qui en sont les bénéficiaires.

C’est précisément sous cet angle que s’est développée l’engagement de la Franco­phonie : accompagner ces processus et les stimuler, marquer les lignes rouges lorsqu’elles sont transgressées , échanger les bonnes pratiques. Tout un corps de doctrine, mais aussi de recettes concrètes, s’est élaboré au fil des années, autour de textes fondateurs comme la Déclaration de Bamako ou celle de Saint Boniface. Toute une série d’actions sont menées au quotidien, sous le signe de la solidarité et avec l’implication active des sociétés civiles et notamment des femmes et des jeunes, pour aider et conseiller, pour alerter lorsqu’un risque de crise surgit, pour trouver les solutions appropriées , bref pour progresser ensemble vers davantage de stabilité, de sécurité et de progrès. 

La langue française a longtemps été la langue de la diplomatie. Elle le reste a bien des égards : partagée dans les cinq continents, ce n’est pas un hasard si elle est l’une des deux langues de travail des Nations Unies. Elle offre l’avantage de la précision, de la nuance et de la clarté tout à la fois. Quoi de plus important pour une négociation ? L’ambiguïté dite constructive, que certains prônent parfois et à laquelle se prêtent davan­tage d’autres langues, finit toujours par se payer. Négocier en français, c’est s’assurer la compréhension mutuelle, la clarté et, par conséquent, la sécurité. 

Hervé Ladsous

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Négocier… en français !

Dans les négociations internationales, la langue française doit continuer de prendre sa place. L’IFDD s’applique pour ce faire à renforcer le multilinguisme et à accompagner les délégations francophones. Entrevue avec M. Richemond Assie, négociateur de Côte d’Ivoire participant aux négociations sur le climat.

Q  En quoi consiste précisément votre mandat ?
R  Notre mandat consiste à défendre la position de notre pays et de notre continent durant les négociations sur le climat. Ceci nécessite une bonne compréhension et une bonne analyse des textes mis sur la table.

Q  Quels sont les défis (ou difficultés) auxquels vous êtes confronté ?
R  Nous pouvons mettre en avant la barrière de la langue du fait que nous travaillons sur des textes en anglais pour lesquels nous devons faire attention au moindre mot et à la moindre virgule. D’autre part, nous n’avons pas suffisamment de temps de préparation en groupes régionaux, surtout pour nous pays francophones en développement, car nous devons nous accorder sur les moindres détails des négo­ciations afin de constituer un bloc de solidarité face aux pays développés.

Q  Quelle a été votre expérience la plus marquante/votre plus belle réussite ?
R  Mon expérience la plus marquante fut lors de la COP21, à Paris, en 2015. Ce fut un moment de stress, de fatigue durant lequel la moindre inattention aurait fait adopter un texte défavorable pour nous, pays en développement. La présence de la Francophonie à nos côtés pour courir et traduire les textes en des temps record, avec une bonne qualité de compréhension, nous a aidés à aller vite dans les analyses des textes mis sur la table. 

Q  Comment entrevoyez-vous l’avenir de la langue française dans les processus de négociation ?
R  Si nous n’y prenons garde, la langue française disparaîtra des négociations, puisque tous les pays non francophones ne manifestent aucune volonté réelle pour s’exprimer en langue française. L’appui de la Francophonie est important pour mettre à notre disposition des textes en français et des experts francophones.

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Des partenaires stratégiques

L’OIF a pour partenaires les plus grandes organisations internationales.
  • L’ONU, et ses sections Paix et sécurité, Éducation, Femmes, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCR), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),
  • L’Union européenne ; l’Union Africaine ; les organisations régionales telles que la Commission de l’Océan indien (COI), l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC),
  • Les grands espaces linguistiques : le Secrétariat général ibéro-américain, le Common­wealth et la Communauté des pays de langue portugaise 
  • La Banque mondiale.

Elle entretient des partenariats, à travers l’IFDD, dans le développement durable avec :

  • La Division du développement durable de l’ONU; ONU-Environnement (PNUE); ONU-Habitat; les secrétariats des Conventions des Nations Unies sur les changements clima­tiques, la diversité bio­logique et la lutte contre la déser­tification;
  • Le Fonds d’adaptation; le Fonds Vert Climat;
  • L’Agence Internationale des Énergies Renouvelables (IRENA); le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétiques de la CEDEAO (ECREEE-CEREEC); le Conseil mondial de l’énergie (CME),
  • Les agences de  développement de plusieurs pays : Affaires mondiales Canada, Agence Française de Déve­loppement, Wallonie-Bruxelles International, la coopération allemande (GIZ)...

Enfin les universités et centres de recherche sont aussi des partenaires privilégiés de l’OIF. L’Université Senghor d’Alexandrie est un partenaire important pour l’IFDD.

Au Canada-Québec, l’IFDD entretient des partenariats avec l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), l’Université de Sher­brooke (CEREF), l’Université Laval (Faculté de droit), l’UQAM, l’Université d’Ottawa…; et avec plusieurs entreprises : Hydro-Québec, Econoler, Fasken et Martineau, Régie de l’énergie.Par ailleurs, en Ontario, l’Institut est partenaire de la Société Écono­mique de l’Ontario (SÉO).

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La Francophonie et plus...

Voici quelques informations complémentaires pour mieux connaître la Francophonie et quelques uns des programmes destinés aux jeunes et aux femmes francophones.

Un programme de volontariat

À travers l’ensemble des secteurs d’intervention de l’OIF, le Volontariat international de la Francophonie (VIF) offre aux jeunes de 21 à 34 ans la possibilité de contribuer à un projet de développement durant 12 mois et de vivre une expérience originale de mobilité internationale au sein d’institutions francophones. Du développement durable à la diversité culturelle, des contextes variés leur sont proposés, favorisant l’échange, la rencontre, le dialogue des cultures et le contact avec le monde professionnel. 

De 2015 à 2018:

  • 207 jeunes (115 femmes et 92 hommes) ont été déployés
  • 75% viennent des pays du Sud et de l’Europe centrale et orientale
  • 30 états ou gouvernementsmembres de l’OIF représentés
  • 36 pays ont accueilli des missions